Survol de Joël : De quoi avons-nous besoin d’être sauvés?


Notes d’enseignement pour le dimanche 28 avril 2013

On estime généralement que le prophète Joël exerça son ministère avant la première déportation du Royaume d’Israël en 722-720 av. J.-C. Pour le Royaume d’Israël, un pays riche, sophistiqué et généralement en sécurité, le message de Joël devait être plus ou moins pertinent. De quoi avons-nous besoin d’être sauvés?

La question semblerait un peu étrange si on se la posait aujourd’hui. Nous vivons dans un pays qui jouit d’une sécurité généralement bien établie au niveau de ses frontières, de ses infrastructures, dans la société, et au niveau de la nature. De quoi avons-nous besoin d’être sauvés?

Le message de Joël concerne non pas une sécurité terrestre en premier lieu, mais parle plutôt d’une sécurité d’ordre spirituel qui se manifeste dans le monde physique. Joël nous fait comprendre qu’il y a une correspondance entre le monde terrestre et les réalités spirituelles. Et c’est dans le but de nous éviter une perte tout en nous annonçant ce que nous pouvons gagner que la prophétie de Joël nous est adressée.

Qu’est-ce que l’annonce du salut implique?

  • Implique un danger
  • Implique le risque de perdre quelque chose
  • Implique qu’il existe une perspective qui est juste
  • Implique que quelqu’un est capable de me sauver
  • Implique que je suis en partie ignorant
  • Quelqu’un a-t-il l’intention de me sauver?

Le message de Joël

Le message de Joël est assez simple, mais un peu surprenant. Nous avons besoin d’être sauvé de la justice de Dieu, par Dieu lui-même, et pour la gloire de Dieu. Ce qui nous surprend un peu lorsque nous lisons Joël est que ce ne sont pas premièrement les calamités dont il est question dans le livre, mais Dieu lui-même qui devient l’objet de notre souci. Le plus grand danger qui nous fait face est la justice de Dieu.

Structure du livre de Joël

Chapitres 1-2a

  • La désolation du pays — double signification (1.2-12)
  • Lamentation du peuple (1.13-14)
  • Jour de l’Éternel (1.15 – 2.11)
  • Appel à la repentance (2.12-17)
  • La réponse de l’Éternel (2.18-27)

Chapitres 2b-3(4)*

  • Salut : intervention divine (2.28 ; 3.1-2 ; 3.18)
  • Jugement (2.30 ; 3.2-16 ; 3.19)
  • Salut : habitation en Sion (2.32 ; 3.16-17 ; 3.20)

Quel est le salut qu’offre l’Éternel?

L’Éternel m’offre tout d’abord d’être sauvé de l’Adversaire. Une des plus grandes déceptions est de croire que devant Dieu nous avons le choix de nous soumettre à lui ou d’être libre. La Bible nous explique, et la réalité nous le confirme, que nous ne sommes pas réellement libres. L’homme n’est pas foncièrement bon laissé à lui-même. Le grand espoir de l’âge des lumières, de la Renaissance (Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, etc.) n’était pas entièrement conforme à la réalité des choses. Certes, beaucoup d’aspects d’être soumis à des normes sociales et religieuses n’étaient pas naturels, et l’histoire nous confirme que la Renaissance fut un souffle rafraichissant dans ce sens. Mais une vérité fondamentale ne peut pas être déplacée. Elle est tout simplement vraie. Et chaque tentative de révolution ne fait que prouver son existence. L’être humain est foncièrement corrompu. Il a besoin d’être sauvé car il ne peut pas se sauver lui-même.

Dans la perspective de Joël, nous avons deux adversaires. Nous avons celui qui vit en nous qui est, pour ainsi dire, notre nature corrompue qui ne fait pas toujours ce que le meilleur de notre intelligence et de notre volonté nous dit est la bonne chose à faire. Mais nous avons aussi un autre adversaire, plus redoutable, car il se sert de notre corruption pour nous amener à nous détruire. Il en est l’auteur. Nous parlons de notre adversaire le Diable. Joël explique cette réalité au travers de plusieurs images.

  • 2.20 — L’Éternel chassera l’ennemi du Nord
  • 3.16-17 — L’Éternel sera un refuge : vous saurez que je suis l’Éternel
  • L’Éternel nous sauve de l’adversaire pour nous affirmer qu’il est celui qui est au pouvoir. Il est redoutable. Il est digne de respect.

Une autre question en lien avec de quoi avons-nous besoin d’être sauvé lui est semblable. POUR quoi avons-nous été sauvé?

