Le principe de l’autorité pour une vie fructueuse

Lorsque nous entrons dans la présence de Dieu ensemble, nous le faisons souvent en commençant par des louanges. Nous louons Dieu parce que nous croyons qu’il en est digne. Il est, dans les mots de plusieurs de nos chants, le « Roi des rois. » Il est l’être le plus magnifique qui existe. Il est le seul pour qui son existence ne dépend pas d’autre chose à l’extérieur de lui-même. Il est défini par lui-même, et il subsiste par lui-même. Il n’a pas besoin de relation avec qui que ce soit à l’extérieur de lui-même, car il bénéficie d’une relation trinitaire — Père, Fils, et Saint-Esprit. Il a toujours existé et personne ne l’a créé.


Cette réalité sur Dieu lui donne l’autorité sur toutes choses, car il a été avant toutes choses, et toutes choses ont été créées par lui. (Colossiens 1:15-18) Et c’est dans ce contexte que nous allons considérer pour un moment le principe de l’autorité, et particulièrement, son application dans le contexte d’une vie fructueuse. 


Tites 3:1-8  Rappelle — leur d’être soumis aux magistrats et aux autorités, d’obéir, d’être prêts à toute bonne oeuvre, 2 de ne médire de personne, d’être pacifiques, modérés, pleins de douceur envers tous les hommes.  


3 Car nous aussi, nous étions autrefois insensés, désobéissants, égarés, asservis à toute espèce de convoitises et de voluptés, vivant dans la méchanceté et dans l’envie, dignes d’être haïs, et nous haïssant les uns les autres.  


4 Mais, lorsque la bonté de Dieu notre Sauveur et son amour pour les hommes ont été manifestés,  5 il nous a sauvés, non à cause des oeuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le baptême de la régénération et le renouvellement du Saint -Esprit,  6 qu ‘il a répandu sur nous avec abondance par Jésus -Christ notre Sauveur,  7 afin que, justifiés par sa grâce, nous devenions, en espérance, héritiers de la vie éternelle.  


8 Cette parole est certaine, et je veux que tu affirmes ces choses, afin que ceux qui ont cru en Dieu s’appliquent à pratiquer de bonnes oeuvres. Voilà ce qui est bon et utile aux hommes. 


Pourquoi être soumis à l’autorité est-il nécessaire?


  •            Reconnaître que l’autorité vient de Dieu (cf. Rom 13:1-8) Les autorités établies dans ma vie viennent de Dieu. Les magistrats, les autorités légales et gouvernementales tirent leur autorité de Dieu. Sans en donner l’origine, l’autorité devient une chose nébuleuse, difficile à cerner. L’existence d’un concept comme l’autorité pointe vers l’existence d’un être supérieur qui gère les affaires du monde à un certain niveau quelque part. D’ailleurs, lorsque quelqu’un semble transgresser les limites de ses juridictions, on entend souvent l’expression, « Non, mais, pour qui tu te prends? … Dieu? » 


  •           Avoir de l’autorité n’est possible que lorsque je suis moi-même soumis à l’autorité. Si l’autorité est établie par Dieu, et que Dieu a établi le monde et ses lois selon les principes de son autorité, alors je ne peux pas avoir d’autorité à moins que je m’accorde avec celle de Dieu. T’es-tu déjà posé la question : « Comment se fait-il que certaines personnes aient de l’autorité et d’autres ne l’aient pas? » Ou encore, « Comment se fait-il qu’il arrive à quelqu’un de perdre son autorité? » Attention de ne pas confondre popularité ou influence avec autorité. Une raison claire pour ce phénomène est la relation intime entre l’autorité et la vérité. La vérité par sa propre nature attire l’autorité. Par exemple, une personne qui dit la vérité peut affirmer ce qu’elle dit avec autorité. Elle n’a pas à rougir.


  •            Être soumis à l’autorité me permet d’être prêt à toute bonne oeuvre. Les versets 1 et 8 du passage en haut font le lien entre « être sous autorité » et « accomplir des oeuvres bonnes. » En d’autres mots, lorsque je me maintiens sous autorité, je suis libre d’accomplir de bonnes oeuvres qui sauront attirer l’approbation et le soutien moral de ceux qui exercent l’autorité dans ma vie. Voilà en effet ce qui est bon aux hommes. L’autorité n’est pas un laissez-passer pour abuser de pouvoir au détriment des autres. Ce n’est même pas pour me satisfaire de mes droits réels ou imaginaires. Non, à la base du principe de l’autorité se trouve le service. C’est dans ce sens que bien souvent ceux qui sont motivés par un désirent de servir autrui se trouve dans des postes d’autorités. Et c’est dans ce même sens que nous devons comprendre qu’une personne qui accède à l’autorité par motivation égoïste est le résultat d’un jugement de la part de Dieu sur le champ d’action de cette même personne.



