Sépares de toi… – Matt 5:29-30


Le prochain commandement dans notre série sur les commandements de Jésus Christ est moins évident du fait qu’il est exprimé par la préposition conditionnelle, “si”.


Matt 5:29-30  29 Si ton oeil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne.  30 Et si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier n’aille pas dans la géhenne.


Mon oeil droit ou ma main droite

Nous regarderons plus en profondeur trois parties de ce passage pour mieux saisir ce que Jésus enseigne. La première chose qui attire notre attention est l’expression, “oeil droit, main droite.”


  • la main droite représentait le favori ou de façon figurative, la faveur d’un souverain… l’exemple de Jacob béni Éphraïm avec sa main droite (Gen 48)
  • la consécration des prêtres en Israël se faisait du côté droit (Ex 29:20)
  • la main droite de Dieu sa bonne faveur envers nous (Ps 16:11)


Quelle est la signification de l’oeil droit et la main droite dans Matt 5:29? Le fait que Jésus fait référence à l’oeil droit et non pas aux deux yeux devrait nous arrêter dans notre lecture. Étant donné que l’oeil droit a la connotation de “favori” et “plus fort,” le commandement de l’arracher prend de l’intensité. On pourrait comprendre le passage de la façon suivante: “Si ton bon oeil, celui qui est plus fort, celui qui tu aimes le plus est aussi pour toi une occasion de chute, alors n’hésite pas de l’arracher.”


Une question évidente se pose. Est-ce que Jésus doit être compris littéralement? À première vue, on aimerait dire, “bien sûre que non!” Jésus n’enseigne pas de se couper les membres du corps pour remédier au péché. Si lui s’est offert sur la croix pour mourir  à notre place, se couper la main ou arracher son oeil serait dire que le sacrifice de Jésus à la croix était insuffisant. 


Jésus utilise ici un genre littéraire qu’on appelle une hyperbole (c-à-d exagération intentionnelle) pour nous faire comprendre la gravité du péché et de ses implications dans nos vies. L’emphase principale de l’enseignement de Jésus n’est pas sur couper la main et arracher l’oeil, mais sur le sérieux du péché. Jésus est donc littéral en ce qui concerne le péché. Il affirme en effet que les conséquences du péchés sont tellement graves que si un de nos membres, même un qui nous est très précieux, nous pousse à péché, il est mieux pour nous de s’en séparer de peur que tout notre corps soit détruit.


Les conséquences dévastatrices de la gangrène par exemple nous donne une image dramatique de ce que Jésus enseigne. Même avec tout son savoir scientifique la médecine n’a pas encore trouvée de remède pour la gangrène. Le seul moyen de sauver la vie du patient est d’amputer la partie du corps qui est atteinte.


Jésus nous rappelle qu’à cause de la réalité de l’enfer, nous devons prendre la réalité du péché très au sérieux. La justice de Dieu est aussi vraie qu’elle est parfaite. La réalité de l’enfer est aussi vraie que la présence réelle du diable. (voir Matt 10:28; Marc 8:36)


Les occasions de chute

Le deuxième aspect du passage que nous allons regarder de plus prêt est l’expression “les occasions de chute.” Un passage parallèle à celui de Matt 5:29 nous affirme une vérité très importante à ce sujet: “je suis responsable de mon péché.”


Jacques 1:13-15   Que personne, lorsqu’il est tenté, ne dise: C’est Dieu qui me tente. Car Dieu ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne.  14 Mais chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise.  15 Puis la convoitise, lorsqu’elle a conçu, enfante le péché; et le péché, étant consommé, produit la mort.


Une occasion de chute dépend de la convoitise de mon coeur. J’ai beau parfois m’imposer des limites, diminuer les occasions où j’ai accès à de telles opportunités, mais la réalité est que je dois reconnaître que le vrai problème réside dans la convoitise de mon coeur. Ceci s’accorde bien avec ce que Jésus a affirmé dans Matt 15:18, “Mais ce qui sort de la bouche vient du coeur, et c’est ce qui souille l’homme.”


Une solution permanente est de faire affaire avec la condition de mon coeur plutôt que de simplement changer mes circonstances, même si cela s’avère être une nécessité. (voir 1 Cor 10:13) La grâce de Dieu rend le Chrétien encore plus responsable vis-à-vis du péché, car Dieu lui donne toujours une issue de secours au travers de l’oeuvre de Jésus Christ pour échapper à la tentation.


