Une église saine : comment témoigner de l’évangile?


Notes d’enseignements pour le dimanche 19 aout 2012
(tiré du livre de M. Dever : 9 Marks of a Healthy Church)

La semaine passée nous avons considéré de quoi pourrait avoir l’air la conversion biblique. Nous avons conclu que la conversion est en partant l’oeuvre de Dieu et qu’elle implique un changement radical de direction dans la vie de celui qui répond à cet appel. Ce changement est caractérisé particulièrement par un détournement intentionnel du péché pour rechercher à tout égard la direction de Dieu dans ses choix et ses priorités. Nous avons aussi conclu que la Parole de Dieu est efficace dans la conversion du coeur de l’homme. La conversion et donc une réponse volontaire d’une personne qui se sent interpelée par Dieu à lui remettre la direction de sa vie. Elle est le résultat d’avoir écouté et répondu au message de l’Évangile.

Mais quel est le rôle du chrétien concernant l’Évangile après avoir répondu à Dieu? La Bible semble insister sur le fait qu’un enfant de Dieu est appelé non seulement à donner une place primordiale à Dieu dans sa vie, mais aussi à lui rendre un témoignage favorable dans le monde. Nous rencontrons dans nos lectures de la Bible par exemple, les passages suivants qui nous font réfléchir :

18 Jésus, s’étant approché, leur parla ainsi : Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. 19 Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, 20 et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.
(Matthieu 28.18-20) 

14 Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée; 15 et on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. 16 Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes oeuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. (Matthieu 5.14-16)

14 Faites toutes choses sans murmures ni hésitations, 15 afin que vous soyez irréprochables et purs, des enfants de Dieu irrépréhensibles au milieu d’une génération perverse et corrompue, parmi laquelle vous brillez comme des flambeaux dans le monde, 16 portant la parole de vie; et je pourrai me glorifier, au jour de Christ, de n’avoir pas couru en vain ni travaillé en vain.  (Phil 2.14-16)

7 Recherchez le bien de la ville où je vous ai menés en captivité, et priez l’Éternel en sa faveur, parce que votre bonheur dépend du sien. (Jérémie 29.7)

J’exhorte donc, avant toutes choses, à faire des prières, des supplications, des requêtes, des actions de grâces, pour tous les hommes, 2 pour les rois et pour tous ceux qui sont élevés en dignité, afin que nous menions une vie paisible et tranquille, en toute piété et honnêteté. 3 Cela est bon et agréable devant Dieu notre Sauveur, 4 qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité.  (1Timothée 2.1-4)

Ces quelques passages nous donnent plusieurs aspects du témoignage Chrétien. Dans Matthieu 28.18-20, il est question d’enseigner à observer ce que Jésus a prescrit. Dans Matthieu 5.14-16, il est question d’oeuvres qui dirigent la reconnaissance des gens vers Dieu. Dans Philippiens 2.14-16, il s’agit d’être sans reproche dans notre conduite et de porter la parole de vie. Dans Jérémie 29.7, il est aussi question de rechercher le bien de la ville et de prier pour elle. Et dans Timothée 2.1-4, on nous parle de prière, de supplications, et même d’actions de grâce pour tout le monde, même ceux qui occupent des positions d’autorité. Aujourd’hui on dirait, « priez pour tout le monde, et offrez même des supplications et des actions de grâce pour Jean Charest, Pauline Marois, et François Legeault ».

Nous constatons que rendre témoignage à plusieurs facettes. Ce n’est pas juste de dire des paroles, de vivre sans reproches, de rechercher le bien de quelqu’un ou de prier. Un bon témoignage implique tous ces aspects parce qu’ils sont tous des expressions d’avoir répondu à l’évangile et d’être attaché au Seigneur. J’aimerai par ce fait, étirer et agrandir votre perspective de l’évangélisation ce matin. Parce que je sais que la plupart d’entre nous ont une perspective très limitée qui trouve son expression ultime dans une image : prier avec quelqu’un pour recevoir Jésus-Christ dans sa vie.

