C’est quoi le jeûne ?

…Le jeûne est plus que se priver de nourriture; c’est se concentrer sur Dieu.

…Le jeûne est plus que dire “non” au corps; c’est dire “oui” à Dieu.

…Le jeûne est plus que “faire sans”; c’est regarder “en dedans.”

…Le jeûne est un geste externe en réponse à une disposition interne qui reflète le cri de mon âme.

Quoi faire pendant un jeûne ?

Le jeûne n’est pas juste une des disciplines du chrétien, mais aussi un moyen de se concentrer sur Dieu dans la recherche d’une intimité plus grande avec Lui. Peut-être que vous êtes comme moi, et vous vous demandez « Qu’est-ce qu’on fait pendant un jeûne ? » À part la réponse évidente que le jeûne biblique est pour prier et chercher Dieu, voici quelques suggestions utiles:


  • Demande à Dieu de t’aider à faire le bilan de tes péchés. (Psaume 51)
  • Confesse tous les péchés que le St-Esprit te révèle et accepte le pardon librement offert par Dieu. (1 Jn 1:9)
  • Recherche le pardon de tous ceux que tu as offensés, et pardonne tous ceux qui t’ont fait du tort. (Marc 11:25; Luc 11:4; 17:3-4)
  • Engage-toi à faire restitution selon ce que l’Esprit te montre.
  • Demande à Dieu de te remplir davantage de son Esprit selon le commandement de Éph 5:18 et la promesse de 1 Jn 5:14-15.
  • Affirme ou réaffirme ta soumission entière à Jésus-Christ comme le maître de ta vie. (Rom 12:1-2)
  • Médite sur les attributs de Dieu: son amour, sa souveraineté, sa puissance, sa sagesse, sa fidélité, sa grâce, sa miséricorde, et bien d’autres. (Ex: Ps 48:9-10; 103:1-8; 11-13)
  • Commence ton temps de prière avec un coeur plein d’attente. Demande à Dieu ce qu’il désire te communiquer. (Hébreux 11:6)
  • Ne sous-estime pas l’opposition spirituelle. Satan intensifie parfois la tension naturelle entre mon corps et mon esprit. (Galates 5:16-17)

Le contexte de Matthieu 4:17

Matthieu 4:17 contient le premier commandement de Jésus que nous avons dans l’évangile (repentez-vous), mais un détail intéressant nous vient juste avant ce commandement. Matthieu indique qu’après Jésus fut revenu du désert où il avait été tenté par Satan, qu’il commença à précher (Matt 4:17a). L’expérience du désert fut un évènement important en ce qui concerne l’autorité avec laquelle Jésus enseigna. C’est l’emphase que Matthieu semble vouloir placé sur le ministère d’enseignement de Jésus: parce-que Jésus avait « passé le test » de sa rencontre avec Satan, il enseigna avec confiance et autorité.


Selon Matthieu, Jésus parti du désert pour se rendre à Nazareth, sa ville natale. Mais, l’événement où Jésus fut rejeté de la synagogue après avoir lu le rouleau d’Ésaïe n’est pas mentionné dans le récit de Mattieu. C’est Luc qui nous en donne les détails. (Luc 4:16)  Certains pensent que la raison de cette omission est parce que Matthieu aurait été appelé comme disciple après les événements du récit de Luc. Luc était l’historien par excellence. Il chercha à présenter un récit plutôt historique et chronologique de la vie et du ministère de Jésus en visitant la région et en recueillant les témoignages des témoins oculaires de la vie de Jésus.


Jésus commence son ministère publique à Capernaum. Il n’avait pas été bien accueilli à Nazareth, sa ville natale. Mais à Capernaum, un endroit bien loin de Jérusalem, Jésus trouve une audience pour sa prédication. La région de la Galilée était un lieu plutôt malcommode avec une culture plutôt « rugueuse. » Il y avait beaucoup de misère et de besoins dans la région et à cause de sa frontière partagée avec le Liban et la Syrie, les juifs de Galilée cohabitaient plus facilement avec les païens de la région. Matthieu donne un détail important à ce sujet: Jean-Baptiste venait d’être emprisonné, et Jésus semble reconnaître deux choses: 1) le danger de rester plus proche de Jérusalem, et 2) le besoin engendré par l’absence de Jean-Baptiste dans la région de Galilée (c’est dans cette région que Jésus fut baptisé par Jean-Baptiste).  


Matt 4:13-16  13 Il quitta Nazareth, et vint demeurer à Capernaüm, située près de la mer, dans le territoire de Zabulon et de Nephthali,  14 afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par Ésaïe, le prophète:  15 Le peuple de Zabulon et de Nephthali, De la contrée voisine de la mer, du pays au delà du Jourdain, Et de la Galilée des Gentils,  16 Ce peuple, assis dans les ténèbres, À vu une grande lumière; Et sur ceux qui étaient assis dans la région et l’ombre de la mort la lumière s’est levée. 


