Comment t’aimer après la St-Valentin ?


Matthieu 22.34-40

Nous célébrons la St-Valentin aujourd’hui, une fête qui met l’accent sur l’amour romantique. C’est le moment de l’année où beaucoup font leurs déclarations d’amour, essaient de communiquer de toutes sortes de façons, généralement émotives, qu’un autre nous est cher. Les magasins abondent de gâteries de toutes sortes. C’est un peu comme Noël, sauf en rose. Les chocolats abondent. Les restaurants bombent. Les fleurs ne cessent de s’épanouir et les cartes de souhaits ne font que renchérir un message simple, mais profond : je t’aime.

On estime que c’est le moment de l’année où il y a le plus de propositions de mariage, le plus de sorties au restaurant (après la fête des mères) et le plus de dépenses en bijoux et parures de toutes sortes. C’est le temps du romanticisme, c’est l’occasion pour s’exprimer, de dire tout haut ce que l’on ressent en dedans. C’est une opportunité de sortir de nos cavernes hivernales pour prendre un souffle, regarder ceux qui nous entourent et leur dire combien nous sommes privilégiés de les avoir dans nos vies.

Mais est-ce juste une célébration? une fête? Qu’arrive-t-il le 15 février? Et le reste de l’année? La St-Valentin est-elle une présentation bien garnie avec beaucoup d’acteurs ou est-ce l’expression de quelque chose qui passe souvent inaperçu, faute d’attention? Posez un geste d’amour envers quelqu’un durant la St-Valentin et vous ne gagnez pas beaucoup de points bonis. Mais posez ce même geste le reste de l’année est vous êtes pratiquement vu comme étant un saint.

Aimer est plus qu’une émotion passagère

L’amour est plus qu’une émotion passagère excitée par les circonstances et les couleurs d’une fête romantique en février. L’amour s’exprime de beaucoup de manières. L’amour c’est aussi le fait d’apprécier, de reconnaître, de s’engager, d’espérer, de persévérer, d’acquiescer, être prêt à souffrir, à supporter, à sacrifier, savoir donner & savoir recevoir, se compléter, s’unir, être disponible, partager, être passionné, savoir écouter, savoir attendre, s’intéresser, et j’en passe…

L’amour : une valeur importante

Je vous assure que je ne suis pas en train de dire que la St-Valentin est une fête artificielle qui a perdue le sens de l’amour. Je suis en train de dire que la St-Valentin n’est pas suffisant pour couvrir toutes les facettes de l’amour. L’amour devrait être célébrée. L’amour est d’une grande valeur. C’est le thème de choix pour les chants populaires. C’est la qualité que nous désirons tous chez nos proches. Et lorsque je considère ce que nous sommes, les Chrétiens, et ce que nous avons reçu, j’ose dire que nous devrions être les partisans les plus fervents de l’amour.

L’amour : le slogan de Jésus-Christ

L’amour, c’est la valeur suprême, le plus grand idéal. Jésus-Christ lui-même en a fait un slogan pour ses disciples.

Matt 22.34 Les pharisiens, ayant appris qu’il avait réduit au silence les sadducéens, se rassemblèrent, 35 et l’un d’eux, docteur de la loi, lui fit cette question, pour l’éprouver: 36 Maître, quel est le plus grand commandement de la loi? 37 Jésus lui répondit: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. 38 C’est le premier et le plus grand commandement. 39 Et voici le second, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. 40 De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes. (Voir Deut 10.12-20 et Lév 19.18)

Jésus affirme aussi que c’est par l’amour que manifeste les Chrétiens entre eux que le monde reconnaîtra qu’ils appartiennent à Dieu, qu’ils sont des enfants de Dieu.

Jean 13.35 A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres.

L’apôtre Paul, inspiré par l’oeuvre de l’Esprit de Dieu dans l’église écrit ces mots à la fin d’un de ses chapitres dans sa lettre aux Chrétiens de Corinthe.

1Cor 13.13 Maintenant donc ces trois choses demeurent: la foi, l’espérance, la charité; mais la plus grande de ces choses, c’est la charité.

Dans une autre lettre, envoyée aux Chrétiens de Galatie, Paul place l’amour en tête de liste lorsqu’il énumère les manifestations de l’Esprit chez le Chrétien :

22Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance;  23la loi n’est pas contre ces choses. (Galates 5.22)

Des distinctions dans l’amour ?

Nous avons beau dire que l’amour est la chose la plus importante. Mais qu’est-ce que cela veut dire dans la réalité de tous les jours? Dans quel sens devons-nous comprendre “aimer son prochain”? Par exemple, comment distinguer l’amour purement émotionnelle de l’amour qui cherche réellement le bien de l’autre? Il y a t il vraiment une différence? Et si oui, comment faire la distinction?

Je suis de plus en plus surpris de constater combien de gens affirment l’importance d’aimer sans toutefois être d’accords sur la façon d’aimer. Nous savons que nous devons aimer notre prochain. Mais savons-nous comment aimer notre prochain? Savons-nous comment trancher lorsque les intérêts de l’un entrent en conflit avec les intérêts de l’autre?

