Que penser du Ciel?


Partie 1 : Comment ma perspective du Ciel affecte-t-elle ma vie sur terre ?

La Bible ne nous donne pas beaucoup d’informations explicites sur la vie après la mort. Les détails que nous retrouvons sur le Ciel par exemple sont souvent dérivés du point central d’un récit, d’une parabole ou d’un enseignement sur un sujet relié. Nous avons par exemple, les écrits des prophètes Ésaïe, Ézéchiel et le récit de Jean dans le livre de l’Apocalypse qui nous décrivent de façon imagée le Ciel. Mais c’est tout de même dans le contexte d’une vision qui est remplie d’images symboliques.

Cet état des choses peut nous laisser avec l’impression que la vie après la mort est une affaire vague, floue, et mystique. C’est le genre de situation qui m’a laissé à un jeune âge avec l’impression que je serais plus excité de vivre sur terre avec les arbres à grimper, la beauté de la nature sauvage, les animaux et les gens que je côtoyais déjà. Je suppose que si j’avais grandi au milieu d’une guerre civile comme en Syrie par exemple, j’aurais eu une impression très différente.

Mais, bref, il n’en est pas moins que notre manque de connaissances au sujet de ce qui vient après la mort nous déstabilise et ne nous excite peut-être beaucoup moins que nous aimerions l’être en réalité. Et je dois confesser qu’à plusieurs niveaux, ma compréhension embryonnaire de la vie après la mort n’influence pas ma vie quotidienne aussi profondément qu’elle devrait à l’heure actuelle.(Voire aussi la connexion avec le Repas du Seigneur que nous prenons pendant le culte le dimanche dans 1 Cor 11.26 «… vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.»)

Il y a-t-il quelque chose après cette vie terrestre (la mort) ?

Considérons les passages suivants de la Bible au sujet du Ciel. Sur quoi pouvons-nous baser notre confiance qu’il existe la vie après la mort ?

(Ecc 12.7) 7avant que la poussière ne retourne à la terre, comme elle y était, et que l’esprit ne retourne à Dieu, celui qui l’a donné !

(Luc 16.22-24) 22Le pauvre [Lazare] mourut et fut porté par les anges auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi et fut enterré. 23 Dans le séjour des morts, en proie à une grande souffrance il leva les yeux et vit de loin Abraham, avec Lazare à ses côtés. 24 Il s’écria : « Père Abraham, aie pitié de moi et envoie Lazare pour qu’il trempe le bout de son doigt dans l’eau afin de me rafraîchir la langue, car je souffre cruellement dans cette flamme. »

(Luc 23.42-43) 42Et il dit à Jésus : « [Seigneur,] souviens-toi de moi quand tu viendras régner. » 43 Jésus lui répondit : « Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis. »

(2 Cor 5.6-8) 6Nous sommes donc toujours pleins de confiance et nous savons que, tant que nous habitons dans ce corps, nous sommes loin de notre patrie, loin du Seigneur, 7car nous marchons par la foi et non par la vue. 8 Oui, nous sommes pleins de confiance et nous aimerions mieux quitter ce corps pour aller vivre auprès du Seigneur.

(Hébreux 9.27-28) 27 Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement, 28de même Christ, qui s’est offert une seule fois pour porter les péchés de plusieurs, apparaîtra sans péché une seconde fois à ceux qui l’attendent pour leur salut.

Ces textes nous montrent que la mort n’est pas la fin de notre existence. La Bible nous révèle qu’il existe une vie après la mort où les gens sont conscients, bougent, parlent, respirent et expérimentent les choses. De plus, nous paraîtrons tous devant Dieu pour donner une réponse de la manière dont nous aurons vécu nos vies sur terre. Il n’est donc pas question d’un sommeil, d’un stade de perfectionnement pour revenir sur terre ou d’un lapse de temps que nous devons endurer pour avoir accès à une autre dimension.

Dans son livre, les pieds sur terre, les yeux vers le ciel, l’auteur Randy Alcorn affirme que la description du Ciel telle que nous la trouvons dans livre de l’Apocalypse nous fait reconnaître qu’il s’agit d’une scène réelle qui contient de vrais personnages qui confrontent de vraies circonstances.

Dans le livre de l’Apocalypse, les êtres humains parlent et adorent dans le ciel, et cela se passe avant la résurrection finale des morts. Tous ces versets démontrent que nos êtres spirituels sont bel et bien conscients après la mort. Ils ne dorment pas.