Le plus grand bien collectif

Le troisième et dernier aspect que nous allons étudier dans ce passage est l’aspect collectif d’un corps et la nécessité pour chaque membre de faire en sorte qu’il ne laisse pas croître le péché de peur que le corps tout entier en soit affecté. Nous faisons allusion bien sûr au corps de Christ qui est l’église. On pourrait appliquer ce principe à tout autre groupe où l’on partage un intérêt commun dans un but commun (ex: la famille, une entreprise, etc.)


Quelques observations nous sont utiles ici:


Je prends mes décisions en fonction du plus grand bien collectif. Ceci veut dire que je fais attention de ne pas être moi-même une occasion de chute pour un frère ou une soeur dans le Seigneur. Ceci veut aussi dire que même si je vis ma vie sous la grâce de Dieu, je dois aussi reconnaître que les meilleures choses de la vie sont souvent les ennemies des bonnes choses de la vie. (étudie 1 Cor 6:12; 10:23; Rom 14…)


L’espoir du Chrétien dans la tentation

Si Jésus mettait un tel emphase sur la gravité du péché et la relation entre nos convoitises et les occasions de chute, il a aussi mit l’emphase sur une solution qui est plein d’espoir. Dieu est parfait dans toute sa nature. Toutes ses qualités forment un ensemble qui est coexiste parfaitement ensemble. Sa justice par exemple, est parfaitement en harmonie avec sa compassion. Et à cause de cela, il prit son propre fils (Dieu lui-même) pour mourir sur une croix à notre place pour pouvoir exercer autant sa compassion et sa justice à la louange de sa gloire. L’espoir merveilleux que nous entrevoyons dans l’enseignement de Jésus est qu’il fut coupé, séparé, arraché de son père …pour nous. Jésus fut retranché à cause de mon propre péché. Et ce qui paraît impossible à mes yeux est entièrement possible à Dieu.


Luttes-tu contre une tentation en particulier? Essaies-tu par tout les moyens de te défaire d’occasions de chutes, mais sans succès? Jésus Christ est venu mourir sur une croix à ta place pour te donner la vraie liberté, celle qui libère même de la convoitise de ton propre coeur. Il te suffit de croire en lui, dans son oeuvre, et de te confier en Lui. (Ps 28)

2 réflexions sur “Sépares de toi… – Matt 5:29-30

  1. Matthieu 5 : 29; 30

    Si la source du péché de convoitise dont parle Jésus, c’est le manque d’amour, il vient du cœur. C’est donc à partir de là qu’il faut travailler. Le commandement de Jésus qui peut retirer la convoitise à partir du cœur, c’est : tu aimeras ton prochain comme toi-même. (Mt : 19;19)

    Appliquer dans notre vie individuelle, arracher (Matthieu 5 :29 ; 30) ou couper (Marc 9 : 43-48) peut devenir une action indispendable au salut comme par exemple : rompre une amitié malsaine, cesser une activité superficielle, en finir avec une dépendance ou une convoitise. Au-delà des souffrances inutiles que l’on provoque pour notre famille et notre prochain, parce qu’on néglige de couper à temps, ou de fuir le mal, il y a toutes les conséquences éternelles pour nous, que représente la perte du salut pour l’éternité.

  2. Matthieu 5 : 29; 30

    Si la source du péché de convoitise dont parle Jésus, c’est le manque d’amour, il vient du cœur. C’est donc à partir de là qu’il faut travailler. Le commandement de Jésus qui peut retirer la convoitise à partir du cœur, c’est : tu aimeras ton prochain comme toi-même. (Mt : 19;19)

    Appliquer dans notre vie individuelle, arracher (Matthieu 5 :29 ; 30) ou couper (Marc 9 : 43-48) peut devenir une action indispendable au salut comme par exemple : rompre une amitié malsaine, cesser une activité superficielle, en finir avec une dépendance ou une convoitise. Au-delà des souffrances inutiles que l’on provoque pour notre famille et notre prochain, parce qu’on néglige de couper à temps, ou de fuir le mal, il y a toutes les conséquences éternelles pour nous, que représente la perte du salut pour l’éternité.

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