Le coût du Royaume : un coeur sincère


Notes d’enseignement pour dimanche 7 août 2011 (série Marc)

Lire Marc 10.1-16

Nous arrivons maintenant au chapitre 10 de l’évangile de Marc. Ce chapitre relate le voyage de Jésus pour se rendre à Jérusalem pour célébrer la Pâques et finir le travail pour lequel il fut envoyé en mourant sur la croix au Calvaire. Plusieurs choses devraient attirer notre attention. Ce que Jésus fais les jours avant sa crucifixion, ce qu’il enseigne, et l’emphase de son ministère sont toute des choses que nous devrions regarder de plus prêt. Marc, toujours dirigé par l’Esprit de Dieu, choisit de nous donner quelques aperçus du ministère du Seigneur pendant ces jours de vie intense.

Un facteur que nous ne pouvons pas non plus ignorer est la présence des pharisiens venus de Jérusalem pour essayer de discréditer le Seigneur. Marc sous-entend la nature pernicieuse des questionnements par ses remarques explicatives. Aussi, le récit est d’autant plus intrigant par le fait que Jésus ne suit pas l’exemple d’un martyr qui se dirige vers la “boucherie.” Il est celui qui enseigne parmi le peuple. Il est l’homme qui prend des enfants sur ces genoux tout en faisant des parallèles avec le Royaume de Dieu. Jésus est infatigable dans sa poursuite de la mission que lui donna son Père céleste. Les circonstances troublantes qui l’entourent ne semblent pas le froisser. Il a une mission à accomplir, quelque chose qui est plus grand que les circonstances immédiates.

Finalement, il est important de saisir le contexte général de ce qui se passe autour de la discussion sur la question du divorce dans ce passage. Jésus précise bien les desseins de Dieu pour le mariage, mais il met le doigt aussi sur l’hypocrisie des docteurs de la loi qui chercheraient à justifier leur conduite en se cachant derrière la loi. La vraie question qu’aborde Jésus dans cette section est reliée à la sincérité de coeur de ceux qui se disent chercher Dieu. C’est pour cela que nous avons intitulé cet enseignement: L’importance d’un coeur sincère dans le Royaume de Dieu.  Et c’est pour cela aussi que nous avons choisi d’inclure les versets 13 à 16 dans cette section même si nous allons aussi commencer la prochaine section à partir de Marc 10.13.

Une habitude de sincérité

Jésus, étant parti de là, se rendit dans le territoire de la Judée au-delà du Jourdain. La foule s’assembla de nouveau près de lui, et selon sa coutume, il se mit encore à l’enseigner. (Marc 10.1)

Nous ne pouvons pas nous empêcher de faire plusieurs remarques dans ce verset. L’expression, “étant parti de là, se rendit” est un peu complexe à traduire complètement dans le Français. L’idée principale est que Jésus se lève pour partir pour un long voyage. Il n’a pas l’intention de revenir bientôt. C’est un peu comme si je planifie de partir pour visiter la Colombie-Britannique au lieu de simplement faire un tour à Montréal. Ma préparation pour l’un n’est pas la même que pour l’autre.

Puis nous lisons qu’il se rend dans le territoire de la Judée, plus précisément aux frontières de la Judée, de l’autre côté du Jourdain. Pour ce faire, Jésus doit contourner la Samarie. Plusieurs commentaires remarquent la précision et s’accordent avec l’idée que Jésus aurait accompagné une caravane qui faisait exprès de ne pas aller en Samarie.

De plus, les gens voyageaient typiquement ensemble lors d’un long périple. Alors, nous pouvons nous imaginer que de temps à autre, une foule s’assemblait autour de lui pendant le voyage. Et Marc nous indique que Jésus avait la coutume de les enseigner. Peut-être qu’il s’arrêtait à un endroit pour enseigner pendant un temps, puis il reprenait le chemin en compagnie d’une autre caravane. Ou encore, peut-être que la caravane elle-même suivait le même rythme que Jésus. Peu importe, Jésus était presque constamment entouré de gens qui désiraient l’entendre. Pas de repos dans son ministère et pas de préparation pour affronter Jérusalem. Jésus semble calme, passionné par ce qu’il fait. Il n’est pas inquiet pour ce qui va arriver à Jérusalem. Son but n’est pas juste de se rendre à Jérusalem, mais de faire la volonté de son Père céleste, là où il est, même s’il se trouve entre deux objectifs principaux.

