Ce que nous confessons – Partie 3

Nous continuons notre étude de la confession de foi en portant nos regards sur l’homme et le péché. Les deux sont pratiquement inséparables, c’est pourquoi ils sont mentionnés ensemble dans nos confessions de foi.

L’homme
Quelques passages s’imposent :
Gen 1:27 — distinctives entre l’homme et la femme… ils sont tous deux créés à l’image de Dieu. Le sens du mot « homme » est considérable. On nous informe que Dieu créa l’homme à son image, homme et femme. Par ceci, nous comprenons que l’homme et la femme ont une même valeur aux yeux de Dieu, mais aussi différentes fonctions.
Gen 1:30 — l’homme doit dominer sur les autres créatures. Le fait que Dieu ait donné la tâche de nommer les animaux à Adam est rempli de sens. Dans la culture de l’époque, donner le nom était symbolique de l’autorité que tu exerces sur la chose que tu nommes. C’est semblable à aujourd’hui où l’on nomme les articles que nous possédons, ou comme un parent qui nomme son enfant. L’enfant lui « appartiens » en quelque sorte.
Gen 1:31 — la création, et l’homme en particulier, est définie comme étant « très bonne. »  Nous constatons que Dieu, souverain sur toutes choses, est content de l’oeuvre de ses mains. Il se réjouit. L’homme est donc créé à l’image de Dieu et bénéficie d’une valeur intrinsèque.
Gen 2:7 — l’homme possède le souffle de Dieu. Il est animé d’un esprit qui lui donne la conscience du divin, de l’éternité. (voir Ecc 3:11)
Gen 2:18 — la complémentarité de l’homme et de la femme. La relation entre les deux reflète un aspect de la nature de Dieu — l’amour relationnel. Dieu, trois personnes en un, jouit d’une relation parfaitement harmonieuse. Le Père, le Fils, et le Saint-Esprit jouissent d’une harmonie parfaite. Le seul moment où cela fut perturber est lorsque Jésus venu mourir sur la croix. 
Une bonne question pour une étude approfondie serait de répondre à la question suivante « Pourquoi Jésus devait-il mourir dans la chaire, séparé de Dieu? »  

Gen 3:8 — Nous voyons que l’homme a une conscience, une partie du divin qui ne le laisse pas s’en sortir innocent d’avoir désobéi à Dieu.
Gen 3:16-17 — Nous constatons que le péché amène chez l’homme des relations brouillées. (Nous y reviendrons lorsque nous aborderons le péché)
Gen 3:19 — l’homme est un être mortel. Il ne peut pas vivre indéfiniment. Il était limité par sa naissance, maintenant, il sera limité par sa mort.
Gen 3:24 — le comble de l’homme pécheur est qu’il soit séparé de Dieu. Ceci pourrait nous apparaître un peu banal (si on est honnête avec nous-mêmes) jusqu’à ce que l’on saisisse combien « être dans la présence de Dieu » est tellement bon, parfait, et désirable. Je crois qu’on peut affirmer que la plus grande raison pourquoi le péché ne nous effraye pas plus est que nous n’avons pas goûté à la magnificence que c’est d’être dans la présence du Dieu créateur, « le bon Dieu » comme on dit à la légère.
Le Péché
Gen 3:6 — L’homme fut créé avec un potentiel pour le péché. Comment cela s’accorde-t-il alors avec le fait que Dieu ait créé l’homme parfaitement? La réponse ne repose pas dans l’homme autant qu’elle découle de la façon dont Dieu établit la création. Le juste juge impose des limites à la création. Il imposa aussi des limites à l’homme: ce qui est bien et ce qui est mal. Le moment que la « loi » de Dieu fut introduite dans la création, il y avait aussi la présence et le potentiel du péché. Pour répondre à une question classique qu’on entend souvent: Dieu n’a pas créé le mal. En fait, Dieu a créé toutes choses, mais il a aussi ajouté une valeur morale à toutes choses qu’il a créé. Le « mal » est le résultat de la distinction faite par Dieu entre ce qui est bien et ce qui ne l’est pas.
Illustration : Imaginons pour un instant que je décide un jour de tracer une ligne sur le trottoir en avant de ma maison. Le terrain m’appartient. J’ai le droit. Et en plus, je décide que toute personne qui traverse cette ligne doit me donner une barre de chocolat. Qu’est-ce que je viens de faire? (à part augmenter la valeur du chocolat sur mon terrain) Je viens de faire une distinction sur mon terrain, et je viens d’introduire une conséquence. Le moment que j’ai introduit un certain ordre moral, j’admets en même temps la présence du « malfaire. »
Gen 3:7 — l’homme a la conscience de ce qui est bien et mal. Nul n’est jugé complètement innocent. L’homme n’a plus d’excuses devant Dieu. Le péché le rend responsable de ses actes.
Gen 3:8 — le péché détruit la relation de l’homme avec son créateur. Dieu est moins perçu. L’image de Dieu est brouillée, et la communication est difficile.
Gen 3:12 — le péché rend une relation harmonieuse entre Adam et Eve plus difficile. Quelle tristesse d’avoir connu une harmonie parfaite pour finir ses jours sans espoir de la retrouver comme avant la chute?
Gen 3:14-19 — entre la malédiction et la souffrance… chose inconnue jusqu’à présent. Imagine pour un instant Adam qui se cogne la main et qui pour la première fois de sa vie ressent une certaine douleur. Imagine la sensation de vieillir pour la première fois de sa vie. Quel changement de l’état des choses!
Nos confessions de foi l’expriment de la façon suivante :

