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Le jeûne de 24 hrs : une méthode parmi d’autres

Quelques principes utiles pour faire un jeûne de 24 hrs. (compilés à partir du web)

Établie ton objectif avant de commencer : quel est ton but pour ce jeûne ? Demande à Dieu de te révéler par Son Esprit ce qui te pousses à faire le jeûne. Est-ce pour un renouvellement, pour scruter ton coeur, pour la guérison, pour résoudre un problème…

Établie ton engagement : qu’est-ce que Dieu te demande de faire ? 1) la longueur du jeûne; 2) quel genre de jeûne; 3) quels activités sociales ou physiques devras-tu éviter pour accomplir ce jeûne; 4) combien de temps par jour réserveras-tu à la Parole et la prière.

Prépares-toi spirituellement : à la base du jeûne on trouve la repentance. Des péchés non-confessés devant Dieu nuirons à mes prières.

La préparation de ton coeur –

1) demande à Dieu de t’aider à voir l’heure juste concernant tes péchés;

2) confesse à Dieu tous les péchés que son Esprit te montres et acceptes le pardon accordé au travers de l’oeuvre de Jésus Christ pour toi – 1 Jean 1:9;

3) recherche le pardon de tous ceux et celles que tu sais que tu as offensé, et pardonne à ceux qui t’ont offensé;

4) considère comment tu peux offrir une restitution (si besoin) à ceux que tu as offensé selon la direction de l’Esprit;

5) demande à Dieu de te remplir de son Esprit selon ses instructions dans Ephésiens 5:18 et sa promesse dans 1 Jean 5:14-15;

6) soumet de nouveau ta vie à la Seigneurie de Jésus Christ et refuse d’obéir et de prêtre attention aux passions de ta chair selon Rom 12:1-2;

7) médite sur les attributs de Dieu, son amour, sa souveraineté, sa puissance, sa sagesse, sa fidelité, sa grâce, sa compassion et bien d’autres – Psaume 48:9,10 ; 103:1-8, 11-13.

8) commence ton temps de jeûne avec un coeur disposé à recevoir quelque chose de la part de Dieu – Hébreux 11:6

9) ne sous-estime pas l’opposition que tu pourrais rencontrer de la part de l’Adversaire. La bataille entre la chaire et l’esprit deviennent plus intenses pendant des temps de jeûne – Galates 5:16-17.

Prépares-toi physiquement : évite en général les chose qui créées une dépendance comme le café, les sucreries, les mets raffinés, etc… Choisis des mets plus naturels, des crudités, et de l’eau quelques repas avant un jeûne prolongé. Mange des repas plus petits. Limites tes activités physiques. Évites de prendre des médicaments. Si tu dois en prendre, recherche l’opinion d’un professionnel de la santé.

Prépares-toi un horaire :

Le Soir, trouve un endroit calme et isolé pour chercher la face de l’Éternel; si d’autres jeûnes avec toi, prenez le temps de prier ensemble pour des besoins particuliers; évite les distractions comme la télévision, l’ordinateur, ou la musique qui pourrait diminuer ta concentration sur les choses spirituelles. Commence en lisant quelques extraits des Psaumes.

Le matin, commence par un temps d’adoration et de louange; lit des passages bibliques et médite sur ce que tu viens de lire. Poses des questions à Dieu dans la prière. Invites l’Esprit de te rencontrer dans la prière et de faire son travail dans ton coeur selon Philippiens 2:13; invites Dieu de t’utiliser selon sa volonté; demandes-lui de te montrer comment tu peux influencer ta communauté, le monde, ta famille, ton église; prie pour sa vision pour ta vie et la puissance de faire sa volonté.

L’après-midi, retourne à la prière et la méditation de la Parole; prend une marche de prière; intercède pour ta communauté, ta famille, ton église, les dirigeants de ton pays, les besoins particuliers.

Papa Paul – 1 Corinthiens 2:10 – 3:9

Notre passage est  1 Corinthiens 2:10 à 1 Corinthiens 3:9.

Question pour discussion : Puisque ma nouvelle naissance dépend de l’oeuvre de Dieu, est-ce que cela veut dire que ma croissance spirituelle dépend aussi de l’oeuvre de Dieu ? Est-ce que je dois m’investir dans ma croissance ?