Jésus est aussi un exemple de sincérité. Il continue à faire ce à quoi il a été appelé à faire, de bon coeur, et avec un coeur entier. N’est-ce pas une leçon pour nous? Nous qui sommes si souvent sensibles à nos circonstances, qui nous laissons tirer d’un bord ou de l’autre ou qui ne réalisons pas que le plan de Dieu est exactement là où nous sommes dans l’attente de la prochaine chose à faire. Combien de fois mon amour pour autrui, pour Dieu même, est influencé par mes circonstances présentes? Jésus nous rappelle que la sincérité est une habitude de vie qui ne dépend pas de nos circonstances, mais plutôt d’un idéal qui est beaucoup plus grand que nos simples circonstances ou nos petites perceptions. (voir 1Corinthiens 10.31)

Une sincérité à l’épreuve de la religiosité

 2Les pharisiens l’abordèrent; et, pour l’éprouver, ils lui demandèrent s’il est permis à un homme de répudier sa femme. 3Il leur répondit: Que vous a prescrit Moïse? 4Moïse, dirent-ils, a permis d’écrire une lettre de divorce et de répudier. 5Et Jésus leur dit: C’est à cause de la dureté de votre coeur que Moïse vous a donné ce précepte. 6Mais au commencement de la création, Dieu fit l’homme et la femme; 7c’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, 8et les deux deviendront une seule chair. Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. 9Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint. (Marc 10.2-9)

La motivation des pharisiens?

Marc spécifie bien que les pharisiens abordèrent Jésus pour l’éprouver. Étaient-ils descendus de Jérusalem? Étaient-ils déjà dans la région? Allaient-ils à Jérusalem pour la Pâques eux aussi et c’est en chemin qu’ils rencontrèrent Jésus? Marc ne nous donne pas de détails sur ce point, mais il est clair que lorsque les pharisiens abordèrent Jésus, ils désiraient le discréditer.

L’intention des pharisiens se révèle aussi par le type de question qu’ils posent à Jésus. “Est-il permis à un homme de répudier sa femme?” Avez-vous remarqué que c’est la même question qui fut la raison pour l’emprisonnement de Jean-Baptiste? Le roi Hérode vivait avec la femme de son frère qu’il avait fait tuer. Les pharisiens étaient-ils déjà en train de mettre sur pied un plan pour se débarrasser de Jésus?

Mais d’un point de vue théologique, la question soulève une considération au niveau de la perception de la loi de Dieu en Israël. Un homme pouvait divorcer son épouse pour des raisons que nous considérerions comme étant banales aujourd’hui. (ex: elle n’est pas une bonne cuisinière) Fondamentalement, la question soulève la validité d’essayer de se justifier par la loi. Par exemple, “m’est-il permis de faire ceci ou cela?”

Ce qui manque dans la discussion est, “devrais-je faire telle ou telle chose?” La loi, telle que révélée par Dieu, n’est pas pour justifier les gens, mais pour limiter l’étendue du mal tout en identifiant ce qui est mal. La réalité est que celui qui voudra se justifier par la loi sera aussi condamné par elle.

Par exemple, bon nombre de criminels arrivent à faire le mal tout en respectant les lois prescrites. De ce fait, les lois écrites ne pourront jamais garantir une vraie sécurité et une vraie bonté à l’épreuve du mal. La loi est restrictive et permissive de par sa nature. Elle ne peut pas changer pas le coeur. La loi ne peut pas garantir le bien en toutes circonstances.