La Bible nous enseigne donc que notre existence continue après la mort, même si cela peut prendre une nouvelle forme dans une autre dimension.

Est-ce que le ciel est un endroit physique dans le temps ?

Lorsque nous lisons la description du Ciel que nous retrouvons dans le livre de l’Apocalypse, il est peut-être tentant d’interpréter les visions comme étant purement figurées et symboliques.

Le genre apocalyptique qui figure dans ce livre nous rapporte plein d’images qui sont remplies de symboles. Mais je me pose la question si nous pouvons affirmer avec raison que toutes les images que l’on nous rapporte au sujet du Ciel sont purement symboliques.

Si nous prenons Apocalypse 7 et 8 par exemple, nous découvrons qu’il est question d’instruments de musique. On remarque les visages des anciens qui se prosternent devant le trône de l’Éternel. Les martyrs portent des vêtements et certaines personnes emploient des branches de palmier. On voit aussi des chevaux qui entrent et qui sortent.

Lorsque Moïse a reçu les instructions pour construire le tabernacle dans le désert, il a donné des instructions au peuple d’Israël d’ériger une structure selon le modèle physique qui existait dans le Ciel. L’Éternel lui a montré les dimensions, les matériaux et la disposition de ceux-ci.

(Exode 20.40) 40 Regarde, puis exécute d’après le modèle qui t’est montré sur la montagne.

C’est le même principe qui motive l’auteur d’Hébreux à parler de la cité céleste comme une chose devant laquelle nous pouvons nous approcher.

(Hébreux 12.22-24) 22 Mais au contraire vous vous êtes approchés de la montagne de Sion et de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, des myriades d’anges ; 23de la réunion et de l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux ; de Dieu, juge de tous ; des esprits des justes parvenus à la perfection ; 24de Jésus, médiateur d’une nouvelle alliance ; et du sang de l’aspersion qui parle mieux que celui d’Abel.

Et au cas où nous voudrions interpréter ce bout de texte de façon purement allégorique, la fin du chapitre nous pose tout un défi qui nous fait prendre conscience du lien réel qui existe entre le Ciel où règne l’Éternel et la terre.

(Hébreux 12.26-29) 26Sa voix ébranla alors la terre, et maintenant il nous a fait cette promesse : Une fois encore, je ferai trembler non seulement la terre, mais aussi le ciel.27 Ces mots : Une fois encore montrent que les éléments ébranlés seront mis à l’écart, en tant que créés, afin que subsiste ce qui n’est pas ébranlé. 28 C’est pourquoi, puisque nous recevons un royaume inébranlable, ayons de la reconnaissance, en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte. 29 Car notre Dieu est aussi un feu dévorant.

Jésus Lui-même a utilisé des termes concrets pour parler du Ciel. Pourquoi aurait-il décrit un endroit réel sans expliquer qu’il s’agit d’un lieu symbolique que l’on doit interpréter de façon spirituelle et allégorique ?

(Jean 14.2-3) Que votre cœur ne se trouble pas. Croyez en Dieu, croyez aussi en moi. 2 Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père. Sinon, je vous l’aurais dit ; car je vais vous préparer une place. 3 Donc, si je m’en vais et vous prépare une place, je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous y soyez aussi.

Pourquoi peut-on éprouver de la difficulté à accepter la présence d’un Ciel qui est réelle ?

1) Nous sommes, par nature, centrés sur nous-mêmes

Nous interprétons la réalité au travers de nos propres expériences. Si vous voulez faire une petite expérimentation, commencez par décrire à quelqu’un une expérience particulière que vous avez vécue et dans bien des cas vous entendrez éventuellement l’autre vous raconter sa propre histoire dans une situation similaire. Rares sont ceux qui posent des questions dans le but de comprendre et mieux saisir ce que vous avez vécu.

Nous devons donc admettre que nous sommes naturellement portés à rechercher ce qui fait notre affaire. Nous avons de la difficulté à nous fier à ce que Dieu nous dit lorsque nous nous appuyons seulement sur notre expérience de vie. La description du Ciel dans les Saintes Écritures nous pousse à faire un pas de foi. Ceci est contre-nature.

