Saisir le choix de Dieu


1 Samuel 18.14

Il n’est pas toujours facile ou évident de connaître la volonté de Dieu pour nos vies. Il est encore moins évident de comprendre la volonté de Dieu pour une autre personne. Mais le récit que nous allons voir aujourd’hui implique un homme, un prophète, qui doit discerner la volonté de Dieu pour un jeune homme qui deviendra le futur roi d’Israël. (lire 1Sam 18.1-16)

Le contexte d’Israël

Samuel est maintenant le prophète, le porte parole pour l’Éternel au peuple d’Israël. Comme nous l’avons vu lors de notre dernière étude, l’Éternel a élevé Samuel à une position prééminente au travers de l’autorité de Sa Parole.

1Samuel 3.19 Samuel grandissait. L’Éternel était avec lui, et il ne laissa tomber à terre aucune de ses paroles. 20 Tout Israël, depuis Dan jusqu’à Beer-Schéba, reconnut que Samuel était établi prophète de l’Éternel.

Après une série d’évènements qui implique les fils de Samuel, le peuple d’Israël demande que l’Eternel leur accorde un roi pour gouverner et être à la tête d’Israël. Vous pouvez lire tous les enjeux que comportent cette requête dans 1 Samuel 8.

L’Éternel répond à la requête du peuple en leur présentant Saül (1Sam 9), un homme, qui de toute apparence, plait au peuple à cause de sa stature et de son allure royale. Samuel fini par établir Saül roi d’Israël (1Sam 10). Mais Saül démontre rapidement que même s’il ressemble à un roi, il n’est pas un roi qui honore l’Éternel. (lire 1Sam 13-15)

L’Éternel intervient de nouveau et envoi Samuel oindre un nouveau roi. (1Sam 16) Mais contrairement à Saül, David est choisi selon les qualités de l’homme intérieur. L’Éternel révèle à Samuel le critère qu’il considère dans son choix pour le futur roi d’Israël.

1Sam 16.6 Lorsqu’ils entrèrent (chez Isaï de Bethléhem), il se dit, en voyant Éliab: Certainement, l’oint de l’Éternel est ici devant lui. 7 Et l’Éternel dit à Samuel: Ne prends point garde à son apparence et à la hauteur de sa taille, car je l’ai rejeté. L’Éternel ne considère pas ce que l’homme considère; l’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Éternel regarde au coeur.

Notre appel n’est pas limité à notre perspective

Comme le prophète Samuel, nous faisons souvent face à des choix et à des décisions où nous cherchons la volonté de Dieu. Et au milieu de ces choix, il est facile de se laisser emporter par notre logique humaine sans tenir compte de la présence de Dieu.

Notre vision des choses, comme Samuel, se limite trop souvent au pragmatisme qui fait appel à nos capacités, nos points forts. Nous devons, après-tout, résoudre le problème qui est juste devant nous. Mais lorsque nous concentrons notre attention sur nos problèmes, nous détournons souvent notre attention de l’oeuvre à laquelle Dieu nous appelle.

Les auteurs du Nouveau Testament nous en glissent un mot de temps à autre.

10Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes oeuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions. (Ephésiens 2.10)

16Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, 17afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne oeuvre. (2Tim 3.16-17)

Savons-nous prendre nos décisions en considérant l’appel que Dieu nous adresse, ou sommes-nous bornés à simplement faire ce qui est convenable, pressant, logique?

Le contexte de David

Il est important de noter qu’en partant, ce n’est pas David qui a choisi l’Éternel, mais bien l’Éternel qui a choisi et habilité son serviteur David. Comme beaucoup des hommes et des femmes que Dieu emploie à son service, il n’y a rien de particulier qui nous pousse à croire que Dieu est sur le point d’élever un tel ou une telle à une position de prééminence. Comme le remarque l’apôtre Paul dans sa lettre aux Corinthiens, le choix de Dieu n’est pas si évident que l’on ose prétendre.

1Cor 1.26 Considérez, frères, que parmi vous qui avez été appelés il n’y a ni beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles. 27 Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes; 28 et Dieu a choisi les choses viles du monde et celles qu’on méprise, celles qui ne sont point, pour réduire à néant celles qui sont, 29 afin que nulle chair ne se glorifie devant Dieu.