La réponse de Jésus

Compte tenu de l’inefficacité de la loi à changer les coeurs et à garantir le bien, la remarque de Jésus est pleine de sens. “C’est à cause de la dureté de votre coeur que Moïse vous a donné ce précepte.” La loi essaie de répondre à des conditions. Elle n’est pas la règle complète de la moralité. Elle ne fait que restreindre la liberté du mal dans ce cas.

Note: Jésus vient redéfinir la moralité en terme d’aimer Dieu et d’aimer son prochain. L’amour accomplit la loi dans le sens qu’elle est la vertu qui exprime le mieux ce qui est le plus grand bien. Là où la loi ne donne aucune prescription, l’amour de mon prochain me donne une direction à suivre.

Jésus fait donc appel aux desseins de Dieu. L’homme s’attachera à sa femme, et les deux ne feront plus qu’une seule chaire. (Tiré de Gen 2.24) Les termes exprimés dans cette image du mariage relèvent de l’alliance. Quitter la maison familiale amène à constituer une nouvelle maison. C’est comme deux morceaux de bois que l’on colle ensemble. Même si l’on peut toujours distinguer les deux parties, on ne peut pas les séparer pour retrouver les morceaux originaux. Une partie d’un morceau restera fusionnée à l’autre. C’est pour cela que le divorce n’est jamais la promesse de retourner en arrière comme si ce n’était de rien. Les séquelles d’une relation nous restent pour la vie. Car même à un niveau superficiel, les relations humaines nous changent, nous influencent.

Genèse 5.2

Ce passage est particulièrement utile pour comprendre l’idée biblique du mariage, surtout le concept de l’alliance au travers du mariage.

Il créa l’homme et la femme, il les bénit, et il les appela du nom d’homme, lorsqu’ils furent créés. (Gen 5.2)

Remarquez l’utilisation des mots pour décrire homme (Heb. zakar) et femme (Heb. nqebah) avant de désigner l’ensemble du genre humain : homme (Heb. adama). Ce verset nous montre que le genre humain homme est composé de deux parties qui sont faites pour se compléter : l’homme est la femme. On parle donc de deux parties d’une même entité. En d’autres mots, l’un complète l’autre. L’un est fait pour l’autre. L’un n’est pas plus important que l’autre, ni meilleur que l’autre. Ils sont tout simplement différents l’un de l’autre, et par ce fait, ils doivent occuper des fonctions différentes en vue d’accomplir ensemble ce qu’ils sont incapables de faire seuls. L’union fait bien la force dans ce cas. (voir aussi la remarque de Dieu en observant la nécessité d’une compagne pour Adam dans Gen 2.18)

Le mariage est donc l’union volontaire de deux personnes qui se complètent.

La clause d’exception – Matthieu 5.32

Nous ne pouvons pas continuer sur la question du divorce sans glisser quelques mots sur le fait que Matthieu ajoute une exception que ni Marc, ni Luc (voir Luc 16.18), n’aient inclus dans leurs évangiles.

32Mais moi, je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, l’expose à devenir adultère, et que celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère.

Beaucoup a été écrit sur le « sauf pour cause d’infidélité ». Il n’est pas très utile, selon moi, d’essayer de décrypter les sens mineurs du mot infidélité dans ce verset. Le contexte semble donner une direction plus claire que l’exégèse grammaticale. Il s’agit d’une relation de mariage entre deux personnes qui ont consenti par libre choix de s’engager mutuellement dans une alliance. Typiquement, une alliance est la forme la plus extrême d’attachement entre deux individus. Elle contient plusieurs parties incluant l’engagement des deux parties concernées de faire certaines choses ainsi qu’un engagement de subir des conséquences si l’un des partis venait à rompre l’alliance. D’ailleurs, dans beaucoup de cas, la sanction pour briser une alliance était la mort de celui qui commettait l’offense.

