Dans une étable, ô mystère!


Lorsque nous considérons la naissance de Jésus dans Matthieu 1, nous ne pouvons pas nous empêcher de remarquer que la description de la venue de cet enfant promis commence de façon un peu étrange. Matthieu prend le temps de nous donner toute une généalogie sur la personne de Jésus. Nous y retrouvons beaucoup de noms qui ne nous sont pas familiers. Mais il est quand même intéressant de noter que dans ces trois séries de 14 générations se faufilent quelques noms qui devraient nous surprendre et en même temps nous faire comprendre à quel point Dieu a envoyé Jésus pour nous sauver en nous faisons grâce.

Nous avons par exemple cinq noms de femmes — chose inhabituelle pour une liste de ce genre dans une culture juive. La liste devrait en principe ne contenir que les noms des pères et des fils premiers-nés. Mais dans Matthieu 1.3, nous faisons connaissance avec Thamar (Gen 38.6-24), une femme, une victime d’inceste, mais aussi une femme à qui Dieu démontra sa faveur. Dieu choisit de l’inclure dans la généalogie royale de son Fils.

Puis nous faisons connaissance avec Rahab, la prostituée qui habitait la muraille de la ville de Jéricho (Jos 6.25). Elle avait cru le message des espions qui étaient venus espionner la ville de Jéricho pour revenir avec un message à Josué. Elle avait aussi menti aux gardes qui été à la recherche des espions Israëlites.

Ensuite, une génération plus tard nous vient Ruth, une femme provenant du pays de Moab. Elle s’était mariée avec un des fils de Naomie qui avait quitté Israël en raison d’une famine. Lorsque tous les hommes dans la famille de Naomie moururent, Naomie décide de retourner en Israël et supplia ses belles-filles, maintenant veuves, de rester en Moab. Mais Ruth choisie, insista même, d’accompagner Naomie. Et c’est au travers de ce récit de simplement 4 chapitres que nous faisons connaissance avec l’arrière grand-mère du roi David.

Puis nous faisons connaissance avec la femme d’Urie le Hittite que David fit mettre à mort à cause d’une indiscrétion avec l’épouse d’Urie (2 Samuel 12.10). David épousa la veuve. Le problème est que toute cette histoire produit un enfant qui finit par mourir lui aussi. Mais la veuve d’Urie enfanta un autre fils pour le roi David. Celui-là on le connaît bien. Son nom est le roi Salomon.

Et finalement, nous avons aussi cette chère petite Marie. Elle est toute jeune. Elle est promise à un homme nommé Joseph au sujet duquel nous ne savons pas grand-chose. Il reste que Marie devient enceinte avant d’être mariée. Le récit biblique nous explique qu’elle enfanta un fils par l’action du Saint-Esprit. Celui-ci se nomma Jésus, qui veut dire Sauveur un araméen. La Bible nous fait comprendre que ce Jésus devient Emmanuel, qui veut simplement dire, Dieu avec nous.

Pourquoi alors ces mentions peu honorables ? Quelle drôle histoire de famille ? C’est un arbre généalogique corsé par endroits. En fait, il ressemble bien à ceux auxquels nous appartenons nous aussi n’est-ce pas ?

Une des tristes réalités de la vie est que nous ne sommes pas aussi extraordinaires que nous aimerions l’être. Nous aimerions avoir une meilleure histoire à compter, mais nos histoires respectives sont remplies de bonnes et de mauvaises choses. Ce n’est pas aussi beau que cela pourrait être, mais c’est quand même notre vie, notre histoire. Et lorsque l’on considère l’histoire de Jésus, nous aurions tendance à assumer que la sienne serait parfaite. Pourtant, le fait que l’histoire de Jésus contient une généalogie imparfaite devrait nous aider à prendre conscience d’au moins deux choses.

La première est que Dieu a trouvé un moyen de préserver une lignée pour assurer la descendance du Méssie. La naissance de Jésus avait été prédite par les prophètes plus de 700 ans auparavant par le prophète Ésaïe. D’autres prophètes de l’Ancien Testament prédirent la naissance de Jésus avec une telle précision que cela nous rend inconfortable. La naissance du Sauveur dans une étable par l’entremise d’une jeune fille vierge n’est pas une coïncidence. Cela faisait déjà partie de l’histoire des centaines d’années auparavant. La naissance de Jésus n’était qu’une partie de l’histoire, celle que nous appelons l’histoire rédemptrice : Dieu rachète pour lui un peuple à sa gloire. Nous voyons donc la souveraineté, la puissance, et la bienveillance de Dieu au travers des pages de l’Ancien Testament. Les récits des prophètes nous rappellent combien Dieu est capable de créer une histoire qui n’est pas comme les autres. Celle-ci est spéciale. Elle est sainte.

Deuxièmement, le fait que la généalogie de Jésus n’est pas parfaite devait nous réconforter. Car nous pouvons facilement nous sentir indignes ou mal arrangés pour participer à une telle histoire comme celle de Jésus. Nous contemplons la scène de loin, mais elle a l’air tellement étrangère à nos vies. Les choses ont l’air tellement parfaites. Que Dieu fasse naître le Sauveur du monde dans une crèche nous affecte.Le fait que Jésus ait vécu une vie parfaite et qu’il mourut sur la croix, et qu’il ressuscita des morts trois jours après est trop grandiose parfois. On se sent déconnecté. Et pourtant, la faiblesse du genre humain est habilement représentée dans cette généalogie. Elle nous fait prendre conscience que la naissance de Jésus est aussi une invitation à participer dans son histoire. La Bonne Nouvelle de l’Évangile tient compte à la fois de la faiblesse de notre nature humaine et de la grâce abondante de Dieu à notre égard. Et la meilleure réponse devant une telle scène est de recevoir l’invitation de croire et de suivre ce Jésus, né Sauveur.

J’espère donc que pendant ce temps des fêtes, nous puissions prendre le temps de considérer les origines de cette célébration. Ce n’est pas simplement la fête des enfants ou sommes-nous devenus aussi incrédules à cause de la réalité de notre faiblesse humaine. Si Dieu existe, pourquoi s’intéresserait-il à moi ? se dit-on. Mais la naissance de Jésus est une autre histoire. Elle nous parle d’un Dieu souverain qui avait promis qu’il enverrait un Sauveur pour restaurer le monde. Lorsque le péché entra dans le monde, Dieu avait déjà écrit l’histoire. De plus, il l’a écrit avec toi et moi en tête.

Comment vas-tu donc participer à l’histoire de Noël cette année ? Quels cadeaux déposeras-tu devant le Seigneur dans la crèche ? Quel sera le dénouement de ton histoire ? Laisseras-tu Dieu écrire les derniers chapitres ?

La Bible nous dit que…

9 Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton coeur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. 10 Car c’est en croyant du coeur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut, selon ce que dit l’Écriture:  11 Quiconque croit en lui ne sera point confus. (Rom 10.9-11)

Que l’histoire du Seigneur de Noël devienne aussi la tienne et que les imperfections de ton histoire puissent révéler la puissance de la grâce de Dieu qui transforme des vies brisées pour qu’elles deviennent des vies renouvelées à son image.

 

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