L’histoire de David suit très bien la remarque de l’apôtre Paul. David était le plus jeune et le plus insignifiant de tous ses frères. Mais l’Éternel ne tient pas compte de ces critères superficiel dans le choix d’un individu à son service. L’Éternel choisit David car c’est le choix au travers duquel l’Éternel accomplira Sa Parole pour son peuple.

Même si le choix de l’Éternel n’est pas évident, il ne passe pas inaperçu

Est-ce possible de reconnaître le choix l’Éternel dans une telle situation? Samuel avait oint David d’une façon plus ou moins clandestine. Comment le peuple de Dieu devait-il reconnaître le choix de Dieu dans un homme aussi insignifiant que David? Comment reconnaître le choix de Dieu après tout ce qui s’était produit avec Saül?

Dans 1 Samuel 16.13, nous découvrons que l’Esprit de l’Eternel saisit David le même jour où il fut consacré comme roi. Nous découvrons aussi qu’après un certain temps, David avait bâtit une réputation qui ne fut pas inaperçu.

18L’un des serviteurs prit la parole, et dit: Voici, j’ai vu un fils d’Isaï, Bethléhémite, qui sait jouer; c’est aussi un homme fort et vaillant, un guerrier, parlant bien et d’une belle figure, et l’Éternel est avec lui.  (1Sam 16.18)

On nous donne une liste de qualités chez David. Mais c’est quand même frappant d’entendre que le serviteur du roi Saül reconnait lui aussi que l’Éternel est avec David. David n’a même pas encore eu la chance de faire ses preuves. Mais sa relation avec le Dieu d’Israël l’amène à s’épanouir là où il est, avec les tâches que l’on lui confit.

D’après 1Sam 16.18, David avait appris à jouer de la harpe parmi ses moutons. Il avait appris à prendre soin de son troupeau. Il avait aussi appris à bien s’exprimer. Drôle de préparation pour un futur roi d’Israël n’est-ce pas? Mais je vous propose que tout cela trouve son sens lorsque nous considérons que l’Éternel était avec lui. Et là, tout seul dans la présence de l’Éternel, David grandit en stature au travers d’une relation vivante avec l’Eternel pour accomplir les oeuvres que Dieu avait préparé d’avance pour lui.

Conclusion

La façon que Dieu a préparé David pour agir comme le roi d’Israël nous offre une application personnelle encore aujourd’hui. Vous êtes peut-être en train de vaquer à vos moutons et personne ne semble prêter attention à ce que vous faites. Peut-être vous avez répondu à l’appel de Dieu dans votre vie pour servir dans une chose qui vous semble plus ou moins insignifiante aux yeux du monde.

Pourtant la façon que Dieu a agit envers David est une illustration édifiante. Dieu agit dans nos vies selon l’appel qu’il nous adresse à le servir pour sa gloire. Comme David, nous ne savons ni comment, ni quand Dieu va accomplir son appel dans nos vies. Certains d’entre nous n’avons même pas encore prit conscience des oeuvres que Dieu a préparé d’avance pour nous.

Si vous vaquez à vos moutons sans considérer le fait que Dieu a préparé d’avance des oeuvres pour vous, il vous sera difficile de comprendre sa direction dans votre vie. Il vous sera aussi difficile de discerner la volonté de Dieu dans votre quotidien. Le but de votre vie se limitera à une vision lointaine du ciel et de la présence de Dieu. Mais vous n’aurez aucune vraie direction et motivation pour vivre votre vie sur terre aujourd’hui.

Un premier pas pour comprendre la volonté de Dieu pour notre vie est la réalisation que Dieu est en train d’écrire une histoire qu’il a conçu avant la fondation du monde. Nous faisons tous partie de cette histoire et nous avons tous un rôle à jouer.

La vie chrétienne n’est donc pas limitée à une expérience personnelle du salut, mais elle aussi une aventure remplie d’oeuvres que Dieu a préparés d’avance afin que nous les pratiquions. (Voir 2Tim 1.8-9) C’est lorsque nous commençons à pratiquer les oeuvres que Dieu a préparé d’avance pour nous que nous saisissons aussi plus clairement sa volonté pour nos vies. C’est alors que nous pouvons suivre avec plus de confiance le choix que Dieu nous propose afin de se glorifier dans nos vies.

21 réflexions sur “Saisir le choix de Dieu

  1. C’est très aimable à vous Jonathan, si vous voulez bien me garder ce ‘ petit paquet de feuilles’, il me fera grand plaisir de m’y intéresser. Dès que je le pourrai, je passerai les prendre. Merci.