L’apôtre Paul est en train d’expliquer aux Corinthiens que la sagesse de Dieu n’est pas comme celle des hommes. Et de plus, la sagesse de Dieu a seulement du sens pour ceux à qui le Saint Esprit s’est révélé dans la nouvelle naissance (le salut par grâce) et qui par la foi grandissent dans leur dépendance de Dieu.

Arrivé à la fin de 1 Corinthiens 2, on commence à déceler que Paul parle de trois catégories de personnes. Il y a « l’homme naturel » qui ne comprend pas la sagesse de Dieu parce que le Saint Esprit ne s’est pas révélé à lui.

Il y a le « bébé chrétien » ou le « chrétien immature » qui est sauvé, mais qui n’a jamais appris à grandir en faisant bonne usage de toutes les ressources pleinement disponibles en Christ (voir 2 Corinthiens 9:8-9).

Et finalement, il y a le « chrétien mature. » C’est l’enfant de Dieu qui utilise la grâce de Dieu pour grandir, qui s’appuie sur les promesses de Dieu et qui prend le pas de foi nécessaire pour développer son intimité avec Dieu dans la puissance de l’Esprit.

On a la nette impression que Paul place les Chrétiens de Corinthe dans la deuxième catégorie. (voir 1 Corinthiens 3:1-3) On s’imagine Paul en train de dire : « La raison pourquoi vous avez tant de problèmes entre vous dans l’Église est parce que vous êtes des nourrissons spirituels! On a besoin de vous donner à manger, de vous essuyer, et de vous dorloter quand vous devriez être capable de prendre soin de vous-mêmes! »

La question se pose donc. Puisque ma nouvelle naissance dépend de Dieu, ma croissance devrait dépendre de Dieu aussi n’est-ce pas ? Est-ce que cela veut dire pour autant que je n’ai rien à faire pour grandir ? Bien sûre que OUI! J’ai tout un parcours de croissance spirituel que Dieu m’invite à accomplir avec lui. Le problème est que la plupart du temps, je me distrais si facilement, et j’accepte trop facilement la médiocrité que je me laisse aller où bon me semble. Est-ce surprenant alors que je ne grandisse pas dans le Seigneur ? que ma vie Chrétienne est soit-disant plate ? que Dieu semble s’être éloigné de moi ?

J’ai entendu bon nombre de Chrétiens ces dernières années dirent combien ils soupirent pour les jours où ils étaient tout feu tout flamme pour le Seigneur. Et ils sont en réflexion vis-à-vis de leur situation spirituelle qui semble avoir plafonné depuis quelques années. Certes, nous passons tous par des déserts spirituels, mais le dessein de Dieu pour un désert spirituel est de pouvoir plus clairement entendre sa voix et se défaire des distractions qui nous entourent. Est-ce possible qu’en restant là où Jésus nous a rencontré à la nouvelle naissance nous avons oublié de marcher à sa suite sur le chemin de la maturité spirituelle ? Jésus ne fait pas du sur-place Lui! Il est en mouvement. Il vient nous chercher là nous sommes et comme nous le sommes, mais il n’a pas l’intention que nous restions au même endroit pour bâtir une maison. Jésus continue de marcher et il nous faut le suivre !

Un principe important

L’exhortation de Paul aux Corinthiens nous amène à considérer une doctrine extrêmement importante, qui selon moi, est souvent mal comprise. D’ailleurs, je suis surpris de voir combien il est facile pour moi de me tromper à ce sujet quand je considère mes propres luttes dans ma recherche de maturité dans le Seigneur. Nous parlons du principe de la « nouvelle nature. »

La Bible nous apprend que lorsque l’Esprit de Dieu nous « ouvre » les yeux à la nouvelle naissance que Dieu fait de nous une nouvelle créature. (2 Corinthiens 5:17) Toutes choses sont devenus nouvelles parce que nous sommes spirituellement vivants. Avant nous étions morts dans nos péchés.

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J’ai trouvé une bonne illustration à cet effet. Quand nous ne comprenons pas la nouvelle nature en Christ, nous nous voyons comme le type tout à fait à droite, qui ressemble drôlement à celui qui est tout à fait à gauche. Non, nous ne sommes pas évolués de nouveaux, nous sommes nés de nouveau ! « Venir à Jésus » n’est pas un changement d’apparence. C’est une recréation de toute ma personne. Je ne fais pas qu’ajouter quelques capacités nouvelles, mettre un bel habit, ou changer ma façon de marcher ! Je suis une personne tout à fait recréée à l’image de Dieu. Ma vieille nature n’a en elle rien qui vaille la peine d’être recyclée !

