Que faire en attendant? (Michée)


Notes pour le dimanche 29 décembre 2013.

Lorsque nous terminons une année pour en commencer une nouvelle, nous pouvons parfois éprouver le sentiment que l’année qui vient ne fera que répéter celle qui finit. Il peut nous arriver de penser que rien ne change en fin de compte, surtout si nous faisons fasse à une situation qui ne change pas ou a des circonstances qui ne semblent pas trouver une résolution. C’est un peu pour cela que nous faisons des résolutions à l’aube du Nouvel An. La vie change, mais pas toujours de la manière que nous aimerions qu’elle change.

Si vous vous retrouvez dans cette description des choses, le message de Michée est pour vous. Dieu a envoyé Michée prophétiser contre Jérusalem et Samarie juste avant la première déportation d’Israël dans les années 735 — 700 av. J.-C. La situation morale et spirituelle du peuple n’était pas bonne et s’en allait de pire en pire. Elle n’était pas bonne depuis plusieurs générations et ne semblait pas prendre du mieux pour l’avenir. C’est dans ce sens que nous pouvons attribuer à Michée un titre que nous pourrions donner aux autres prophètes de son temps. J’ai donc intitulé cet enseignement Michée : un prophète du changement quand la vie ne semble que se répéter.

Contexte de Michée

  • Ministère entre 735-700 av JC
  • contemporain d’Ésaïe
  • Invasion assyrienne imminente
  • Oppression venant des riches, propriétaires fonciers avares
  • Corruption des chefs religieux
  • Corruption des juges
  • Atmosphère de religiosité à l’outrance — les gens se voient comme étant généralement bons

Michée a un message pour ceux qui se demandent si la vie a réellement un sens et si on peut espérer voir un jour nouveau. Le livre se divise en trois parties qui commencent par « Écoutez ».

Le jugement imminent (ch. 1-2)

  • Idolâtrie (1.1-5) ; avertissement (1.6-7)
  • Lamentations de Michée (1.8-9)
  • Avarice et fraude (2.1-2, voir aussi Col 3.5 avarice = idolâtrie)

Nous avons tendance parfois à accuser l’Éternel d’être un Dieu vengeur quand en réalité le fait qu’il avertit son peuple en leur envoyant des prophètes proliférer des avertissements est une évidence concrète de sa miséricorde et de sa patience. Le but de l’avertissement est d’inciter le peuple à retourner au culte de l’Éternel tout en leur indiquant les conséquences qui leur arriveront s’ils ne retournent pas à Dieu.

L’annonce d’un Sauveur (ch. 3-5)

  • Condamnation des chefs religieux qui refusent de « servir » à moins d’être payés (3.1-7)
  • Fausse sécurité d’être le peuple de l’Éternel
  • (invasion d’Israël en 721 et de Juda en 606-586)
  • L’annonce d’une paix durable en Sion
  • L’annonce d’un Sauveur qui naîtra à Bethléem
  • (5.1-4 cité dans Matt 2.6)

Un des plus beaux passages dans ce récit se trouve au tout début du chapitre 5. C’est le même passage que les scribes du temps de la naissance de Jésus récitent aux mages pour leur indiquer où trouver l’enfant-roi. Mais pour Michée, cette révélation est l’annonce d’une promesse de restauration. Il viendra un chef qui restaurera la justice et le droit. Il jugera avec bonté, et il établira un règne qui mettra fin à la corruption si répandue dans le monde.

Espères-en l’Éternel (ch. 6-7)

  • Scène d’un procès devant un juste juge (6.1-5)
  • Ce que l’Éternel demande de son peuple (6.6-8)
  • Repens-toi et obéis l’Éternel
  • Promesse d’une restauration future
  • Appel à une confession de foi (7.18-20)

Michée 6.6 Avec quoi me présenterai-je devant l’Éternel, Pour m’humilier devant le Dieu Très-Haut ? Me présenterai-je avec des holocaustes, Avec des veaux d’un an ? 7 L’Éternel agréera-t-il des milliers de béliers, Des myriades de torrents d’huile ? Donnerai-je pour mes transgressions mon premier-né, Pour le péché de mon âme le fruit de mes entrailles ? —  8 On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien (juste, plaisant, approprié devant Dieu) ; Et ce que l’Éternel demande de toi (réclame, recherche), C’est que tu pratiques la justice, Que tu aimes la miséricorde, Et que tu marches humblement avec ton Dieu.