    (pour ce qui est de l’étude des ‘Lettres aux romains’, bien sûr, tout m’intéresse mais ma préférence va cependant pour tout ce qui vient de Jésus, de sa parole et de son enseignement.)

    Jeannine

    1. Bonjour Jeannine, j’ai trouvé le paquet de feuille dont je t’ai fais mention il y a quelques mois. Ma faute est d’avoir pensé qu’il s’agissait d’une autre Jeannine qui fréquente régulièrement notre église. Je peux t’apporter le paquet ce vendredi ou je peux te l’envoyer par courriel (besoin de ton adresse courriel). Merci et à vendredi Dieu voulant.

  2. Jean 14
    15 Si vous m’aimez, gardez mes commandements. 16 Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous, 17 l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous.…

  3. Cher Johnatan, je ne prétends pas tout savoir, je ne prétends pas détenir la Vérité mais après une longue vie de tribulations, je me considère arrivée à la source, plus d’obligation sociale, un petit coin tranquille ou il fait bon méditer et prier, apprécier chaque jour ce que Dieu m’a rendu dans le temps de ce que j’avais tout sacrifié, maison, travail, sécurité et santé. Je crois que ce serait prétentieux de ma part d’élaborer sur ce sujet., on fait des choix, on les assume. Parfois ce sont des non-choix, à chacun sa conscience. Dans tous ces méandres de la vie, je réalise aujourd’hui, que jamais je ne regretterai d’avoir garder le CAP. Le CAP étant bien sûr la Foi en Dieu.

    En ce qui concerne les animaux, il est évident qu’ils ne seront jamais l’égal de ce chef-d’oeuvre qu’est l’être humain mais l’être humain qui aspire au Divin, car vous savez très bien que l’être humain qui n’a pas Dieu dans sa vie sait être plus bestial qu’un animal.

    Donc en ce qui concerne les animaux, la seule loi qui me régit, désormais c’est le 6′ commandement qui dit: ‘Tu ne tueras point’. Ce n’est qu’après avoir cessé de manger de la viande que j’ai réalisé l’ampleur de ce commandement qui selon moi, et personne ne me convaincra du contraire, j’ai donc réalisé que ce commandement est général et non seulement envers les humains. (en ce qui me concerne, en toute conscience et subconscient alors je me dois de respecter cela. c’est vraiment personnel et je ne peux l’exiger de personne d’autre). Si je ne le fais pas, je sombre à nouveau dans la maladie et comme le corps, avec l’Intelligence que Dieu en a doté, a tout ce qu’il faut pour se régénérer et bien ma Vie est désormais une lutte contre la mort pour la longévité. Mais voilà, tout le monde croit qu’il faut mourir mais moi pas car s’Il (Dieu, Jésus)nous a envoyé l’Esprit Saint qui fait partie de la Trinité alors??? J’ai mis ma confiance en Dieu et jusqu’à maintenant, je n’ai jamais été déçue et çà continue. Il faut cependant avoir l’Esprit de persévérance.

    Je suis désolé, Johnatan, je n’ai plus aucune confiance en l’être humain, je ne souhaite que la solitude dans le silence et la paix que seul des dialogues avec Dieu permettent. Votre rôle est bien différent du mien en tant que Pasteur. De constater que la cruauté envers les humains, envers les animaux, spécialement ceux des abattoirs perdurent et soit une roue infernale qu’on ne peut arrêter, cela me tue et je ne veux plus me permettre de côtoyer ceux qui ne comprennent pas cela. Non pas par prétention mais plutôt dans le but de me protéger émotivement. Il n’y a pour moi que Dieu qui puisse comprendre ces choses-là. Il est avec nous, il est en nous.

    1. Tu avances de très bons points Jeannine. Je respecte et j’admire tes convictions à ce niveau. Merci de les avoir partagé si sincèrement et humblement. En ce qui concerne l’enseignement de la Parole de Dieu, il n’existe pas à ma connaissance, un commandement ou une exhortation explicite au niveau des animaux. Mais il existe néanmoins des principes bibliques qui nous encouragent à être sage, à faire attention à notre appétit et à prendre soin de nos corps comme un temple où l’Esprit de Dieu réside. Je crois que Dieu donne à chacun de ses enfants un discernment et une sagesse qui informe chacun dans son cheminement de vie personnel. Donc, je respecte entièrement ta conviction. Par exemple, si tu venais manger chez nous, nous préparerions un repas plutôt végétarien. 🙂 Et ce serait avec plaisir. Merci en tout cas d’en avoir parlé.

