Le modèle d’une direction mature dans l’assemblée

Notes de prédication pour 1 Corinthiens 4

Le context pour le chapitre 4 suit la progression de l’argument de l’apôtre Paul contre le comportement des Corinthiens dans l’Église. Prétendant avoir de la sagesse et de posséder des dons de la parole et de la connaissance, l’Église de Corinthe manifestait des signes troublants d’immaturité spirituelle.

Contexte du chapitre 4

1 Corinthiens 2 : Quelles sont les marques de la maturité spirituelle chez le Chrétien ? …se nourrit de la Parole de Dieu pour lui-même ; a appris à dépendre de Dieu ; grandit d’elle-même …le Chrétien mature sait mettre ses dons à la disposition des autres membres de l’assemblée.

1 Corinthiens 3 : Quelles sont les marques de la maturité spirituelle d’une Église ? …dépend de Dieu de façon remarquable dans l’exercice de ses ministères
; même pensée mais diversité de ministères selon les dons de chaque membre, humilité d’esprit (se soumettent les uns aux autres dans l’amour et la crainte de Dieu)
; bâtissent sur Jésus-Christ avec des oeuvres de qualité (coûte quelque chose)

1 Corinthiens 4 : Quelles sont les marques d’une direction spirituellement mature dans l’Église ?

Notre parcours dans 1 Corinthiens 4

  • 1 Corinthiens 4:1-7 …quel devrait être le rôle des “bergers” vis-à-vis de l’Église, et de l’Église envers les “bergers” ?
  • 1 Corinthiens 4:15-16 …quelle est notre responsabilité envers ceux à qui nous témoignons ?
  • 1 Corinthiens 4:20 …quel est le résultat de la sagesse de Dieu appliquée dans la direction de l’Église ?

1 Corinthiens 4:1-7

Nous utiliserons l’image du berger et du troupeau pour saisir ce à quoi Paul référence lorsqu’il parle de « serviteurs » et « dispensateurs » des mystères de Dieu. Le rôle « berger » dans l’assemblée est de bien gérer le « troupeau » de Dieu pour le bien des « brebis »et la gloire de Dieu. Voici quelques observations concernant la relation entre le serviteur de Dieu et le troupeau de Dieu.

  • les “bergers” sont au service de Christ – savent écouter la direction du Seigneur pour l’Église (le troupeau)
  • les “bergers” dispensent les mystères de Dieu – discernent quel est le terrain favorable pour l’Église (sécurise les brebis)
  • les “bergers” font prospérer l’Église – exercent leur ministère avec une puissance qui influence la vie des membres de l’Église en vue de leur épanouissement dans le Seigneur

Note : Il est intéressant de noter que les mêmes principes qui s’appliquent à la relation entre le leadership de l’Église et l’assemblée se retrouvent aussi dans la relation entre un mari et son épouse.

Considérons maintenant la même relation du point de vue des « brebis » dans l’assemblée.

  • les “brebis” honorent leurs “bergers” – reconnaissent que Dieu met en place souverainement ses “bergers”
- reconnaissent que Dieu affermit et corrige souverainement ses “bergers” (c-à-d brebis)
  • les “brebis” respectent leurs “bergers” – reconnaissent que Dieu donne un appel unique mais complémentaire à chaque “berger”
; ils prient pour leurs “bergers”
  • les « brebis » veulent le bien de leurs « bergers » – voici l’image des brebis et du berger démontre ses limites …car les dirigeants de l’assemblée sont aussi des enfants de Dieu au même titre que les autres Chrétiens de l’assemblée. Leur rôle est au service de Dieu pour le bien de l’assemblée. Les membres de l’assemblée se soumettent donc à la direction du Seigneur au travers des anciens de l’assemblée tout en encouragent leurs « bergers » d’être fidèle au Seigneur. C’est pour cela qu’on doit reprendre un ancien lorsque c’est nécessaire, mais pas n’importe comment. (voir 1 Timothée 5:1)