 

L’homme : Nous croyons que l’homme a été divinement créé à l’image de Dieu; qu’il a péché, devenant coupable devant Dieu, d’où sa dépravation totale pour laquelle il encourt la mort physique et spirituelle. (AEBEQ) 

 

 

5. Nous croyons que l’homme fut créé à l’image de Dieu mais qu’il est tombé dans le péché et, par conséquent, il est perdu. Il devra donc être sauvé et obtiendra la vie spirituelle uniquement par l’action régénératrice du Saint-Esprit. (EELPQ) 

 

 

Un remède contre l’inaction

Jérémie 7 :23  Mais voici l’ordre que je leur ai donné : Écoutez ma voix, pour que je sois votre Dieu et que vous soyez mon peuple; marchez dans toutes les voies que je vous commande, afin que vous soyez heureux


Dieu aurait pu dire :  marchez dans toutes les voies que je vous commande parce que je suis Dieu, et que je vous ai créé.  En tant que Créateur vous me devez obéissance. Ça serait là d’assez bonnes raisons. Cependant il déclare une autre raison de lui obéir :  afin que nous soyons heureux.


Qu’est-ce que cela nous enseigne sur Dieu? L’appel à l’obéissance est accompagnée d’une promesse d’être heureux. Le mot Hébreux signifie littéralement, « être dans un état extrème de joie satisfaisante, être comblé au plus haut degré. »


Que voyons-nous dans la phrase  – votre Dieu…mon peuple. Ce même Dieu qui nous promet d’être heureux nous invite à une relation avec Lui. La raison est simple: il n’y a pas d’autre endroit dans l’univers où je puis être plus heureux que dans la présence du Dieu parfait à l’infini. Dieu désire une relation, une communion.


Actes 6 :7  La parole de Dieu se répandait de plus en plus, le nombre des disciples augmentait beaucoup à Jérusalem, et une grande foule de sacrificateurs obéissaient à la foi


Que veut dire obéir à la foi?  

Obéir à la loi – Dieu dit de faire ceci, nous le faisons.

                        Dieu dit ne pas faire cela, nous ne le faisons pas.

                        Nous pouvons lire une liste et savoir ce que Dieu désire comme obéissance.


Obéir à la foi??  Est-ce que ça ne signifierait pas simplement de croire. Réellement croire.

La foi elle-même c’est l’obéissance. On peut aller plus loin. On doit aller plus loin. La foi produit l’obéissance.


Est-ce que ma foi est trop petite pour obéir?
Est-ce plus facile de dire que ma foi n’est pas assez grande que de dire mon Dieu n’est pas assez grand?

Y-a-t-il une réelle différence entre les deux?