Nous sommes comme le papillon qui sort ses ailes pour la première fois. Nous ne sommes même pas une chenille évoluée, nous sommes un papillon recréé !

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Ma croissance spirituelle n’est pas d’essayer de rendre meilleure ma vieille nature. Ma vieille nature est morte! Je suis une nouvelle création à l’image de Dieu ! Je fais certaines choses et je ne participe pas à d’autres parce que je n’appartient plus à ma vieille nature. J’appartiens à Jésus Christ. Je suis l’enfant du Roi des rois. On a simplement à lire Colossiens 3 pour comprendre plus précisément la théologie de Paul à cet effet.

L’exhortation est donc de vivre en nouveauté de vie. Comme le vieux chant nous le rappelle, « Crois obéis! »

Qu’est-ce qui t’empêches de vivre pour Christ ? As-tu déjà oublié l’oeuvre que Jésus a accomplit en toi à la nouvelle naissance ? Est-ce que tu t’es laissé distraire par les soucis de la vie ? l’amour de ce qui ne dure pas ? En fait, qu’as-tu fais avec ce que l’Esprit t’as déjà montré de faire ? Le mot repentance me vient à l’esprit en ce moment. (1 Jean 1:9)

On revient donc à notre question de départ : Puisque ma nouvelle naissance dépend de l’oeuvre de Dieu, est-ce que cela veut dire que ma croissance spirituelle dépend aussi de l’oeuvre de Dieu ? Oui, ma croissance dépend de Dieu, mais en même temps il m’invite à y participer par la foi, en le suivant, et en Lui faisant confiance. L’évidence que j’apprends à grandir en sagesse divine est directement reliée à l’intensité avec laquelle je suis dépendant de Lui dans la prière, de la mémorisation et la méditation de la Parole de Dieu, de l’application des commandements de Jésus Christ à ma vie, et de ma disponibilité à accomplir les oeuvres que Dieu a préparé d’avance pour moi.

Deux types de sagesse – 1 Corinthiens 2:5-10

Dès sa venu à Corinthe, l’apôtre Paul fait une distinction intentionnelle entre la sagesse populaire et celle provenant de Dieu. Nous savons que Corinthe avait toutes les caractéristiques d’une ville Greco-Romaine avec sa politique, sa culture, sa spiritualité, et sa recherche d’une richesse commerçante. On peut imaginer l’arrivée de l’apôtre Paul en provenance d’Athènes, une autre ville comme Corinthe, profondemment marqué par son expérience d’évangéliste dans une cité baignée dans la spiritualité et la superstition. On peut sentir sa résolution de faire une distinction entre la sagesse qui vient de l’homme avec toute l’organisation religieuse qui la supporte et la sagesse qui provient de la simple prédication de l’évangile.

Le Paul avant Athènes, et le Paul après Athènes à son arrivée à Corinthe paraissent un peu différents. Le premier semble plus conciliant, le deuxième plus fervent à garder un simple message : seulement Jésus Christ. C’est sur ce point que Paul écrit aux Chrétiens de Corinthe. Croire la bonne nouvelle de l’évangile nous oblige à changer notre façon de voir le monde. L’évangile n’est pas une simple philosophie, elle est une perspective du monde qui influence nos décisions, nos actions, et nos habitudes. Elle est le moyen par lequel nous comprenons et nous vivons notre relation avec Dieu.

5 afin que votre foi fût fondée, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. 6 Cependant, c’est une sagesse que nous prêchons parmi les parfaits, sagesse qui n’est pas de ce siècle, ni des chefs de ce siècle, qui vont être anéantis; 7 nous prêchons la sagesse de Dieu, mystérieuse et cachée, que Dieu, avant les siècles, avait destinée pour notre gloire, 8 sagesse qu’aucun des chefs de ce siècle n’a connue, car, s’ils l’eussent connue, ils n’auraient pas crucifié le Seigneur de gloire. 9 Mais, comme il est écrit, ce sont des choses que l’oeil n’a point vues, que l’oreille n’a point entendues, et qui ne sont point montées au coeur de l’homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l’aiment. 10 Dieu nous les a révélées par l’Esprit. Car l’Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu. (1 Corinthiens 2:5-10)

Quelques notes

v.6 …une sagesse que nous prêchons parmi les parfaits… dans ce cas, « parfait » traduit le mot grec « teleoeis » qui veut dire « mature. » Ceci réfère à quelqu’un qui est arrivé à pleine maturité. Ceci ne veut pas dire qu’elle a fini de grandir ou d’apprendre tout ce qu’elle devrait apprendre. Mais, la personne a achevé sa croissance dans les choses essentielles de la vie. Le terme s’applique à ceux qui sont spirituellement matures. On parle donc de ceux qui ont saisi les fondements de l’évangile et qui les ont appliqué à leurs vies.