Question pour ta réflexion


Suis-je une personne soumise?

Demande à Dieu de te révéler là où tu n’es pas soumis. C’est alors que tu recevras la protection et la bénédiction de Dieu dans les oeuvres que tu entreprendras.

Réfléxion pour l’assemblée générale

Les membres de nos églises furent convoqués le 22 février pour voter sur l’avenir de l’association des églises évangéliques libres du Québec. Le vote avait pour but d’autoriser le Comité provincial à poursuivre les démarches pour que nos églises puissent se joindre à l’association des églises baptistes évangéliques au Québec. Le texte qui suit est la « méditation » qui fut apportée lors de la convocation.

Introduction : Il est possible, je suppose, qu’à cause des défis auxquels nous faisons face en tant qu’association d’églises, que nous perdions de vue certaines réalités qui nous servent de guide dans notre parcours spirituel. Nous sommes ici réunis comme membres d’une association d’églises convoqués pour un vote qui vise une question d’administration de nos églises. Et si nous sommes ici cet après-midi, ce n’est certainement pas à cause qu’on aime voter ou participer à des réunions administratives.


MAIS, j’espère que vous êtes motivé par un désire beaucoup plus profond et plus réel : vous avez à coeur le corps de Christ. Et si ce n’est pas le cas, je vous le souhaite. Car c’est à ce niveau-là que j’aimerai vous parler cet après-midi, et j’espère, du moins c’est ma prière, qu’au travers de cette réflexion, ce sentiment et ce désir que vous avez pour le corps de Christ seront affermis. 


Témoignage de David


Psaume 27:1  De David. L’Éternel est ma lumière et mon salut: De qui aurais-je crainte ? L’Éternel est le soutien de ma vie: De qui aurais-je peur ? 


4 Je demande à l’Éternel une chose, que je désire ardemment: Je voudrais habiter toute ma vie dans la maison de l’Éternel, Pour contempler la magnificence de l’Éternel Et pour admirer son temple.  5 Car il me protégera dans son tabernacle au jour du malheur, Il me cachera sous l’abri de sa tente; Il m’élèvera sur un rocher.


7 Éternel ! écoute ma voix, je t’invoque: Aie pitié de moi et exauce -moi!  8 Mon coeur dit de ta part: Cherchez ma face ! Je cherche ta face, ô Éternel !


14 Espère en l’Éternel ! Fortifie -toi et que ton coeur s’affermisse ! Espère en l’Éternel ! 


Observations

v.1 Dieu est bon en toutes circonstances et en tout temps… il a été bon au travers d’Adam. Il a réaffirmé sa bonté au travers d’Abraham, Isaac, et Jacob, et établi sa bonté au travers de son propre fils, Jésus Christ. Il est un Dieu d’alliance. Et à cause de cela, il est fidèle et bon.

David ne s’appuie pas sur une promesse aveugle quand il affirme que l’Éternel est sa lumière et son salut. Non, David s’appuie sur la fidélité éprouvée de Dieu qui ne change pas. Dieu bâtit son Église, et il la finira selon sa bonne volonté.

 v.4 Dieu sait satisfaire les désirs de mon coeur… David questionne son âme au verset 1 et on constate sa réponse au verset 4. Voilà ce que je désire puisque l’Éternel est ma lumière et mon salut, puisque l’Éternel est le soutien de ma vie … je désire une chose: contempler la magnificence de l’Éternel et admirer son temple.

David veut contempler Dieu là où il peut être trouvé. Mais où est Dieu aujourd’hui? Où puis-je aller contempler Dieu la magnificence de l’Éternel aujourd’hui? Je crois qu’il est bon qu’on se rappelle la réponse de Jésus à la femme Samaritaine… Jean 4:23-24 « Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. 24 Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent l’adorent en esprit et en vérité. »

La présence de l’Éternel n’est plus seulement dans un temple, dans une bâtisse ou dans un lieu particulier. La puissance de l’Évangile est telle qu’à cause de l’oeuvre de Jésus Christ à la croix, je peux contempler Dieu, je peux adorer Dieu dans le tabernacle de mon coeur. (IL est EMMANUEL.) L’Église est le rassemblement de tous ces petits temples au travers desquels Dieu est loué.