Les sacrificateurs obéirent à la foi.

    Sacrificateurs sous l’ancienne alliance – quel était leur rôle?

    Et sous la nouvelle alliance? – plus nécessaire de faire les sacrifices, plus besoin d’eux.


Ai-je été créé par Dieu afin que Sa volonté soit faite?

Si oui…Il aurait pu créer des petits robots? La réalité est la suivante: Dieu souverain sur toute la création nous invite à être réconcilié avec lui par la foi. Sa souveraineté n’exclus pas la volonté de l’être humain. Sa souveraineté la complète. Il ne rejettera aucunement toute personne qui se confie en lui. (Jean 6:37) Seul un Dieu souverain peut affirmer une telle chose. Et seulement par la foi pouvons-nous y accéder.


La question reste: qu’est-ce que je fais de l’invitation de Dieu de croire dans l’oeuvre et la personne de son Fils?

Ce que nous confessons – Partie 2

Nous continuons notre étude de la confession de foi en portant nos regards sur Dieu. Nous avons vu que dès le début du récit de la création, nous avons beaucoup d’informations sur la personne de Dieu. Bien que cela ne soit pas suffisant pour connaître Dieu de façon précise, nous savons du reste qu’il est bon, saint, éternel, tout puissant, souverain, et relationnel pour en nommer quelques-uns.

Gen 1 – il est le créateur de toutes choses. Il est éternel. Toutes choses ont été créé par lui et pour lui. Et le comble!? Il le fait par sa parole!
Gen 1:26 – l’unité de plusieurs personnes en Dieu. On nous met au courant de trois personnes distincts plus tard au travers du Nouveau Testament. Mais en ce qui concerne la Genèse, la 1e personne du pluriel est immanquable. « Faisons l’homme à notre image. »
Gen 1:31 – nous révèle sa bonté et ses perfections. Il vit tout ce qu’il avait fait, et il vit que cela était bon. De plus, il se reposa. Pas de retouches à faire. L’oeuvre de la création était parfaite!
Gen 2:17 – Dieu ne laisse pas sa création orphelin. Il n’est pas le Dieu qui reste couché en haut d’un nuage en train d’extrapoler sur la composition de l’atmosphère. Dieu est intimement familier avec les rouages de la création. Il la soutient. Il est le juste juge qui établit les limites, et introduit des distinctions dans l’ordre des choses.
Gen 3:15 – il est miséricordieux dans ses jugements. Même avec toutes les raisons de son coté pour détruire Adam et Eve, Dieu leur fait grâce en épargnant leurs vies.
Les confessions nous le rappellent de la manière suivante:

Dieu : Nous croyons en un Dieu, Créateur de toutes choses, saint, souverain, éternel, existant en trois personnes égales: le Père, le Fils et le Saint-Esprit. (AEBEQ)

 2) Nous croyons en un seul Dieu, créateur de toutes choses, infiniment parfait, et existant de toute éternité en trois personnes: Père, Fils, et Saint Esprit. (EELPQ)

Dieu domine sur sa création. Il impose les limites des eaux et de la terre. Il établit les limites de la lumière et des ténèbres. Il est en fait, le juste juge qui domine sur tout ce qu’il a créé. Mais ce n’est pas tout, lorsqu’il a vu tout ce qu’il a créé, Dieu a ajouté une valeure morale. Dieu dit, « c’était très bon. »

Le secret de ma joie – Phil 4:19

Nous continuons notre série sur l’appel du Chrétien à refléter la nature de Jésus-Christ en jetant un regard sur le contentement. Nous considérerons au moins deux passages principaux, un de l’Ancien Testament et l’autre tiré du Nouveau Testament.


Leçon de l’Ancien Testament


1 Rois 21 – Le roi Achab (roi d’Israël) désirait vivement se procurer le vignoble d’un certain Naboth. Même après plusieurs tentatives d’offres, Naboth refusa catégoriquement de le lui vendre. Achab s’en retourna chez lui triste, et repartit chez lui de très mauvaise humeur en boudant. La reine Jézabel, son épouse, lui suggéra un complot pour éliminer Naboth et le faisant faussement accuser par des mercenaires agissants comme faux témoins. Naboth fut tué, et le vignoble revint à Achab. Le prophète Nathan arrive sur les lieux par la suite, et prononce une sentence divine très sévère. Dieu aura « pitié » d’Achab pour s’être repenti en partie, mais Jézabel subira une mort des plus minables.