De plus, je crois que ce n’est pas tout le monde qui se sent à l’aise d’aborder des étrangers sur des sujets spirituels. Certains aspects de « rendre témoignage » vous rendent peut-être un peu mal à l’aise. Peut-être que vous êtes plutôt privé dans votre vie. Peut-être que vous n’avez pas une facilité à parler à des étrangers. Peut-être que vous ne ressentez pas le besoin d’offrir de votre aide à un étranger, même si vous lui souhaitez du bien. Ou peut-être que l’idée d’enseigner à quelqu’un comment observer ce que le Seigneur nous a prescrit vous intimide.

N’ayez pas peur et ne soyez pas découragés! Il est fort possible que vous vous mettiez un fardeau inutile ou que vous saisissiez mal ce qu’est l’évangélisation biblique.

En fait, quand nous considérons ce que la Bible dit au niveau de l’évangélisation, nous nous rendons à l’évidence qu’il s’agit plutôt d’un aspect naturel de la vie du Chrétien. Si je reprends l’image du flambeau qui brille dans une maison, je constate que le flambeau accomplit un travail plutôt simple. Il brille. Et le commandement qui l’accompagne est celui-ci : laisse briller la lumière.

C’est quoi évangéliser?

Souvent, nous éprouvons de la difficulté à témoigner de l’Évangile parce que nous ne comprenons pas bien de quoi il s’agit exactement. Il est très utile pour nous de distinguer ce qu’est réellement de l’évangélisation de ce qui ne l’est pas. J’aimerai donc faire cinq distinctions pour clarifier ce que l’on entend par rendre témoignage de l’évangile.

Rendre témoignage de l’évangile n’est pas l’imposition de mes croyances.

Il est important de comprendre que lorsque je présente l’évangile, je présente les faits que la Bible présente. Je ne partage pas mes convictions, ni mon opinion. Ce ne sont pas mes faits, mais ceux de la Bible. Je ne fais que présenter les faits de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ.

Paul semble faire la même distinction quand il écrit à l’église de Corinthe dans 1Corinthiens 3.5-7 (voir aussi 2Corinthiens 3.5-6).

5 Qu’est-ce donc qu’Apollos, et qu’est-ce que Paul? Des serviteurs, par le moyen desquels vous avez cru, selon que le Seigneur l’a donné à chacun. 6 J’ai planté, Apollos a arrosé, mais Dieu a fait croître, 7 en sorte que ce n’est pas celui qui plante qui est quelque chose, ni celui qui arrose, mais Dieu qui fait croître.

Lorsque je rends témoignage de la Bonne Nouvelle, je reconnais en partant que c’est l’oeuvre de Dieu qui influence une personne à se tourner vers lui. Et lorsque je parle de la Bonne Nouvelle, je reconnais que ce sont les paroles de Dieu, et non les miennes qui convainc le coeur de la personne.

Témoigner de l’évangile n’est pas le partage de mon témoignage personnel.

Il est possible de présenter l’évangile quand je donne mon témoignage personnel, mais les deux ne sont pas la même chose. Car, il est aussi tout à fait possible qu’en partageant à quelqu’un combien Jésus a influencé ta vie, tu ne parviennes pas réellement à présenter l’Évangile du tout. En fait, tu risques d’avoir mis l’emphase sur toi et tes expériences sans avoir dirigé la conversation sur la personne de Jésus-Christ et ce qu’il a fait.

Sans présenter d’abord l’évangile, on risque de recevoir la réponse suivante : « Je suis content que cela fonctionne pour toi, mais je ne suis pas intéressé. » Pourquoi? La personne est certainement touchée. Elle est même sincèrement contente pour toi. Mais tu ne lui as pas parlé de sa condition désespérée devant Dieu, de l’appel que Dieu lui adresse de se repentir, de croire en Jésus-Christ, et de lui faire confiance pour son salut. Le témoignage chrétien est une belle présentation qui touche le coeur, mais ce n’est pas présenter l’évangile.