N’est-ce pas cette nouvelle réalité qui a poussé Paul à s’exclamer dans 1 Corinthiens 6:19, « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ?»

Dieu sait satisfaire les désirs de mon coeur parce qu’il est le seul qui est assez grand et magnifique pour captiver mon coeur, même après l’avoir contemplé tant de fois.

 


v.7 Dieu aime se faire découvrir… cela implique que nous devons le chercher. La disposition de David n’est-elle pas celle d’un homme qui cherche la face de Dieu? Avez vous remarquez que David ne demande pas à Dieu pourquoi te caches-tu? Pourquoi me laisses-tu tout seul?

NON, David pose la question à son âme, « Âme es-tu prête à chercher Dieu? » Et la réponse lui revient, « Je cherche ta face, ô Éternel!»

Quelles sont les questions qui préoccupent vos coeurs en ce moment? Sommes-nous en ce moment en situation d’échec au travers de l’association? Est-ce que Dieu s’est éloigné de nous? A-t-il abandonné le Québec?

Ou est-ce plutôt que Dieu prend plaisir à se faire découvrir? Si oui, alors comme David, je peux demander à mon âme : « Âme! cherches-tu la face de l’Éternel? » Et je peux répondre avec David, « Je cherche ta face, ô Éternel! »



Conclusion :

Nous sommes bel et bien dans une réunion d’affaires pour effectuer un vote sur une question administrative avec de nombreuses implications concernant notre future. Nous sommes ici aujourd’hui parce que nous faisons face à des défis importants. Et il est trop facile pour nous de perdre de vue certaines réalités importantes en ce qui concerne l’Église.

Dieu est bon en toutes circonstances, en tout temps. C’est lui qui bâtit son Église. Et il est en train de la bâtir au travers des coeurs de chacun d’entre nous qui lui appartenons. Sais-tu que ce même Dieu qui prend tellement plaisir à bâtir ton coeur prend aussi plaisir à se faire découvrir? Alors, que répond ton âme? Je crois fermement que c’est la réponse à cette question qui nous donnera la direction nécessaire pour que nous grandissions comme église à l’image du Dieu vivant qui sait combler mon âme.

La marche du Chrétien n’est pas toujours certaine

Une des questions de discussions préférées dans les milieux de nos églises est « comment découvrir la volonté de Dieu pour ta vie. » D’ailleurs, si on devait choisir un thème pour un colloque auquel on aimerait voir une grande participation, on n’aurait tout simplement qu’à choisir comme thème principal « la connaissance de la volonté de Dieu pour ma vie. » Cette observation n’est pas seulement arbitraire, elle reflète la façon que le chrétien est appelé à vivre sous le regard de Dieu : par la foi.

Mais comment vivre avec l’assurance que je plais à Dieu? Après tout, si Christ m’a racheté de la puissance et la sentence du péché pour vivre pour lui, il est souhaitable que je vive avec l’assurance que Dieu est content de ma démarche. Comment puis-je alors vivre dans un degré de certitude par la foi quand la foi elle-même a pour but ce qu’on espère? (Rom 8:24-25)

La réponse à cette question se trouve dans au moins deux passages bibliques.

Psaume 37:4-5
Fais de l’Éternel tes délices, et il te donnera ce que ton coeur désire. 5 Recommande ton sort à l’Éternel, mets en lui ta confiance, et il agira.

Luc 1:1-4
Plusieurs ayant entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, 2 suivant ce que nous ont transmis ceux qui ont été des témoins oculaires dès le commencement et sont devenus des ministres de la parole, 3 il m’a aussi semblé bon, après avoir fait des recherches exactes sur toutes ces choses depuis leur origine, de te les exposer par écrit d’une manière suivie, excellent Théophile, 4 afin que tu reconnaisses la certitude des enseignements que tu as reçus.

