Perspective sur Apocalypse 1


Lorsque nous venons ensemble pour prendre des décisions concernant l’église, c’est pour participer aux prises de décisions dans le meilleur intérêt de l’église n’est-ce pas? Il y a bien sûre la question de comment nous gérons l’argent et l’orientation de nos ministères. Et si nous sommes appelés à voter ensemble pour des propositions, c’est parce que nous recherchons une unité dans nos perspectives sur la vie de cette église. Nous voulons que l’église de Chambly soit bien gérée, que ses ministères maintiennent leur efficacité, et que les priorités de l’église soient rencontrées.

Mais aussi bien que cela soit-il, il y en a une priorité qui vient déclasser toutes les autres. C’est la priorité la plus importante pour une église. Sans elle, l’église perd sa raison d’être. Elle perd même son identité. Savez-vous laquelle?

La plus grande priorité de l’église est de maintenir un témoignage authentique et vivant du Seigneur Jésus-Christ.

Le moment qu’une église ne donne plus un témoignage fidèle de la personne et de l’oeuvre de Jésus-Christ, elle cesse d’être une église aux yeux de l’Éternel. Elle peut être beaucoup de choses, mais elle n’est plus l’église du Seigneur Jésus-Christ. Nous pourrions perdre ce bâtiment, ne plus avoir une pouponnière, mettre de côté l’école du dimanche, nous dispenser de la musique, ne plus avoir Partage Chambly et nous serions quand même une église. Mais si au milieu de toutes nos activités et nos programmes, l’Éternel venait nous rendre visite et qu’en nous regardant faire il ne voyait plus son image, nous cesserions d’être son église. Car l’église véritable c’est l’église du Seigneur Jésus-Christ. Nous sommes son corps. Il en est la tête, le représentant officiel.

C’est bien ce message que le Seigneur adresse aux sept églises de l’apocalypse. Celui qui se tient debout devant l’apôtre Jean dans toute sa gloire, le sacrificateur par excellence, le Roi des rois de la terre est l’image que nous devons garder devant nos yeux lorsque nous parlons de l’église du Seigneur Jésus-Christ. C’est de lui que nous devons rendre un témoignage véridique, authentique. Et c’est sur cette base que notre église vie ou meurt.

Au commencement de ce regard sur les sept églises de l’apocalypse, je vous invite à considérer attentivement votre témoignage personnel. L’Église n’est pas une institution même si au sens de la loi et de notre culture, elle maintient l’apparence d’une institution. Elle est après tout, une corporation religieuse. Mais l’Église, dans le sens biblique du terme (Gr. ecclésia), désigne aussi ceux et celles qui sont appelés hors du monde à rendre témoignage de la personne et de l’oeuvre de Jésus-Christ.

En considérant le témoignage des sept églises mentionnées dans Apocalypse 2 et 3, permettez-moi de vous encourager à aussi considérer la pertinence de votre implication personnelle dans ce qui contribue ou non à l’authenticité de l’Église.

La première concerne votre statut de témoin. Quand nous lisons les évangiles et les épitres du Nouveau Testament, nous ne pouvons pas passer à côté du terme “témoin” qui revient un peu partout. C’est bien ce que les apôtres, les disciples de Jésus ont vu qu’ils désirent partager au fil du Nouveau Testament. Ce qu’ils ont vu et entendu, voilà ce qu’ils désirent partager avec les générations futures.

Dans Actes 4.19-20 par exemple, nous voyons Pierre et Jean comparaître devant le tribunal du Sanhédrin qui leur demande de ne plus enseigner au nom de Jésus-Christ. Qu’elle fut leur réponse?

19Pierre et Jean leur répondirent: Jugez s’il est juste, devant Dieu, de vous obéir plutôt qu’à Dieu; 20car nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu.

Un peu plus tard, nous rencontrons Paul (c.-à-d. Saul avant sa conversion) qui rencontre Jésus sur le chemin de Damas.

14Il dit: Le Dieu de nos pères t’a destiné à connaître sa volonté, à voir le Juste, et à entendre les paroles de sa bouche; 15car tu lui serviras de témoin, auprès de tous les hommes, des choses que tu as vues et entendues.

Encore un peu plus loin dans l’épître aux Philippiens (4.9), on rencontre ce même Paul qui est si confiant de son témoignage de la personne de Jésus qu’il exhorte l’église de Philippe à imiter son exemple.

9Ce que vous avez appris, reçu et entendu de moi, et ce que vous avez vu en moi, pratiquez-le. Et le Dieu de paix sera avec vous.

Mais c’est bien notre cher Jean, celui dont il est question sur l’île de Patmos, qui le dit d’une manière sans réserve et pleine d’assurance. (1Jean 1.1-4)

Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la parole de vie, —  2car la vie a été manifestée, et nous l’avons vue et nous lui rendons témoignage, et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée, —  3ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ. 4Et nous écrivons ces choses, afin que notre joie soit parfaite.

Il est donc important de considérer si j’ai bel et bien était témoin de Jésus-Christ dans ma propre vie. Est-ce que j’ai bel et bien rencontré le Seigneur? Comment a-t-il affecté ma vie? Qu’est-ce que ça change que j’aie rencontré Jésus ou pas? Si l’Église regroupe ceux qui ont été témoins de Jésus-Christ, il faut bien que ceux qui se disent Chrétiens l’aient rencontré.

