Les trois « R » de la prière


Texte pour la prédication : Jean 10.1-18

Qu’arriverait-il si Dieu vous répondez de vive voix la prochaine fois que vous priez? Seriez-vous surpris de l’entendre vous répondre? Est-ce que vous seriez à l’aise de continuer de lui adresser votre prière? En fait, seriez-vous prêt à écouter ce qu’il aurait à vous dire en rapport avec ce que vous priez?

La prière n’est pas une conversation à sens unique. Dans son expression la plus simple, elle est une conversation à double sens avec Dieu. Elle est le moyen par excellence par lequel nous pouvons nous adresser à Dieu. Et pourtant, même si nous saisissons bien cela, trop souvent, nous ne prenons pas le temps d’écouter la « voix » de Dieu lorsque nous lui adressons la parole au travers de la prière. Nous prenons peut-être pour acquis qu’il « entend » notre prière, mais que ce soit à peu prêt tout à quoi il faut s’attendre avec Dieu. Il entend, mais il « n’écoute » pas. Pourtant, l’expérience de David dans les Psaumes, entre autres, semble indiquer que Dieu ne fait pas juste entendre nos prières, mais qu’il les écoute, et qu’il répond. (voir Ps 4.2; 39.13; 54.4; 84.9; 102.2; 143.1)

Le problème, bien souvent, est que nous ne prenons pas souvent le temps d’attendre Dieu dans la prière pour bien discerner sa voix. Nous ne nous arrêtons pas pour repasser dans notre pensée Sa Parole et communiez avec son Esprit pendant nos temps de prière. Par exemple, quelle est la dernière fois que j’ai ouvert ma Bible dans un esprit de prière? Est-ce que j’ai tout simplement lu ce que j’avais à lire aujourd’hui et puis c’est tout? Ou est-ce que j’ai pris le temps de demander à Dieu qu’il m’éclaire pendant mon temps de lecture et pendant que je lis de le remercier pour ses promesses, lui demander de m’aider à comprendre ce que je lis, ou de lui supplier de me donner sa grâce pour mettre en pratique ce que je lis?

C’est dans ces moments que j’ai besoin de me souvenir des trois « R » de la prière. Pour les mettre dans leur contexte biblique, nous les retrouvons dans Jean 10.1-18 où Jésus affirme à ses disciples qu’il est le « bon » berger qui prend soin des brebis qui appartiennent à son père.

« R » pour Rechercher

Ce n’est pas pour rien que Jésus utilise les brebis pour expliquer la relation entre Dieu et ses enfants. Les brebis sont par nature des bêtes plutôt innocentes dans tous les sens du mot. Elles ne sont pas très dangereuses, elles ne savent pas bien se défendre contre les loups, elles mangent à peu près n’importe quoi qui est placé devant eux, et elles sont souvent facilement effrayés par des bruits qui ne lui sont pas familiers.

Très tôt dans sa vie, une brebis apprend à rechercher. Elle doit rechercher l’herbe. Elle doit rechercher son troupeau lorsqu’elle est dans un grand pâturage avec d’autres troupeaux. Et elle doit surtout rechercher la protection de la bergerie lorsque la nuit tombe.

Il en est de même pour nous lorsque nous recherchons la voix de Dieu au travers de la prière. Nous devons attiser nos appétits spirituels pour partir à la recherche de la présence de Dieu et de sa bénédiction pour nos vies. Pour grandir, nous devons prendre le temps nécessaire de rechercher Dieu dans nos moments de prière, et de lui porter une écoute spéciale au travers de notre journée. Par exemple, si je trouve que ça va mal dans ma journée, il faudrait peut-être commencer par rechercher Dieu. Est-ce qu’il est en train d’attirer mon attention vers quelque chose d’important? Est-ce que je suis en train de souffrir pour les bonnes raisons?

La raison pour quoi le peuple d’Israël s’est tant révolté contre Dieu est qu’il avait « oublié Dieu. » C’est une autre façon de dire qu’ils ne prenaient plus le temps de consulter Dieu dans leurs affaires. En fait, leur relation avec Dieu devint un simple rituel tout comme les peuples autour d’eux faisaient avec leurs dieux païens. Par application, je ne suis pas différent des païens quand je ne prends pas le temps de rechercher Dieu.

Hommes au cou raide, incirconcis de coeur et d’oreilles! vous vous opposez toujours au Saint-Esprit. Ce que vos pères ont été, vous l’êtes aussi. (Actes 7.51)

« R » pour Reconnaître

Lorsqu’une brebis fait partie d’un troupeau, le berger va prendre un certain temps pour lui apprendre à reconnaître sa voix. C’est très important, car les bergers aiment amener leurs troupeaux dans les bons pâturages, et vous pouvez vous imaginer qu’un bon pâturage a aussi besoin d’être partagé.

Lorsque différents troupeaux arrivent dans un même pâturage, il est impossible pour les bergers de garder leurs troupeaux séparés. Vous vous souvenez des caractéristiques de nos brebis? Pas trop intelligentes n’est-ce pas?