Michée 6.8 est un passage que nous entendons souvent citer de mémoire pour nous indiquer quelle est la direction de Dieu pour nos vies. Le principe suivant nous informe : quand Dieu ne semble pas te donner une direction précise pour une situation particulière, tu peux toujours accomplir la volonté de Dieu au quotidien en faisant les trois choses énumérées dans Michée 6.8

  • pratique la justice : Tu agis avec une mesure exacte, selon ce qui est vrai, selon la loi de Dieu (la vengeance appartient à Dieu)
  • aimes la miséricorde : Tu aimes être gracieux envers les autres. Tu as pitié de la misère de l’autre et tu veux trouver un moyen de le soulager selon ce qui est juste.
  • Marche humblement avec ton Dieu : Tu pars à la suite de l’Éternel de façon attentionnée et délibérée.

Dans le Nouveau Testament, Jésus répète essentiellement la même chose lorsqu’il reproche aux chefs religieux d’avoir manqué le sens principal de ce que l’Éternel demande au travers de la loi de Moïse.

Matt 23.23 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous payez la dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin, et que vous laissez ce qui est plus important dans la loi, la justice, la miséricorde et la fidélité : c’est là ce qu’il fallait pratiquer, sans négliger les autres choses. 24 Conducteurs aveugles ! qui coulez le moucheron, et qui avalez le chameau.

Un peu plus loin, Jésus nous montre le cœur de Dieu concernant sa loi et les prophètes qu’il avait envoyés pour ramener son peuple à lui obéir.

Matt 23.37 Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu !

La prophétie de Michée s’est donc accomplie dans la naissance du Sauveur Jésus-Christ pour devenir notre justice et notre bonté. Car, pour être réconcilié à Dieu, il nous faut être bon et juste d’une manière qui satisfait parfaitement ce que Dieu demande de nous.

Appel à une confession de foi

À la toute fin du livre, Michée nous démontre ce qui est essentiel pour faire ce que Dieu réclame de nous. Michée fait preuve de foi en Dieu. Il espère dans la promesse de la délivrance.

18 Quel Dieu est semblable à toi, Qui pardonnes l’iniquité, qui oublies les péchés Du reste de ton héritage ? Il ne garde pas sa colère à toujours, Car il prend plaisir à la miséricorde. 19Il aura encore compassion de nous, Il mettra sous ses pieds nos iniquités ; Tu jetteras au fond de la mer tous leurs péchés. 20Tu témoigneras de la fidélité à Jacob, De la bonté à Abraham, Comme tu l’as juré à nos pères aux jours d’autrefois. (Michée 7.18-20)

Pendant le ministère de Jésus, les chefs religieux lui ont reproché de prendre trop au sérieux les professions de foi de ceux qui mettaient leur confiance dans son œuvre.

Marc 2.7 Comment cet homme parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui peut pardonner les péchés, si ce n’est Dieu seul ?

Pourtant, la venue du Sauveur tel que prophétisé par Michée est l’espoir d’Israël. Dieu ne s’attend pas à ce que nous fassions plus d’efforts pour paraitre plus bons ou plus justes. La promesse faite à Michée pour Israël est aussi devenue celle qui fut faite à tous ceux et celles qui se tournent vers Dieu avec la pleine conviction qu’il a pourvu un moyen d’échapper à la justice de Dieu. Cette offre n’est reçue que par la foi. C’est le même message qui fut prêché par l’apôtre Paul et adressé à tous ceux qui font appel à l’Éternel, même ceux qui ne font pas partie d’Israël.

Romains 10.8 La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur. Or, c’est la parole de la foi, que nous prêchons. 9 Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. 10 Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut, selon ce que dit l’Écriture:  11 Quiconque croit en lui ne sera point confus.

Conclusion

Alors que faire en attendant une nouvelle direction pour nos vies si la vie semble se répéter ou si les situations auxquelles nous faisons face ne semblent pas aller dans le bon sens ? Souvenons-nous de Michée 6.8.

  • Pratique le bien que tu connais déjà en faisant ce qui est juste selon Dieu.
  • Sois gracieux envers les autres en cherchant à soulager leur misère.
  • Sois attentionné à la présence de l’Esprit de Dieu en prenant le prochain pas qui est nécessaire pour Lui obéir.
  • Souviens-toi de Michée qui a gardé son espoir dans l’Éternel au lieu d’un plan qui n’aboutissait pas.

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