Deuxièmement, la lettre aux sept églises ne s’arrête pas avec la question de si “oui” ou “non” les membres de l’église sont des témoins, s’ils ont réellement rencontré Jésus-Christ. La lettre continue avec une mise à l’épreuve du témoignage. Dans le sens biblique, un témoignage n’est réellement valide que s’il se maintient. C’est un peu comme une raffinerie de métaux précieux. Pour s’assurer que le produit final est pur, on le fait chauffer à des températures extrêmes pour en retirer les impuretés. Si le métal “persévère”, on le garde et il reçoit l’étampe d’authenticité.

Oui, je sais, toute comparaison par le biais d’une analogie s’effrite à un point ou un autre éventuellement. Mais l’image qui doit être retenue est celle-ci : parce que Jésus-Christ fut rejeté par un monde qui est foncièrement corrompu par le péché, naturellement rebelle à Dieu, il est évident que celui ou celle qui désire rendre témoignage de Jésus-Christ comme son Seigneur éprouvera aussi des situations ou des circonstances qui viendront mettre à l’épreuve l’authenticité de sa foi et de sa profession. S’afficher comme témoin de Jésus-Christ invite l’épreuve de ma foi. Comptez le nombre de fois que l’exhortation de persévérer revient dans le NT et vous réaliserez assez vite que c’est une chose sur laquelle les apôtres insistaient. L’idée revient prêt d’une quarantaine de fois dans les écrits du NT.

Il n’est pas étonnant alors de trouver en plein milieu de l’apocalypse cette image du Chrétien triomphant sur les puissances du Malin, du Diable. Et si nous suivons attentivement le développement du thème “être un témoin fidèle” au travers de la lettre aux sept églises, nous nous rendons à l’évidence que le pouvoir du Chrétien réside dans l’authenticité de son témoignage basée sur le témoignage de son Seigneur.

10Et j’entendis dans le ciel une voix forte qui disait: Maintenant le salut est arrivé, et la puissance, et le règne de notre Dieu, et l’autorité de son Christ; car il a été précipité, l’accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit. 11Ils l’ont vaincu à cause du sang de l’agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort.

C’est peut-être pour cela que le terme “témoin” dans le Grec prit la connotation d’être un martyr. L’authenticité de la foi du chrétien se démontrait par son engagement à rendre un témoignage même si cela lui coûtait la vie. Car le mot “témoin” dans le Grec traduit le terme marturion, duquel nous vient le mot martyr dans la langue française.

Alors tu te dis “témoin” de Jésus-Christ? C’est bien. Qu’en est-il de ton témoignage? Se base-t-il sur tes accomplissements personnels? Ta capacité à vivre une vie moralement bonne, libre d’erreurs?

Ou, est-ce que l’engagement principal de ta démarche au quotidien se base sur le fait que Jésus-Christ est le témoin fidèle et qu’il a accompli ce qui était nécessaire pour te rendre acceptable devant Dieu? Est-ce que tu tires un certain réconfort du fait que tu es témoin de Jésus-Christ parce qu’il a fait quelque chose en toi qui te donnes l’assurance que tu es un fils adoptif, une fille adoptive, de l’Éternel? Si tu peux affirmer de tout coeur que le témoignage de Jésus fut suffisant pour te rendre acceptable devant Dieu et que c’est sur la base de ce qu’il a fait que tu trouves le courage de persévérer dans ton engagement à l’honorer dans ta démarche, il y a des grandes chances que l’église dont tu fais partie garde un témoignage fidèle du Seigneur Jésus-Christ. Pourquoi? Tout simplement parce que tu en fais partie et que Christ “vit” en toi.

25C’est d’elle que j’ai été fait ministre, selon la charge que Dieu m’a donnée auprès de vous, afin que j’annonçasse pleinement la parole de Dieu, 26le mystère caché de tout temps et dans tous les âges, mais révélé maintenant à ses saints, 27à qui Dieu a voulu faire connaître quelle est la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, savoir: Christ en vous, l’espérance de la gloire. (Colossiens 1.25-27)

 

 

 

 

Une réflexion sur “Perspective sur Apocalypse 1

  1. Je n’ai pas parlé du témoignage Chrétien plus que de refléter Jésus-Christ dans ma démarche personnelle. Mais je crois qu’un petit développement à cet effet en vaut la peine. Le commandement principal que Jésus laissa à ses disciples et qui devint l’expression classique de la prédication du Royaume de Dieu se trouve dans la discussion des plus grand commandements. (voir Matt 22.37-40)

    Témoigner de Jésus-Christ ne s’arrête pas à se mettre d’accord sur qui est Jésus et sur ce qu’il a fait pour toi. Témoigner de Jésus-Christ est aussi de démontrer son amour envers mon prochain. C’est de voir dans le visage de ceux que je rencontre le visage de Christ et de lui rendre service en conséquence. Rendre témoignage de Jésus-Christ est de vivre selon l’exemple qu’il nous a laissé, lui qui fréquentait les gens de mauvaise vie, qui s’intéressait au pauvre et au démuni, qui visitait les malades, donnait du réconfort aux sans-abris et pourvoyait au besoin du démuni. L’Évangile est plus qu’un message. C’est aussi une façon de vivre qui fait en sorte que celui qui considère ma démarche croit voir en moi la personne de Jésus-Christ.

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