Témoigner de l’évangile n’est ni la justice sociale, ni la politique.

Il est normal d’être interpelé par les maux d’une société qui rejette l’évangile dans sa culture. Et il est tentant de croire que nous faisons de l’évangélisation quand nous répondons aux maux de la société autour de nous. Le défi dans cette approche est le suivant : les problèmes entre les gens d’une société peuvent obscurcirent la dimension verticale du problème entre l’homme et son Dieu.

Il est étrangement populaire de donner des fonds à des organismes qui prétendent partager l’évangile en « faisant le bien. » Certes, la proclamation de la Bonne Nouvelle devrait être accompagnée par de bonnes oeuvres qui renforcent l’authenticité de notre profession. Mais elles ne doivent jamais en devenir le but. Beaucoup d’organismes missionnaires et d’églises ont perdu leur zèle pour proclamer l’évangile parce qu’ils se sont préoccupés principalement des maux d’une société pour préserver leur pertinence aux yeux du monde.

Témoigner de l’évangile n’est pas une défense de l’évangile.

Tout comme partager son témoignage, défendre l’historicité de Jésus-Christ ou l’authenticité des Saintes-Écritures peut faire partie d’une présentation de l’évangile, mais ce n’est toujours pas témoigner de l’évangile. Ce sont des choses importantes à discuter quand quelqu’un a beaucoup de questions, mais ce genre de discussion n’est pas de l’évangélisation proprement dite.

Quand nous répondons aux objections d’une personne vis-à-vis de la fiabilité des Saintes-Écritures, nous répondons à leur agenda. Témoigner de l’évangile est de simplement suivre l’agenda de Jésus-Christ. C’est une présentation positive de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ et du chemin qu’il a tracé pour être sauvé par lui.

Témoigner de l’évangile n’est pas dicté en fonction des résultats.

Cette distinction est probablement la distinction la plus subtile. Nous ne devons pas confondre les fruits de l’évangélisation avec notre évangélisation proprement dite. Ce genre de pensée peut amener à manipuler les gens pour au moins deux raisons : 1) le but ultime devient la conversion de la personne au lieu de proclamer fidèlement le message; 2) croire que l’évangélisation est simplement voir une personne se convertir.

Selon la Bible, témoigner l’évangile n’est pas défini selon la méthode, ni les résultats, mais plutôt selon la fidélité du message qui est annoncé. Nous avons plusieurs exemples de l’apôtre Paul qui même après avoir fidèlement proclamé l’évangile ne voit pas des gens se convertir. Nous constatons que même Jésus rencontra des coeurs incrédules devant la proclamation de sa Bonne Nouvelle.

L’apôtre Paul nous donne une image très intéressante pour comprendre cette distinction dans 2Corinthiens 2.15-16.

15 Nous sommes, en effet, pour Dieu la bonne odeur de Christ, parmi ceux qui sont sauvés et parmi ceux qui périssent : 16 aux uns, une odeur de mort, donnant la mort; aux autres, une odeur de vie, donnant la vie. Et qui est suffisant pour ces choses? —  17 Car nous ne falsifions point la parole de Dieu, comme font plusieurs; mais c’est avec sincérité, mais c’est de la part de Dieu, que nous parlons en Christ devant Dieu.

Avez-vous saisi la distinction que Paul est en train de faire? Dans ce passage nous constatons que le même message produit dans certains une réponse favorable, et dans d’autres une aversion qui est très différente. On parle du même message, mais de deux réactions différentes.

Quelle est la réaction de Paul devant se dilemme? On le voit presque lever ses mains en l’air quand il dit, « Qui est suffisant pour ses choses? » Mais nous, nous allons parler avec sincérité à tel point que lorsque les gens écoutent notre message, c’est comme si Dieu leur parlait. De cette manière, ils ont a répondre à Dieu, et non à nous.