Parce que l’acte sexuel signifie la ratification de l’alliance du mariage, et devient le moyen de réaffirmer l’alliance entre un mari et son épouse, une offense sexuelle devient une trahison profonde de l’engagement vis-à-vis de s’attacher l’un à l’autre. En cas d’adultère, l’alliance est de ce fait considérée comme étant brisée. L’un ou l’autre n’a pas respecté son engagement envers l’autre. Il ou elle est condamnée sous la loi à cause de l’alliance. La loi n’oblige plus la personne offensée de tenir son engagement. Mais cela n’est pas une prescription de comment agir dans toutes les situations où le conjoint fautif commet un adultère.

Il est aussi envisageable que Matthieu attire l’attention de ses lecteurs sur la nature de l’alliance du mariage. Ce n’est pas une alliance que l’on prend à la légère et qu’on annule n’importe comment et pour n’importe quelle raison. La seule raison valable (dans le contexte plus ou moins juif d’une alliance) est un adultère. Ce que la loi fait dans ce cas est d’élever la sévérité de l’offense en insistant sur le fait que l’on ne peut pas briser une telle alliance par simple préférence.

L’adultère lui-même est lourd de sens en Israël. Rappelons-nous que Matthieu écrit son évangile avec une audience juive en tête. Les détails qu’il soulève intentionnellement dans ses récits attireraient l’attention particulière d’un juif.

L’infidélité d’Israël envers Dieu dans le l’Ancien Testament est souvent exprimé au travers d’un langage qui évoque une relation de mariage. Nous ne devrions donc pas être surpris que lorsque Jésus et les apôtres, respectant la ligne de pensée de l’AT, comparent à plusieurs reprises la relation entre Dieu et son église comme celle d’un mari envers son épouse. (ex. Jean 3.29, Eph 5.25-33, Apoc 19.7)

Tout cela pour dire que la clause d’exception est une mise en garde. Sachant que Dieu n’aime pas le divorce, si le divorce est inévitable, assurez-vous au moins de vous divorcer pour une raison qui est valable et qui fait un effort de reconnaître la présence d’une alliance avec tout ce que cela signifie pour le couple devant Dieu.

Une approche chrétienne au divorce

Même si nous savons que l’idéal de Dieu est une relation de mariage en santé qui évite à tout prix le divorce, il reste que le divorce est parfois la seule solution envisageable. Ceci n’est pas une justification pour le divorce. Ce n’est qu’une simple constatation de la réalité. Une approche pastorale ne peut pas nier l’existence du divorce au sein de nos églises. Décider d’éviter la question est d’être ni sensible à la réalité du péché, ni à la présence de la grâce de Dieu qui restaure des âmes brisées au travers du pardon.

Que faire alors? Je ne peux pas m’empêcher de revenir au livre d’Osée qui nous dresse un portrait captivant de la passion de Dieu pour restaurer des relations brisées. Le prophète Osée est appelé par Dieu à marier une prostituée du nom de Gomer. Et, comme la relation entre Osée et son épouse reflète dans une dimension parallèle celle entre Dieu et son peuple, le prophète Osée deviendra l’incarnation humaine du Dieu de l’alliance qui cherche à ramener à lui-même son Israël infidèle, mais quand même chéri. (Voir aussi 1Corinthiens 7 en gardant le contexte de la persécution en vue)

Cela dit, nous encourageons tous les couples en danger de divorce de faire tout leur possible pour restaurer la relation de leur couple. Et si après avoir fait tout ce qui était dans leur pouvoir (ce qui inclus rechercher le pardon en appliquant l’évangile) pour restaurer la relation du couple, un des partis ne démontre aucun effort de respecter l’alliance du mariage, l’époux ou l’épouse peut choisir de lui accorder le divorce. Il y a des cas où un mari qui subit la trahison d’une épouse qui commet adultère après adultère est justifié de demander un divorce, même si le conjoint fautif prétend s’être repenti. Il existe aussi certains cas où la femme battue par son mari ne devrait pas rester dans une relation de mariage à un homme qui de toute évidence ne tient pas à respecter l’engagement d’alliance envers son épouse.