C’est pour cela que Proverbes 18.17 nous rappelle que «Celui qui plaide sa cause en premier paraît toujours avoir raison [jusqu’à ce que] vient la partie adverse, et l’on examine ce qu’il a dit.» C’est aussi pour cela que Proverbes nous enseigne que «Les projets échouent, faute de délibérations, mais ils réussissent quand il y a de nombreux conseillers.» (Prov 15.22)

2) Nous sommes très limités dans nos capacités

Lorsque l’on considère l’étendue de notre galaxie, la distance qui sépare les étoiles et l’immensité de l’univers, nous devons admettre qu’il y a beaucoup de choses qui échappent notre expérience. Comment expliquer nos origines, notre destinée ainsi que la signification de nos vies devant l’immensité du cosmos ? Tout ne peut pas être expliqué et mesuré. Donc, je ne peux pas tout savoir. J’ai beaucoup de limites.

Il nous faut donc choisir ce en quoi nous allons placer notre confiance. La Parole de Dieu nous présente un choix : est-ce que j’accepte le récit des Saintes-Écritures ou est-ce que je veux tenter ma chance avec mes propres raisonnements faillibles et mes propres expériences de vie très très limitées ?

3) Notre imagination est influencée par notre culture moderne

Notre culture moderne (et séculière) a une tendance à voir la science comme étant l’autorité définitive en matière de vie et de pratique. Par conséquent, nous sommes portés à croire que nos découvertes scientifiques et notre technologie font de nous une civilisation plus avancée qui sait mieux que les générations passées comment jouir de la vie sur terre.

Donc, lorsque la Bible nous parle du ciel comme un jardin, comme un royaume ou comme une cité, on s’imagine que nous serons dans les nuages en train de jouer de la harpe. Notre pensée moderne qui aime tout ce qui est matériel et tout ce qui se mesure finit par interpréter les images de la Bible au travers d’une lentille scientifique qui vient changer le sens de ce que la Bible affirme.

D’ailleurs, si je veux vraiment faire preuve de rigueur scientifique, je relèverai le défi de mettre Dieu à l’épreuve dans ma vie en m’engageant à vivre selon sa Parole… question de voir si c’est vrai ou pas.

(Jean 7.16-18, PVV) Tout ce que j’enseigne, ce n’est pas moi qui l’invente, je l’ai reçu de Celui qui m’a envoyé. 17 Si quelqu’un est décidé à faire la volonté de Dieu, il reconnaîtra bien si mon enseignement vient de Dieu ou si je ne fais qu’avancer des opinions personnelles. 18 Celui qui lance des idées en son propre nom veut se faire valoir et recherche le succès personnel. Si, par contre, quelqu’un vise à honorer celui qui l’a envoyé, vous pouvez lui faire confiance : ce qu’il dit est vrai et pur de toute fausseté.

4) Notre Adversaire, le Diable, nous joue des méchants tours

Nous avons un adversaire, le Diable, qui cherche par tous les moyens à nous écarter d’une relation avec le Dieu de la Bible et à nous empêcher de croire dans les promesses de Dieu.

(Jean 8.44) Depuis le commencement, c’est un meurtrier : il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il ment, il parle de son propre fond, puisqu’il est menteur, lui le père du mensonge.

(Apoc 13.6) [La bête] ouvrit sa gueule en blasphèmes contre Dieu, pour blasphémer contre son nom, son tabernacle et ceux qui l’habitent dans le ciel.

Illustration du villageois et le serpent : un villageois trouve, un jour d’hiver, un serpent a demi-gelé dans la neige et décide par pitié de l’emporter chez lui pour le réchauffer. Mais lorsque le serpent se réveille, il se replie sur lui-même et cherche à faire mal ou villageois qui venait de lui sauver la vie. (tiré des Fables de la Fontaine, publié en France au XVIIe siècle)

Conclusion et application

Les théologiens décrivent généralement le Ciel comme étant l’endroit où Dieu établit son règne pour faire connaître sa présence.

  • La Bible nous enseigne que nous devrons tous apparaître devant Dieu pour lui donner une réponse pour la manière que nous aurons vécu dans ce monde et ce que nous aurons fait avec la mort et la résurrection du Seigneur Jésus-Christ. Quelle sera ta réponse devant le trône de Dieu ? Pourquoi devrait-il te laisser entrer dans son Ciel ?
  • Si tu peux affirmer avec conviction que l’assurance de ton salut repose dans le fait que tu as placé ta confiance dans l’œuvre parfaite du Seigneur Jésus-Christ à la croix pour toi, quel rôle joue ton entrée au Ciel dans ta vie de tous les jours ? Est-ce que tu éprouves un désir profond d’être dans la présence de Dieu ? Si tu n’éprouves pas ce désir, peux-tu identifier pourquoi ce n’est pas quelque chose qui t’excite, te réconforte ou te motive à vivre pour Dieu dans ce monde ?