Paul n’est pas en train de dire que nous avons plusieurs types de messages. Il n’est pas non plus en train de dire que lorsque nous regardons une foule, nous discernons ceux qui ont une odeur de mort, et ceux qui ne l’ont pas. Nous ne sommes pas les juges de ceux qui sont sauvés et de ceux qui ne le sont pas. Mais il est important de réaliser que même lorsque nous sommes de fidèles témoins de l’évangile, la même proclamation peut avoir deux effets complètement différents.

Jésus a fait ressortir la même considération quand il a donné la parabole des différents types de terre dans lesquels la semence est plantée. (voir Matthieu 13.1-23)

Comprendre ce point est primordial pour un chrétien. Nous ne devons pas penser que parce que quelqu’un n’a pas répondu au message de l’Évangile que notre méthode est nécessairement la cause de leur résistance. Ou, que c’est de notre faute qu’ils ne sont pas sauvés. Si c’est le cas, il est tout à fait logique de comprendre pourquoi l’évangélisation n’est pas notre sujet de discussion favori.

Nous devons faire notre possible pour nous assurer que notre proclamation de l’évangile est fidèle et de laisser à Dieu le soin de convaincre les coeurs.

Qui devrait témoigner de l’évangile?

Restons avec l’image du flambeau et posons la même question. Quel flambeau devrait faire briller la lumière? La réponse est évidente n’est-ce pas? Tous ceux qui sont allumés.

Est-ce seulement nos pasteurs, nos évangélistes, les professionnelles qui doivent évangéliser? Ceux qui sont superspirituels? Ceux qui ont des années de vie Chrétienne? Bien sûre que NON! Quand nous considérons les premiers chrétiens, les apôtres et leurs disciples, nous constatons qu’ils rendaient témoignage partout où ils allaient. (Actes 5.42; 8.25; 13.32; 14.7; 15.21; 15.35; 16.10, etc.)

Lisez attentivement ce qui se produisit chez les premiers chrétiens de Jérusalem dans Actes 8.1-4 :

Saul avait approuvé le meurtre d’Étienne. Il y eut, ce jour-là, une grande persécution contre l’Église de Jérusalem; et tous, excepté les apôtres, se dispersèrent dans les contrées de la Judée et de la Samarie. 2 Des hommes pieux ensevelirent Étienne, et le pleurèrent à grand bruit. 3 Saul, de son côté, ravageait l’Église; pénétrant dans les maisons, il en arrachait hommes et femmes, et les faisait jeter en prison. 4 Ceux qui avaient été dispersés allaient de lieu en lieu, annonçant la bonne nouvelle de la parole.

Un peu plus loin, dans Actes 11.19-21, nous lisons :

19 Ceux qui avaient été dispersés par la persécution survenue à l’occasion d’Étienne allèrent jusqu’en Phénicie, dans l’île de Chypre, et à Antioche, annonçant la parole seulement aux Juifs. 20 Il y eut cependant parmi eux quelques hommes de Chypre et de Cyrène, qui, étant venus à Antioche, s’adressèrent aussi aux Grecs, et leur annoncèrent la bonne nouvelle du Seigneur Jésus. 21 La main du Seigneur était avec eux, et un grand nombre de personnes crurent et se convertirent au Seigneur.

Qui sont-ils? Nous n’en savons rien. Ils étaient vraisemblablement des chrétiens ordinaires. Ça nous fait penser à l’apôtre Pierre dans 1Pierre 3.15 qui écrit ceci en s’adressant à toute l’église :

15 Mais sanctifiez dans vos coeurs Christ le Seigneur, étant toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous,

Ceci étant dit, je crois qu’au fond, nous sommes déjà confiants que c’est à tous de rendre témoigne du Seigneur dans leurs vies quotidiennes. Et la raison pourquoi nous préférons reléguer la tâche à des soi-disant professionnels est simplement parce que nous ne sommes pas trop sûre de comment évangéliser.

Comment évangéliser?