“Aimer” n’est pas toujours perçu pour de l’amour

Lorsque je considère mon expérience comme papa par exemple, je démontre mon amour à mon fils d’une façon qu’il n’apprécie pas toujours. Mon fils ne partagent pas toujours les mêmes désirs que moi. Parfois, la chose la plus aimable que je puisse faire est carrément contraire à ses désirs. Par exemple, même si je sais que mon fils préfère les dessins animées, je vais néanmoins insister sur l’accomplissement de ses devoirs scolaires, même s’il me dit que cela lui fait de la peine ou qu’il n’aime pas que je l’oblige à faire ses devoirs. Mais ce n’est pas tout! Il y a aussi mon ton de voix, mon language non verbal, comme mon visage par exemple. Il y a aussi mes gestes et la façon dont me je me tiens devant lui. Je peux dire, “Je veux que tu fasses tes devoirs » de 36 façons différentes.

Partir sur une base solide

Je constate donc que l’amour dépend lui-aussi d’un point de repère plus fixe pour s’exprimer convenablement. Avant de savoir comment aimer mon prochain, je dois d’abord comprendre ce qui est réellement dans son meilleur intérêt. Il me semble donc qu’avant de pouvoir comprendre ce qu’est l’amour, je dois d’abord comprendre ce qu’est le bien.

La nécessité d’une boussole morale pour savoir comment aimer

Je suis toujours fasciné par quelqu’un qui possède le sens innée d’une mesure. Nous disons par exemple de quelqu’un qu’il a “le compas dans l’oeil” lorsqu’il est capable de mesurer avec exactitude, à l’oeil nu, une distance. Nous disons de quelqu’un qu’il a une oreille absolue lorsqu’il est capable de vocaliser la bonne note de musique sans que la musique soit jouée. À Partage Chambly, notre cher frère Antonio est capable d’évaluer avec une précision remarquable combien de légumes ou de morceaux de fruits sont dans une boîte de carton. C’est une habilité très utile lorsque nous devons répartir les boîtes en sac individuels. C’est aussi pour cela qu’il porte le titre non-officiel de Ministre de l’agriculture émérite chez nous.

Alors imaginez l’admiration que nous pouvons avoir pour un individu qui sait déterminer avec exactitude, et ce, en toutes circonstances, ce qu’est le bien. La seule personne dans l’histoire que je connaisse avec cette habilité est le Seigneur Jésus-Christ lui-même. Et la seule raison pourquoi il est capable d’une telle chose est parce qu’il est Dieu.

18Un chef interrogea Jésus, et dit: Bon maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle? 19Jésus lui répondit: Pourquoi m’appelles-tu bon? Il n’y a de bon que Dieu seul. (Luc 18.18-19; voir aussi Matt 19.17 et Marc 10.18)

C’est aussi Jésus qui a dit,

“Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. 7Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. Et dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu.” (Jean 14.6-7)

Mon point de départ pour savoir comment aimer mon prochain

Je conclus donc que j’ai besoin de savoir ce qui est bien pour savoir comment aimer et faire ce qui est bien pour mon prochain. Et la Bible me dit que je peux savoir ce qui est bien en apprenant à connaître Jésus-Christ, Dieu le Fils.

C’est pour cela que la réponse de Jésus à la question du chef Pharisien au sujet du plus grand commandement dans Matt 22.37 commence avec l’impératif d’aimer Dieu de tout son coeur, son âme, sa pensée. C’est ma relation avec Dieu qui me permet de découvrir ce qui est bien. Et c’est l’exemple de Jésus pendant son ministère et sa mort sur la croix qui me montre ce qu’est l’amour.

Un impératif impossible à suivre

Il n’est donc pas surprenant que Jésus fasse suite au commandement d’aimer Dieu avec le commandement d’aimer son prochain comme soi-même. Car là réside une affirmation profonde et riche de sens. Aimer Dieu et aimer mon prochain sont deux choses complètement liées ensemble.

Mais elles sont aussi deux choses impossibles à faire. Car, je n’ai pas le sens inné de ce qui est bien. Je n’ai pas “l’oreille absolue” qui me permet de distinguer par moi-même ce qui est bien et ce qui est aimable en toutes circonstances. Suis-je donc dépourvu? Est-ce un tour que l’on me joue? Dieu me donnerait-il le sens de reconnaitre que j’ai besoin de faire quelque chose dont je suis incapable? N’est-ce pas cruel après tout?

Une offre invraisemblable, mais vraie

Voici où l’évangile, la Bonne Nouvelle, entre en ligne de compte. Nous avons été créé pour jouir d’une relation avec Dieu. La désobéissance de nos premiers ancêtres (Adam et Ève) nous a enfermés sous la malédiction du péché. Mais Dieu, à cause de son amour et de sa justice, envoya son Fils Jésus subir le jugement qui nous était réservé à cause du péché. Christ est mort et ressuscité à notre place afin que nous puissions profiter d’une relation rétablie avec Dieu. Ainsi, l’évangile est l’offre gracieuse de Dieu qui me permet d’expérimenter par la foi la bonté et l’amour de Dieu pour moi-même.

Conclusion : expérimenter l’amour et la bonté de Dieu

Lorsque j’expérimente l’amour et la bonté de Dieu, j’ai une base solide sur laquelle je peux commencer à aimer mon prochain. Par sa présence, Dieu m’enseigne ce qui est bien. Et par sa présence, Dieu m’enseigne comment mettre en pratique ce bien afin d’aimer mon prochain selon Dieu.

C’est lorsque j’aime Dieu de tout mon coeur, de toute mon âme et de toute ma pensée que je suis dans une bonne position pour savoir comment aimer mon prochain.

Alors que devons nous faire pour demeurer dans sa présence? Voici la question qui va nous préoccuper pendant les prochaines semaines. En préparation pour cette étude, je vous invite à lire attentivement les textes suivants : Jean 15 et 1Jean 2-3.

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