      1. Genesis 1:29 29Then God said, « I give you every seed-bearing plant on the face of the whole earth and every tree that has fruit with seed in it. They will be yours for food.

        NOTE : Dans la genèse 1:29 l’alimentation est végétalienne. Dans la genèse 9-1 à 9-5 du nouvel ordre du monde , l’alimentation est végétarienne, le sang est condamné, et manger de la chair n’est pas une liberté car Dieu demandera des comptes pour le sang. Les animaux peuvent servir de nourriture pour les oeufs, le lait, les labours. Le végétarisme est possible tant qu’il ne conduit pas au sang . De nos jours le végétarisme mène au sang, car les poules pondeuses, les vaches laitières et leurs veaux partent presque toujours à l’abattoir, le végétarisme n est donc plus possible aujourd’hui car il mène au sang, à cause des nombreux élevages. Le végétalisme revient comme dans le passage 1:29 de la genèse.

        Le pain était la nourriture principale dans les évangiles, Jésus en parle souvent. Jésus ne pouvait être que végétalien car il suivait l’ancien testament, dont le sixième commandement : Tu ne tueras point, et l’extrait de la genèse 1:29 : Dieu dit <Je vous donne toutes les herbes portant semence qui sont sur toute la surface de la terre , et tous les arbres qui ont des fruits portant semence : ce sera votre nourriture, puis l'extrait de la genèse 9:1 à 9:5 : Dieu bénit Noé et ses fils et il leur dit « Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre. Soyez la crainte et l'effroi de tous les animaux de la terre et de tous les oiseaux du ciel, comme de tout ce dont la terre fourmille et de tous les poissons de la mer : ils sont livrés entre vos mains. Tout ce qui se meut et possède la vie vous servira de nourriture, je vous donne tout cela au même titre que la verdure des plantes. Seulement, vous ne mangerez pas la chair avec son âme, c est-à-dire le sang. Mais je demanderai compte du sang de chacun de vous.

      2. Il est un guide « infirmier »(J.W.)
        Alors, comment est-ce que le berger s’y prend pour que la brebis le suive sur tous ces sentiers ? David nous dit qu’il est celui « qui restaure mon âme » (23.3). Il n’est donc pas seulement question d’être rafraîchi, mais aussi d’être corrigé, voir même être REFAIT.

      3. Je crois que c’est bien cela. La « brebis » qui écoute le berger est une « brebis » qui a ses affections tournées vers son berger. Par analogie, celui qui suit le Seigneur Jésus-Christ est aussi celui qui a vécu un changement de cœur (Ex. la repentance). Avant d’être changé, son cœur était mauvais. Après l’intervention de l’Esprit de Dieu qui l’amène à la repentance, son cœur devient refait, renouvelé. Les affections d’un Chrétien sont des affections qui proviennent d’un nouveau coeur. (Ex. Comparer le besoin au niveau du coeur qui est décrit Ezekiel 11.19-20 avec la promesse de Dieu qui est décrite dans Ezekiel 36.26-27) L’accomplissement de cette promesse faite par Dieu dans l’AT se réalise avec la venue du Saint-Esprit. L’apôtre Paul fait allusion à une telle œuvre dans sa lettre aux Corinthiens dans 2 Cor 3.

  4. Bonne question Jeannine. En voici une autre qui fait réfléchir : quels sont les conséquences du péché dans la relation entre Dieu et sa création? Et pourquoi Jésus est-il venu mourir sur une croix?

    Mais pour répondre à ta dernière question, « …qu’est-ce que le Père, Dieu le Père pense vraiment de tout ça, quels sont ses réels sentiments de constater le choix de son Fils et de lui faire prendre conscience de la cruauté humaine alors? »

    Si tu relis les notes de l’article que tu viens de commenter, la réponse est invariablement le fait que Dieu cherche à se glorifier. Jésus lui-même répond à cette question concernant Lui-même.

    Jn 14.10 « Ne crois-tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis ne viennent pas de moi-même ; le Père, qui demeure en moi, accomplit ses œuvres. 11 Croyez-moi, je suis dans le Père, et le Père est en moi. Sinon, croyez à cause de ces œuvres. »

    C’est justement à son sujet que Jean (disciple de Jésus) introduit son évangile au sujet de Jésus.

