Le plus que nous lisons la Bible, le plus que nous nous rendons compte que le Dieu dont la Bible parle est un Dieu souverain. Il n’est soumis à personne, même s’il semble se laisser influencer par quelqu’un dans l’Ancien Testament des fois. Sa volonté ne connaît pas de limites si ce n’est son intégrité vis-à-vis de lui-même. (ex: 2Tim 2:13) Nous reconnaissons aussi que pour venir à Dieu, pour être réconcilié avec lui, cela prend une action particulière de sa part. (Eph 2:2, 5-10)

Mais qu’en est-il de la souveraineté de Dieu en ce qui concerne l’évangélisation ? Si l’oeuvre du salut est en effet une oeuvre de Dieu, quel rôle devons-nous alors prendre dans l’évangélisation ? Voilà précisément la question que se pose l’auteur J.I. Packer dans son livre.

Avec un peu plus de 100 pages, le livre se lit assez vite, et fait ses preuves au niveau de son aide pratique. Ce n’est pas un manuel de théologie systématique sur le sujet de la souveraineté de Dieu ou de l’évangélisation. En fait, Dr. Packer prend le temps de décrire ce qu’est l’évangile et de quoi il s’agit.

Deux vérités ?

Un des thèmes clés de ce livre est la tension apparente entre la souveraineté de Dieu et le libre choix de l’être humain. Packer parle ici d’une antinomie : deux vérités qui disent deux choses différentes mais qui ne sont pas nécessairement en contradiction. À prima bord, la souveraineté semble ne pas être compatible avec le libre choix de l’homme, mais Packer propose que seule la foi qui se base dans la souveraineté de Dieu nous rende capable d’évangéliser efficacement. L’homme doit faire un pas de foi vers Dieu, mais Dieu doit aussi l’attirer à lui pour faire ce pas.

La Bible enseigne que Dieu est souverain et que l’homme est doté d’une volonté propre pour prendre une décision et se tourner vers Dieu. L’évangélisation n’est pas un lavage de cerveau, mais un appel de se tourner vers Dieu qui lui attire à lui-même ceux qui doivent être sauvés. En se basant sur Romains 9:19-20, Packer nous rappelle que celui qui s’oppose à la souveraineté de Dieu ne peut pas, et n’a pas le droit acquis d’exiger, que son créateur lui donne une expliquation. Car, les voies de Dieu sont insondables. (voir Ésaïe 55:8)

Comment la souveraineté de Dieu peut-elle nous motiver à évangéliser ?

Si Dieu est souverain sur les hommes et que leur choix est déjà connu d’avance, alors pourquoi devrions-nous persévérer à évangéliser ? À quoi cela sert-il ?

C’est là où Packer nous donne un point de référence très utile, car la souveraineté de Dieu est le rocher sur lequel je peux m’appuyer pour même essayer d’annoncer l’évangile. Ceci influence notre manière de prier pour les non-croyants. Si Dieu est le seul qui puisse les sauver, alors prions de façon fervente !

Packer nous rappelle que notre rôle est de simplement d’annoncer librement l’évangile et de laisser à Dieu le soin de sauver la personne. Ce n’est pas à nous de produire des conversions. Nous devons nous efforcer de trouver, créer, inventer tous les moyens possibles de faire connaître l’évangile de Jésus-Christ afin que Dieu soit glorifié en attirant à lui-même ceux qui lui appartiennent.

Un modèle biblique pour l’évangélisation

  • Nous devons déclarer un message qui est biblique et spécifiquement axé sur la personne de Jésus-Christ.
  • Nous devons présenter Jésus-Christ comme le Sauveur et le Seigneur.
  • L’évangélisation n’est pas seulement une transmission d’informations qui vise l’intellect de la personne, mais aussi un désire de susciter une réponse vis-à-vis de la vérité qui est enseignée.
  • Lorsque nous présentons l’évangile, nous devons mettre l’emphase que la personne qui entend le message doit répondre à ce message.
  • La pensée qu’une seule invitation, ou une seule conversion est suffisante pour qu’une personne veuille se donner entièrement à Jésus-Christ pour être sauvée est ridicule.