1 Corinthiens 4:8-16

Il est intéressant de noter que l’apôtre Paul utilise un peu d’ironie pour corriger les Corinthiens. Les illustrations et les exemples qu’il expriment au cours des versets 8 à 14 doivent être comprises dans la perspective d’un père spirituelle qui reproche à ses enfants qu’ils se vantent pour rien. Les Corinthiens avait mal jugé de leur statut comme enfant de Dieu pour se vanter de leurs propres avantages. Paul fait un contraste assez fort entre eux et son ministère pour leur faire comprendre à quel point ils sont dans l’erreur. Les bénédictions de Dieu et les dons de Dieu pour l’assemblée ne sont pas données pour faire prospérer l’individu qui en est le receveur, mais bien plus pour glorifier Dieu. Pour Paul, le chemin de la glorification l’a amené à souffrir pour la cause de l’Évangile. L’image que communique Paul au verset 13 est celle de la présentation finale qu’on réservait dans un cirque romain où l’on faisait périr les esclaves et les prisonniers. Ceux qui étaient condamnés à mort avec aucune espérance de survie étaient réservés pour la fin du spectacle. Paul fait allusion que pour lui, être apôtre, signifiait réellement un renoncement à lui-même pour réellement glorifier Dieu en lui donnant ce qu’il avait de meilleur – sa propre vie.

Le verset 15 a une application toute particulière pour nous « …soyez mes imitateurs. » L’application pour nous pourrait être la suivante : Que fais-tu de ceux à qui tu as témoigné de l’Évangile ?

  • “faire des disciples” requiert une fidélité : investis dans son encouragement
- investis dans la prière
- investis dans sa croissance spirituelle de la personne à qui tu as témoigné
  • “faire des disciples” requiert du leadership : modeler la puissance de l’Évangile à l’oeuvre dans mon comportement
- modeler la puissance de l’Évangile à l’oeuvre dans mes relations

1 Corinthiens 4:17-21

Beaucoup de choses pourraient être dites sur ces derniers versets, mais nous allons nous arrêter simplement sur le verset 17, « …quelle est la manière dont j’enseigne… »

Quelle est l’évidence que la sagesse de Dieu est à l’oeuvre au sein de la direction d’une Église ? La sagesse de Dieu au travers de l’Évangile est à l’oeuvre dans les bergers de l’assemblée lorsque le berger applique l’Évangile
dans tous les domaines de sa vie pour influencer de façon signifiante la vie des brebis sous sa charge. Cette puissance spirituelle à l’oeuvre dans le ministère du berger laisse des traces dans la vie de ceux qu’il sert dans l’assemblée. Il est comme un courant d’eau dans le désert qui au cours d’une pluie torrentiel creuse un fossé dans l’argile pour acheminer l’eau.

Lire aussi 1 Corinthiens 1:18; 2:5 ; 2 Timothée 1:8
; Romains 1:16 en prêtant attention au terme « puissance de Dieu. »

La direction spirituelle de l’assemblée doit donc manifester une certaine puissance. L’oeuvre du Saint-Esprit dans l’assemblée, et en particulier au travers de « bergers fidèles » est d’opérer un changement dans la vie des « brebis » au travers de l’application de l’Évangile. Ceci témoigne particulièrement de Jésus Christ, sa personne et son oeuvre. C’est dans ce sens que la prédication de la Parole devient à la fois vivante et vivifiante. Le prédicateur lui-même mettant ce qu’il prêche en pratique dans sa vie. C’est aussi dans ce sens que ses gestes parlent aussi forts que ses paroles.

Questions pour discussion

1) Comment les « bergers » de l’assemblée peuvent-ils modeler l’Évangile en vue de l’épanouissement des membres de l’Église ?

2) Comment les « brebis » de l’assemblée peuvent-elles honorer la direction du Seigneur Jésus-Christ au travers des leaders de l’Église ?

Un berger est aussi un disciple

Quelques réflexions au sujet de la prédication sur 1 Corinthiens 4

Beaucoup de ce que Paul écrit au chapitre 4 vise directement le ministère des anciens dans une assemblée. Il rappelle aux Corinthiens que les bergers de l’assemblée sont aussi des disciples. Ils n’occupent pas une position de leadership pour des raisons personnelles.

