L’espoir de la résurrection


Nous pouvons avoir plusieurs raisons pour célébrer Pâques. La fête signifie pour certains une chasse aux oeufs en chocolat ou peut-être un temps pour être en famille. Pour certains, c’est le temps qui marque les petits travaux autour de la maison ou le temps qui marque le début de la saison du jardinage. Même d’un point de vue théologique, la Pâques peut signifier l’accomplissement de l’alliance que Dieu fit avec son peuple au travers d’Abraham (Gen 12) ou encore le point culminant de la vie de Jésus comme l’exemple par excellence à suivre. Lui qui vécut une vie exemplaire avec plein de bonté donna sa vie pour ceux qui ne le méritaient pas et qui ne lui ont pas étaient reconnaissants.

Mais pour le Chrétien, la résurrection de Jésus-Christ comporte aussi une signification personnelle. Jésus est plus qu’un modèle et la Pâques est plus qu’une occasion de fêter, elle symbolise la victoire du Chrétien dans cette vie et l’espoir d’une vie meilleure dans l’au-delà. Hébreux 2 nous parle de Dieu qui s’identifie avec nous et qui nous procure une victoire vis-à-vis de la peur de la mort, le péché, l’épreuve et la tentation.

La résurrection nous sauve de la mort

14 Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est-à-dire le diable, 15 et qu’il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans la servitude. (Heb 2.14-15)

Jésus Christ est mort pour vaincre la mort. Drôle de façon de l’exprimer n’est-ce pas? Il a vaincu la mort au travers de sa résurrection. Mais pour vaincre cette mort, il dut mourir. Et c’est précisément à cause de sa résurrection que Jésus nous offre quelque chose que nul ne peut nous offrir dans cette vie : l’espoir d’une résurrection personnelle. La portée de cette réalité est vaste dans nos propres vies. À cause de la résurrection, je peux trouver espoir dans les situations les plus désespérées de ma vie. À cause de la résurrection, je peux espérer pouvoir revoir ceux et celles que j’ai perdus à la mort dans cette vie. À cause de la résurrection de Jésus, la mort elle-même n’est pas la fin de la vie, mais fait partie de la vie, car la mort n’est qu’un passage de cette vie dans celle qui est éternelle. (voir aussi Jean 11.24-26)

Note : La réalité de la résurrection de Jésus devrait faire réfléchir sérieusement ceux et celles qui contemplent un suicide. Car, la mort ne met pas fin à toutes choses. La mort n’est qu’une porte en quelques sortes, une porte qui nous achemine au seuil de l’éternité dans laquelle je dois comparaître devant Dieu.

La résurrection nous soustrait à l’emprise du péché

En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu’il fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l’expiation des péchés du peuple; (Heb 2.17)

La présence du mal est un constat qui dépasse les différences théologiques, culturelles, ou sociales. Et nous n’avons pas à regarder bien loin avant d’admettre sa présence grotesque. Le mal est en chacun de nous. D’une façon ou d’une autre, nous participons aux maux de notre société activement ou passivement. Les conséquences de nos paroles, nos gestes, nos pensées réverbèrent chez les autres comme les ondes grandissantes d’une pierre qui frappe la surface d’un lac. La résurrection est la solution finale au problème du mal, et si l’on accepte la définition du péché par un Dieu souverain qui est le juste juge, la résurrection est aussi la solution finale pour le péché.

Parce que Dieu a pris la forme d’un homme et que de cette manière il a pu s’identifier à chacun d’entre nous, il peut devenir l’intermédiaire par excellence entre Dieu et la condition humaine. C’est le ministère de l’incarnation n’est-ce pas? C’est pourquoi la résurrection fait le lien entre la naissance et la passion de Jésus. Sa naissance ne veut rien dire s’il n’est pas aussi Dieu. Et sa vie ne veut rien dire s’il n’est pas aussi Dieu qui exerce sa souveraineté même dans la mort.

Si je crois à la résurrection de Jésus et si je crois que sa mort fut le paiement de ma dette devant la justice de Dieu, alors la résurrection de Jésus devient aussi mon espoir de vaincre la malédiction du péché et de la condamnation du péché. Le pardon offert par Dieu au travers de l’oeuvre de Jésus est appliqué à mon compte. La résurrection devient ma confiance d’être pardonner et de pardonner.

La résurrection est notre secours dans l’épreuve,

car, ayant été tenté lui-même dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés. (Heb 2.18)

Finalement, la résurrection devient aussi notre secours vis-à-vis de l’épreuve et de la tentation. Une question importante à considérer sur la mort en croix de Jésus est simplement: pourquoi est-ce que Jésus devait mourir? S’il avait accompli la volonté de Dieu sans pécher de son vivant, nous devons trouver une autre raison pour la mise à mort de Jésus. La Bible nous affirme que Jésus est mort pour les péchés de gens comme vous et moi. Puisque nous ne pouvons pas nous sauver nous même devant la justice parfaite de Dieu, il a fallu que Dieu lui-même nous offre la solution. C’est justement à cause de sa vie que Jésus peut nous secourir par sa mort et par sa résurrection. C’est parce que Jésus a résisté au Diable et à l’emprise du péché de son vivant qu’il est pour nous non seulement un exemple, mais une puissance par laquelle le péché perd son influence dans nos vies. L’esprit qui anima Jésus est le même esprit qui anime chaque enfant de Dieu qui cherche à vivre selon la volonté de Dieu. C’est pour cela que l’apôtre Paul peut écrire dans 1 Corinthiens 10.12-13…

12 Ainsi donc, que celui qui croit être debout prenne garde de tomber! 13 Aucune tentation ne vous est survenue, qui n’ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter.

La résurrection de Jésus n’élimine pas les circonstances moins souhaitables de ma vie. Elle n’est pas la formule magique qui me soustrait de la présence du mal qui m’encombre. Mais la résurrection de Jésus me donne espoir et confiance que le péché n’a pas forcément une emprise sur moi. En d’autres mots, la tentation du mal peut être résisté avec effet dans ma propre vie. Je ne suis pas contraint de capituler devant certaines influences ou au milieu de certaines épreuves. La victoire de Jésus peut aussi être la mienne en me soumettant à sa volonté dans ma vie.

Conclusion

La résurrection de Jésus est l’espérance de la victoire finale devant la mort, le péché, et la tentation. Mais elle peut être aussi notre victoire dans cette vie par l’oeuvre du Saint-Esprit en nous lorsque nous sommes convaincus que la résurrection de Jésus est aussi la nôtre. La question n’est donc pas de croire si la résurrection a eu lieu ou pas, mais si la résurrection est aussi la mienne par la foi. Ceux qui furent témoins de la résurrection en disent long dans la Bible sur cette question. Et c’est ma prière que tu puisses toi aussi, cher lecteur, affirmer avec confiance que la résurrection de Jésus est ton espoir à cause de ta confiance que l’oeuvre qu’il a accomplie à la croix a été faite pour toi aussi.

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