Quelques observations 

La convoitise atteint de façon destructrice mon prochain. Et par conséquent, la convoitise peut m’amener une certaine perte à cause de la justice de Dieu exercée en son temps.

 

Dans le cas du roi Achab, la justice de Dieu était d’autant plus sévère parce qu’il a fait pécher Israël. (v22)

 

Si on jette un regard plus profond dans ce qui se passe dans l’histoire du roi Achab et de la reine Jezabel, on observe que la convoitise d’Achab est directement reliée à son refus d’adorer Dieu. Achab refusa de donner à Dieu la place qui lui revient afin que Dieu se glorifie, qu’il soit mis en évidence pour être adoré du reste du peuple d’Israël.

 

Le lien entre l’adoration et le contentement dans ma vie nous amène à considérer un passage clé dans le NT. 

 


Leçon du Nouveau Testament


Phil 4:10-20

 

10 J’ai éprouvé une grande joie dans le Seigneur de ce que vous avez pu enfin renouveler l’expression de vos sentiments pour moi; vous y pensiez bien, mais l’occasion vous manquait. 11 Ce n’est pas en vue de mes besoins que je dis cela, car j’ai appris à être content de l’état où je me trouve. 12 Je sais vivre dans l’humiliation, et je sais vivre dans l’abondance. En tout et partout j’ai appris à être rassasié et à avoir faim, à être dans l’abondance et à être dans la disette. 13 Je puis tout par celui qui me fortifie.  14 Cependant vous avez bien fait de prendre part à ma détresse.

15 Vous le savez vous-mêmes, Philippiens, au commencement de la prédication de l’Évangile, lorsque je partis de la Macédoine, aucune Église n’entra en compte avec moi pour ce qu’elle donnait et recevait; 16 vous fûtes les seuls à le faire, car vous m’envoyâtes déjà à Thessalonique, et à deux reprises, de quoi pourvoir à mes besoins.

17 Ce n’est pas que je recherche les dons; mais je recherche le fruit qui abonde pour votre compte.  18 J’ai tout reçu, et je suis dans l’abondance; j’ai été comblé de biens, en recevant par Épaphrodite ce qui vient de vous comme un parfum de bonne odeur, un sacrifice que Dieu accepte, et qui lui est agréable.

19 Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus Christ.  20 À notre Dieu et Père soit la gloire aux siècles des siècles! Amen!

 

Avez-vous remarqué le lien entre l’adoration et le contentement dans la lettre aux Philippiens?

 

Considérons le v. 17… ce n’est pas le fait que l’apôtre Paul ait reçu des dons qui l’excite, mais le fait que les chrétiens de Philippe manifestent un fruit qui abonde à la gloire de Dieu — un parfum de bonne odeur (v.18).

 

Si la convoitise est accompagnée d’une malédiction, le contentement est accompagné d’une promesse : Dieu pourvoira à tous vos besoins. (v.19)

 

Selon sa richesse : selon les trésors qui lui sont agréables (Prov 10:22: …bénédiction de l’Éternel qui enrichit, et il ne le fait suivre d’aucuns chagrin…)

 

Avec gloire : pourvoit d’une manière à mettre en évidence Dieu à l’oeuvre dans nos vies… de montrer la nature et la beauté des ses oeuvres.

 

En Jésus-Christ : Dieu pourvoit à nos besoins en commençant par l’oeuvre et la personne de Jésus-Christ. Toutes les promesses de Dieu sont reliées à Jésus-Christ. Car toutes les bénédictions de Dieu dépendent d’un coeur renouvelé par la grâce et l’oeuvre de Jésus-Christ manifesté à la croix pour nous.

 

Dieu se révèle à nous par son Fils. Paul ne fait que l’affirmer.