Ça paraît simple n’est-ce pas? Comment évangéliser? Voyons donc! C’est évident qu’il faut rendre témoignage au travers de la Parole de Dieu, par la prédication de la Parole de Dieu, en partageant la Bonne Nouvelle. C’est comme ça qu’on évangélise, non? Mais comment devrions-nous faire tout cela? Je crois que c’est une question plus importante que l’on réalise.

Sois honnête. Ne cache pas le fait que le salut implique une repentance qui va couter cher.

Nous devons être honnêtes dans nos propos. Personne n’aime se faire dire une mauvaise nouvelle. Et on aime encore moins se faire cacher une partie de la mauvaise nouvelle pour l’apprendre plus tard. Nous ne pouvons pas prétendre que tout le monde est sincèrement en train de rechercher la vérité concernant Dieu. La réalité est que tous sont rebelles à Dieu en partant. Ce n’est peut-être pas polie de le dire, mais c’est la vérité. Et en fin de compte, ne pas dire toute la vérité équivaut à de la manipulation.

Nous devons transmettre fidèlement le message de l’Évangile. Quand nous essayons de minimiser notre rébellion naturelle contre Dieu, nous venons d’enlever la raison d’être de l’Évangile. Dieu est venu sauver des pécheurs.

15 C’est une parole certaine et entièrement digne d’être reçue, que Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs (1Timothée 1.15)

6 Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie; Et l’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous. (Ésaïe 53.6)

23 Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu; (Romains 3.23)

Empresse-toi. Si quelqu’un se repent et croit, ils seront sauvés, mais ils doivent réaliser qu’ils ont une décision à prendre.

Quand nous rendons témoignage de l’Évangile, nous devons réaliser qu’il s’agit d’une offre qui demande une réponse. Témoigner n’est pas un exposé sur la vie de Jésus ou même sur ma vie. Ce n’est pas non plus un argument sur l’historicité ou la validité des Saintes-Écritures même si cela peut faire partie de mon témoignage. Quand nous témoignons de l’Évangile, nous sommes en train de partager la meilleure offre qui existe. C’est à prendre ou à laisser. Mais cela demande une décision de la part de celui qui écoute.

Si Jésus est le seul moyen d’être réconcilié à Dieu, pourquoi attendre une meilleure offre? (voir Jean 14.6; Actes 4.12; Romains 10)

La Bible nous le dit de cette manière :

Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, N’endurcissez pas vos coeurs. (Hébreux 4.7, citation du Ps 95.7-8)

Jésus nous montre le sentiment d’urgence au travers d’une parabole.

6 Il dit aussi cette parabole : un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint pour y chercher du fruit, et il n’en trouva point. 7 Alors il dit au vigneron : Voilà trois ans que je viens chercher du fruit à ce figuier, et je n’en trouve point. Coupe-le : pourquoi occupe-t-il la terre inutilement? 8 Le vigneron lui répondit : Seigneur, laisse-le encore cette année; je creuserai tout autour, et j’y mettrai du fumier. 9 Peut-être à l’avenir donnera-t-il du fruit; sinon, tu le couperas. (Luc 13.6-9)

En tant que chrétiens, nous réalisons bien que l’histoire est plutôt linéaire. L’histoire n’est pas cyclique. Une opportunité ne revient jamais exactement pareille une deuxième fois. Selon la Bible, l’histoire a un début et une fin. C’est pour cela que l’apôtre Paul écrit dans Ephésiens 5.16 de racheter le temps (lit. les opportunités). Les jours, en effet, sont mauvais.

Annonce la Bonne Nouvelle avec joie. Si quelqu’un se repent et croit la Bonne Nouvelle, ils seront sauvés. Même si cela coûte cher, ça en vaut entièrement la peine!

Hébreux 11 nous rapporte ceux qui ont souffert et sont morts pour leur témoignage. Le verset qui me touche souvent dans ce passage est le suivant :

38 eux dont le monde n’était pas digne (Hébreux 11.38)

Pourquoi? Ce qui nous étonne dans ce passage est le fait que toutes ses persécutions. Le prix de la souffrance fut payé avec grande joie! Et quand nous lisons le chapitre suivant, nous nous rendons compte que la même chose est dite au sujet de Jésus-Christ.