Alors, le berger développe son propre cri pour appeler ses brebis. Dans sa sagesse, Dieu a créé les brebis avec un sens de l’écoute bien développé. Une brebis apprend très tôt à distinguer la voix de son berger parmi les autres bergers. C’est à cela que Jésus fait allusion dans Jean 10 lorsqu’il dit que ses brebis reconnaissent sa voix des autres bergers. Dans le contexte de ce passage, Jésus affirme qu’il est le seul vrai bon berger parce qu’il donne sa vie pour ses brebis. (Jean 10.10-11) C’est à cela que nous reconnaissons qu’il est le Sauveur, le Messie qui avait été prophétisé dans l’Ancien Testament. (Jean 10.8-9)

Il est donc important pour un enfant de Dieu d’apprendre à reconnaître la voix de l’Éternel dans sa journée. La seule vraie « arme » que le Diable possède contre les enfants de Dieu est le mensonge. Il est le père du mensonge (voir Jean 8.44) et il semble prendre plaisir à décevoir et distraire les enfants de Dieu d’une communion étroite avec leur Papa céleste. Et le moyen par excellence pour apprendre à reconnaître la voix de Dieu est de devenir familier avec sa Parole — la Bible. Comme une brebis rumine l’herbe qu’elle mange, nous aussi devons prendre le temps de « repasser » (méditer) la Parole de Dieu dans notre pensée. Le plus que nous faisons cela, le plus que nous parlons les paroles de Dieu après Dieu dans nos prières, le plus que nous apprenons à prier selon sa volonté. (voir 1 Jean 5.14-15)

« R » pour Restauration

Tout comme une brebis n’écoute pas toujours son berger, nous n’écoutons pas toujours la voix de Dieu, même si nous l’avons entendu. Parfois nous savons bien ce que Dieu nous demande de faire, mais notre coeur est endurci par la présence du péché. C’est ici que le message de l’Évangile nous est d’un grand secours. L’Évangile nous rappelle qu’en dépit de nos meilleurs efforts, nous ne pouvons pas rechercher Dieu et reconnaître la voix de Dieu. Nous sommes pris avec cette maladie terminale que la Bible appelle le péché. Nous ne voulons pas rechercher et reconnaître Dieu. Nous avons donc besoin de la grâce de Dieu, de la miséricorde et de la patience de Dieu envers nous. Ceci, il nous l’a révélé au travers de son Fils Jésus Christ qui est mort à la croix pour nous. Il a payé le prix de notre rébellion contre Dieu en mourant à la croix pour nous rendre juste devant Dieu, et d’une façon très pertinente à la prière, pour restaurer des coeurs en nous qui cherchent réellement Dieu.

Si tu pries pas simple habitude et que tu te rends compte que tu ne cherches pas réellement Dieu dans ta prière, tu as besoin en tout premier lieu de demander que Dieu restaure ton âme. À quoi cela sert-il de prier Dieu si déjà en partant mon coeur n’est pas disposé à l’écouter? La vérité est que nos âmes ont besoin d’être restaurées. À cause de la réalité du péché, je dois revenir au pied de la croix et simplement reconnaître que j’ai cette tendance à m’éloigner de Dieu et qu’en Jésus Christ seul se trouve mon espoir. Il est celui qui change les coeurs de pierre en coeur de chaire. Comme le dit si bien David dans le Ps 23, « il restaure mon âme. »

Qu’elle est la dernière fois que j’ai eu une telle conversation avec mon âme? Est-ce que je reconnais la réalité que mon coeur a tendance à s’endurcir? Le simple fait de reconnaître cette réalité dans nos vies est une évidence de la grâce de Dieu à l’oeuvre dans nos vies. C’est vrai que ça me rend humble, mais n’est-ce pas là une condition majeure pour écouter la voix de Dieu dans ma vie?

« R » pour Restauration

Et si la prochaine fois que je priais, Dieu me répondait, « oui, tu m’as appelé »? Et si je prenais le temps de réellement écouter ce que Dieu avait à me dire au travers de la prière au lieu de tout simplement lui adresser ma liste de requêtes? Et si en priant, mon coeur était changé par sa grâce pour réellement partir à la recherche de Dieu dans ma journée? Une telle approche à la prière est rarement « platte » et encore moins un rituel. Le Dieu de la Bible est un Dieu vivant qui est passionné de poursuivre une relation avec ses brebis. Il est le bon berger pas excellence. Il a donné sa vie pour ses enfants, afin que ceux-ci l’aient en abondance. Si je recherche une vie abondante dans le Seigneur, une vie remplie de bénédictions de toute la richesse qui nous est accordée au travers de notre Seigneur Jésus Christ, je dois prendre au moins trois habitudes dans la prière : rechercher et reconnaître sa voix, et m’assurer que je suis restauré à Lui par la grâce de Jésus-Christ mort à la croix pour moi.

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