Le premier indice se trouve dans Psaume 37:5… mets en LUI ta confiance, et IL agira… Quand je dis que j’ai la foi, j’affirme en quoi, ou en qui j’ai la foi. Nous ne pouvons pas croire à moins que quelqu’un nous informe d’une vérité dans laquelle mettre notre espérance. Le témoignage de Luc affirme la même chose. C’est dans Luc 1:3 que Luc nous donne la raison que « cela lui parut bon » d’écrire son évangile :… après avoir fait des recherches exactes sur toutes les choses depuis leurs origines…

Vivre par la foi, même si ce n’est pas toujours « chose certaine, » est une démarche qui se base sur une vérité certaine. Même si je ne connais pas le résultat final, j’accepte ce que Dieu me dit sur moi, ma vie, et le monde. Si je lui fais confiance, alors mes actions reflètent ma foi dans la vérité que Dieu me révèle.

Deuxièmement, Psaume 37 parle de la disposition de mon coeur. Est-ce que mon coeur est bien disposé à chercher la volonté de Dieu pour ma vie? Bien souvent, on se dit vouloir comprendre et faire la volonté de Dieu, mais on est prêt à agir seulement dans un cadre bien limité. Est-ce que Dieu a une place au niveau de mes affections? Ou est-ce seulement intellectuel? Faire la volonté de Dieu ou « marcher par la foi » comme on dit est le reflet d’un coeur qui est soumis à Dieu. C’est pourquoi le Psalmiste affirme que si nous faisons de l’Éternel notre délice, alors, fait ce que ton coeur désire! Fais ce qui te semble bon avec ce que tu sais de Dieu!

Bien des personnes qui se demandent quelle est la volonté de Dieu pour leurs vies ne comprendront pas quelle décision prendre jusqu’à ce qu’ils mettent en pratique ce qu’ils savent déjà de Dieu. Marcher par la foi n’est pas le résultat de mes connaissances sur Dieu, mais le résultat de mon obéissance sur ce que je sais de Dieu. C’est par l’obéissance qu’on arrive à franchir certaines étapes de la maturité chrétienne.

Finalement, je peux affirmer que même si je ne comprends pas exactement quel chemin prendre, je sais une chose de façon certaine : Dieu est fidèle, et c’est dans la poursuite de Dieu que je peux avancer avec assurance, même quand le chemin devant moi n’est pas clair. Nous sommes presque prédisposés à vouloir connaître la route devant nous avec tous ses virages et collines avant de vouloir prendre le premier pas. La marche du chrétien ne fonctionne pas de cette manière. La confiance du chrétien ne se trouve pas dans la connaissance parfaite de la route à suivre, mais dans la poursuite d’un Dieu qui LUI est certain, fiable, et qui ne change pas.

Dieu semble être plus intéressé par où je place mes regards que par où je place mes pieds. C’est comme dans un cours de conduite. Un des principes de conduite sur la route est de projeter son regard sur l’horizon au bout de la route à suivre. Nous ne conduisons pas avec un regard fixé sur le morceau de route directement devant le parchoc de l’automobile! Non, nous regardons plutôt au loin. Car là où je place mes regards, là aussi mes pieds suivront.

Application :

  • Mon coeur est-il en paix avec Dieu?
  • Est-ce que je fais déjà ce que je sais faire de la volonté de Dieu?
  • Et est-ce que je prends le temps de confier à Dieu mon agenda sachant qu’il est bon, juste, et fidèle?

Suivez-moi (Matt 4:18-25)

Le deuxième commandement qu’on retrouve dans le récit de Matthieu est une suite logique au commandement « repentez-vous. » Si je me repents, si je me tourne pour changer de direction, alors la question vraisemblable est : « Qu’est-ce que je suis maintenant? »


Nous sommes donc encore en Galilée, et Jésus vient de commencer son ministère. Il a enseigné et même baptisé plusieurs. Lorsque nous arrivons au verset 18, nous voyons Jésus en train de prendre une marche sur les rivages de la mer de Galilée, un paysage de toute beauté parait-il. Et là, Jésus voit Simon Pierre et son frère André en train de mettre à profit leurs habiletés de pêcheurs de poissons. La scène qui s’en suit est toute particulière.


Matt 4:18-19  Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André, son frère, qui jetaient un filet dans la mer; car ils étaient pêcheurs.  19 Il leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. 20 Aussitôt, ils laissèrent les filets, et le suivirent.


On devrait porter une attention particulière au terme, « suivez-moi. » Dans le Grec (deute opisw mou), le terme signifie littéralement : venez après moi dans le sens de se placer derrière quelqu’un dans le but de l’imiter.


