Sauvés par la foi seule mais qui n’est pas seule (Pt1)


L’Évangile nous enseigne que nous avons tous besoin d’être sauvés à cause du péché. La Bible nous enseigne qu’il existe une personnalité grandiose que l’on appelle l’Éternel qui a mis tout le monde en mouvement. La Bible nous enseigne aussi que l’Éternel est un créateur qui est non seulement bon, juste, mais souverain et « pas comme nous ». De plus, l’Évangile nous enseigne que le Créateur s’est fait connaître à nous dans la personne de Jésus-Christ dans le but que nous soyons réconciliés à Lui. La Bible nous enseigne d’un couvercle à l’autre que cette réconciliation s’accomplit par la volonté et l’œuvre de Dieu.

Bon, c’est très bien tout ça ! Mais moi qu’est-ce que je fais dans toute cette histoire ? Si l’Évangile est une offre de réconciliation qui s’obtient par grâce, par la foi en Jésus seul, alors que veut dire « croire en Jésus » ? Je m’explique. Est-ce que la vie chrétienne est juste de croire que l’histoire de Jésus est vraie ? Est-ce que croire en Jésus veut dire simplement que j’ai une assurance « anti-feu » pour me protéger de l’enfer ?

Et puis quand je viens à l’église, est-ce que c’est juste un temps dans ma semaine pour chanter ? Pour prier ? Pour écouter un pasteur ? Pour avoir des conversations spirituelles avec d’autres personnes que je connais plus ou moins bien ? Est-ce que l’église est un endroit magique qui fait grandir ma vie spirituelle ? La vitalité spirituelle de mes enfants ? Mes petits enfants ?

Et puis après tout ça, qu’est-ce que l’Évangile change dans ma vie quand je retourne à la maison ? Quand je retourne travailler ? Quand je croise quelqu’un qui est dans le besoin ou qui souffre ? Quand je passe du temps avec mes amis autour de la table patio pendant la fin de semaine ?

Dans le cours d’Évangélisation explosive, on nous enseigne que la foi qui sauve n’est pas une foi intellectuelle ni une foi temporelle. On parle plutôt d’une foi qui exprime une dépendance dans l’œuvre et la personne de Jésus. L’Évangile n’est donc pas seulement un message auquel je dois dire « OK, j’y crois ». Certes, c’est un excellent point de départ, mais si pour moi « croire en Jésus » veut simplement dire, « OK au message de Dieu » je n’ai pas saisi le message de l’Évangile.

Croire le message de l’Évangile n’est pas le but du message de l’Évangile. Le but de l’Évangile est de connaître la personne du Seigneur Jésus. Et si je n’ai pas réellement rencontré Jésus au travers du message de l’Évangile, je n’ai pas encore expérimenté la vie nouvelle qui m’est offerte en Christ.

La preuve ? Lisons Matthieu 7.21-23 par exemple.

21 Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. 22 Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? 23 Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.

Lorsque nous parcourons le Nouveau Testament, nous nous rendons à l’évidence que les premiers Chrétiens avaient des défis semblables aux nôtres. Mais une chose les distingue du reste du monde, ils avaient rencontrés Jésus et leurs vies furent bouleversées. Nous ne pouvons donc pas concevoir une acceptation de l’Évangile qui ne met pas l’emphase aussi sur une compréhension et une communion avec la personne de Jésus-Christ. J’aimerais donc relever six facettes de l’Évangile qui influencent la vie de celui qui croit en Jésus. Chaque facette que nous considérons ici pourrait est une prédication en soit. Alors, je me bornerai à donner quelques applications pertinentes pour la vie quotidienne.

Croire l’Évangile c’est… m’inspirer de sa vie pour vivre la mienne en m’identifiant à Lui

Ce passage fut l’objet de plusieurs controverses dans l’histoire de l’Église, surtout en ce qui concerne la sainte cène. Est-ce que Jésus est en train de dire que nous devons manger sa chair et son sang littéralement ? Nous n’avons pas d’exemples où Jésus offrit son sang pour être bu ou son corps pour être mangé littéralement. Le langage que Jésus utilise nous indique qu’il y a une signification plus profonde en jeu. Pourquoi cette mention de la manne dans le désert dans Jean 6.58 et du lien entre la Parole de Dieu et notre nourriture spirituelle ? Dans l’Ancien Testament, nous rencontrons une image analogique : la manne représente la Parole fiable de Dieu. L’apôtre Jean fait donc un lien crucial. Jésus est la parole de Dieu incarnée en chair et en os. Jésus est en train de dire que si nous nous nourrissons de qui Il est, de ce qu’Il a fait pour nous, nous vivrons par Lui. D’ailleurs, c’est l’affirmation principale de Jean 15.

(Jean 6.53-58) 53 Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez son sang, vous n’avez point la vie en vous-mêmes. 54 Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour. 55 Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage. 56 Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui. 57 Comme le Père qui est vivant m’a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra par moi. 58 C’est ici le pain qui est descendu du ciel. Il n’en est pas comme de vos pères qui ont mangé la manne et qui sont morts : celui qui mange ce pain vivra éternellement.
(Voir aussi Deut 8.3 ; Matt 4.4 ; Luc 4.4 et Jean 4.34)

(Jean 15.7-8) 7 Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. 8 Si vous portez beaucoup de fruit, c’est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples.