Observation: Jésus va où son message est écouté. Mais il accomplit aussi ce qui avait été prédit à son sujet. 


Des soupçons de prophéties prédites dans l’AT:

Zébulon (Deutéronome 33:18  Réjouis -toi, Zabulon, dans tes courses… l’idée d’une sortie…)

Naphtali (Deutéronome 33:23  Nephthali, rassasié de faveurs Et comblé des bénédictions (sources de…) de l’Éternel)

Qu’est ce que la repentance ?

Définition: meta-noeo, changer d’idée ou d’intention sur quelque chose pour le mieux, être persuadé pour se tourner dans un sens inverse


Distinction grammaticales: dans le grec entre metanoeo et metamellomai… les deux veulent dire repentance 

  1. metanoeo indique un changement de volonté tandis que metanellomai indique un changement d’émotion; 
  2. le premier indique un changement global, tandis que le deuxième un changement dans un domaine isolé; 
  3. le premier indique un changement d’intention moral au niveau de ma volonté, tandis que le deuxième signifie un sentiment de regret accompagné de remords

Note: Dans l’AT la repentance est prêchée dans une perspective globale de la nation d’Israël; dans le NT, la repentance est prêchée dans une perspective beaucoup plus individuelle et personelle.


La Bible nous donne une distinction entre la repentance et éprouver du remord.


Question d’étude: Comment se fait-il qu’Ésaü ne put trouver de repentance pour avoir vendu son droit d’aînesse et que David put trouver la repentance pour avoir couché avec Bathsheba ?


La repentance n’est pas une restauration des bénédictions perdues à cause du péché, mais une restauration de ma relation avec Dieu. Si on se repent pour une autre raison que d’être restauré avec Jésus, on ne comprend pas la vraie signification de la repentance.


2 Cor 7:9-10

9 je me réjouis à cette heure, non pas de ce que vous avez été attristés, mais de ce que votre tristesse vous a portés à la repentance; car vous avez été attristés selon Dieu, afin de ne recevoir de notre part aucun dommage.  10 En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais, tandis que la tristesse du monde produit la mort. 


Actes 5:31; 11:18; 2 Tim 2:25… Dieu accorde la repentance


Matt 9:13; Marc 2:17… appel les pécheurs à la repentance, ceux qui sont malades


Proverbes 15:33 La crainte de l’Éternel enseigne la sagesse, Et l’humilité précède la gloire.


Proverbes 22:4 Le fruit de l’humilité, de la crainte de l’Éternel, C’est la richesse, la gloire et la vie.


La repentance  me donne une perspective de moi-même qui s’accorde avec la vérité.

La repentance à pour effet la crainte de l’Eternel vis-à-vis de mon péché.


L’Humilité: reconnaître que de moi-même je suis incapable de plaire à Dieu. Comparé à Dieu, je ne suis rien et je ne peux rien. J’en viens à la réalisation que dans ma vie tout est un don de Dieu.


La bonté de Dieu dans la repentance

Romans 2:4  Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longanimité, ne reconnaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance ? 


Bonne définition biblique de la repentance: un changement de pensée accompagné d’un changement d’action.

L’importance des commandements de Jésus

Matthieu 28:19-20 nous rappelle les dernières instructions de Jésus à ses disciples, …19 Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint -Esprit,  20 et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.

L’impératif de Jésus « enseignez-leur » ne peut pas être ignoré. Et si on se pose la question: Est-ce que le verset s’applique seulement aux disciples? On a simplement à se demander si on est un disciple de Jésus-Christ ou pas. Les disciples de Jésus enseignèrent ses commandements à leurs disciples, qui l’enseignèrent à leurs disciples et ainsi de suite. La ligné d’un disciple ne peut pas passer outre Matthieu 28:19-20.

La justification par la foi – Romains 4:1-12

On ne peut pas, je pense, passer trop de temps à considérer le thème de la justification par la foi. Arrivés à Romains 4, nous constatons que l’apôtre Paul a prit de la peine à enlever tout fondements sur lesquels les juifs, les grecques et les païens pourraient se sentir justifiés, et par conséquent, moralement bons. Romains 3:23 nous affirme par exemple que tous ont péchés et sont donc privés de la gloire de Dieu. Le lecteur avertit peut donc se poser la question: comment est-ce qu’on peut être justifié devant le juste juge ? Si tous ont péchés, quel espoir nous reste-t-il devant Dieu ?