Mais il existe aussi des cas où après avoir été surpris en adultère qu’un homme se repente et demande d’être réconcilié avec son épouse pour rebâtir leur relation de couple sur un meilleur fondement. Il reste que l’offense ne sera jamais oubliée même si on parvient à lui pardonner et à rester marié. Le mariage reste un engagement volontaire de l’un envers l’autre.

Nous pouvons donc conclure que le divorce n’est pas quelque chose que l’on doit chercher à justifier. Même les permissions accordés par la Loi elle-même ne justifient pas une conduite qui va à l’encontre des desseins de Dieu pour le mariage. C’est bien le reproche que Jésus adresse aux Pharisiens pour répondre à leur question. Aussi, nous constatons qu’une profession de foi en Christ ne garantit pas qu’une personne ne recherchera pas ou qu’elle ne vivra pas un divorce. Nous vivons, après-tout, dans un monde sérieusement influencé par le mal, un monde où la loi, le péché et la grâce s’affrontent dans un duel perpétuel. Dans ce cas, une foi authentique devrait nous amener à accorder grâce et pardon là où c’est encore possible, et à l’accepter de tout coeur quand elle est offerte.

Marc 10.11

Jésus ne fait que reconnaître ce que son Père céleste affirme déjà. Si tu te maris devant Dieu et que tu conclus une alliance avec une personne devant lui, alors tu as intérêt à respecter ton engagement. Dieu prend au sérieux les alliances. Le divorce, et on va ajouter, “sans cause valable” pour respecter la perspective de Matthieu, n’annule pas l’alliance faite devant Dieu. Ce n’est pas parce que moi je décide de tout simplement terminer l’alliance que j’ai nécéssairement le pouvoir de le faire. Ceci veut donc dire que devant Dieu, je suis encore marié. Et devant Dieu, si je m’attache à une autre personne, même au travers d’un autre mariage, je suis coupable d’adultère.

Le mariage n’est donc pas une alliance dans laquelle on entre à la légère. Ce n’est pas non plus un engagement que l’on met de côté quand cela ne fait plus notre affaire. La fidélité est autant une vertu qu’une discipline. Et je soupçonne que si les couples divorcés auraient investi autant d’énergies dans la préservation de leur mariage que dans l’obtention du divorce, le taux de divorce serait probablement plus bas. Mais ça, c’est une autre discussion, pour un autre temps.

Les petits enfants – Marc 10.10-16

Il est donc intéressant de trouver Jésus en train de bénir des petits enfants après son échange avec les Pharisiens. Parce que nous regarderons cette section du récit de Marc plus en détail la semaine prochaine, nous nous limiterons à simplement dire que le Royaume des cieux est ouvert à ceux qui démontrent une même facilité de confiance que celle que nous observons chez les enfants. Le Chrétien “véritable” est celui qui entretient une relation de confiance sincère avec Dieu semblable à celle d’un enfant envers ses parents.

C’est la confiance sincère d’un enfant qui est soulevée dans ce passage. Et c’est cette même confiance que nous sommes appelés à imiter dans nos cheminements de vie Chrétienne.

Conclusion

Nous venons de regarder une scène avec un contraste frappant. D’un côté, des hommes religieux qui cherchent à se justifier derrière une observation de la loi (permissive en plus). De l’autre, des enfants qui trouvent leur plus grande joie dans les bras de celui qui justifie librement par grâce. Il est évident que les Pharisiens, du moins certains d’entre eux, auraient fait preuve d’une certaine sincérité. Mais la sincérité elle-même n’est pas suffisante pour satisfaire aux exigences du Royaume de Dieu. Ce que Jésus nous enseigne est la nécessité d’avoir un coeur sincère concernant ce qui vient de la part de Dieu. Avoir un coeur entier qui cherche sincèrement la volonté de Dieu pour la vie peut nous mener loin dans notre parcours spirituel. Et pour celui qui place sa confiance dans l’oeuvre de Jésus-Christ, elle est une marque de sa participation dans le Royaume de Dieu.

17Si quelqu’un veut faire sa volonté, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon chef.
(Jean 7.17)

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