Comment puis-je m’identifier à Jésus ? Comment puis-je alors m’inspirer de sa vie ? Sur quoi vais-je me baser pour être inspiré à vivre et à m’identifier à Lui ? La Parole de Dieu est le point de départ. C’est la révélation la plus précise que nous possédons à son sujet. Celui qui « se nourrit » de la Parole de Dieu, vivra d’une telle manière que sa vie reflètera la vie de Jésus en paroles et en actes. Quand je lis la Parole de Dieu, est-ce que je cherche à mieux connaître Jésus-Christ ? Où est-ce que j’essaie simplement de trouver des astuces pour avoir plus de succès dans mes projets, des réponses à mes questions, ou des solutions miracles ? Certes, la Bible est remplie de bons conseils, mais le but de la Parole de Dieu est de nous faire connaître Jésus-Christ. Connaître Jésus rejoint notre plus grand besoin.

Croire l’Évangile c’est… renoncer à moi-même en m’identifiant à sa mort

(Rom 6.5-11) 5 En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection, 6 sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché ; 7 car celui qui est mort est libre du péché. 8 Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui, 9 sachant que Christ ressuscité des morts ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui. 10 Car il est mort, et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes ; il est revenu à la vie, et c’est pour Dieu qu’il vit. 11 Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ. 

Est-ce que tu luttes avec une habitude personnelle que ta conscience condamne ? Est-ce que c’est toujours une lutte pour toi, même après avoir cru l’Évangile ? Est-ce que tu luttes tout seul sans avoir pris le temps de considérer ce que « mourir avec Lui » veut dire pour toi ?

As-tu déjà considéré ce que veut dire, « mourir à soi-même » ? D’une façon assez générale, il s’agit de se voir crucifié avec Jésus sur la croix. Nos péchés sont cloués à Lui sur la croix, mais les épitres de Paul nous montrent que nous devons nous considérer comme étant morts au péché afin d’être vivants avec Christ.

Croire l’Évangile c’est… embrasser mes souffrances en m’appropriant son héritage

(Rom 8.15-18) 15 Et vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba ! Père ! 16 L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. 17 Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui. 18 J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous.

Est-ce qu’un de tes buts dans la vie est d’éviter le plus possible de souffrir ? Est-ce que ce but te pousse à éviter de former des amitiés réelles et authentiques ? À venir en aide à quelqu’un qui est dans le besoin ? Est-ce que ce but t’amène à faire des compromis ? À éviter de faire des choses qui pourraient nuire à ta réputation à cause de Jésus-Christ ?

Notre perspective sur la vie est naturellement tellement petite. Nous avons besoin de considérer nos vies à la lumière de l’éternité, à la lumière du Royaume de Dieu. C’est dans cette perspective que l’épître aux Romains nous encourage de considérer la gloire des choses à venir en Christ pour nous donner un peu de perspective sur notre condition actuelle. Ceci ne veut pas dire que nous prenons moins au sérieux la souffrance, mais que cette souffrance peut se vivre dans un contexte beaucoup qui implique les souffrances de Christ et la gloire de Christ et de son Royaume.

Croire l’Évangile c’est… franchir le seuil de mon ancienne vie en m’identifiant à sa résurrection

(2 Cor 5.17-21) 17 Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. 18 Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation. 19 Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation. 20 Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous ; nous vous en supplions au nom de Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! 21 Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu.

Nous venons à Jésus-Christ avec toutes sortes de bagages. Trop souvent, nous refusons de les déposer à ses pieds parce que nous avons peur d’avoir fait quelque chose d’impardonnable. Nous supposons bêtement que nous ne méritons pas le pardon de Dieu, donc nous ne faisons jamais le point sur le péché qui traine un peu partout dans nos vies. Pourtant, Jésus est venu nous libérer de l’emprise de notre culpabilité en échangeant nos péchés pour sa justice. Il fait de nous des nouvelles créatures qui sont en train d’être renouvelées de jour en jour à son image.

Croire l’Évangile c’est… trouver ma fierté dans « l’oublie de moi-même » à la croix

(Gal 6.14-15) 14 Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde ! 15 Car ce n’est rien que d’être circoncis ou incirconcis ; ce qui est quelque chose, c’est d’être une nouvelle créature.