 

Colossiens 1:15-20

 

15 Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création.  16 Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui.    17 Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui.  18 Il est la tête du corps de l’Église; il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin d’être en tout le premier.  19 Car Dieu a voulu que toute plénitude habitât en lui;  20 il a voulu par lui réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix. 

 

 

 

Définition :

Le contentement est la réalisation que ma joie ne dépend pas des biens que je possède.

Le contentement commence par l’adoration de Dieu, particulièrement, son Fils. Car, il est le seul qui sait satisfaire nos plus grands besoins.

 

Encouragement dans la pratique :

Comment ne pas convoiter? Comment me défaire d’une convoitise?

 

 

  • Commence par remercier Dieu pour ce que tu as et ce que tu jouis.
  • Considère la valeur des personnes autour de toi… ta famille. Fais un petit exercice : arrête-toi et observe-les pour un moment. Pose-toi la question : quelles sont les qualités de cette personne qui font d’elle une créature tout à fait unique?
  • Investis une chose de valeur pour combler le besoin d’une autre personne.

Évangile pour l’Asie – visite de Mr. Boulay

Nous avons eu la visite dernièrement de Mr. Boulay pour nous présenter l’oeuvre de Évangile pour l’Asie. Le ministère en question se concentre sur la formation d’ouvriers locaux pour atteindre leur propre culture avec l’évangile. Les histoires et les exemples de ce que Dieu fait dans ces régions sont très édifiantes.

Nous avons un livre à la bibliothèque qui résume l’historique de ce qui se passe en Inde depuis plusieurs années maintenant. Le livre s’intitule: Révolution dans les missions mondiales. Voici un extrait de leur site internet.
Pour en savoir plus sur Évangile pour l’Asie, visitez www.gfa.org/canada.

Dans ce livre excitant et fascinant, K.P. Yohannan nous partage comment Dieu l’a appelé à devenir le fondateur de Gospel for Asia. Avec l’aide d’histoires vraies, K.P. Yohannan nous lance le défi de changer notre style de vie pour nous permettre de vivre en vue de la réalité qu’il y a des millions de gens qui n’ont toujours pas entendu la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. 

Sans frais de manutention

Pour recevoir gratuitement notre livre, contactez-nous à:infocanada@gfa.org

Ce que nous confessons – Partie 1

Notre association d’églises est en train de considérer se joindre à l’Association des Églises Baptistes Évangéliques du Québec (AEBEQ). Sachant que nous avons beaucoup d’affinités et ressentant le besoin de former des liens rapprochés avec d’autres églises de la région qui partagent une même vision pour la vie de l’Église, nous avons entamé le processus pour devenir une église membre de l’AEBEQ.

Une étape importante dans notre processus d’adhésion est de passer un peu de temps de réflexion sur ce que nous croyons et examiner si ces mêmes croyances se retrouvent dans l’AEBEQ. En même temps, cela nous permet de réévaluer notre témoignage chrétien en fonction des vérités fondamentales que nous professons. Notre désir ardent, au sein de l’Église Évangélique Libre, est d’exprimer à la fois une orthodoxie et un témoignage dynamique.

Le but pastoral de cette série d’enseignements est de renouveler cette passion pour l’orthodoxie dans le but de refléter une foi ardente qui honore le Seigneur Jésus-Christ – ce que certains appellent une orthodoxie vivante.

C’est quoi une confession de foi?
Nous pouvons distinguer deux catégories principales. La première est d’ordre liturgique. Elle est particulièrement mise en évidence dans le culte pour la célébration, l’adoration ou la louange. Elle est souvent l’expression d’une louange communautaire. La deuxième catégorie se réfère aux textes qui ont pour but de définir les croyances fondamentales d’une église et de formuler ses principes. Nous allons regarder la deuxième catégorie.

