L’Évangile incarné


Notes de prédication pour dimanche 19 décembre 2010. Les notes de la série de Galates étant encore en développement, nous les mettrons à jour pendant la période des fêtes.

Nous achevons l’année en amorçant une réflexion sur la réalité de l’incarnation de Dieu au travers de la naissance de Jésus à Bethléem. D’ailleurs, il semblerait que Dieu nous a mit à coeur comme église depuis quelques temps de considérer notre appel à influencer la communauté dans laquelle il nous a placés. Si Dieu est en train d’appeler du monde un peuple qui lui ressemble et qui lui appartienne, il doit être en train de faire quelque chose tout prêt de chez nous aussi! Alors pourquoi ne nous le voyons pas agir de façon plus visible dans notre communauté?

Il y a certainement plusieurs facettes à la réponse de cette question. Mais une chose qui se précise de plus en plus dans mon esprit est la réalité suivante : le message de l’Évangile doit être vécu autant qu’il doit être annoncé. En d’autres mots, il est nécessaire que ce que je dis s’accorde avec ce que je vis. Dieu peut agir en dépit de nous-mêmes. Et je soupçonne qu’il le fait assez souvent. Mais il me semble qu’il est aussi vrai que Dieu prend plaisir à se manifester et à accomplir son oeuvre au travers de l’obéissance authentique de son peuple à l’Évangile. Mais comment faire alors?

Serait-ce possible qu’en envoyant son Fils naître dans un corps humain, un bébé, que Dieu nous donna aussi un exemple de comment il effectue son travail au travers de son Église? Est-ce que l’incarnation ne serait pas un appel pour nous aussi en tant que corps de Christ, les membres de l’Église?

Nous allons donc passer du temps considérable cette année à explorer le thème « l’Évangile incarné« . Pas tous les enseignements de la Bible nous en parlent explicitement, mais le thème est implicite dans la majorité du message biblique.

L’incarnation est après tout un pilier fondamental de la foi chrétienne. À moins que Dieu se révèle à nous sous forme humaine, nous n’aurions aucun substitut pour payer la dette de nos offenses, et notre connaissance de Dieu serait encore plus limitée qu’elle l’est actuellement. Nous serions d’ailleurs obligés de continuer à offrir des sacrifices et d’observer les rites de la loi prescrite par Moïse. L’incarnation de Dieu en la personne humaine de Jésus nous rend héritiers d’une nouvelle alliance qui repose sur les fondements de l’Ancienne Alliance. Et c’est la réalité de l’incarnation qui nous interpelle à vivre l’évangile de manière visible pour les gens que nous côtoyons.

Ce qui suit est donc un genre d’esquisse avec quelques observations. Et je vous avoue que c’est aussi du « pas-tout-à-fait-cuit. » L’Esprit de Dieu travaille dans ma vie personnelle à ce niveau depuis quelque temps, et j’ai la tête dure par endroits. Priez pour moi et pour chacun d’entre nous afin que nous puissions saisir ce que Dieu veut accomplir au travers de nous pour sa gloire et pour le plus grand bien de la communauté dans laquelle nous vivons.

Une définition de l’incarnation

  • [GENERAL] Acte par lequel un être divin, un esprit s’incarnent dans le corps d’un homme ou d’un animal.
  • [RELIGION] Mystère fondamental de la foi chrétienne par lequel Dieu s’est fait homme en la personne de Jésus-Christ.
  • Image, personnification d’une réalité abstraite.
    Ex.: L’incarnation de la liberté, de la justice.
    Ex.: Cette personne est l’incarnation du mal.

Lorsque nous parlons d’incarnation dans le sens biblique du terme, nous parlons de l’acte par lequel Dieu a miraculeusement pris la forme humaine. Il est important de noter ici que contrairement à l’ordre naturel des choses, ce qui est saint vient sanctifier ce qui est corrompu. Normalement, c’est l’inverse qui devrait arriver. Ce qui est corrompu (c.-à-d. sali, empreint de péché, souillé) devrait corrompre ou souiller ce qui est saint (c.-à-d. propre, libre de fautes, parfait). Mais ce n’est pas le cas avec l’incarnation divine. Dieu se fait homme, et en se faisant, préserver l’image de Dieu et la nature divine de toute corruption. C’est pour cela que nous appelons l’incarnation un miracle. Et c’est peut-être ce qui donne à Noël sa vraie signification : le bien l’emporte sur le mal, la lumière l’emporte sur les ténèbres.