Cette sagesse, qui dans quelques versets sera attribuée à la venue et à l’oeuvre de Jésus Christ, n’est pas comme celle de ce monde (« de ce siècle » : lit. de cet âge). Elle n’est pas perçue de la même manière. De plus, elle est éternelle. Elle n’a pas de début, ni de fin. Ceci a bien du sens si elle vient de Dieu, car Dieu Lui est éternel.

Leçon #1 : Si notre sagesse est basée sur la philosophie des hommes, nous risquons le culte de la personnalité. Nous mettons l’homme sur un piédestal.

Quelle est la preuve ou l’évidence que ma foi est mature ? (lire Jérémie 31:31-34; Ephésiens 4:13; et surtout Hébreux 5:13-14) Ma foi est mature quand elle dépend entièrement de l’oeuvre de Jésus Christ pour moi et lorsqu’elle est nourrie par ma relation avec le Christ ressuscité. Oui, ça paraît fou d’écrire une telle chose, même enfantin. Mais, la sagesse de Dieu fait violence à notre propre sagesse naturelle. J’ai besoin de me poser la question, « combien suis-je dépendant de Dieu dans tous les aspects de ma vie ? »

v.7-8 La sagesse de Dieu est…

1) prédestinée : elle était conçue dans la pensée de Dieu avant même le début des âges; 2) cachée : elle est le produit d’une révélation partielle avant la venue de Jésus Christ et donc, progressive – voir Colossiens 1:26-27; 3) connue seulement par révélation – voir Ésaïe 64:3.

…chefs de ce siècle… on parle des chefs politiques et religieux du temps de Jésus.

Leçon #2 : Le témoignage d’une sagesse qui n’est pas populaire (ou de ce monde) peut provoquer chez le Chrétien des sentiments de surprises ou de choque.

C’est une situation classique parce qu’on la retrouve dans plein de domaines de la vie. « Je viens de vivre une expérience superbe et je veux la partager avec quelqu’un d’autre, mais l’autre n’a pas vécu cette expérience. » La plupart du temps on fait face à de l’indifférence. L’autre ne peut pas s’identifier à notre expérience vécue. Mais lorsqu’on parle de quelque chose d’aussi monumental que « le sens de la vie, » la réaction est souvent un peu plus dramatique. « L’autre » n’aime pas se faire dire ce qu’il devrait croire sans en avoir fait l’expérience.

Le dilemme du témoignage chrétien est qu’on témoigne de quelque chose que seuls ceux qui ont rencontrés le Christ peuvent comprendre. C’est pour cela qu’on lit dans 2 Corinthiens 2:15-16a, « Nous sommes, en effet, pour Dieu la bonne odeur de Christ, parmi ceux qui sont sauvés et parmi ceux qui périssent: 16 aux uns, une odeur de mort, donnant la mort; aux autres, une odeur de vie, donnant la vie… »

L’apôtre Pierre nous donne un témoignage exemplaire devant la réalité que la sagesse de Dieu ne dépend pas de l’homme avec ses capacités naturelles. Actes 3:17 nous fait découvrir chez Pierre une attitude envers ses confrères juifs qui tient compte du fait qu’ils ont crucifié Jésus par ignorance. Si la connaissance de la sagesse que représente l’évangile aurait été à la portée du discernement naturel des juifs, ils n’auraient pas crucifié Jésus Christ. C’est ce que Paul explique au verset 8. L’application pour nous reste : quelle est ma réaction envers les gens auxquels je témoigne de Jésus Christ ? Ne devrait-elle pas être semblable à celle de Pierre : avec humilité et douceur ?

Leçon #3 :  Notre certitude devant notre témoignage de vie chrétienne se base sur Jésus Christ qui affermit notre témoignage dans nos vies.

Le message de l’évangile et l’oeuvre de Jésus Christ à la croix ne sont pas des événements isolées à la croix du Calvaire. Ils ont un effet qui se prolonge jusqu’à aujourd’hui. Nous ne croyons pas simplement dans le fait historique que Jésus soit mort, qu’il fut un bon enseignant, un bon exemple. Nous croyons qu’il vit encore aujourd’hui à cause de sa résurrection et qu’il est intimement impliqué dans nos vies.