En quoi est-ce que tu trouves ta valeur ? Est-ce que c’est un travail que tu fais particulièrement bien ? Un talent particulier ? Ton apparence ? Quand je viens à Jésus-Christ, je reçois une nouvelle identité. Comme Saul le persécuteur est devenu Paul l’apôtre, je reçois moi aussi une nouvelle identité, une nouvelle famille, de nouveaux parents en Jésus-Christ. Je ne trouve plus maintenant ma fierté dans mes talents, mais dans le fait que Jésus-Christ m’a adopté dans sa famille. Et c’est cette nouvelle identité en Christ qui me motive à être la meilleure version de moi-même. (voir Col 3.22-23)

Croire l’Évangile c’est… trouver mon courage/ma confiance dans l’espoir de passer l’éternité dans sa présence

(Phil 1.18-21) 18 Qu’importe ? De toute manière, que ce soit pour l’apparence, que ce soit sincèrement, Christ n’est pas moins annoncé : je m’en réjouis, et je m’en réjouirai encore. 19 Car je sais que cela tournera à mon salut, grâce à vos prières et à l’assistance de l’Esprit de Jésus-Christ, 20 selon ma ferme attente et mon espérance que je n’aurai honte de rien, mais que, maintenant comme toujours, Christ sera glorifié dans mon corps avec une pleine assurance, soit par ma vie, soit par ma mort ; 21 car Christ est ma vie, et la mort m’est un gain.

Qu’est-ce qui t’empêche de faire le bien que tu sais faire ? Qu’est-ce qui tu préoccupes autant que tu es si distrait que tu n’as plus le temps ou l’énergie de suivre Jésus ? Quand je passe du temps dans sa présence, je n’ai plus de raison d’être inquiet de devoir mourir ou d’être inquiet de devoir vivre. Je ne m’inquiète pas de ce que les autres pensent de moi. Je me borne à les aimer de la même manière que Jésus m’aime.

Je ne n’essaye plus de manipuler les circonstances dans ma vie ou dans celle des autres pour garantir un certain résultat. Je me contente de faire ce qui est bon et juste tout en laissant le reste entre les mains d’un Dieu souverain.

Conclusion

Le rôle du Saint-Esprit est de tourner nos regards vers Jésus-Christ. Le Saint-Esprit ne vient pas remplacer Jésus. Comme il l’a fait avec les apôtres pour les aider à transmettre le message de l’Évangile aux prochaines générations, le Saint-Esprit vient affermir pour nous tout ce que Jésus a enseigné dans le but de nous aider à vivre selon les commandements et l’exemple de Jésus.

26 Mais le consolateur, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.
(Jean 14.26)

4 Nous savons, frères bien-aimés de Dieu, que vous avez été élus, 5 notre Évangile ne vous ayant pas été prêché en paroles seulement, mais avec puissance, avec l’Esprit Saint, et avec une pleine persuasion ; car vous n’ignorez pas que nous nous sommes montrés ainsi parmi vous, à cause de vous. 6 Et vous-mêmes, vous avez été mes imitateurs et ceux du Seigneur, en recevant la parole au milieu de beaucoup de tribulations, avec la joie du Saint-Esprit, 7 en sorte que vous êtes devenu un modèle pour tous les croyants de la Macédoine et de l’Achaïe. (1 Thess 1.4-7)

11 En lui nous sommes aussi devenus héritiers, ayant été prédestinés suivant la résolution de celui qui opère toutes choses d’après le conseil de sa volonté, 12 afin que nous servions à la louange de sa gloire, nous qui d’avance avons espéré en Christ. 13 En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Évangile de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis, 14 lequel est un gage de notre héritage, pour la rédemption de ceux que Dieu s’est acquis, à la louange de sa gloire. (Ephésiens 1.11-14)

Nous constatons donc un lien entre notre union à Jésus-Christ et le ministère de l’Esprit-Saint. Celui qui croit au message de l’Évangile est rempli du Saint-Esprit lorsqu’il s’identifie à Jésus-Christ dans son quotidien. La marque d’un Chrétien qui s’identifie avec la personne et l’œuvre de Jésus-Christ est sa capacité de louer Dieu en toutes circonstances. Un Chrétien rempli de l’Esprit est rempli de louanges pour le Seigneur Jésus. Il exprime cette louange en paroles, mais aussi en cherchant à satisfaire le besoin de son prochain de la même manière que Jésus nous a enseignée à le faire par sa vie et dans sa mort.

18 Soyez, au contraire, remplis de l’Esprit ; 19 entretenez-vous par des psaumes, par des hymnes, et par des cantiques spirituels, chantant et célébrant de tout votre cœur les louanges du Seigneur ; 20 rendez continuellement grâces pour toutes choses à Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, 21 vous soumettant les uns aux autres dans la crainte de Christ. (Eph 5.18-21)

Application

Comment exprimer la réalité de l’Évangile dans ma vie au travers d’un cœur reconnaissant ?

  1. Est-ce que tu crois que Jésus-Christ est le Seigneur ? Qu’il a le dernier mot dans ta vie ?
  2. Commence par chercher à découvrir Jésus au travers des Saintes-Écritures.
  3. Cherche à t’identifier à Christ dans les différentes facettes de l’Évangile que nous avons regardé ensemble.
  4. La prochaine fois que tu commences ou que tu finiras quelque chose, pose-toi la question suivante : pour quelles choses puis-je exprimer ma reconnaissance à l’Éternel dans cette situation ?

Devoir pour dimanche prochain : lire 1 Thess 5.16-22 et répondre à la question « Comment puis-je pratiquement accomplir les vv. 16-18 au quotidien ? »

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