(Anecdote) La raison pourquoi l’Église a choisie le 25 décembre en se basant sur une fête païenne était en rapport avec la longueur des journées, lumière vs les ténèbres. Nous savons que le 21 décembre est le jour où la terre se trouve à une distance la plus éloignée du soleil de l’année. Et pendant les quelques jours qui entourent le 21 décembre, la terre poursuit une trajectoire presque « plate. » La terre est comme un ballon en suspend dans les airs qui atteint sa hauteur la plus éloignée du sol juste avant de commencer sa course pour retomber au sol. Le 25 décembre correspond au moment de l’année où les jours commencent à nouveau d’accumuler des minutes de lumière au lieu d’en perdre. En d’autres mots, la lumière commence de nouveau à l’emporter sur les ténèbres. L’inverse est aussi vrai pour le 25-26 juin.

L’incarnation annoncée dans l’AT

Nous allons donc considérer l’incarnation sous deux volets. Le premier concerne, comment l’incarnation de Dieu en Jésus fut annoncée par les prophètes de l’Ancien Testament, et le deuxième volet portera sur l’interprétation des disciples de Jésus sur le ministère incarné de leur maître.

Nous voyons dès le départ que Dieu enverra une solution au problème du mal au travers d’une lignée sainte, mis à part pour Dieu (c.-à-d. la lignée de la femme…Eve). Cette solution sera une bénédiction pour tous les peuples, et se précisera de plus en plus au cours de l’histoire rédemptrice de l’Ancien Testament. Notez aussi qu’il est question d’un roi à partir de lignée du roi David. Les prophètes nous laissent entendre que c’est une personne ayant une onction divine et qui établira le droit et la justice pour tous.

Ésaïe est peut-être le plus précis de tous lorsqu’il annonce la venue d’un enfant roi qui naîtra d’une femme à Bethléem. Ce qui est encore plus incroyable est que cette prophétie fut enregistrée 700 ans avant la naissance de Jésus! De plus, dans Ésaïe 11, nous apprenons que ce « rejeton », dans le sens d’une petite branche ou plante, ne sera pas vu comme étant une force puissante qui s’imposera de façon sensationnelle devant l’ordre des choses. D’ailleurs, Dieu agira au travers de ce qui paraît être faible et fou pour confondre la force et la sagesse des hommes. C’est une des raisons principales pour quoi les hommes n’ont pas généralement reçu Jésus comme Seigneur et qu’ils persistent dans leur refus même aujourd’hui.

15Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité: celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon (Gen 3.15)

3Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi. (Gen 12.3)

12Quand tes jours seront accomplis et que tu seras couché avec tes pères, j’élèverai ta postérité après toi, celui qui sera sorti de tes entrailles, et j’affermirai son règne. (2Sam 7.12)

12Quand tes jours seront accomplis et que tu seras couché avec tes pères, j’élèverai ta postérité après toi, celui qui sera sorti de tes entrailles, et j’affermirai son règne. (2Sam 7.12)

7Je publierai le décret; L’Éternel m’a dit: Tu es mon fils! Je t’ai engendré aujourd’hui. (Ps 2.7)

8Alors je dis: Voici, je viens avec le rouleau du livre écrit pour moi. 9Je veux faire ta volonté, mon Dieu! Et ta loi est au fond de mon coeur. (Ps 40.8)

14C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe, Voici, la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils, et elle lui donnera le nom d’Emmanuel. (Ésaïe 7.14)

5Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, et la domination reposera sur son épaule; on l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix. 6Donner à l’empire de l’accroissement, et une paix sans fin au trône de David et à son royaume, L’affermir et le soutenir par le droit et par la justice, dès maintenant et à toujours: Voilà ce que fera le zèle de l’Éternel des armées. (Ésaïe 9.5-6)

10En ce jour, le rejeton d’Isaï sera là comme une bannière pour les peuples; les nations se tourneront vers lui, et la gloire sera sa demeure. (Ésaïe 11.10)

5Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, Où je susciterai à David un germe juste; Il régnera en roi et prospérera, Il pratiquera la justice et l’équité dans le pays. 6En son temps, Juda sera sauvé, Israël aura la sécurité dans sa demeure; Et voici le nom dont on l’appellera: L’Éternel notre justice. (Jérémie 23.5-6)

Un autre indice important de l’incarnation de Dieu en Jésus se trouve dans la nécessité pour Dieu de garantir son alliance avec son peuple. Dans le Moyen Orient, il était coutumier lors d’une entente sérieuse de faire un acte traditionnel pour celer l’entente. Les deux partis concernés se mettaient mutuellement d’accord, et pour signifier leur engagement, devaient tuer un petit animal, le couper en deux morceaux, et passer au travers de ces deux morceaux. L’avertissement symbolique était que si l’un ou l’autre parti venait à échouer dans son engagement, le même sort qu’avait subi l’animal était réservé pour le parti qui aurait commis l’offense.