    Jn 1.14 « La Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père. »

    Donc pour en revenir à ta question, la Bible affirme que Dieu le Père pense la même chose que Dieu le Fils. On ne peut pas séparer les deux. Dieu est un être trinitaire après-tout (3 personnes en 1).

    Ensuite, nous pourrions nous poser la question, « Puisque Dieu sait le mal qui existe dans le monde à cause du péché, pourquoi a-t-il permit que Dieu le Fils vienne faire un tour sur terre? Encore une fois, Jésus lui-même répond à la question.

    Jn 10.10 « Le voleur ne vient que pour voler et tuer et détruire ; moi, je suis venu, afin que les brebis aient la vie et qu’elles l’aient en abondance. »

    Jn 12.27 « Maintenant mon âme est troublée. Et que dirai-je ?… Père, sauve-moi de cette heure ?… Mais c’est pour cela que je suis venu jusqu’à cette heure. 28 Père, glorifie ton nom ! »

    Jn 12.46 « Moi, la lumière, je suis venu dans le monde, afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. 47 Si quelqu’un entend mes paroles et ne les garde pas, ce n’est pas moi qui le juge, car je suis venu non pour juger le monde, mais pour sauver le monde. 48 Celui qui me rejette et qui ne reçoit pas mes paroles, a son juge : la parole que j’ai prononcée, c’est elle qui le jugera au dernier jour. 49 Car mes paroles ne viennent pas de moi ; mais le Père, qui m’a envoyé, m’a commandé lui-même ce que je dois dire et ce dont je dois parler. 50 Et je sais que son commandement est la vie éternelle. Ainsi ce dont je parle, j’en parle comme le Père me l’a dit. »

    Jn 18.37 « Pilate lui dit : Tu es donc roi ? Jésus répondit : Tu le dis : je suis roi. Voici pourquoi je suis né et voici pourquoi je suis venu dans le monde : pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix. »

    Donc, voilà ce que Dieu le Père pense de son Fils qui est venu sur terre. C’est lui-même qui est venu de sa propre volonté (voir Jn 10.18) et sa volonté s’accorde parfaitement avec la volonté de son Père. Nous ne pouvons pas séparer les deux.

    J’espère que cela t’aide dans ta réflexion Jeannine. N’hésite pas à me contacter si tu as d’autres questions de ce genre. C’est toujours un plaisir.

    1. Oui, merci c’est très enrichissant. Vous avez dit: le fer aiguise le fer… mais Dieu, le Dieu vivant est plus que l’or, alors il y a beaucoup de chemin à parcourir avant d’être vraiment à son image.

      Je veux cependant clarifier qu’il y a en ce monde deux catégories de personnes, toutes aussi valables les unes que les autres devant Dieu. Celles qui ont eu la chance de côtoyer, d’aimer et de comprendre en quelque sorte le langage des animaux. Ces personnes ont besoin de la présence des animaux et de la nature pour être épanouies. Puis il y a les personnes qui vivent très bien sans cette présence animale au sein de leur famille, de leur environnement, toute une vie. Mais je crois qu’il manque à ces personnes une dimension d’amour, amour gratuit sans rien en retour que le témoignage d’amour de l’animal. Une dimension protectrice que me fait penser qu’au jardin d’Eden, Dieu avait installé tous les animaux dont Adam était responsable. Ou’ est donc passée cette dimension?
      Si je fais partie de la catégorie qui tient compte des animaux, ma perception du berger et de la brebis, des brebis prend un sens beaucoup plus large. L’idée de les sacrifier diffère aussi. Celui qui au contraire croit que l’animal lui est inférieur et qu’il doit asservir l’être humain, a une toute autre perception lui-aussi et ne peut comprendre l’autre. L’amour des animaux est quelque chose d’inné. L’animal est la création de Dieu également et si, personnellement, je respecte la création divine, je respecte la vie animale et ne souhaite pas en abuser ou en profiter. Celui qui n’a pas cette notion innée en lui ne peut et ne pourra jamais comprendre à moins d’un miracle. Que l’on ait grandi dans une famille ou’ il y avait présence d’un animal ou pas ne signifie rien en ce sens que c’est un privilège çà aussi que d’aimer les animaux dont malheureusement,on a fait des serviteurs. Jesus aimait les animaux, il m’apparaît impossible que ce ne fut pas le cas. On dit même qu’il était végétalien.
      On dit: on est ce que l’on mange et Jésus, que disait-il de son corps? Je suis le pain de vie, cela signifie, logiquement pour moi que le pain fait de blé lui suffisait amplement pour vivre. Il prêchait que la parole enlevait la soif.

