Un Roi de justice et de vérité


Notes d’enseignements pour le dimanche 8 décembre 2013.

Avez-vous déjà eu des mauvais conseils ? Avez-vous écouté ces mauvais conseils ? Quand j’étais beaucoup plus jeune, nous avions l’habitude de nous amuser dans les terres avoisinantes qui étaient en développement dans notre quartier. Pendant quelques années, nous pouvions jouer autour des petits champs de construction, là où la boue et l’eau se trouvaient en abondance. La région que nous habitions dans ce temps-là avait une terre très rouge et argileuse. C’était le produit idéal pour faire des engins de toutes sortes. Un jour on me met au défi de tirer une boule d’argile avec une fronde. Nous étions plusieurs et quelqu’un a eu la brillante idée de tirer la boule sur les autos qui passaient sur la route en bordure. Inutile de vous dire que lorsqu’une de ces fameuses boules atterrit sur un passant qui roulait par là, nous en avons droit à toute une engueulade. Même notre grande surprise d’avoir touché une cible vivante ne fut pas assez pour nous retenir de fuir à grands pas.

Nos vies ressemblent à ça bien souvent. Nous recevons des conseils tous les jours. Mais pas tous les conseils sont bons. D’ailleurs, quelqu’un a remarqué qu’il est très difficile d’avoir un ami qui nous dit toujours la vérité que nous avons besoin d’entendre avec l’amour dont nous avons toujours besoin de recevoir.

Avez-vous déjà fait équipe avec quelqu’un qui ne se gène pas de vous dire ce qu’il pense être la vérité et il a raison la plupart du temps ? Le problème est qu’il manque de tact, peut-être même d’empathie. De l’autre côté, nous pouvons avoir un ami qui n’ose pas nous dire ce que nous avons besoin d’entendre parce qu’il a peur de mettre en péril sa réputation ou la relation.

Mais lorsque nous faisons connaissance avec le Dieu de la Bible, nous faisons aussi connaissance avec un être qui est parfaitement juste dans tout ce qu’il fait. Il est l’ami parfait qui sait nous dire ce que nous avons besoin d’entendre. Il est aussi le meilleur père qui sait nous aimer de la manière qui comble notre besoin d’amour.

C’est ce portrait que nous dessine le prophète Ésaïe lorsqu’il annonce la venue du Méssie d’Israël. Un des grands thèmes du livre d’Ésaïe est l’espoir de pouvoir faire confiance en quelque chose ou quelqu’un qui ne déçoit pas. Car il viendra un jour pour Israël un Roi-Sauveur qui proclamera la vérité à sa juste valeur et qui incarnera la vérité avec un amour sans failles.

Un jour de vengeance

Nous avons une compréhension très limitée de ce qu’est la justice. Peut-être que c’est notre méfiance causée par l’absence d’une justice parfaite qui nous sceptique. Après tout, personne n’est parfait. Alors lorsque nous sommes témoins de quelqu’un qui se venge sur une autre, on crie INJUSTICE…à moins que la vengeance soit pour redresser des tords. Encore là, nous avons tendance à croire que même celui qui tire sa vengeance sur l’autre est complice, même un petit peu. Donc, personne n’est parfait. Et parce que personne n’est parfait, personne ne peut prétendre exécuter avec droiture la justice. Nous verrions mal d’ailleurs que l’état concentre tous les pouvoirs décisionnels d’une sentence dans un seul juge à qui l’on donne carte blanche.

Pourtant dans Ésaïe 34.8, l’Éternel se présente comme un exécuteur de la justice. Il plaide la cause de la justice pour Sion.

Car c’est un jour de vengeance pour l’Éternel, Une année de représailles (justice : rendre des comptes) pour la cause de Sion. (Ésaïe 34.8)

Voir aussi Nahoum 1.2-3 ; Romains 12.19 ; 2 Thessaloniciens 1.5-10)

Ésaïe prononce plusieurs jugements contre Israël pour son injustice, mais aussi contre les pays voisins d’Israël qui sont tous aussi coupables.

  • Babylone ch. 13, 21
  • Assyrie, Philistie ch. 14
  • Moab ch. 15
  • Damas ch. 17
  • Éthiopie ch. 18
  • Égypte ch. 19
  • Douma et l’Arabie ch. 21
  • Tyr et Sidon ch. 23

Ésaïe prophétise que Dieu exécutera sa vengeance avec une dévastation totale. Nous ne devrions donc pas être surpris de trouver dans l’histoire que ces pays ont tous traversés des périodes de représailles. Certains d’entre eux furent même exterminés. La justice de Dieu est toujours selon la vérité, même si cette vérité est difficile à accepter.

1 Oui, l’Eternel va dévaster la terre, il va la ravager, en bouleverser la surface, il en dispersera les habitants. 2 Un même sort atteint le prêtre et le commun du peuple, le maître et son esclave, la dame et sa servante, vendeur et acheteur, emprunteur et prêteur, débiteur, créancier. 3 La terre sera dévastée totalement, pillée de fond en comble, car l’Eternel lui-même a prononcé cette sentence. (Esaïe 24.1-3)

Le jour du salut

Mais la prophétie d’Ésaïe ne parle pas simplement de jugement et de vengeance. La justice de Dieu est empreinte de compassion et de miséricorde. Contrairement à notre penchant naturel, Dieu exécute parfaitement sa justice tout en démontrant son amour. Et la seule manière que cela est possible est par la venue du Méssie qui prend la place du coupable pour satisfaire parfaitement les exigences de la justice de Dieu.