Dans Genèse 15, nous sommes témoins de l’alliance conclue entre Dieu et Abraham. Abraham deviendra le patriarche par excellence d’Israël (grand-père de Jacob qui eut 12 fils, les 12 tribus d’Israël). Mais ce qui est particulièrement étrange dans cette image est que lorsque vient le moment de sceller l’alliance en marchant au milieu des deux moitiés de l’animal sacrifié, un seul des partis conclut l’alliance: Dieu lui-même (représenté par la fournaise de feu). Abraham lui, est assoupi.

Gen 15.1-7 “…c’est celui qui sortira de tes entrailles qui sera ton héritier…Regarde vers le ciel, et compte les étoiles, si tu peux les compter. Et il lui dit: Telle sera ta postérité. Abram eut confiance en l’Éternel, qui le lui imputa à justice.”

Gen 15.17-18  “…et voici, ce fut une fournaise fumante, et des flammes passèrent entre les animaux partagés.”

L’interprétation de l’incarnation par les disciples de Jésus

Comme je l’ai affirmé plus tôt, le produit de cette réflexion n’est pas tout à fait clair en ce moment dans mon esprit. J’aimerai quand même identifier quelques pistes de réflexion en me basant sur les enseignements de quelques-uns des disciples de Jésus. Nous ne regarderons pas tous les passages en profondeurs, mais je nous encourage de le faire individuellement pendant les jours et les semaines qui suivent.

Dans l’épître de Jean 1.14, l’apôtre nous parle d’une parole vivante (GR. Logos) qui va devenir plus explicitement la personne de Jésus-Christ. Jean affirme que la Parole de Dieu a été faite chaire. Elle a habité parmi nous plein de grâce et de vérité. Seul Dieu peut faire une telle chose. Seul Dieu peut personnifier sa propre parole.

L’apôtre Pierre, lors de sa fameuse prédication au temple après la Pentecôte (Ac 2.29-36), fait référence à Jésus comme étant monté au père. Mais Jésus ne fait pas qu’incarner Dieu pour nous, il continue son ministère en répandent sur le peuple de Dieu de son Esprit. C’est maintenant l’Esprit de Dieu qui prend forme humaine au travers des membres de l’Église. D’ailleurs, l’apôtre Paul mentionnera dans une de ses épîtres que « l’incarnation » de l’Esprit dans la vie du Chrétien est le gage de l’héritage racheté en Jésus Christ. (voir 2Cor 1.21-24)

Finalement, l’apôtre Paul développera beaucoup l’idée de l’incarnation de l’Esprit dans la vie du croyant en mettant l’emphase sur la nouveauté de vie du Chrétien, sa nouvelle identité en Christ, et sa nouvelle raison de vivre. (Voir Rom 8.1-10 ; 1Cor 15.51-56 ; 2Cor 5.16-21; Phil 2.5-8, 14-18.

Quelles sont les implications d’incarner l’Évangile?

Si l’Esprit de Dieu a pris possession de mon âme, et si mon identité est entrelacée avec celle de Jésus-Christ, il est fort probable que mon comportement et mes habitudes devraient démontrer la réalité intérieure de ma foi. Mais il reste que nous sommes toujours limités par nos corps, et contrairement à Jésus, nous luttons contre les passions charnelles, contre le péché, et contre le mal avec toutefois bien des défaites. Il y a bien sûr des victoires, mais les défaites nous dérangent. Les distractions nous semblent lourdes parfois, voire même décourageantes.

C’est justement au milieu de toutes ces incertitudes que la foi et l’Évangile se trouvent à leur place. La foi est l’espérance, la démonstration même de ce qui ne peut pas être vu. Je continue de croire même si parfois mes circonstances ne semblent pas s’accorder avec mes croyances. Le monde n’est pas parfait, et l’histoire de ma vie est plus grande que de simples moments. J’ai besoin d’une perspective plus grande que la vie elle-même pour pouvoir en tirer un sens qui a justement du sens!

