Galates 3.23-29 : ni hommes ni femmes


Il arrive souvent au cours d’une étude qu’un texte en particulier attire notre attention par la manière qu’il est souvent mal interprété. En voici un par excellence. Nous lisons, « Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus-Christ. » (Galates 3.28) Certains vont voir dans ce texte une justification pour enseigner que les hommes et les femmes ont des fonctions pareils devant Dieu à cause de la nouvelle alliance de l’Évangile, et que les distinctions fondamentales, voire même celles qui furent respectées dans l’Église, ne s’appliquent plus. Mais il faut bien lire ce verset en contexte pour saisir ce que Paul est réellement en train de dire.

23Avant que la foi vînt, nous étions enfermés sous la garde de la loi, en vue de la foi qui devait être révélée. 24Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi. 25La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue. 26Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ; 27vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ. 28Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus-Christ. 29Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d’Abraham, héritiers selon la promesse. (Galates 3.23-29)

Il y a d’abord la question que les croyants de Galates étaient enfermés sous la garde de la loi en vue de ce qui devait être révélé. Les Galates furent préservés en d’autres mots. La loi n’étant pas l’expression finale de la révélation de Dieu sur notre réconciliation avec lui, elle était quand même vraie et juste. Elle n’était pas la destination finale, l’image finale de la révélation de Dieu. C’est un peu comme s’il me manquait la moitié de mes fibres dans mon pinceau. C’est toujours un pinceau, mais il fait la job à moitié comme on dit.

Quel est le but de la loi? Nous amener à ce qui est parfait et complet : l’oeuvre et la personne de Jésus Christ. Afin que nous soyons maintenant justifiés par la foi en Christ et non en obéissance strictement la loi de Dieu (qui est bonne mais qui soit disant « imparfaite » dans sa capacité de nous réconcilier avec Dieu). Il faut donc garder en tête que les descriptions propres aux juifs, les esclaves, et les hommes et les femmes font référence à leur description dans la loi. Nous parlons donc de la place qu’occupe chacun dans la vie de la société juive.

Il n’y a donc plus Juif ni Grec, ni esclave ou libre, ni homme ou femme à cause de l’oeuvre que de la justice que Dieu nous accorde au travers de son fils Jésus-Christ. Pour en revenir à l’homme et la femme, c’est une question d’enlever les péchés de la chute originale au compte de chacun. Mais remarquez que Dieu n’enlève pas la malédiction de cultiver une terre avec des mauvaises herbes à sueur de son front pour l’homme, et les douleurs de l’enfantement pour la femme. En d’autres mots, la nouvelle alliance en Christ, ne vient pas changer l’ordre des choses chez l’homme et la femme. La femme a toujours été prise du côté de l’homme pour être son appui, et l’homme est toujours celui qui doit rendre des comptes à Dieu pour la direction spirituelle de sa famille. La preuve?

La catégorie de l’homme et de la femme est mélangée avec les autres distinctions sociales du temps de Paul : les esclaves et les Grecs. La femme a donc le droit de participer dans les rencontres de l’église. Avant elles devaient se tenir à l’écart dans une autre salle parce qu’elles étaient considérées impures. Mais maintenant, à cause de la justification accordée par la foi en Jésus-Christ, le reproche de l’impureté chez la femme selon la loi, l’esclavage du serviteur selon la loi, ou le fait de ne pas être un Juif selon la loi n’est plus un empêchement pour être justifié devant Dieu par Jésus Christ. Ce texte n’est donc pas en train de dire que les distinctions fondamentales entre l’homme et la femme ne comptent plus. Ce que Paul est en train de dire est qu’être un homme ou une femme n’a rien à avoir avec le fait d’être justifié devant Dieu ou pas. La justification n’est plus selon la loi de Moïse, mais selon la foi en Jésus Christ.

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