      Tout ceci pour dire qu’on entre dans une division de catégories de gens avec une compréhension bien différente des choses, une interprétation différente aussi qui doit être respectée dans les deux cas et ceci me trouble, c’est comme croire de tout son cœur, de toutes ses forces en un même Dieu, Être qu’est Jésus mais avec une perception différente. Reconnaissance absolue du sacrifice à la croix, mais avec une perception différente des vraies raisons devant le Père afin d’arrêter le courroux puisqu’ au Paradis terrestre, au jardin d’Eden, je crois sincèrement que la vie animale, création divine, était respectée et laissée en droit de vivre tout comme Adam lui-même. Qui a décidé d’en faire des sacrifices? L’être humain qui avait déjà sombré dans le péché.

      Jésus en se sacrifiant lui-même lance un message que peut-être personne n’arrivera à comprendre de son vivant. Tout comme la brebis, il demeure silencieux et innocent jusqu’à la fin. Par Amour, mais Amour de qui, de quoi? De son Père qui est lui-même.

      Il y a longtemps que je voulais m’exprimer sur ce sujet tout en essayant de respecter les croyances de tout un chacun. Merci de me le permettre.

      1. « …alors il y a beaucoup de chemin à parcourir avant d’être vraiment à son image. » Oui, il y a du chemin à parcourir, mais gloire à Dieu, Il nous voit déjà comme parfait à son image à cause de ce que Jésus-Christ a accomplit à la croix pour nous. Pour le reste, nous travaillons de pair avec son esprit pour devenir de plus à son image.

        En ce qui concerne ta perspective sur les animaux, ils ne sont pas faits à l’image de de Dieu, mais Dieu les aime et il leur à donné une place dans sa création pour accomplir ses desseins et le glorifier. Ils sont le produit de sa créativité. Nous pouvons certainement en prendre soin comme de bons gérants de la création. Mais selon la Bible, les animaux n’ont pas une place privilégiée vis-à-vis les humains dans la perspective de Dieu. (Voir Gen 9.1-7)

        En ce qui concerne nos compréhensions différentes des choses comme Chrétiens dans le Corps de Christ, certes, nous avons tous des expériences et des dons différents qui viennent enrichir notre expérience de Dieu ainsi que notre approche à servir et aimer les autres. Mais à la base, notre compréhension doit se soumettre à la Parole de Dieu. Il nous faut donc être des étudiants assidus de la Parole de Dieu pour comprendre ce que Dieu attend de nous et comment nous pouvons le glorifier dans nos vies. La bonne nouvelle est que Dieu nous a promit la présence et l’aide de son Esprit qui habite en ceux qui croient en Jésus-Christ comme leur Seigneur et leur Sauveur. (Voir Jean 16.13)

        Si tu as beaucoup de questions de ce genre, il me ferait plaisir de vous rencontrer chez vous. Nous aurions l’opportunité de se parler de give-voix et nous pourrions considérer comment la Parole de Dieu adresse nos questionnements.

    2. « Car mes paroles ne viennent pas de moi ; mais le Père, qui m’a envoyé, m’a commandé lui-même ce que je dois dire et ce dont je dois parler. 50 Et je sais que son commandement est la vie éternelle. »

      Jésus affirme ici qu’il sait que le commandement de son Père, de Dieu, est la vie éternelle. Puisqu’Adam fut fait à l’image de Dieu, il était donc pur, innocent et éternel. Il a péché et par ce fait il a perdu son droit à la vie éternelle pour devenir mortel. Jésus est venu enlever le péché du monde par son sacrifice et en donnant sa vie de mortel il est devenu immortel, ressuscité. Ai-je raison de croire qu’il est le nouvel Adam et que tout peut recommencer?