Questions d’étude


Que signifie l’appel de Jésus? (considère 1 Pierre 2:21)

Un indice important est la vérité que lorsque Dieu nous appelle à le suivre, il nous appelle à être ses imitateurs. Dans le cas des disciples sur le bord du rivage par exemple, Jésus aurait pu très bien leur enseigner comment faire le ministère qu’il allait leur confier au travers de quelques enseignements et illustrations bien placées. Mais, il a commencé son école de formation par un simple commandement, « Suivez-moi. »


Pourquoi en Galilée et non pas à Jérusalem? (considère 1 Cor 1:26-29)

Imaginez qu’on va voir Jésus avec un plan pour atteindre Israël avec la prédication de l’Évangile. Il est invraisemblable que nous ayons choisi de commencer en Galilée; peut-être Jérusalem où il y a avait une plus grosse concentration de religieux et de personnes d’influence, mais pas la Galilée! 

Je crois que Dieu veut nous montrer un principe qui montre à plusieurs égards comment Dieu opère dans son champ de mission. Car Dieu prend les choses faibles de ce monde pour les utiliser à sa gloire. Il appela des hommes avec peu d’instruction et habiletés naturelles et fit d’eux des hommes qui renversèrent le monde à l’envers par leurs ministères. (Actes 17:6)


Note intéressante : Dans Jn 1:40-41 on lit que Jésus avait déjà fait connaissance avec Simon Pierre et André. Si nous essayons d’harmoniser les récits des évangiles, il est fort probable que la rencontre au bord de la mer de Galilée fut après cette première rencontre décrite dans le récit de Jean.


Quel est l’effet de l’appel de Jésus?

Les disciples suivirent Jésus sans se poser trop de questions. Ils le suivirent pour l’imiter. D’ailleurs, c’est ce qu’on constate plus loin dans les évangiles. On constate aussi qu’ils répondirent à l’appel d’un commun accord. Ils avaient résolu dans leurs coeurs de suivre Jésus ensemble. Ils avaient par le fait même des coeurs déjà bien disposés à suivre Jésus lorsqu’ils reçurent l’appel de Jésus.


Comment cet appel s’adresse-t-il à nous?

Jésus nous appelle à le suivre en l’imitant. Il est notre modèle. Donc, c’est tout à fait naturel que j’imite celui que je suis. C’est étrange que plusieurs qui affirment « donner leurs coeurs » à Jésus par une profession de foi dans une prière ne semblent pas imiter Jésus-Christ. Suivre Christ présuppose que je vais lui ressembler. Cette imitation est la marque d’un disciple de Jésus. D’ailleurs, les premiers Chrétiens étaient appelés « ceux qui suivaient la voie. »


De plus, les disciples suivaient Jésus ensemble. Jésus appela douze disciples, et il les enseigna tous ensemble. Les disciples durent donc apprendre à suivre Jésus ensemble. Jésus aurait pu très bien choisir un disciple à la fois, ou du moins, en enseigner un à la fois. Mais dans la perspective de l’Église, Jésus nous appelle à le suivre avec nos frères et soeurs, car nous formons aujourd’hui le « corps de Christ. » Et c’est dans l’édification mutuelle de ce corps que nous apprenons à suivre Jésus.


Si on pousse l’application un peu plus loin, on peut affirmer que la manière de suivre Jésus aujourd’hui est en s’édifiant les uns les autres. Si tu veux faire une étude très enrichissantes, fais une liste de toutes les fois le terme « les uns les autres » revient dans le Nouveau Testament. Il y a là plusieurs directives et conseils comment édifier l’église d’une telle manière que Dieu est glorifié.


Finalement, nous pouvons suivre Jésus Christ aujourd’hui en oeuvrant ensemble pour accomplir les oeuvres que Dieu a placé devant nous. Plusieurs passages nous donnent des indices de l’étendue de ce mandat « communautaire » dans le plan de Dieu pour nos vies. Il est possible que Dieu me mette à coeur de faire une chose qui est au-delà de mes compétences ou capacités. Une bonne réponse vis-à-vis de ce défi est de considérer si Dieu ne m’appelle pas aussi à faire bon usage des dons de mes frères et soeurs en vue de l’accomplissement de l’oeuvre que Dieu me met à coeur. Je me demande combien de fois nous avons mit de côté une oeuvre préparé par Dieu parce qu’on s’est limité à tout simplement considérer ce que « moi » je peux faire. Si telle est le cas, prie que Dieu te montre quels autres frères et soeurs dans le Seigneur pourraient faire partie de cette oeuvre avec toi. Au fond, la question ultime est comment Dieu se glorifierait-il au travers de cette oeuvre?