La sagesse de l’évangile semble se concentrer sur Dieu qui vient chercher des individus sans tenir compte de leurs mérites. Et c’est précisément cette affirmation qui va à contre-courant de toutes nos inclinations religieuses. Car notre sagesse humaine nous apprend que pour connaître Dieu et pour lui plaire, nous devons mériter sa faveur.

La certitude de notre témoignage chrétien se trouve donc en Jésus qui nous affirme, et non dans nos propres mérites ou accomplissements. (voir Romains 16:25)

Question pour discussion : Quand on réalise que la sagesse humaine ne peut pas discerner l’évangile par ses propres moyens, une question évidente se pose. « Dieu n’est-il pas injuste de juger ceux qui le rejettent par ignorance puisque le Saint-Esprit est celui qui révèle le mystère de la sagesse de Dieu ? »

Bref résumé de 1 Corinthiens 1-3

confused man mapLe survol d’un passage peut être utile pour certains qui aiment prendre un peu de recul devant un passage biblique avant de rentrer plus en profondeur. L’étude de la Bible est comparable à l’étude d’un atlas routier. Un atlas contient typiquement trois sortes de cartes routières : nationale, régionale, et urbaine. On utilise chacune selon le niveau de détail qu’on a besoin de scruter. Là où les populations sont plus denses, on scrute une carte plus détaillée qui nous révèle le nom des rues par exemple. Pour de grandes distances, on préfère celle qui nous montre les grandes routes d’une région à l’autre.

L’étude d’un texte biblique suit un peu le même principe. Les épîtres de Paul sont comme des centres urbains sur une carte géographique : beaucoup de contenu en peu de versets. Ceci demande qu’on regarde les versets plus en profondeur pour comprendre où l’on se dirige. Mais de temps à autre, il est important de prendre du recul pour comprendre comment les versets rentrent dans le contexte de l’épître. Ce qui suit est un petit effort dans ce sens.

 

Constat : divisions dans l’assemblée (1 Cor 4:1-9)

Contradiction : Christ n’est pas divisé (v.10-17)

Conflit : sagesse de Dieu = folie pour les hommes (v.18-31) “…votre fierté dans le Seigneur”

Confession : prédication de la sagesse révélée
(1 Cor 2)

Conclusion : division = immaturité spirituelle, besoin d’une sagesse révélé par l’Esprit 
(1 Cor 3)

10 pas vers la maturité chrétienne

J’ai trouvé un site intéressant et très utile pour faire du suivi avec quelqu’un qui s’intéresse à connaître l’évangile ou qui désire grandir dans sa foi. Le lien suivant « 1o pas vers la maturité chrétienne » est un cours autodidacte qu’on peut compléter par internet. Et si tu veux, tu peux même répondre aux questions dans les exercices de compréhension et quelqu’un te retournera tes réponses évaluées par courriel. En plus, c’est gratuit. …à conserver dans vos liens utiles.

Je n’ai pas évalué le cours au complet. Mais de ce que j’ai lu, ça vaut la peine d’en prendre note. Si vous essayez le cours, veuillez écrire un commentaire sur ce billet pour qu’on puisse en savoir plus. Merci!

De quoi suis-je témoin ? – (1 Corinthiens 2:1-5)

Contexte : dans le chapitre premier de la lettre aux Corinthiens, Paul met l’emphase sur la primauté de Christ dans l’église et dans la vie du Chrétien. Donc, mettre Christ bien au centre de nos vies, corrige notre vision du monde. Dans le deuxième chapitre, l’apôtre met son emphase sur l’oeuvre du Saint-Esprit. Donc, la clarté de la révélation du Saint-Esprit corrige notre sagesse humaine.

Nous avons toujours le problème de divisions dans l’église de Corinthe en arrière de nos pensées. Il ne faut pas oublier la raison pour laquelle l’apôtre Paul écrit sa lettre. Certes, il voulait encourager les Chrétiens, mais sa lettre avait un but bien précis dès le départ. Par leurs divisions, les Chrétiens de Corinthe avaient montré qu’ils n’avaient pas encore saisis plusieurs grandes vérités de l’évangile. Paul prend le temps de les expliquer dans les chapitres 2 à 4.