      Tout comme le premier Adam, jésus s’est voulu pur, innocent et éternel. Il suffirait que tous ceux qui croient et ont vraiment confiance en leur Sauveur Jésus-Christ deviennent à leur tour de nouveaux Adam, conscient de respecter les commandements de Dieu comme Jésus lui-même les respecte, en toute sincérité, sans se faire bonne conscience. Si on est vraiment avec Jésus, rien d’autre ne doit interférer dans cette relation d’Amour inconditionnel qui nous lie à Lui. Un seul Dieu tu adoreras, alors aucun être ne doit s’interposer entre Jésus et moi, sinon il n’y a pas de royaume possible pour nous pour y séjourner avec Lui. Si nos propres enfants le rejette, nos frères, nos sœurs, nous devons être forts et demeurer en tout Amour auprès de notre vrai guide de Vie et garder la Foi et l’Espérance afin de prouver à tous ces gens la Vérité dans le temps.
      Jésus prêchait mais beaucoup l’ignoraient, il les laissait passer leur chemin de vie de mortels et redonnait espoir à ceux qui l’entendaient, qui l’écoutaient mais n’oublions jamais qu’il fut seul sur le chemin de croix , aucun être n’a fait quoi que ce soit pour le sauver malgré tout ce qu’il avait accompli, l’être humain étant ce qu’il est, la situation serait la même aujourd’hui.

      1. Oui, tu as raison de croire que Jésus est le 2e Adam. D’ailleurs tu es en bonne compagnie puisque l’apôtre Paul fait la même réflexion. Romains 5.18-19, « Ainsi donc, comme par une seule faute la condamnation s’étend à tous les hommes, de même par un seul acte de justice, la justification qui donne la vie s’étend à tous les hommes. 19 En effet, comme par la désobéissance d’un seul homme, beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l’obéissance d’un seul, beaucoup seront rendus justes. »

        Donc, puisque Jésus est devenu notre Sauveur, nous trouvons la vie en lui. Nous ne sommes pas appelés à être un nouvel Adam, mais parce que Jésus-Christ a « renversé » en quelque sorte ce qu’Adam a fait (c.-à-d. amener le péché dans le monde par sa désobéissance), Jésus devient le premier d’une nouvelle race humaine en quelque sorte, ceux qui obéissent à Dieu sur la base du salut qui leur a été acquis en Jésus-Christ. Ce que nous ne pouvions pas faire à cause de la malédictions du péché, Christ l’a accomplit pour nous à notre place afin que nous vivions en nouveauté de vie. (Voir Romains 5 et 6)

        « Nous avons donc été ensevelis avec lui dans la mort par le baptême, afin que, comme Christ est ressuscité d’entre les morts par la gloire du Père, de même nous aussi NOUS MARCHONS EN NOUVEAUTÉ DE VIE. » (Romains 6.4)

        À bien y pensé Jeannine, je me demande si tu serais intéressée par une étude plus en profondeur du livre de Romains. Cette lettre de Paul écrite aux Chrétiens de Rome développe plusieurs de tes questions et nous explique comment une personne est réconciliée avec Dieu par le sacrifice de Jésus et comment nous pouvons avoir l’assurance de ce que Jésus a accomplit à la croix pour nous. Tu m’en glisseras un mot si cela t’intéresse.

      2. Donc, puisque Jésus est devenu notre Sauveur, nous trouvons la vie en lui. Nous ne sommes pas appelés à être un nouvel Adam,(J.W.)
        Et pourquoi pas?

        St-Jean 15-27
        27 Et vous aussi, vous allez rendre témoignage, car vous êtes avec moi depuis le commencement.

        Je crois que chacun , en son temps, au moment ou’ il en prend conscience, peut aspirer à devenir un nouvel Adam. Jésus n’a-t-il pas dit: « Vous pouvez faire comme moi et même plus ». Ce peut être maintenant, dans 10 ans ou même plus. Mais comme perspective à atteindre, à espérer devenir comme Jésus. Cela implique beaucoup(sacrifices, détermination, abnégation) mais qu’est-ce que tout cela comparativement à Lui qui a donné sa vie sur la croix ? Il suffit de renoncer à ce qu’a fait l’ancien Adam et d’aspirer à devenir le meilleur compagnon de Jésus, fidèle à son enseignement et à son exemple. Si Christ est vraiment, dans notre vie, notre priorité, rien n’est impossible.
        Je sais que mes propos peuvent paraître utopiques mais on sait aussi que rien n’est impossible à Dieu s’il est bien ancré dans notre vie.

        Si, contrairement à l’ancien Adam, on obéit à Dieu, on garde(ou retrouve) notre innocence, comme model son fils unique Jésus-Christ, qui nous a absouts du péché originel, ne serons-nous pas alors dans la grâce de Dieu pour l’éternité?

        Alors je demande à Dieu qu’il envoie son Esprit sur les cœurs fidèles à Jésus-Christ.