Jésus n’appelle pas ses disciples selon leurs capacités. Il les appelle à le suivre. Et c’est en suivant Jésus que ses disciples trouve la capacité d’accomplir leur vocation. 


Note: Pour une étude plus poussée, prend le temps de réfléchir sur 2 Tim 1:8-10 et Ephésiens 4.

L’aspect "pluriel" des commandements de Jésus-Christ

Il est bon de mettre l’accent sur l’application « plurielle » des commandements de Jésus-Christ lorsqu’on considère comment mettre en pratique le mandat de l’Église dans Matt 28:18-20. Car, même si les commandements de Jésus ont une application personnelle, ces mêmes commandements ont été conçus en quelque sorte pour être obéis dans le contexte de l’Église. Ce sont les croyants qui mettent en pratique les enseignements de Dieu au travers d’une édification mutuelle qui rend possible la pratique des enseignements de Jésus. (ex : Priez en tout temps — 1 Thes 5:10 — chose pratiquement impossible pour une personne, mais possible quand l’Église prie ensemble les uns pour les autres en tout temps)


Les commandements de Jésus sont personnels, mais ils sont adressés à ses disciples de manière à ce qu’ils oeuvrent ensemble pour lui obéir.

l’Église : un corps qui fait bon usage de tout ses membres

Avez-vous déjà essayé de manger une pomme avec vos mains attachées derrière votre dos? … Marcher d’un bout à l’autre de votre salon avec les yeux fermés sans heurter un obstacle? Une chance qu’on a différents membres dans nos corps qui fonctionnent bien ensemble! L’Église est beaucoup plus qu’un bâtiment où l’on se rencontre. C’est plus qu’un organisme qui maintien des traditions ou des rites. L’Église est un corps composé de différents membres qui se mettent d’accord pour oeuvrer pour un but commun. 


De ce fait, l’Église est souvent comparée dans la Bible au corps humain et ceci pour au moins deux raisons :

  • l’Église est un groupement de personnes qui viennent louer Dieu et servir Dieu ensemble selon la ou les capacités qu’elles ont reçues de Dieu
  • l’Église reflète l’image de Dieu par l’engagement de ses membres à entretenir des relations entre eux d’une manière qui reflète la nature de Jésus-Christ

Dieu attache une grande importance à l’édification ensemble de son « corps. » Plusieurs passages des Écritures en parlent. Nous allons en regarder deux, un dans le NT et l’autre dans l’AT.


Romains 12:3-5  3 Par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun de vous de n’avoir pas de lui-même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun.  4 Car, comme nous avons plusieurs membres dans un seul corps, et que tous les membres n’ont pas la même fonction,  5 ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ, et nous sommes tous membres les uns des autres


Considérons trois observations :


1)… selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun… Est-ce que ça veut dire que les sentiments modestes vis-à-vis de mon rôle à jouer dans l’Église dépendent de la mesure de foi que Dieu me donne? À plusieurs niveaux, oui! 


Si je suis membre du corps de Christ, ce n’est certainement pas à cause de mes mérites. Une compréhension radicale de la grâce de Dieu m’empêche de me former une trop haute opinion de moi-même vis-à-vis de mon salut et de mon inclusion dans le corps de Christ. C’est par la foi que je viens au salut, et c’est encore par la foi que j’exerce mon « don » au sein de l’église puisque c’est Dieu qui me donne ce don particulier pour édifier son corps. Cela veut aussi dire qu’une bonne manifestation de mon don est une confiance dans ma position en Christ. Je ne fais pas usage de mon don pour me rendre meilleur ou pour gagner l’estime de Dieu, ni pour gagner l’estime des autres. Le chrétien qui exerce la foi se sait accepté par Dieu, et du même coup, il se sait béni par Dieu pour accomplir ce qui met en évidence Dieu au sein de l’église.



2)… tous les membres n’ont pas la même fonction… Heureusement qu’on n’est pas tous pareils, et qu’on n’a pas tous les mêmes dons! Imaginez une tête qui a des oreilles à la place de sa bouche et de ses yeux! Ce qui est merveilleux dans un corps, ce qui fait sa richesse, c’est sa capacité de faire tellement de choses en coordonnant ses différents membres dans un seul et même but. Il en est de même pour l’Église. Nous avons tous des dons différents, et même là où deux personnes ont un don semblable, ils vont quand même l’exercer de façon différente.


