Psaume 23 : la poursuite de mon bien


Notes brouillon pour le dimanche 28 octobre 2012.

Qu’est-ce que l’on apprend dans ce passage?

Cantique de David. L’Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien.

Dieu est un berger pour ceux qui lui appartiennent. La preuve? Je ne manquerai de rien. D’autres passages de la Bible nous affirment que l’Éternel est un BON berger.

  1. Ésaïe 40.11 Comme un berger, il paîtra son troupeau, Il prendra les agneaux dans ses bras, Et les portera dans son sein; Il conduira les brebis qui allaitent.
  2. Jean 10.11 Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis.
  3. Hébreux 13.20-21 Que le Dieu de paix, qui a ramené d’entre les morts le grand pasteur des brebis, par le sang d’une alliance éternelle, notre Seigneur Jésus, 21vous rende capables de toute bonne oeuvre pour l’accomplissement de sa volonté, et fasse en vous ce qui lui est agréable, par Jésus-Christ, auquel soit la gloire aux siècles des siècles! Amen!

Dieu est un BON berger pour ceux qui lui appartiennent. Comment est-ce que Dieu démontre sa bienveillance à mon égard? Lisons ce qui suit.

2 Il me fait reposer dans de verts pâturages, Il me dirige près des eaux paisibles. 

  1. Les brebis sont de nature plutôt innocente dans le sens qu’elles sont ignorantes. Elles ont besoin que quelqu’un leur montre où brouter l’herbe qui est propre à manger.
  2. Elles sont aussi de nature très peureuse. Elles sont facilement effrayées par certains bruits ou lorsque leur environnement est bousculé.

L’Éternel a mon bien à coeur. Il me dirige de manière à être rassasié et paisible dans sa présence.

3 Il restaure mon âme, Il me conduit dans les sentiers de la justice, A cause de son nom.

Il y a, je crois, une liaison ici entre l’âme restaurée et les sentiers de la justice.

  1. Quel est le résultat d’être dans la présence du Seigneur? Mon âme est restaurée.
  2. Comment est-ce que Dieu s’y prend pour restaurer mon âme? En me conduisant selon sa justice.
  3. Pourquoi est-ce que l’Éternel s’y prend de cette manière dans ma vie? Parce qu’il est lui-même JUSTE.

Pourquoi sommes-nous si surpris lorsque Dieu nous conduit selon les sentiers de la justice? Car le petit bout de phrase que nous lisons à la fin du verset en dit long sur la manière que Dieu intervient dans nos vies… « à cause de son nom ». Dieu agit envers nous selon sa fidélité à sa parole, à lui-même. Cela veut dire que tu ne peux pas demander que Dieu agisse différemment. Fais attention ce que tu demandes à Dieu dans tes prières. Considère la réputation de celui à qui tu t’adresses. Et réfléchis à ce que tu veux lui demander. Est-ce que Dieu peut répondre à ta prière tout en étant fidèle à son nom?

PREMIÈRE CONCLUSION 

Mon bien-être peut dépendre de ma proximité de ce que je recherche, mais mon bien dépend de ma proximité à l’Éternel. Beaucoup de choses se bousculent dans ma vie pour me donner un sentiment de bien-être : un meilleur emploi, plus d’argent, des conditions de vie améliorées, ou des relations renouvelées. Mais une seule chose fait réellement mon bien : ma proximité de l’Éternel.

ILLUSTRATION : Il y a deux tragédies dans la vie : ne pas avoir ce que l’on désire tant… et avoir ce qu’on a tant désiré.

Quand ma belle mère est venue nous rendre visite cet été, elle nous a partagé un film qui raconte le voyage en Chine des trois filles du missionnaire écossais Éric Liddell pour visiter la tombe de leur papa.

Vous vous souvenez peut-être du film « Chariots de Feu » qui raconte l’histoire personnelle de deux athlètes britanniques qui devaient participer aux Olympiades de Paris en 1924. Harold Abrahams était un jeune homme venant d’une famille très modeste. Il voulait plus que tout gagner une médaille. Il cherchait à atteindre quelque chose qui saurait le satisfaire. Éric, quand à lui, était un enfant dont les parents étaient missionnaires en Chine. Il était né en Chine, mais ses parents envoyèrent lui et son frère retourner vivre en Écosse pour suivre leurs études pendant que les parents restèrent en Chine. Éric avait entre autre, la conviction que Dieu méritait d’être honoré dans tous les aspects de sa vie. Il croyait que le dimanche était un jour saint, mis à part pour rendre un culte à Dieu en compagnie de son peuple. Mais l’histoire devient captivante quand Éric se qualifie pour l’équipe olympique et apprend que l’évènement pour lequel il s’était entrainé se tiendra… eh oui, vous l’avez deviné… un dimanche.

