La lignée protestante au Québec : passé et futur

C’est toujours intéressant de pouvoir trouver des articles sur l’histoire des protestants au Québec. Cet aspect de notre histoire franco-canadienne est si peu mise en relief dans notre histoire populaire que cela suscite naturellement chez les « curieux du savoir » un intérêt des plus vifs. Le lien que je vous propose aujourd’hui est un extrait d’un projet collectif qui cherche à identifier la progression du phénomène religieux au Québec. L’extrait en question fut rédigé par le Prof. Richard Lougheed.

http://www.erudit.org/livre/larouchej/2001/livrel4_div9.htm

Le Dr. Richard Lougheed est un professeur d’histoire qui enseigne toujours à la Faculté de Théologie Évangélique Université Acadia à Montréal. J’ai beaucoup apprécié son ouvrage sur la conversion controversée de Chiniquy, un prêtre catholique qui adopta une perspective évangélique du salut sans toutefois complètement tourner le dos à l’Église Catholique. Le Dr. Lougheed a aussi participé à la rédaction d’un livre qui décrit la progression de l’Église protestante francophone au Québec depuis les années 1960. (Glenn Smith, dir., Histoire du protestantisme au Quebec depuis 1960 — Une analyse anthropologique, culturelle et historique, Quebec, Editions La clairiere, 1999, 220 p.) À noter que le livre traite presque exclusivement des protestants évangéliques.

Motivation gardée pour conviction reçue (Aggée 2)

Si nous considérons la nécessité d’avoir de bonnes priorités à la bonne place dans Aggée 1, ce qui suit dans Aggée 2 concerne le comment maintenir la motivation de garder une priorité à la bonne place. Il est particulièrement intéressant de noter comment le retour de la captivité de Babylone nous donne un exemple saillant du découragement vis-à-vis d’un défi parsemé d’embûches et de défis.

Comment se fait-il qu’après avoir résolu solennellement de rebâtir le temple à Jérusalem seulement deux ans après leur arrivée les enfants d’Israël se découragent si vite? …et qu’après 16 ans, ils se réunissent toujours dans un temple dont la fondation est à peine achevée?

Imaginez que votre assemblée vient de prendre possession d’un vieux bâtiment qui ressemblait autrefois à une église, et qu’après 16 ans, vous vous réunissez toujours dans une des salles annexes sans chauffage, sans lumières, et que vous êtes forcés de rester debout pendant le culte, parce que les chaises sont brisées. Ce n’est peut-être pas une analogie parfaite, mais la comparaison (je crois) à le même effet. Le rituel du temple et les sacrifices se faisaient « à la bonne franquette » si on peut oser le dire ainsi. Et il est naturel qu’avec un tel relâchement, le service du temple ne dût pas être l’activité primaire du peuple, ni le lieu de célébration qu’avait à l’origine le temple. D’ailleurs, dans mon estimation, la construction du temple devait être le « mouton noir » des discussions du conseil de Jérusalem, la chose dont personne n’osait en dire un mot publiquement et que tous justifiaient par leur silence.

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Les priorités à la bonne place (Agée 1.1-15)

Série dans l’AT

lire Aggée 1.1-15

Imaginez que vous venez de recevoir en héritage un chalet dans le nord, et que vous décidez de partir pour y passer les vacances avec votre famille. Sauf que… lorsque vous arrivez, vous vous rendez vite compte que le chalet à besoin d’attention immédiate. Pendant deux semaines, vous êtes tellement préoccupé par la condition du chalet que vous vous rendez compte que vous n’êtes pas en train d’avoir du plaisir ensemble en famille. On pourrait se poser la question, « non mais, est-ce que tu as mis tes priorités à la bonne place? »

Écoutez bien. La question n’est pas de savoir si j’ai les bonnes priorités. Les priorités se font toutes seules. Ce sont souvent nos circonstances qui nous les dictent. La question est celle-ci, « est-ce que mes priorités sont à la bonne place? »

Nous sommes en 520 av. J.-C. On estime qu’environ 50,000 membres du peuple de Dieu auront fait le voyage de Babylone à Jérusalem pour se refaire une vie dans la terre promise, une ironie à ce moment-là, car la région avait été dévastée, ravagée, et avait grandement dépéri.

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