Première vérité : votre foi doit être fondée sur la puissance de Dieu et non sur la sagesse humaine

1 Pour moi, frères, lorsque je suis allé chez vous, ce n’est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis allé vous annoncer le témoignage de Dieu. 2 Car je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié. 3 Moi-même j’étais auprès de vous dans un état de faiblesse, de crainte, et de grand tremblement; 4 et ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d’Esprit et de puissance, 5 afin que votre foi fût fondée, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. (1 Corinthiens 2:1-5)

Quelques observations utiles

V.1-2 Paul fait allusion aux discours de sagesse qui étaient tant répandues dans le monde Greco-Romain. Lui n’était pas venu en préchant un message avec l’intention d’être populaire en d’autres mots. Car, le message de l’évangile nous parle tout simplement de Jésus-Christ, et de Jésus-Christ crucifié.

On ne parle pas ici d’un évangile de propsérité, d’un échange spirituel pour le bonheur céléste, ni d’une astuce pour attirer les gens à l’évangile par des moyens subtiles ou indirectes. Paul prêche Jésus-Christ, le fait qu’il est mort à la croix pour le péché d’autres. Par application, le moyen que j’utilise pour « amener » quelqu’un à Jésus Christ devient aussi l’objet de la foi de la personne en question. Ceci veut dire que si je présente l’évangile comme étant une rescousse de la vie plate et pénible, l’objet de la foi de cette personne sera la recherche de la joie et d’une vie sans difficultés. Et le moment que son parcours spirituel affronte des platitudes ou des difficultés insurmontables, elle perd sa foi. N’est-ce pas tragique ?

L’évangile est premièrement à propos de Jésus Christ. C’est de lui que ça parle, et non de moi. Je ne peux pas comprendre l’évangile comme étant l’amour de Dieu pour moi avant de comprendre l’évangile comme étant l’abaissement et la gloire de Jésus Christ mort et ressuscité de la croix pour glorifier son Père céleste. C’est pour cela que l’apôtre Paul prend la peine d’écrire, « Car je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié. »

V.3-5 L’état d’esprit de Paul nous révèle à quel point il avait résolu de ne pas dépendre sur sa propre sagesse, son éducation, et son habilité humaine, mais plutôt sur la puissance du Saint-Esprit.  Il y a quelque chose d’effrayant dans la démarche d’un prédicateur de l’évangile qui prend sur ses épaules la responsabilité de convaincre les gens auxquels il s’adresse. Il doit certes être convainquant, mais sa confiance ne devrait pas reposer sur de astuces. L’évangile est un message animé par l’Esprit de Dieu. C’est l’Esprit de Dieu qui convainc les coeurs. C’est lui qui les sonde. On peut donc dire que la prédication de l’évangile est accompagnée de la présence de l’Esprit de Dieu. Le messager n’est qu’un simple véhicule, encore soit-il soumis à la direction de l’Esprit.

Application personnelle

Comment Dieu démontre-t-il la puissance de son Esprit dans ma vie ? C’est facile pour nous de s’appuyer sur notre propre intelligence et nos propres aptitudes pour accomplir les oeuvres que Dieu a préparé d’avance. Rendu à l’âge adulte, notre parcours de vie devrait nous avoir enseigné une chose : si tu ne travailles pas par tes propres moyens, tu ne goûteras pas au succès. C’est peut-être pour cela que nous devons devenir comme des enfants pour entrer dans le royaume des cieux. (voir Matthieu 11:25)

Pratiquement parlant, je participe à la communion de l’Esprit dans ma vie lorsque je mets Christ au premier plan de ma vie, autant pour le pardon de mes péchés que pour sa puissance pour vivre ma vie Chrétienne. Le plus que j’apprends à cultiver une relation intime avec le Seigneur, le plus que je vais goûter à la puissance de l’Esprit de Dieu. Car le rôle de l’Esprit est de témoigner de Jésus Christ et d’appliquer son oeuvre dans ma vie. (voir Jean 15:26-27).

Ceci veut dire que je prends le temps de le (Jésus Christ) découvrir au travers de la Parole de Dieu, puisque c’est de lui que la Bible parle. Ceci veut aussi dire que je met du temps à part pour l’adresser dans la prière puisque c’est lui qui intercède auprès du Père pour moi. Le but de ma vie Chrétienne dans cette perspective est de mettre en évidence ma foi en m’efforçant de connaître Jésus Christ et de le faire connaître. Mon témoignage de ma relation avec Jésus est aussi le témoignage de la puissance du Saint-Esprit.