Le côté tranchant de la grâce de Dieu (pt 1)


L’appel de la foi n’est pas une invitation à participer à une institution religieuse même si la foi s’exprime dans le cadre d’une communauté de fidèles qui sont religieux. Cet appel vise premièrement une relation étroite avec le Seigneur Jésus-Christ ressuscité. Aussi invraisemblable que cela puisse être, la mort et la résurrection de Jésus sont pour ceux qui répondent à l’appel de Dieu le début d’une vie nouvelle. L’appel de Dieu n’est pas principalement la possibilité d’évader le jugement, l’enfer, ou même les souffrances de la vie. Alors en quoi Dieu sauve-t-il ? Est-ce pour bâtir une meilleure vie ? Est-ce pour rendre le monde meilleur ? Est-ce pour bâtir une meilleure vie dans l’au-delà ? Une vie purement spirituelle ?

Lorsque nous lisons les paroles de Jésus, nous nous rendons compte que le but pour lequel Dieu sauve est pour faire en sorte que nous portions du fruit qui lui ressemble et qui est tout à son honneur.

Jean 15.16 — Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; mais moi, je vous ai choisis, et je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne.

De quel fruit s’agit-il ?

Nous devons saisir l’analogie du Seigneur Jésus-Christ pour comprendre l’idée principale. La vigne, le cep, le vigneron sont tous des images qui étaient bien familières à l’entourage de Jésus. Jésus commence par expliquer qu’il est lui-même le tronc (le cep) de la vigne. Les Chrétiens sont les branches (sarments). Son père est celui qui cultive la vigne (vigneron) selon ses désirs et selon ses plans. Le fruit qui sort de la vigne est donc le résultat direct du travail du vigneron d’une part, et de la sève d’autre part qui monte par le moyen du cep pour faire vivre les branches.

À partir de Jean 15, nous reconnaissons les caractéristiques suivantes du fruit qui découle d’une vie qui a appris à dépendre du Seigneur Jésus-Christ.

  • (v. 7, 8, 16) ce que produit la prière dans le nom de Jésus
  • (v. 10) le produit de notre obéissance vis-à-vis la Parole de Dieu
  • (v. 11) l’expérience de sa joie
  • (v. 12) amour généreux envers les autres
  • (v. 16) l’effet de mourir à soi-même en vue de notre témoignage dans le monde

Ce qui est nécessaire pour produire du fruit

Dans les premiers versets du chapitre, nous constatons qu’une branche (le chrétien) ne peut pas produire de fruit à moins d’être attachée au cep (le Seigneur Jésus-Christ). Cela ne veut pas dire que la branche ne participe pas dans le processus de production. Mais cela veut dire que sans être rattachée au cep, la branche ne peut absolument rien produire étant donné qu’elle est morte.

Il est donc possible qu’une branche soit considérée comme étant « vivante » à cause du fait qu’elle s’identifie avec la vigne. Mais le vrai test de sa vitalité est si oui ou non la branche produit du fruit…ce qui reflète la vigne et l’intention du vigneron.

Toute branche qui ne produit donc pas de fruits est retranchée. Le vigneron coupe la branche et la jette dans un tas pour être brûlé. Mais toute branche qui produit du fruit, le vigneron émonde (taille) pour faire en sorte que le taux de production de la branche augmente. Le but est que la branche puisse produire plus de fruits.

Pourquoi est-il si nécessaire d’émonder une branche ?

Tailler une ligne fait appel à une certaine créativité de la part du vigneron étant donné que c’est aussi un art qui détermine l’aspect esthétique du vignoble. La sorte de taille est donc un reflet de l’intention et des goûts du vigneron en fonction du produit désiré.

Tailler une vigne est aussi un processus qui demande beaucoup de précision et de savoir-faire. Un vigneron expérimenté affirmera qu’il est nécessaire d’émonder une vigne afin de lui permettre de produire non seulement plus de fruits, mais une meilleure qualité de fruit. Lorsqu’une vigne est émondée correctement cela lui évite certaines maladies, de gaspiller inutilement ses ressources (ex. l’eau), ou de produire un fruit inférieur. En parallèle, lorsque Dieu émonde dans nos vies, nous pouvons aussi constater plusieurs raisons pourquoi cela nous est nécessaire.

  • afin que nous ayons des vies plus fructueuses (quantité)
  • afin que nous soyons plus efficaces (qualité)
  • pour nous éviter de devenir spirituellement malades
  • pour notre croissance personnelle (maturité)
  • pour lui ressembler davantage (glorifier Dieu)

Applications personnelles

Quand je considère l’image de la vigne, comment est-ce que Dieu m’appelle à dépendre davantage de lui dans ma vie quotidienne ?

Quand je considère l’image de la vigne, quels aspects de ma vie est-ce que Dieu est en train d’émonder ?

Comment est-ce que Dieu m’invite à le louer et à lui rendre grâce pour les façons qu’il émonde dans ma vie afin de produire plus de son fruit ?

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