  • 2.18-27 : une prospérité qui est la restauration de la bénédiction de l’Éternel — comme déjà acquise
  • 3.18-21 : imagerie d’abondance agricole significative
  • La prospérité telle qu’elle est comprise par l’Éternel est synonyme d’être réconciliée à Lui.

Finalement, lorsque nous regardons de plus prêt le salut que l’Éternel apporte à son peuple, Joël nous explique que l’objet de notre salut est Dieu lui-même.

  • 2.28-32 : jour de jugement & jour où il répand son Esprit
    (voir Actes 2.16-18)
  • 3.16-17 : La bénédiction de l’Éternel est accompagnée de sa présence (aussi protection)
  • Le salut dont parle Joel : l’expérience de la présence de l’Éternel

Message de Joël dans le Nouveau Testament

L’apôtre Jean eut plusieurs révélations prophétiques qui tirent leurs images du prophète Joël. Nous aurions tendance à penser que les écrivains du Nouveau Testament auraient balayé les écrits de l’Ancien Testament sous prétexte que l’Ancien Testament fut accompli en Jésus-Christ est que la nouvelle alliance nous offre un nouvel ordre. Mais Dieu ne fait pas les choses à moitié. Même si la révélation divine dans l’Ancien Testament était faite sur mesure pour les fidèles de son époque, la nature même de cette révélation (à cause de la fidélité et la perfection de son auteur) est toujours vraie aujourd’hui. L’Éternel ne s’est pas trompé avec Israël. Tout ce qui leur arriva suivait un plan bien établi qui a toujours un but : la réconciliation de la création avec son Créateur.

Dans l’Ancien Testament, il est question du choix de Dieu de s’approprier un peuple au travers duquel il puisse manifester son salut. Dans le Nouveau Testament, la même idée revient, mais cette fois-ci, on ajoute un élément. Dieu fait connaître son salut au travers de son peuple, et il appelle son peuple à le proclamer en paroles et en œuvres. La porte du salut est grande ouverte et le peuple de Dieu se tient au-devant en train de proclamer l’invitation afin que tous ceux qui entendent leur message, entrent dans la présence de Dieu.

14 Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père. (Jean 1.14)

3 Et j’entendis du trône une forte voix qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. 4 Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. (Apocalypse 21.3-4)

Conclusions

Nous tirons au moins deux conclusions du livre de Joël. Le salut qu’offre l’Éternel est selon son plan depuis l’éternité. Si Dieu t’appelle à être réconcilié avec lui, ce n’est pas par hasard. C’est parce que le Dieu de l’univers, ton créateur, cherche à te restaurer à lui. Car c’est bien dans sa présence que nous retrouvons la satisfaction d’être une créature libre de vivre selon les desseins du Créateur. Le deuxième but du salut que nous offre l’Éternel est d’apprendre à le connaître. L’Éternel n’est pas un être purement pragmatique. Il sauve parce qu’il aime ceux qu’il sauve.

Joël 2.32 : Alors quiconque invoquera le nom de l’Éternel sera sauvé; Le salut sera sur la montagne de Sion et à Jérusalem, Comme a dit l’Éternel, Et parmi les réchappés que l’Éternel appellera. (Rom 10.13)

Ceux qui sont appelés par Dieu invoqueront Dieu. Le salut de l’Éternel est toujours selon ses desseins.

Joel 3.17 : Et vous saurez que je suis l’Éternel, votre Dieu, résidant à Sion, ma sainte montagne. Jérusalem sera sainte, Et les étrangers n’y passeront plus.

Le salut de l’Éternel a pour but de nous amener à connaître la grâce et la bienveillance de l’Éternel.

J.I. Packer, un auteur bien connu dans nos églises, définit bien la grâce de Dieu qui nous accorde un salut que nous ne méritons pas. Il fait une distinction importante entre la compassion et la grâce. Cette distinction est importante car elle nous amène à considérer la nature extraordinaire de l’Éternel et de son œuvre envers nous. Par application personnelle, la grâce de l’Éternel devient notre exemple qui nous motive à accorder une grâce semblable à ceux qui nous entourent.

Nous pourrions définir la grâce de Dieu comme étant une faveur non méritée de sa part. Mais c’est plus que d’accorder le pardon pour faire miséricorde. En fait, c’est l’offre d’une faveur qui va au-delà du pardon envers une offense. Si un brigand entre par infraction chez vous et tu le captures mais tu décides de ne pas lui faire mal et de ne pas faire une plainte : ça serait démontrer de la miséricorde. Mais en plus de cela tu décides de lui offrir un bon repas : ça serait de lui faire grâce. La grâce n’est pas simplement faire le bien quand le bien n’est pas mérité. La grâce, c’est faire le bien quand les démérites exigent le contraire! (Citation librement traduite de J.I. Packer dans Knowing God)

 

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