  5. (NOTRE APPEL N’EST PAS LIMITÉ À NOTRE PERSPECTIVE)

    Être enfant de Dieu est un vrai privilège. Nous avons des parents terrestres qui ne sont pas parfaits mais nous nous devons de les aimer quand-même, cependant notre Père céleste, Dieu, lui est parfait ce qui fait que nous devons tendre vers cette perfection. Jésus a dit: « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. » Nous devons tout faire, en tant qu’enfant de Dieu, pour plaire à Dieu. Toujours se demander ce qu’il voudrait que l’on fasse.

    1. Bien d’accord. En même temps, ce que nous faisons pour Dieu n’a pas de valeur si ce n’est pas en réponse à ce qu’il a déjà fait pour nous. Personne ne peut être parfait. Mais à cause de Jesus-Christ qui nous couvre de sa justice, Dieu nous voit comme étant purs et bons. Dieu nous accepte à cause de ce son Fils a fait pour nous, si seulement nous plaçons notre foi en Lui.

      1. Dieu nous accepte à cause de ce que son fils a fait pour nous….

        Voilà une phrase qui me pose problème. Çà me fait penser à une vieille dame âgée, amie, qui disait souvent qu’elle était d’accord avec mon idée parce qu’elle m’aimait. Alors cela voulait dire que ce que je disais ne correspondait pas au fond de sa pensée mais que par amour pour moi, il approuvait. Moi ce que je souhaite, c’est l’acceptation réelle, la vraie pensée de l’autre même si elle ne correspond pas. C’est un peu comme tout accepter d’un enfant parce que vous l’aimez, hors on sait bien qu’un enfant doit être dirigé et non seulement toujours approuvé. Alors je me pose la question, qu’est-ce que le Père, Dieu le Père pense vraiment de tout çà, quels sont ses réels sentiments de constater le choix de son fils et de lui faire prendre conscience de la cruauté humaine alors? qui n’a pas tellement évolué même de nos jours.

      2. (Mais à cause de Jesus-Christ qui nous couvre de sa justice, Dieu nous voit comme étant purs et bons.)

        Permettez-moi d’ajouter sans offense, que Dieu(Père, fils et St-Esprit) nous voit comme POUVANT devenir purs et bons. C’est un travail de chaque jour, de chaque instant.

        EX: il dit à Marie Madeleine, va et ne pêche plus…lorsqu’on est conscient d’une faute, d’un péché, pour qu’il soit pardonné, il ne faut pas recommencer volontairement, et s’il y a lieu, et bien on regrette et on fait des efforts afin de ne pas recommencer.

      3. En fait, il y a deux choses qui se passent. D’un coté, la mort et la résurrection de Jésus nous assure que la justice de Dieu est écartée en ce qui concerne notre statu de pécheur devant Dieu. Lorsque Dieu le Père me regarde, il considère l’œuvre de Dieu le Fils qui est mort à la croix pour mes péchés. Cette oeuvre est appliquée à mon compte par Dieu le Fils qui me donne non seulement l’assurance que je suis épargné de la condamnation de Dieu, mais aussi le désir de vivre d’une manière qui fait honneur à l’œuvre de Dieu dans ma vie. Donc, d’un côté, je considère ce que Christ a fait à la croix pour moi et la liberté qui m’est acquise par son oeuvre. De l’autre côté, je considère comment l’œuvre de Jésus qui a pris mon péché en mourant sur la croix à ma place me motive à marcher (à vivre) d’une manière qui honore et qui glorifie Dieu. C’est un aspect de l’évangile qui est super important à comprendre. D’ailleurs, c’est la base même de l’évangile. Ce serait un peu comme lorsque l’on accepte une bouée de sauvetage parce que l’on est en train de couler dans l’eau. Lorsque nous serrons la bouée de sauvetage dans nos bras, nous nous confions dans celui qui tient la corde. Une fois déposé dans le bateau, notre façon de vivre cherche à exprimer notre reconnaissance et notre appréciation pour le geste que notre « sauveteur » a fait pour nous. J’espère que cela aide à clarifier un peu comment nous présentons la bonne nouvelle de l’évangile à Chambly. (Voir aussi Gen 3.10-19 ; 1 Thess 1.10 ; Rom 1.18-32 ; Jean 3.14 ; etc.)

        Je t’amènerai un petit paquet de feuilles demain au culte avec une explication plus détaillée de la pertinence de l’évangile en lien avec notre statu et notre acceptation devant Dieu. Je crois que tu vas aimer et trouver ça très utile.

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