L’Évangile incarné

Notes de prédication pour dimanche 19 décembre 2010. Les notes de la série de Galates étant encore en développement, nous les mettrons à jour pendant la période des fêtes.

Nous achevons l’année en amorçant une réflexion sur la réalité de l’incarnation de Dieu au travers de la naissance de Jésus à Bethléem. D’ailleurs, il semblerait que Dieu nous a mit à coeur comme église depuis quelques temps de considérer notre appel à influencer la communauté dans laquelle il nous a placés. Si Dieu est en train d’appeler du monde un peuple qui lui ressemble et qui lui appartienne, il doit être en train de faire quelque chose tout prêt de chez nous aussi! Alors pourquoi ne nous le voyons pas agir de façon plus visible dans notre communauté?

Il y a certainement plusieurs facettes à la réponse de cette question. Mais une chose qui se précise de plus en plus dans mon esprit est la réalité suivante : le message de l’Évangile doit être vécu autant qu’il doit être annoncé. En d’autres mots, il est nécessaire que ce que je dis s’accorde avec ce que je vis. Dieu peut agir en dépit de nous-mêmes. Et je soupçonne qu’il le fait assez souvent. Mais il me semble qu’il est aussi vrai que Dieu prend plaisir à se manifester et à accomplir son oeuvre au travers de l’obéissance authentique de son peuple à l’Évangile. Mais comment faire alors?

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Les protestants sous-représentés dans le cours ECR

La Table de concertation protestante qui regroupe l’ensemble des associations d’églises protestantes en matière d’éducation a émit un communiqué de presse dernièrement qui révèle de sérieuse lacunes dans le programme ECR (Ethique et culture religieuse) vis-à-vis du patrimoine protestant au Québec. Le communiqué est intéressant et adresse plusieurs points principaux. Pour avoir plus de détails, la lettre à la Ministre Courchesne vaut la peine d’une lecture attentive.

Lire l’article : http://tcpe.wordpress.com/2010/01/10/dernier-communique-de-presse/

tcpe.wordpress.com

C’est quoi la grâce ?

Enseignement donné par Jean Pierre Vandevoorde à Chambly (16 août 2009)

PARTIE 1 de 3

Le mot grâce a plusieurs sens dans notre vocabulaire : avoir de la grâce c’est avoir de l’élégance, du charme; gracier quelqu’un c’est lui pardonner une peine judiciaire; ou le sens biblique du mot grâce qui est une faveur à l’état pur, sans paiement en retour.

Voici quelques exemples dans les Écritures :

Or Jonathan, le fils de Saül, avait un fils qui était infirme des deux pieds. En effet, il avait cinq ans au moment de la bataille de Jizréel, et lorsqu’on avait appris ce qui était arrivé à Saül et Jonathan, sa nourrice l’avait pris pour s’enfuir. Dans sa précipitation, elle l’avait laissé tomber et il en était resté estropié. Son nom était Mephibocheth. (2 Samuel 4:4)

Il y a un nouveau roi au pouvoir. On tue toute la famille de l’ancien roi. C’est pourquoi la servante fuit avec l’enfant. Le roi David prospère et le royaume s’agrandit. Une vingtaine d’années plus tard, David se souvient de sa promesse faite à Jonathan. David s’informe pour savoir s’il reste encore quelqu’un de la famille de Jonathan.

Reste-t-il encore un survivant de la famille de Saül? J’aimerais lui témoigner ma faveur par amitié pour Jonathan. (2 Samuel 9:1)

Cet exemple nous enseigne certaines choses sur la grâce biblique. La grâce de Dieu ne comporte aucune condition, ni de mérite, ni de préalable, ni de qualification…. C’est un désir inconditionnel de faire du bien, ce n’est pas à cause de son handicap, c’est à cause de Jonathan son père que le roi David fait grâce à Mephibocheth.

La grâce est donc une faveur imméritée et une bonté à l’état pur! Souvent, nous pensons que  nous devons mériter la faveur de Dieu, comme si la grâce était trop belle pour être vraie.

Si quelqu’un accomplit un travail, on lui compte son salaire non pas comme si on lui faisait une faveur, mais d’après ce qui lui est dû. (Romains 4:4)

Or, puisque c’est par grâce, cela ne peut pas venir des œoeuvres, ou alors la grâce n’est plus la grâce. (Romains 11:6)

Essayer de rembourser Dieu pour la grâce qu’il nous a faite en nous accordant gratuitement le salut c’est dénigrer la grâce. N’essayons donc pas de rembourser Dieu en faisant des bonnes oeuvres. Quand la Bible parle du salut par grâce, cela veut dire qu’il n’y a absolument rien à payer, ni avant, ni pendant, ni après.

Je m’étonne de la rapidité avec laquelle vous abandonnez celui qui vous a appelés par la grâce du Christ, pour vous tourner vers un autre message. (Galates 1:6)

Qu’est ce que l’apôtre Paul voulait dire par cela? Certains dans l’église de Galates disaient croire en Christ pour avoir la vie éternelle n’était pas suffisant, qu’il fallait faire en plus certaines choses pour mériter le salut. (Lire 1:21)

Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu; ce n’est pas le fruit d’œuvres que vous auriez accomplies. Personne n’a donc de raison de se vanter. (Ephésiens 2:8-9)

Il y a donc opposition entre la grâce et les oeuvres ! C’est soit les oeuvres, ou soit la grâce. Si je compte sur mes oeuvres, je vais être déçu, car jamais je ne verrai Dieu  ! Je n’obtiendrai jamais le salut par les oeuvres et toutes les oeuvres compensatoires que j’aurai faites, ne m’aideront absolument pas pour l’obtention de mon salut, ni pour l’améliorer. Le salut est donc GRATUIT, en le recevant, je ne dois absolument RIEN à Dieu ! Car, c’est par grâce que vous êtes sauvés ! Ce n’est pas un salaire, mais un don. En fait, je me prive de la grâce de Dieu en essayant de payer pour la grâce de Dieu !