Ceci veut dire que je dois apprendre, comme Chrétien, à reconnaître la grâce de Dieu dans la vie de mes frères et soeurs. Nous ne cherchons pas à avoir une communion en essayant de tous être pareils. Nous pouvons avoir une communion ensemble en cherchant à faire usage de nos dons d’une manière qui complète le service des autres. Et nous ne cherchons pas à mettre en évidence nos différences, mais plutôt nous nous engageons à faire bon usage de nos différents dons en vue d’accomplir un but commun.


Prenons l’exemple d’un repas où chaque participant amène des mets semblables, préparés de la même manière avec la même recette. On aurait de la nourriture. Ça serait probablement bon. Mais, on ne pourrait pas appeler ça un repas! D’ailleurs, je m’imagine que cela deviendrait vite un concours pour savoir qui a préparé la meilleure! Non! Un bon repas est composé de mets différents qui s’agencent bien ensemble. 



3)… nous sommes tous membres les uns des autres… Ce qui suit est une leçon que j’arrive à peine à saisir de ces temps-ci. En d’autres mots, j’ai besoin des autres membres du corps pour faire la volonté de Dieu. J’ai besoin des autres membres du corps pour édifier et être édifié. Je ne peux pas grandir ou avancer tout seul dans ma vie chrétienne. Et je ne peux pas accomplir la volonté de Dieu pour l’Église tout seul. Considère par exemple le commandement de prier en tout temps. Est-ce réellement possible pour une seule personne de faire une telle chose? Pense aux autres commandements de Jésus? 


Maintenant, considère l’aspect « pluriel » de ces commandements. Que ce soit : former des disciples, venir en aide aux démunis, témoigner de l’Évangile, etc. je me rends vite compte que faire tout ça est trop lourd pour moi seul. Mais lorsque je m’y applique avec mes frères et soeurs, là je me rends compte que je n’ai pas à tout faire moi-même, mais que je peux me concentrer sur le don que Dieu me donne pour faire ma part dans l’ensemble de ce que l’Église essaie d’accomplir au travers de tous ses membres.


Maintenant, attention de ne pas utiliser les limites de mes dons comme prétexte de ne pas exercer un ministère auquel Dieu m’appelle. N’oublions pas le premier point de cette prédication : selon la mesure de foi que Dieu donne à chacun.


On a considérer le NT, mais est-ce qu’on retrouve cette même pensée dans l’AT? Quelle leçon de l’AT pourrait nous rappeler la manière que Dieu nous appelle à oeuvrer ensemble? Il y en a certes plusieurs, mais j’en ai lu un dernièrement que je n’avais pas considéré dans cette optique. 


Exode 16:16-18  16 Voici ce que l’Éternel a ordonné: Que chacun de vous en ramasse ce qu’il faut pour sa nourriture, un omer par tête, suivant le nombre de vos personnes; chacun en prendra pour ceux qui sont dans sa tente.  17 Les Israélites firent ainsi; et ils en ramassèrent les uns plus, les autres moins.  18 On mesurait ensuite avec l’omer; celui qui avait ramassé plus n’avait rien de trop, et celui qui avait ramassé moins n’en manquait pas. Chacun ramassait ce qu’il fallait pour sa nourriture.


Voilà une bonne image de l’Église! Plusieurs Israélites avaient ramassés plus ce dont ils avaient besoin, et d’autres n’en avaient pas assez après avoir ramassé. Mais lorsqu’ils combinèrent tout ce qu’ils avaient ramassés ensemble, il y en avait juste assez pour tout le monde. Dieu bâtit son Église selon les capacités et les besoins de chacun. Et lorsque nous mettons tous à profit nos dons pour l’assemblée, nous réalisons que ni nous, ni mes frères et soeurs, ne manquent. Ah, si seulement nous pouvions toujours fonctionner de cette manière!


Application :

Prend le temps de prier à ce sujet. Est-ce que j’encourage mes frères et soeurs à s’engager dans les affaires de Dieu selon leurs dons? Est-ce une priorité pour moi dans mes rapports avec eux? Est-ce une priorité dans l’accomplissement des tâches auxquels Dieu m’appelle?