[Étude approfondie pour la semaine suivante] Si la Bible nous parle de la vie éternelle dans le Ciel, elle nous parle aussi d’une Nouvelle Terre et de Nouveaux Cieux. Comment comprendre la présence de ce Ciel et de cette Terre renouvelés en lien avec le Ciel où Dieu règne en ce moment ?
(Ex. 2 Pierre 3.13 et Apoc 21.1)

5 réflexions sur “Que penser du Ciel?

  1. (Hébreux 12.22-24) 22 Mais au contraire vous vous êtes approchés de la montagne de Sion et de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, des myriades d’anges ; 23de la réunion et de l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux ; de Dieu, juge de tous ; des esprits des justes parvenus à la perfection ; 24 de Jésus, médiateur d’une nouvelle alliance ; et du sang de l’aspersion qui parle mieux que celui d’Abel

    Comment doit-on interpréter cette dernière phrase? de Jésus médiateur; et du sang de l’aspersion qui parle mieux que celui d’Abel?

    cette phrase me fait méditer et essayer de comprendre.

  2. 2 Timothée 2
    …24 Or, il ne faut pas qu’un serviteur du Seigneur ait des querelles; il doit, au contraire, avoir de la condescendance pour tous, être propre à enseigner, doué de patience; 25 il doit redresser avec douceur les adversaires, dans l’espérance que Dieu leur donnera la repentance pour arriver à la connaissance de la vérité, 26 et que, revenus à leur bon sens, ils se dégageront des pièges du diable, qui s’est emparé d’eux pour les soumettre à sa volonté.

    C’est en allant voir votre référence de Marc.1 que je suis tombée sur ce passage de Timothée et çà me fait reconnaître en vous et votre petite église, les qualités nécessaires afin de mener à bien l’enseignement de l’évangile. Tous y sont bienvenus, sans jugement, seule la repentance est de mise sur le chemin de la vérité et de la vie. N’est-ce pas là la volonté de Christ?

    Merci

  3. Chaque jour qui se lève n’est-il pas un pas de plus vers le ciel?
    Chaque jour de notre réveil n’est-il pas une résurrection?
    Chaque jour, ne devons-nous pas remercier Dieu pour la Vie?

  4. Les théologiens décrivent généralement le Ciel comme étant l’endroit où Dieu établit son règne pour faire connaître sa présence.

    Y a-t-il une différence entre le Ciel et le Royaume des cieux?

    Car pour moi, le Royaume des cieux est en soi un état d’esprit, un état d’âme de confiance absolue en Dieu, Lui par qui on est créé entant qu’enfant de Dieu. Un état d’âme qui procure une joie, une plénitude intérieure indescriptible qui nous régénère et qui nous fait vibrer au diapason d’un amour infini.

    1. Je ne crois pas qu’il est question de différence dans le sens que nous parlerions de deux endroits où choses différentes. Il serait peut-être utile de parler de deux perspectives différentes sur la même chose. Le Ciel proprement dit ferait plus référence à un endroit. Le Royaume de Dieu faisant plus référence à la dynamique du règne de Dieu, ses effets et la manière que cela se vit peut-être?

      Pour ce qui est de ton expérience du Royaume de Dieu, tu peux décrire ce que tu ressens de cette façon. Ça décrit bien la nature de Dieu, effet d’être dans sa présence, son influence dans nos vies. La Bible nous invite à prendre conscience d’une autre dimension du Ciel comme uk endroit et un règne où les membres de ce royaume sont réconciliés à Dieu par la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Au tout début de l’Évangile de Marc, on nous explique que Jésus enseignait au sujet du Royaume de Dieu. (Marc 1.15) Cela veut donc dire que le Royaume de Dieu est aussi quelque chose de tangible, de concret. Certes les sentiments sont vrais comme de le décrit Jeannine. Mais la Bible nous parle aussi d’une réalité où des gens qui sont par nature Rebels à Dieu, finissent par Lui être soumis à cause de quelque chose que Dieu accomplit par sa grâce. Bref, l’accès au Royaume de Dieu est le sujet principal de cette Bonne Nouvelle que nous appelons l’Evangile. C’est aussi une partie clé pour mieux comprendre le Royaume de Dieu.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s