Qu’est-ce que nous devons faire lorsque nos meilleurs efforts d’évangélisation ne semblent pas porter de fruits ?

  • Les résultats de notre prédication de l’évangile ne dépendent pas de nos désirs et de la volonté de l’homme, mais de Dieu qui est tout puissant.
  • Nous nous faisons des illusions si nous croyons qu’une technique d’évangélisation, même si elle nous rend très habiles, nous garantit des conversions.
  • Nous devons aussi nous rappeler que puisque l’homme naturel est rebelle à Dieu, nous ne devrions pas être surpris que nos efforts ne produisent pas de conversions.
  • Rappelons-nous que notre appel n’est pas relié à notre rendement, mais à notre fidélité à annoncer le message de l’évangile.
  • Si nous croyons dans la souveraineté de Dieu dans l’évangélisation, nous ne pouvons jamais nous laisser croire qu’une personne ne peut jamais être atteinte par Dieu. Cette confiance doit nous rendre patient devant Dieu. Et si tu ne peux pas être patient, tu ne peux pas t’attendre à ce que Dieu t’accorde d’être un instrument efficace pour gagner des âmes à lui.

La souveraineté de Dieu dans l’évangélisation est un très bon livre, une lecture obligatoire pour tous ceux et celles qui sont appelés à annoncer l’évangile. Il y a dans ce livre une fondation solide pour comprendre l’action de Dieu dans le salut des gens autour de nous. De plus, nous sommes encouragés, d’arrêter de mettre notre confiance en nos moyens et de se tourner vers Dieu qui est souverain en toutes choses. Car, il prend plaisir à ce que nous passions du temps avec lui dans la prière.

2 réflexions sur “L’évangélisation et la souveraineté de Dieu (J.I. Packer)

  1. Le croyant qui témoigne de sa Foi, en Christ et en Son Oeuvre accomplie, se soumet à la Volonté de son Père, comme Jésus, Lui-même l’a fait. « J’ai fais connaître Ton Nom » ( Jn 17-6 ) ……. Ce désir d’obéissance, à vouloir faire connaître « Dieu en Christ » est un bon reflet de cette conformité du croyant, au caractère de Christ. On pourrait discuter que tous n’ont pas cette « vocation à l’évangélisation » mais, tous se doivent de témoigner, de s’engager, selon leur capacités … à « communiquer » Jésus à leur prochains. La Souveraineté de Dieu sert de puissant appui de confiance et d’audace à « aller de l’avant », sachant que ce que Dieu a décrété, va s’accomplir selon Son dessein. Ce qui est demandé au croyant, c’est d’être fidèle dans le mandat qu’est la « Grande Commission » ( Matt 28, vers la fin ) ….. Un plante, l’autre arrose, mais c’est Dieu qui fait croître. ( 1Cor 3-6 …. ) Ce que Dieu nous donne dans « notre » « portion », notre contribution du Salut en/par Christ, est, en fin de compte, un immense privilège d’être co-ouvrier avec Lui. Rien n’est plus « gratifiant » que de « sentir » Dieu agir en/par nous, dans nos paroles et actes lorsque nous laissons Dieu parler/agir par nous …….. Il en résulte une Connaissance de « mieux en mieux » du Père et de Christ, qui est cette Vie-Éternelle. ( Jn 17-3 ) Notre Foi n’en sera que plus grande d’avoir « vu » Dieu agir, et ceci même dans des conditions qui seraient loin d’être considérées comme favorables. J’ai cru, donc j’ai parlé ……. ( 2Cor 4-13 ) … Mais comment croiront-ils s’il n’y a personne qui prêche ? ….. Me voici, envoie-moi.

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