Après avoir comparé l’homme « charnel » avec l’homme spirituel au chapitre 2; l’Église immature avec l’Église spirituellement mature au chaptire 3; Paul s’adresse toujours aux Chrétiens de Corinthe, mais on mettant une emphase particulière sur le leadership au sein de leur assemblée. Ce qui est un peu difficile à distinguer est le fait que Paul s’adresse autant aux dirigeants qu’à l’assemblée au complet. Paul corrige, mais en corrigeant, il enseigne. Comme le père spirituel de l’Église, Paul a pour but le rétablissement des chrétiens de Corinthe. C’est un bon exemple pour nous à considérer lorsque nous avons à coeur la discipline dans l’église. Le but de toute discipline est le rétablissement d’un frère ou d’une soeur à Jésus Christ. Ce n’est pas une opportunité pour nous d’exercer le droit de contrôle parce que les choses ne vont pas à notre manière de voir ou de penser. La question est : comment Christ peut-il être exalté dans cette situation ?

Concernant les dirigeants

« Ainsi, qu’on nous regarde comme des serviteurs de Christ, et des dispensateurs des mystères de Dieu. » (1 Corinthiens 4:1)

Le mot « serviteur » est traduit du mot Grec huperetes qui désigne la personne qui rame dans un navire sous la direction d’un commandant. C’est un rameur subordonné. Le mot « dispensateur » ou « administrateur » dans certaines versions traduit le mot Grec oikonomos qui désigne un gérant, quelqu’un qui administre les biens d’un autre dans le but rendre un profit au propriétaire des biens. Ces deux expressions en disent long sur les qualités et les responsabilités d’un « berger » dans une église. Paul semble percevoir que la raison pourquoi il y a des disputes dans l’Église de Corinthe est en partie la faute des responsables qui ont tellement prit à coeur leur réputation et leur valeur au sein de l’Église qu’ils ont mit de côté la réalité qu’ils sont des administrateurs au service dévoué de Jésus Christ. Leur rôle dans l’Église n’est pas l’obtention d’une position, mais l’activité d’un responsable qui est au service du Seigneur Jésus Christ pour la croissance et l’épanouissement spirituel des Chrétiens.

Ils ont autant le regard sur les brebis que sur leur maître. Ils devraient donc ressentir autant un amour pour les brebis qu’un sens de responsabilité envers le maître – Jésus Christ – celui à qui ils ont a rendre des comptes à la fin.

Le verset 7 devrait être une question que les anciens se posent régulièrement dans l’exercice de leurs service au sein de l’assemblée, « 7 Car qui est-ce qui te distingue? Qu’as-tu que tu n’aies reçu? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l’avais pas reçu? » (1 Corinthiens 4:7)

Questions pour discussion

Comment une assemblée peut-elle assurer la pluralité du leadership au sein de l’Église en évitant le culte de la personnalité ?

Posée d’une autre façon, la question serait : Comment les anciens de l’assemblée peuvent-ils accomplir la gérance de l’assemblée de façon à ce qu’ils ne contribuent pas à…

… l’élévation inutile d’un ancien (parce qu’il a du charisme naturel ou parce qu’il est particulièrement habile avec les relations personnelles) ?

… l’élévation inutile du pasteur simplement par habitude (parce que le pasteur est l’ouvrier à temps plein ou c’est lui qui prêche en avant) ?

Le vrai test d’un leader efficace

Notes de prédication pour 1 Corinthiens 4 pour dimanche 22 novembre…

1 Corinthiens 4 s’adresse particulièrement aux leaders de l’Église de Corinthe. Nous constatons que dans l’église de Corinthe, il y avait différents individus qui démontraient des grandes capacités de leadership. Nous constatons aussi que ceux-ci n’étaient pas nécessairement en accord avec Paul. C’est le verset 5 qui attire mon attention. Paul n’essaie pas de se vanter ou de dire qu’il est quelque chose de spécial. Il s’en remet à Dieu qui est le seul juge.