La place de la contextualisation
Les confessions de foi expriment le contenu essentiel de nos croyances. Elles n’ont pas d’autorité en elles-mêmes. L’autorité en matière de foi et de vie pratique est entièrement et exclusivement basée sur la Bible. Ceci explique pourquoi les confessions de foi changent un peu au fil des temps. Même si le contenu principal et essentiel ne change pas, les applications et les éclaircissements de certaines doctrines sont adaptés aux enjeux culturels et sociaux. C’est pour cette raison que de temps à autre, lorsque les circonstances s’avèrent nécessaires, qu’une confession de foi sera révisée ou amendée pour inclure ou préciser certains points selon le besoin contemporain. Ceci reflète le même besoin que nous retrouvons dans nos différentes versions de la Bible et leurs révisions de temps à autre.

Est-ce encore utile pour aujourd’hui?
Quelle est la dernière fois que tu as lu la confession de foi de ton église? Quelqu’un pourrait en venir à la conclusion qu’une confession de foi ne s’avère pas très utile puisqu’on s’en sert très peu. De toute manière, on a la Bible!

Il reste que la confession de foi est quand même utile pour les raisons suivantes:

  • Elle donne des points de repère au chrétien pour vivre sa foi dans son contexte actuel.
  • Elle promeut une unité de doctrine essentielle au sein de nos églises.
  • Elle représente ce qui est enseigné dans une association d’églises ou une église individuelle.
  • Elle peut servir d’outil apologétique et d’évangélisation qui est ouvert sur le monde.

Premier Point: La Bible

Nous croyons que la Bible est la parole de Dieu; que les soixante-six livres, tels qu’ils ont été écrits à l’origine, l’Ancien et le Nouveau Testament, ont été inspirés verbalement par l’Esprit de Dieu et sont sans erreurs; que la Bible est l’autorité finale en matière de foi et de pratique et la base de l’unité chrétienne. (AEBEQ)

Nous croyons que toute Écriture, Ancien et Nouveau Testaments, est la parole inspirée de Dieu, sans erreur dans l’original lors de sa rédaction, la révélation complète de Sa volonté pour le salut de l’homme et l’autorité divine et finale en matière de foi et de vie pratique. (EELPQ)

Les deux confessions (AEBEQ et EELPQ) affirment essentiellement la même chose. L’un et l’autre éclaircissent certains points (ex: les 66 livres dans la première, et le fait que la Bible est la parole inspirée de Dieu sans erreurs lors de sa rédaction originale dans l’autre).

Nous confessons donc que la Bible, telle que nous la connaissons aujourd’hui, bien qu’il y ait pu se glisser quelques erreurs de « transcription » dans les copies antérieures, est une révélation suffisante et complète en ce qui a trait au salut par la foi, et la conduite du chrétien.

L’autorité des Écritures
Il est important de préciser que la Bible n’a pas d’autorité d’elle-même. Elle détient son autorité de celui qui l’a inspiré–Dieu lui-même. (voir 2 Pierre 1:20-21, et 2 Tim 3:15-17)

Par ailleurs, Jésus Christ affirma l’autorité et la véracité des Saintes Écritures à plusieurs reprises (Matt 5:17; Jean 10:35; 17:17). Pour citer quelques exemples, il a cité Adam (Matt 19:4), Cain et Abel (Luc 11:51), Noé (Luc 17:26), Jonas (Matt 12:40), le récit de la création (Marc 10:6-9), et la réalité du ciel et de l’enfer (Marc 9:44-46) pour en nommer quelques-uns.

Quelqu’un pourrait quand même contester l’autorité de la Bible en nous accusant de faire usage d’un argument circulaire. « Je crois la Bible parce que le Fils de Dieu me l’affirme, mais je crois dans le Fils de Dieu parce que la Bible me l’affirme. »

En fait, l’argument pour l’autorité des Écritures peut être expliqué de façon linéaire. Nous venons à Dieu par l’oeuvre de l’Esprit qui nous convainc de l’autorité de Jésus-Christ, et nous découvrons que Jésus nous a laissé ses enseignements qui s’accordent avec notre foi. Nous reconnaissons donc une autorité à la Bible basée sur l’oeuvre de Dieu au travers de son Esprit dans nos vies. Certes, cet argument n’aura pas beaucoup de sens pour celui ou celle qui n’ont pas été régénérés par l’action de l’Esprit-Saint.

Notre prochaine leçon portera sur la doctrine de Dieu, l’homme, le péché, et la personne de Jésus-Christ.