Paul commence à présenter la solution couche par couche. Dans Romains 4, il commence à le faire en trois étapes. Je vais les résumer brièvement ici pour faciliter une étude personelle plus poussée:

1) Romains 4:1-5… Abraham « cru » Dieu et cela lui fut imputé à justice. Nous voyons que Abraham fit preuve de foi. Il eut confiance dans ce que Dieu lui a révélé. Il a prit Dieu à sa parole. Et c’est la foi d’Abraham qui lui fuit imputé à justice. Le mot imputé veut tout simplement dire, crédité au compte de quelqu’un. C’est comme si quelqu’un créditait mon compte en banque de $1000. Je n’ai pas gagné cet argent. Quelqu’un me l’a imputé à mon compte.

Donc, nous pouvons comprendre que Dieu a vu la foi d’Abraham, et à cause de sa foi, il lui a crédité une justice qui venait de quelque part d’autre que d’Abraham. Attention: la fidélité d’Abraham ne fait pas de lui une personne justifiée. La foi d’Abraham n’est pas une oeuvre qui le rend juste. C’est Dieu qui rend Abraham juste. C’est Dieu qui justifie, et il le fait gratuitement et sans qu’on ait à le mériter.

2) Romains 4:6-8… le fait que c’est Dieu qui justifie est renforcé dans les prochains versets. Paul cite le Psalmiste David (Psaume 32:1-2) qui emploie un style rhétorique intéressant. En premier lieu, David affirme l’état béni de celui envers qui Dieu ne crédite pas d’iniquité. Remarque bien le terme « …les péchés sont couverts. » Dieu ne nous rend pas juste. Il nous considère comme étant juste. C’est ce que veut dire « justice imputée. » En d’autres mots, nous ne possédons pas une justice propre. Nous ne pouvons pas être justifiés à l’écart de la présence de la justice qui nous couvre. De façon imagée, c’est comme si Jésus Christ nous couvre de sa justice. Et lorsque le Père célèste nous regarde, il ne voit plus nous et nos péchés, mais il voit la justice parfaite de son Fils, Jésus Christ, qui se tient à notre place.

Le Psalmiste poursuit son récit avec une parole sévère: … »Heureux l’homme à qui le Seigneur n’impute pas son péché! » Lis la même phrase dans le sense négatif. « Malheur à l’homme à qui le Seigneur impute son péché! Paul se range du côté de David pour affirmer que l’homme est justifié seulement par l’action de Dieu. L’homme ne possède pas en lui-même une justice qui lui permette de se justifier dans la présence de Dieu. Non, car le type de justice imputée à celui qui croit en Jésus Christ est telle qu’elle fait en sorte que le pécheur se présente devant Dieu, et Dieu le considère comme si le pécheur n’aurait jamais commit un péché! Imagine un petit peu ta situation étant comme si tu n’aurais jamais eu quelque chose à te reprocher! On parle de la justice de Jésus Christ ici. C’est son sang qui nous couvre, car lui n’a jamais péché. Nous paraissons devant Dieu EN CHRIST.

3) Romains 4:8-12… Paul continue son idée en affirmant que la justice imputée à Abraham fut bien avant qu’il reçut le signe de l’alliance qu’est la circoncision. Le juif aurait lieu de penser que son statut de « race élue » dans le plan divin lui octroi une justification « fait sur mesure. » Paul affirme de ce fait que le moyen de la justification est par la foi dans l’oeuvre de Dieu, particulièrement, l’oeuvre de Jésus Christ.

Paul parle aussi d’une certain foi particulière. Ce n’est pas simplement une foi qui dit, « Oui, Seigneur! » Mais bien une fois qui dit, « Oui, Seigneur, je le fais Seigneur! » La foi d’Abraham, comme on l’a affirmé plus haut, et une foi qui prit Dieu à sa parole et qui agit en conséquence.

Donc, nous pouvons conclure de cette section, que si la foi est le moyen par lequel nous recevons la justice de Dieu, cette foi se manifeste par notre obéissance à Dieu. Attention: notre obéissance ne nous rend pas juste devant Dieu, même si elle est la manifestation d’une foi qui est véritable. Notre obéissance ne fait que révéler que nous avons une foi authentique dans ce que Dieu a accompli pour nous par Jésus Christ.

Nous sommes donc justifiés par la foi, qui est un don de Dieu. Par ce moyen, Dieu nous appelle « juste » et par ce même moyen, nous obéissons à Dieu. Cette obéissance est un réconfort qui nous montre que notre foi est belle et bien autentique.

Certes, les quelques paragraphs sont brefs. Ma prière est que là où je ne suis pas suffisamment claire, que vous saurez étudier les passages en questions et demander que le Saint Esprit vous éclaire selon ce qu’il a promit.