C’est pourquoi ne jugez de rien avant le temps, jusqu’à ce que vienne le Seigneur, qui mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et qui manifestera les desseins des coeurs. Alors chacun recevra de Dieu la louange qui lui sera due. (1 Corinthiens 3:5)

On peut facilement juger de notre performance comme leader en se basant sur notre performance à nos yeux, on en se basant sur ce que les gens autour de nous nous disent. Le verset 5 nous rappelle que notre « performance » est jugée de Dieu. L’Église lui appartient, et Lui connaît ce qu’il y a dans le coeur de chaque individu. Cela veut dire qu’un leader d’école du dimanche, de louange, un ancien, un pasteur peut paraître avoir un ministère « louable » mais Dieu regarde le coeur de la personne.

Nous aurons donc des comptes à rendre pour la manière dont nous aurons exercé notre leadership au sein de l’Église du Seigneur. Ceci est à la fois réconfortant et terrifiant. « Réconfortant » parce que je n’ai pas à m’inquiéter de ce que les gens pensent. Ce n’est pas premièrement pour eux que j’exerce mon ministère et mes dons. Mais aussi « terrifiant, » parce que Dieu juge les motivations de mon coeur. Dieu est concerné par la croissance et l’épanouissement de son Église. Il a tout un intérêt à préserver son troupeau et de placer à son service des bergers qui lui sont fidèles.

Conducteur de louange

Avis aux intéressés et surtout les directeurs de louange dans une église. Le site internet « Conducteur de louange » est un outil qui peut vous être vraiment utile et vous sauver du temps. (www.conducteurdelouange.com) Je viens de faire des recherches sur un cantique dont je n’avais que certains mots, et voilà que le site me sort tous les chants avec ces mots, non pas juste dans le titre, mais dans les paroles du chant.

Deux aspects fort utiles du site se présentent :

  1. Si tu as un thème pour la louange et tu cherches des chants qui mettent en évidences certaines idées, tu n’as qu’à faire une recherche sur le site. Une liste de chants reliés te revient sur la page en dedans de deux secondes (selon la vitesse de ton service internet).
  2. Si tu as besoin de faire une nouvelle acétate, ou tu utilises le projecteur pour les paroles : tu peux facilement sélectionner le texte et le copier dans ton programme pour le traitement de texte. Je l’ai expérimenté avec WORD et Pages sur un Mac, et ça fonctionne très bien. Il faut juste changer la couleur du texte.

Si vous connaissez d’autres sites intéressants de ce genre, ne vous gênez surtout pas de nous envoyer le lien. On le mettra sur ce site comme référence.

Un lien est fourni en permanence pour « Conducteur de louange » sur la barre de droite du blogue dans la rubrique « Général. »

L’Église mature – 1 Corinthiens 3

Quelle est la mesure de la maturité de l’Église ? Comment pourrions-nous nous y prendre pour considérer notre propre assemblée ? Ou, par exemple, je viens de déménager et je me cherche une assemblée à laquelle me joindre, vers quoi devrais-je diriger mon attention ?

1 Corinthiens 3 fait suite au chapitre 2 par l’application de la sagesse révélée non plus à l’individu, mais maintenant à la communauté de l’Église. Paul prend des illustrations de la vie de tous les jours chez les Corinthiens. Et dans ce cas-ci, nous considérons l’Église dans la perspective d’une famille, d’un champ cultivé, et d’une bâtisse.

Famille

Une famille est composée de membres différents à certains niveaux, et semblables à d’autres niveaux. Paul parle ici d’une famille qui est renouvelée par la nouvelle naissance. La famille de Dieu est une famille spirituellement vivante. L’Esprit de Dieu domine dans toutes les relations propres à cette famille. Mais la famille de l’Église contient aussi une certaine diversité. Tous ses membres n’ont pas les mêmes dons et mêmes capacités. C’est comme dans ma famille, nous ne sommes pas tous les mêmes, mais nous tendons à avoir une ressemblance familiale.