L’Évangile est aussi bien à sa place. Ce n’est pas dans une chambre forte spirituelle que se manifeste la grâce de Dieu. L’Évangile est conçu pour le paysage tout-terrain de ma vie. C’est en incarnant l’Évangile que je peux regarder le mal et le péché en pleine face, admettre son existence, et proclamer que Christ est vainqueur. C’est en incarnant l’Évangile que j’ai quelque chose à offrir au plus démuni, à celui qui vit dans l’oppression, l’esclavage et la pauvreté. Et c’est aussi au travers de l’Évangile que je peux offrir espoir et vitalité à ceux qui se sentent perdus, sans espoir, et dégoutés de la vie.

Si j’avais à résumer de quoi aurait l’air l’Évangile incarné, je le ferais de la manière suivante à ce stade-ci de mon expérience. Je tiens à souligner que c’est toujours du pas-tout-à-fait-cuit alors j’apprécie toujours les commentaires de mes frères et soeurs dans le Seigneur pour mener à bien cette réflexion importante.

Quelles seraient les aspirations d’une personne qui incarne l’évangile? De quoi est-ce que cela aurait l’air de façon pratique?

  • Partager de façon intentionnelle la vie, les peurs, les frustrations, et les afflictions de la communauté (la ville) dans laquelle je vis.
  • Interagir aisément avec les formes de communication, de langage, de manières de penser qu’utilisent ceux auxquels je veux partager le message de l’Évangile.
  • Une volonté et une ouverture d’aller vers les gens au lieu d’attendre que les gens viennent vers moi.
  • Une confiance que l’Évangile peut être communiqué aussi par des moyens bien ordinaires tels que les actes de services, des relations d’amitié, des oeuvres nobles et bonnes.

5 réflexions sur “L’Évangile incarné

  1. Je suis en train de considérer le fait que nous sommes appelés dans la Parole de Dieu à rechercher le Royaume de Dieu. Et je me trouve devant un dilemme : comment vivre ici-bas en vivant aussi dans le Royaume de Dieu? Je dois comprends alors qu’il existe deux royaumes, un qui est d’origine terrestre et l’autre qui est d’origine céleste. Et je dois comprendre que Dieu m’invite à interagir avec les deux en même temps.

    Tout ça pour dire que lorsque je parle d’incarner l’Évangile, je dois aussi prendre conscience de la présence de ces deux royaumes. Et peut-être que la simple directive à suivre est que là où le Royaume de DIeu chevauche celui qui est terrestre, je vis ma vie de façon à honorer le Royaume de Dieu. Puisque je ne peux pas espérer changer le royaume terrestre, je dois respecter l’ordre établi afin de glorifier Dieu au travers de sa création. Ok, ce n’est pas du « tout-cuit » dans ma pensée, mais cela me donne une certaine direction dans la vie. Par exemple, nous avons entendu la parole qui dit, « si quelqu’un te frappe sur la joue droite, tend lui aussi la gauche. » Mais le contexte de ce commandement parle du témoignage chrétien vis-à-vis de Christ. Donc, je dois comprendre que dans les choses qui concernent mon témoignage vis-à-vis de Christ, je ne devrais pas chercher à me justifier en accomplissant ma propre justice. Je suis appelé dans ce cas à souffrir. Mais si quelqu’un frappe mon épouse et lui fait du mal, ce n’est pas le temps de lui tendre la joue gauche. C’est mon point droit que je vais tendre. Et agir de cette manière serait justifié parce que je me trouve dans la juridiction des lois du royaume terrestre.

  2. Nous avons vu qu’une des implications d’incarner l’évangile est l’ouverture que nous avons d’embrasser la communauté dans laquelle nous vivons. Et pour ce faire, il nous faut aussi accepter d’embrasser toutes les imperfections de la communauté en reconnaissant qu’à la base, le péché continue son oeuvre dévastatrice dans la vie des gens, incluant au sein de nos propres luttes pour la sanctification personnelle.

    La deuxième implication notée est la suivante : « Interagir aisément avec les formes de communication, de langage, de manières de penser qu’utilisent ceux auxquels je veux partager le message de l’Évangile. »

    Ce que l’on veut dire par cela n’est pas d’accepter pour nous-mêmes les façons de penser du monde. (voir Romains 12.1-2 par exemple) Ce que nous voulons dire est qu’à force d’interagir avec des gens de mêmes convictions dans l’église, il arrive souvent que le Chrétien ait moins en mois d’interaction avec ses amis d’autrefois, si on peut le dire ainsi. Les valeurs changent et les intérêts communs changent. Bien souvent, ce n’est pas intentionnel. Nous devons faire attention que l’objet de notre foi ne fasse pas de nous des « extra-terrestres » qui vivent pour le ciel et que dans le monde, il n’y ait rien de bon dans lequel qui vaille la peine de s’investir. C’était d’ailleurs l’exhortation de l’apôtre Paul à l’église de Théssalonique…