Un des aspects intéressants du film est la comparaison entre la motivation de Harold Abrahams et celle d’Éric Liddell pour courir dans les Jeux olympiques. Pour M. Abrahams, remporter la médaille d’or était devenue sa passion ultime. Lors d’une conversation avec son meilleur ami Aubrey, un journaliste, on l’entend se poser la question…

« Et maintenant, dans une heure, je serai sur la piste de nouveau. Je lèverai les yeux et je fixerai ce corridor, 4 pieds de large, avec 10 secondes de solitude au travers desquelles je vais justifier toute mon existence. Mais est-ce que cela sera suffisant? Aubrey, j’ai déjà connu la peur de perdre, mais maintenant j’ai presque trop peur de gagner. »

De son côté, Éric choisit de courir le 400 m qui se tenait le jeudi à la place du 100 m. La rivalité entre Abrahams et Liddell n’aura donc pas lieu aux Olympiades. Il donna l’explication suivante à sa soeur quand elle le questionna sur sa décision de courir au lieu de laisser tomber.

« Je crois que Dieu m’a créé pour un but précis, mais il m’a aussi créé pour être rapide. Et quand je cours, je ressens son plaisir. »

Éric termina premier dans la course du 400 m. Mais non seulement il remporta sa course, il établit aussi un nouveau record olympique! C’est comme si Dieu lui faisait un clin d’oeil.

Ce que la plupart des gens ignorent est qu’Éric partit comme missionnaire pour la Chine pas longtemps après les Jeux olympiques. Pourtant, il était le héros de toute l’Écosse. Tout le monde faisait son éloge. On lui avaient fait des offres d’emploi très généreuses dans son domaine d’études — la Chimie. Il fut le récipiendaire de nombreuses citations méritoires.

Et pourtant, Éric tourna le dos à tout ça pour aller dans un lieu où peu de gens le connaissaient pour annoncer une Bonne Nouvelle que moins d’entre eux avaient entendu. La course d’Éric s’acheva le 21 février 1945. Il est mort d’une tumeur au cerveau dans un camp de prisonniers réservé pour les citoyens étrangers vers la fin de la 2e guerre mondiale. Il n’avait que 53 ans.

Deux ans auparavant, il avait prit des arrangements afin que son épouse et ses filles retournent en Écosse pour leur sécurité. Lui, ainsi que d’autres missionnaires, choisit de rester en Chine. Il était professeur de Sciences à l’école internationale chrétienne. Et pour Éric, son travail était aussi son appel. Pas longtemps après le départ de sa famille pour l’Écosse, Éric est conduit avec d’autres britanniques dans une genre d’enceinte de prison sous surveillance. Il n’y avait pas d’eau courante, pas de chauffage, et pas assez d’espace pour loger convenablement les nouveaux résidents. Mais au lieu de s’apitoyer sur son sort, Éric estima que son temps au camp était une opportunité pour glorifier Dieu. Il organisa des activités sportives pour les jeunes. Il continua d’enseigner la Chimie et la Biologie en créant de mémoire ses propres cahiers d’étude. Beaucoup des gens qui le côtoyèrent pendant leur séjour prolongé au camp dirent par la suite que sa bonne humeur et son attitude avaient énormément influencé leurs vies même jusqu’à ce jour.

Cinquante ans plus tard, les trois filles d’Éric Liddell virent et entendirent pour eux-mêmes comment Dieu manifesta sa bonté au travers de ces circonstances déchirantes. Ils visitèrent le monument érigé par des Chinois à la mémoire d’Éric, le stade nommé en son honneur. Ils rencontrèrent les quelques étudiants qui avaient été influencés par sa vie, certains maintenant des pasteurs, des missionnaires, des scientifiques, des hommes et des femmes d’affaires.

Et je dois admettre que ce qui me toucha le plus dans ce reportage fut la réaction des trois soeurs qui luttaient pour trouver une paix intérieure face à la mort et la séparation de leur père. Elles auraient pu très bien blâmer Dieu, leur père pour toute la souffrance qu’elles durent endurer, voir leur maman veuve si jeune. Mais Éric avait bien couru sa course. Et sa proximité à Dieu fut comme un baume sur le coeur des ses trois filles. Elles avaient vu la bonté de Dieu au milieu de la vallée de la mort. Le mal était autour d’eux, mais le mal ne les avait pas atteint.

M. Abrahams quand à lui reçut ce qu’il désirait tant… et il fut déçu. Sa vie d’ailleurs ne trouva plus un sens après sa victoire aux Jeux olympiques de Paris. Sa plus grande crainte se réalisa : ce qu’il croyait lui donnerait satisfaction ne fut en fin de compte que du vent.

En effet, mon bien-être peut dépendre de ma proximité de ce que je recherche, mais mon bien, quand à lui, dépend de ma proximité de l’Éternel.

« Pour moi, m’approcher de Dieu, c’est mon bien : je place mon refuge dans le Seigneur, l’Éternel, Afin de raconter toutes tes oeuvres » (Psaume 73.28)

 

4 Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : Ta houlette et ton bâton me rassurent.

Marcher dans la présence de l’Éternel, le BON berger, ne veut pas dire que j’évite les vallées sombres ou même l’ombre de la mort. Mais quand je passe par la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains pas le mal. En d’autres mots, j’ai confiance que n’importe l’endroit où l’Éternel m’amène à le suivre, c’est bon pour moi. Ce ne sont pas les circonstances qui déterminent ce qui est bon pour moi. Ce qui est bon pour moi dépend de ma position vis-à-vis de l’Éternel.