La question à considérer est si l’Église utilise ses dons au profit de la famille ou au profit de l’individu (le moi) dans la famille. Car, les Corinthiens avaient l’évidence de plusieurs dons, mais en lisant les chapitres 2-3 de la lettre de Paul, nous nous rendons à l’évidence que les dons étaient utilisés pour se vanter personnellement. En fait, la maturité du Chrétien se démontre par sa capacité de faire bon usage de son don au profit des autres membres.


Le champ cultivé

La deuxième image que Paul utilise est celle d’un champ cultivé. Plus précisément, Paul parle d’un champ dans lequel l’Église travaille ensemble. Le champ appartient à Dieu. Et c’est Dieu qui fournit la semence. Les membres de la famille de Dieu doivent labourer, planter, arroser, et récolter. L’Église doit donc dispenser librement de la semence et s’en remettre à Dieu pour la récolte. Car c’est Lui qui fait croître.

Nous pouvons donc discerner trois principes pour cultiver la maturité de l’Église :

  1. Puisqu’il y a diversité de dons, il devrait y avoir une diversité de ministères ou d’oeuvres dans l’Église. Chaque membre doit être encouragé à développer son don pour le mettre au profit des autres. Un don n’est pas nécessairement meilleur ou plus utile qu’un autre. C’est l’intensité avec laquelle se don est dispensé qui à de l’effet dans l’assemblée.
  2. Puisqu’il y a un seul maître de la moisson (Dieu), il devrait y avoir la recherche d’une même pensée dans l’Église. Dieu accomplit son oeuvre de façon unifié et harmonieuse. Ceci révèle justement que toutes les oeuvres diverses proviennent de la même source. Puisque Dieu est immuable dans sa nature, toutes ses oeuvres sont fidèles à sa nature. Dieu ne peut pas accomplir une oeuvre qui ne s’accorde pas avec qui Il est. La même chose devrait être dite de l’Église. « L’Église ne devrait pas s’investir ou accomplir une oeuvre qui ne reflète pas la nature de Christ au sein de l’Église. »
  3. Puisque c’est Dieu qui fait croître, il devrait y avoir une certaine humilité d’esprit dans l’Église. Les résultats ne dépendent pas de l’intensité avec laquelle nous exerçons nos dons. L’intensité avec laquelle nous faisons usage de nos dons devrait révéler la gloire de Dieu. C’est Dieu qui prend soin des résultats. Dans la perspective d’un champ cultivé, nous pourrions conclure que le succès de la récolte dépend de Dieu, et dépend de notre capacité de glorifier (de mettre en évidence) Dieu dans le travail (de labourer ou de planter par exemple).

La bâtisse

Quelle est l’évidence que la fondation d’une Église est solide ? Paul nous rappelle que nul ne peut bâtir l’Église si ce n’est sur Jésus Christ. Qu’est ce que cela veut dire ? (voir Apocalypse 1-3 par exemple)

L’Église appartient à Dieu. La famille, le champ cultivé, la bâtisse appartiennent tous à Dieu. On se trompe si on pense que l’Église appartient au pasteur, aux anciens, à des membres individuels. Ce n’est pas pour nous que Dieu à créer l’Église, mais pour sa gloire. C’est son oeuvre. Et nous, nous participons dans l’oeuvre de Dieu. (1 Corinthiens 3:21-23)

En plus de bâtir sur une fondation solide, nous devons aussi prêter attention au choix des matériaux que nous utilisons dans la construction. Dieu aime les matériaux précieux. Il ne ménage pas ses dépenses pour la construction de l’Église. Voici donc quatre principes à retenir dans la construction du corps de Christ :

  1. Nous devons bâtir sur Jésus Christ. (v.10-11)
  2. Nous devons user de discernement dans le choix des matériaux. (v.12-17)
  3. Nous devons bâtir selon le plan de Dieu. (v.18-20)
  4. Nous devons bâtir pour honorer Dieu. (v.21-23)

Le caractère individuel de la sagesse de Dieu doit donc aussi être refléter dans l’Église en générale. L’Église n’est pas un simple club social où je paie une cotisation hebdomadaire. Elle est une assemblée de personnes renouvelées par l’Esprit de Dieu qui cherchent à s’édifier mutuellement sur la base de ce que Christ a accomplit. Participer à l’oeuvre de Dieu est donc la plus grande joie et la plus grande gloire pour le Chrétien.