    10Car, lorsque nous étions chez vous, nous vous disions expressément: Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus. 11Nous apprenons, cependant, qu’il y en a parmi vous quelques-uns qui vivent dans le désordre, qui ne travaillent pas, mais qui s’occupent de futilités. 12Nous invitons ces gens-là, et nous les exhortons par le Seigneur Jésus-Christ, à manger leur propre pain, en travaillant paisiblement. (2Thess 3.10-12)

    Ce que Paul est en train d’affirmer est que l’attente du retour du Seigneur Jésus-Christ dans sa gloire n’est pas une raison valable d’arrêter de poursuivre les nécessités de la vie (comme le travail pécuniaire) et les plaisirs qui accompagnent un travail bien fait.

    L’Évangile incarné n’est pas une façon de vivre qui m’amène à m’isoler des autres, mais bien une façon de vivre qui m’amène à influencer mon milieu de travail, mes loisirs, mes relations avec l’amour et la liberté de l’Évangile. Ça demande seulement d’être plus intentionnel dans ma démarche. Ce que je crois au fond de mon coeur doit aussi trouver un moyen de s’exprimer dans mon travail et mes activités mondaines. En d’autres mots, ce que je suis le dimanche matin à l’église devrait aussi être qui je suis dans tous les autres domaines de ma vie. J’invite Christ à faire partie de ma journée au travers de l’Évangile en action.

  3. J’ai lu Jean 11 ce matin et j’ai été frappé par le chemin que Jésus a pris pour démontré l’évangile. Son désire d’incarner l’évangile l’a amené à patienter au point où un de ses meilleurs amis a goûté à la mort. Mais ce qui est surprenant est que Jésus savait que Lazare devait mourir pour que la gloire de Dieu se manifeste plus clairement au travers de la résurrection de Lazare.

    Certes, ce n’est pas une obligation que quelqu’un meurt pour que l’évangile soit vu plus clairement. Pourtant, dans les premiers siècles de l’église, le sang versé par les martyrs fut largement la cause de la croissance de l’Église. Les gens ne pouvaient s’empêcher d’admirer ce que les martyrs avaient de si chers qu’ils étaient prêt à offrir leur propre vie en échange.

    Voici donc une question pour application personnelle : si Dieu peut choisir de se glorifier au travers des circonstances moins désirables de ma vie pour faire paraître plus clairement l’Évangile à ceux qui le cherchent, quelle devrait être mon attitude vis-à-vis des déceptions et des épreuves de ma vie?

  4. « L’aiguillon de la mort, c’est le péché; et la puissance du péché, c’est la loi. » (1Cor 15.56)

    Je me souviens de quelqu’un qui m’a demandé la question une fois, « si tu étais garanti un succès et que la mort n’est pas un facteur, qu’est-ce que tu entreprendrai comme projet? »

    Ça m’a fait réfléchir cette question. Et pourtant, en Christ à cause de l’Évangile, je n’ai plus une raison d’avoir peur de la mort. La fin de mon histoire est garantie en Jésus-Christ. Et, je peux affirmer par la foi que mon succès ultime l’est aussi. Maintenant, la seule question qui me reste est celle-ci, « qu’est-ce que Dieu m’appelle à faire au travers de l’Évangile? »

    C’est drôle un peu, mais le plus que j’essaie d’incarner l’Évangile, le plus que Dieu semble me montrer à quel point j’ai une peur de l’homme et que j’éprouve de l’incrédulité. Mais en fait, n’est-ce pas pour cela que l’Évangile existe?… pour me réconcilier à Dieu afin que Lui puisse accomplir son travail en moi pour bénir les gens autour de moi? L’Évangile incarné commence par façonner mon homme intérieur afin qu’il soit disposé au service de l’Esprit de Dieu.

  5. Pendant que je réfléchissais sur l’application de cet enseignement ce matin, le Seigneur m’a rappelé que la reconnaissance du besoin d’être transformé à son image est une grâce de sa part. Je commence donc à le louer pour sa miséricorde et sa patience à mon égard… ce qui exprime aussi ma dépendance sur Lui.

    L’Éternel est ma lumière et mon salut: De qui aurais-je crainte? L’Éternel est le soutien de ma vie: De qui aurais-je peur? Ps 27:1.

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