Les deux versets qui suivent vont parler de cette vérité.

5 Tu dresses devant moi une table, En face de mes adversaires; Tu oins d’huile ma tête, Et ma coupe déborde.

Nous sortons des pâturages pour nous rendre à l’intérieur, dans la maison de l’Éternel.

L’Éternel est un hôte très hospitalier. Il dresse une table. Il oint d’huile ma tête, une coutume qui se faisait lorsqu’on voulait vraiment honorer et prendre soin de notre invité.

L’Éternel est un hôte très généreux. Il sert son invité au point où la coupe déborde. Il donne plus que sont invité à besoin. Il le comble à profusion.

Maintenant, il fait tout cela en présence de mes adversaires. Je n’ai pas à m’inquiéter de ma réputation devant mes adversaires si je suis en train de suivre l’Éternel dans les sentiers de la justice. Je profite de la gracieuseté de l’Éternel qui m’a conduit dans les sentiers de la justice à cause de son nom. L’Éternel s’occupe de ma justice, je m’occupe de faire ce qui est juste.

6 Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront Tous les jours de ma vie, Et j’habiterai dans la maison de l’Éternel Jusqu’à la fin de mes jours. 

Nous finissons ce Psaume de David avec l’assurance que Dieu nous fera grâce et sera la cause de notre bonheur jusqu’à la fin de nos jours.

Nous ne sommes plus seulement des invités de l’Éternel, nous faisons partie de sa famille. Nous habitons la même maison que Lui. Il nous a adoptés dans sa famille.

Le bonheur et la grâce ne sont pas quelque chose que j’ai mérité. Elles m’accompagnent parce que je fais partie de la famille de Dieu.

DEUXIÈME CONCLUSION

La bienveillance de Dieu m’est accordée non à cause de mes mérites, mais à cause de ma position dans sa famille. Est-ce que tu es confiant de ta position devant le Seigneur? Es-tu sûr que ton péché a été payé par le sang de Jésus-Christ, son Fils? Es-tu sûr que la juste condamnation qui reposait sur toi à cause de ton péché a effectivement était placée sur le Seigneur Jésus-Christ à ta place? Et maintenant, qu’est-ce que cela change dans ta vie?

DEUX APPLICATIONS

Le Psaume 23 est probablement un des passages favoris de ceux qui lisent la Bible. C’est un Psaume qui est très réconfortant. Mais c’est aussi un Psaume qui comporte au moins deux conditions. Il ne faut pas emprunter trop vite les paroles de David pour en faire les nôtres sans réaliser ce que David est en train de dire.

Dans un premier temps, David affirme que la bienveillance de Dieu dépend de notre proximité du berger. Mon âme ne se restaure pas à l’écart de sa présence. Je ne suis pas prêt des eaux paisibles, ni en train de brouter dans de beaux pâturages si je ne suis pas aussi en train de marcher dans les voies de l’Éternel. Ces choses sont le résultat de « marcher dans les sentiers de la justice à cause de son nom ».

Je ne peux pas appartenir au troupeau du Seigneur en faisant mon propre chemin.

Dans un deuxième temps, David affirme que la bienveillance de Dieu dépend de mon appartenance à sa famille. Ce n’est pas quelque chose que je dois fabriquer. David avait compris de quoi pouvait avoir l’air la grâce de Dieu que l’on reçoit par la foi. La joie et la grâce sont un don de Dieu. Elles ne dépendent pas non plus de mes circonstances. BIEN AU CONTRAIRE, mon bonheur est constant parce qu’IL NE DÉPEND PAS de mes circonstances. Mon bonheur dépend d’un BON Dieu qui a choisi de m’adopter dans sa famille parce qu’il a aussi choisi de m’aimer quand je n’étais pas aimable.

J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi. (Galates 2.20)

Pose-toi donc la question ce matin… qu’es-tu en train de poursuivre en ce moment? Qu’est-ce que tu crois, honnêtement, ferait ton bonheur en fin de compte? Peut-être que cette chose que tu es en train de poursuivre contribue réellement à ton bien-être. Peut-être que si tu avais la chose que tu désires tant, tu te sentirais bien. C’est bien possible. Sauf que…

Est-ce réellement ce qui est bon pour toi?

Prends un peu de temps pour sonder ton propre coeur. Est-ce que tu trouves ton bien-être dans la présence de Dieu? Est-ce que tu le recherches dans tes temps de lecture de sa Parole? Est-ce que tu lis sa Parole en priant? Et est-ce que tu le pries avec ce que tu as lu? Pense à la manière que tu vis ta journée. As-tu pris l’habitude de chercher à faire simplement ce qui te convient ou as-tu pris l’habitude de chercher ce qui est juste? Si tu peux répondre « oui », alors tu peux affirmer avec David, « L’Éternel est mon berger, je ne manquerai de rien. »

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