Juste avant que l’Éternel fasse entendre ses jugements contre Israël et les autres nations, il nous fait entendre un chant de délivrance qui sera chanté plus tard dans l’histoire. D’ailleurs, certains croient qu’Ésaïe ch. 12 est tiré du cantique de délivrance que l’on retrouve dans Exode 15. En voici quelques extraits à deux endroits différents :

(Ésaïe 12.2) Oui, Dieu est mon Sauveur, je me confie en lui et je n’ai plus de crainte, car l’Eternel, l’Eternel est ma force, il est le sujet de mes chants, il m’a sauvé.

(Ésaïe 33.22) Car l’Eternel est notre chef, il est notre législateur, l’Eternel notre roi nous sauvera.

Un salut illustré

Ceux qui étudient ou essaient de comprendre le livre d’Ésaïe vont certainement être frustrés par l’ordre confus du livre. La simple réponse aux difficultés d”interprétation que l’on rencontre dans ce livre est liée au fait que le livre n’a pas été écrit dans un ordre chronologique. Il est plutôt question de thèmes arrangés dans un ordre poétique.

Au beau milieu des prophéties contre Israël et les nations avoisinantes, on retrouve un récit historique qui relate le siège de Jérusalem par Sennachérib, le Roi d’Assyrie. Le Royaume Perse à ce temps-là était la puissance militaire la plus redoutée de tout le Moyen-Orient. Imaginez l’effroi des habitants de Jérusalem lorsque l’armée immense s’installe devant les portes de Jérusalem.

Ésaïe prend le temps de nous décrire les évènements à partir du ch. 36. Le porte-parole assyrien s’installe devant la ville et prolifère une série de paroles provenant du Roi dans le but d’attirer Jérusalem à se rendre sans passer par une bataille. Les propos sont prétentieux et pleins de confiance. Et il a l’expérience des maintes victoires acquises les années antérieures pour appuyer la validité de ses propos. La chose est rapportée au Roi Ézechias, un roi qui craignait l’Éternel, qui en informe le prophète Ésaïe. Le prophète répond avec un récit classique qui commence par, “Ainsi parle l’Éternel…”

La suite de l’histoire est une illustration de comment Dieu soutire sa vengeance. Pour les Assyriens, c’est un jour de jugement. Pour Israël, c’est un jour de salut et délivrance. Mais pour l’Éternel, c’est un temps pour manifester sa gloire en affirmant la vérité de façon juste et pleine de compassion.

  • Parole de Sennachérib (par l’entremise de Rabschaké)
    (Ésaïe 36.18-20)
  • Parole d’Ésaïe
    (Ésaïe 37.22-29)
  • Conclusion ?
    (Ésaïe 37.36-38)

Pourquoi faire confiance à Dieu ?

Qu’est-ce que cela change dans ma vie ? Le point central de l’appel que nous lance le prophète, même aujourd’hui, est le suivant. Est-ce que je peux faire confiance à l’Éternel ? Est-ce qu’il va me décevoir si je le cherche ?

Ésaïe nous présente un Dieu qui n’est pas comme les idoles que nous avons tendance à construire à notre image, un peu pour faire notre affaire. L’Éternel n’est pas, non plus, comme nos dirigeants qui ont un cœur souvent enclin à remporter des victoires politiques aux dépens de la vérité et de l’amour du plus grand bien. L’Éternel n’est pas non plus comme nos parents qui malgré leurs meilleurs efforts n’ont pas su nous donner tout ce dont nous avions besoin dans la vérité et avec l’amour que nous ayons besoin. Finalement, l’Éternel n’est pas comme nos amis, même ceux qui sont les meilleurs. Il nous dit toujours ce que nous avons besoin d’entendre avec justesse et compassion.

L’Éternel est parfaitement saint et parfaitement amour.

Pourquoi lui faire confiance ? Parce qu’il est le seul en qui nous pouvons mettre notre confiance sans être déçus de la vérité que nous avons besoin d’entendre ni de l’amour qui nous est offert par pure grâce. Il suffit d’être honnête avec nous-mêmes, d’avoir une juste perspective de nous-mêmes vis-à-vis de ce qui est bon et parfait.

Le prophète de Noël

Dans Luc 4.18-27, Jésus affirme qu’il est venu pour accomplir la prophétie d’Ésaïe 61. Comment vas-tu le recevoir ? Que fais-tu de ses jugements ? Que fais-tu de son salut ?

Dans cette saison de Noël, je nous invite à diriger notre attention à la venue du Méssie qui nous vient non seulement avec le titre d’un roi, mais aussi comme prophète. Car le Méssie d’Ésaïe est venu accomplir tout ce que Dieu a déclaré. Il est lui-même, l’incarnation de la vérité, mais une vérité empreinte d’amour, une vérité qui est parfaitement juste.

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