 

Question à discussion : On entend parfois des histoires tragiques de personnes qui furent blessés par d’autres Chrétiens dans une assemblée. Quelles habitudes est-ce que les membres d’une Église peuvent cultiver pour éviter le plus possible d’offenser inutilement un frère ou une soeur dans le Seigneur ?

Je me souviens…

remembrance day poppyL’expression nous est très familière au Québec. Elle est notre slogan national visible à même le par-chocs de l’auto devant nous. Elle est pour nous un rappel de notre identité, d’où on vient, et pourquoi nous sommes qui nous sommes. Mais aujourd’hui, le 11 novembre en ce jour du souvenir, le « je me souviens » est aussi pour « les autres. » C’est pour ceux qui sont allés aider d’autres comme nous, là-bas, loin de chez nous.

Le jour du souvenir n’est pas juste là pour qu’on n’oublie pas le courage et le dévouement de ces jeunes hommes au début du siècle dernier, mais aussi afin qu’on se souvienne que la distance qui nous sépare d’un conflit n’est pas une raison de rester assis à ne rien faire. Le coût d’une guerre est horrible, mais l’inaction et l’indifférence ne font qu’alourdir les conséquences.

Il reste que lorsqu’on y songe, à la guerre, on ne peut pas s’empêcher de secouer la tête en pensant au gaspillage de vies humaines tragiquement perdues dans les tranchées, dans les airs, et dans la mer. On peut pointer du doigt vers l’Est et lancer, « non mais, qu’est ce qui vous a prit de vouloir conquérir le monde !? »

Et c’est facile de pointer les doigts vers d’autres n’est-ce pas ? Mais quand on y pense… ne sommes-nous pas animer des mêmes passions que ceux qu’on accuse lorsqu’on s’irrite contre un membre de notre famille ? qu’on en veuille à un frère ou à une soeur dans le Seigneur ? qu’on refuse de pardonner ayant oublié à quel point Dieu nous offre le pardon purement par grâce ? Ce n’est pas une guerre mondiale, mais au fond, les motivations ne sont-elles pas les mêmes ?

L’Évangile nous rappelle que le mal qui produit les guerres et aussi le même mal qui fait de nous des êtres naturellement rebelles à Dieu et naturellement querelleurs avec notre prochain. Dans 1 Corinthiens 3, on rencontre des Chrétiens qui ont de la difficulté à mettre en pratique l’évangile car leur perspective de l’église est erronée. L’immaturité des Chrétiens de Corinthe se révèle de la manière suivante : ils n’avaient pas saisies que la « raison d’être » d’une Église est entre-autres la croissance d’une famille spirituelle. Chaque membre à sa place et chaque membre est sauvé par la grâce de Dieu. (Je n’ai donc aucune raison de me vanter ou de me comparer à un autre.)

Lorsqu’on saisit la sagesse de Dieu, on reconnaît à quelle point nous devons user de patience envers nos frères et nos soeurs. Nous constatons que chacun se trouve à un niveau de maturité souvent différent du nôtre. Cela nécessite l’amour, mais c’est un amour plein de grâce. Ceci veut dire que je ne donne pas l’amour à ceux qui le mérite, mais à ceux envers qui Dieu a décidé de déverser son amour parce Lui le voulait.

Le 11 novembre est un jour du souvenir qui est légitime. Mais si on veut réellement honorer la mémoire de ceux qui sont aller sacrifier leurs vies pour leur pays, il nous faut aussi considérer la cause de cette guerre, et de façon fondamentale, la cause du mal qui se trouve dans nos propres coeurs vis-à-vis l’évangile.

 

Question pour application : si un des buts de l’Église est la croissance de sa famille, de quoi à l’air la grâce en action au travers de ses membres ?