Nous ne voulons pas dire que la vie Chrétienne est sans joie. Bien au contraire! La vie Chrétienne est une réconciliation avec le Créateur de l’univers. Le chrétien connait le pardon de Dieu et sait pardonner en retour. La vie Chrétienne a un sens qui vaut la peine d’être vécu, un but satisfaisant, une vraie liberté, un sentiment de communauté authentique, et un espoir qui est certain. Nous voulons tout simplement dire que la vie Chrétienne n’est pas non plus sans peines. Mais nous concluons que les joies sont de beaucoup supérieurs aux peines.

Utilise la Bible.

La Bible n’est pas seulement utilisée en avant les dimanches matins. La Bible a une place dans nos vies de tous les jours. Prends le temps de la lire, de la prier, de la méditer pour toi-même et de la partager avec les autres.

Lorsque nous utilisons la Bible pour témoigner à quelqu’un, nous les aidons à réaliser que nous ne parlons pas de nos idées, mais de celles qui viennent de Dieu. Ce ne sont plus nos paroles, mais celles de Dieu qui s’adressent à la personne.

Souviens-toi de prier.

La conversion est l’oeuvre de Dieu en partant. Et quand nous nous adressons à quelqu’un pour leur parler de leur condition spirituelle, nous ne faisons pas juste affaire avec la personne qui est devant nous, mais aussi avec des puissances qui ne sont pas de ce monde.

C’est pour cela que l’apôtre Paul nous écrit :

3 Si nous marchons dans la chair, nous ne combattons pas selon la chair. 4 Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles; mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser des forteresses. 5 Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ. (2Corinthiens 10.3-5) 

Conclusion

Témoigner de l’évangile n’est pas une science, un art, ou une méthode. Témoigner l’évangile est une présentation fidèle de la Bonne Nouvelle telle qu’elle nous a été annoncée dans la Bible. Nous voulons proclamer autant la mauvaise nouvelle que la bonne nouvelle en réalisant qu’il s’agit du message de Dieu, et non du nôtre. Nous voulons le proclamer avec joie et empressement sachant que Jésus-Christ nous fait la meilleure offre qui existe. Et nous n’osons pas nous fier à nos propres moyens, mais en affirmant notre dépendance sur Dieu, nous lui rendons témoignage avec les opportunités et les moyens qu’il nous a confiés.

Beaucoup de choses pourraient être dites au sujet de l’évangélisation parce que nous sommes témoins autant des bonnes que des mauvaises expressions de cette proclamation. Mais nous nous contenterons du fait que l’évangélisation implique simplement de rendre témoignage de ce que Dieu dit. Libérons-nous de porter le fardeau de convaincre les gens, de produire des résultats, ou de rechercher une formule qui nous garantie le succès. Préoccupons-nous plutôt de bien saisir l’évangile, de vivre le message, et de le dire quand une occasion favorable ou non se présente. Si nous croyons que Jésus-Christ est réellement la meilleure offre qui existe, pourquoi ne pas faire l’effort d’en parler fidèlement?

4 réflexions sur “Une église saine : comment témoigner de l’évangile?

  1. Bonjour Pasteur Jond. J’ai aimé votre enseignement sur l’évangélisation. Je suis entrain de préparer une formation pour mon église et un groupe de gens la semaine prochaine. Je suis inspiré par vos écrits. Je vais utiliser certaines idées ou points pour étayer la formation. Qu’en pensez-vous? Edouard. Evangéliste Missionnaire.

    1. Merci pour le commentaire Mr. Ametou. Que Dieu vous encourage et vous guide par son Esprit. Vous êtes certainement libre d’utiliser ce que vous trouvez utile sur ce blogue dans votre ministère. Si vous devez citer des extraits, prière de simplement citer l’auteur au besoin.

Répondre à Jonathan Annuler la réponse.

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