La bonne réponse – Daniel 4:37


Introduction: La Bible nous enseigne que nous avons été créés par Dieu. Il nous a donné le souffle de vie et la capacité d’apprécier la création dans laquelle il nous a placé. 


Il m’a créé avec une personnalité unique.


Il m’a donné des talents et des capacités.


Il m’a donné le droit de dominer sur sa création.


Il m’a donné la conscience de son existence.


Et il m’a révélé qui il est au travers de la venue de Jésus Christ et 

la préservation de sa Parole.


Face à toutes ces choses, ne penses-tu pas que tu lui doit quelque chose en retour?


La Bible nous parle d’un homme à qui Dieu avait donné un pouvoir immense. Il était l’empereur de plusieurs nations, et il avait bâtît des villes si prestigieuses qu’on en parle encore aujourd’hui. Un jour, pendant qu’il regardait tout ce qui lui appartenait, il fit quelque chose qui lui amena des conséquences terribles. Sais-tu de qui il s’agit, et ce qu’il a fait?


Lire: Daniel 4:34-37


34 Après le temps marqué, moi, Nebucadnetsar, je levai les yeux vers le ciel, et la raison me revint. J’ai béni le Très Haut, j’ai loué et glorifié celui qui vit éternellement, celui dont la domination est une domination éternelle, et dont le règne subsiste de génération en génération.   35 Tous les habitants de la terre ne sont à ses yeux que néant: il agit comme il lui plaît avec l’armée des cieux et avec les habitants de la terre, et il n’y a personne qui résiste à sa main et qui lui dise: Que fais-tu?  36 En ce temps, la raison me revint; la gloire de mon royaume, ma magnificence et ma splendeur me furent rendues; mes conseillers et mes grands me 

redemandèrent; je fus rétabli dans mon royaume, et ma puissance ne fit que s’accroître.  37 Maintenant, moi, Nebucadnetsar, je loue, j’exalte et je glorifie le roi des cieux, dont toutes les oeuvres sont vraies et les voies justes, et qui peut abaisser ceux qui marchent avec orgueil.


Quelques observations:


 1) La raison revînt à Nebucadnetsar lorsqu’il leva les yeux vers le ciel. 


 2)  Sa réponse? La seule réponse possible…
 a)
Louer Dieu: le bénir selon ses bienfaits
 b)
Exalter Dieu: faire de Dieu ma priorité
 c)
Glorifier Dieu: agir de sorte que ceux autour de moi estiment Dieu grandement


 3) Affirmation inconditionnelle: toutes les voies de Dieu sont vraies et justes


Application:


1) As-tu perdu la raison? Quelle est la dernière fois que tu as levé les yeux au ciel au lieu de les fixer sur toi?


2) Quelle est ta réponse vis-à-vis de ce que Dieu a accompli pour toi?

Je le bénis pour ses bienfaits.
Ma priorité est Dieu.
J’agis de sorte que ceux autour de moi estiment Dieu grandement.


Conclusion:

Dieu fit miséricorde à Nebucadnetsar. Mais Dieu nous a aussi fait miséricorde au travers de Jésus Christ. Car Jèsus a été humilié à notre place, châtié, et jugé par Dieu afin que nous puissions être libre du pouvoir du péché et libre de la condamnation de la loi de Dieu.


Alors, quelle est ta réponse au Dieu créateur? Quelle est ta réponse à ce que Dieu a fait pour toi au travers de son fils Jésus Christ?

C’est quoi Dieu?

Nous pourrions poser la question, « Qui est Dieu? » et cela serait tout à fait correcte. Mais la question pourrait être posée d’une autre manière, car lorsqu’on s’approche de Dieu, on réalise qu’il est définitivement différent de nous. Il est un Dieu personnel, mais il est aussi le Dieu créateur et par ce fait même, il possède certaines qualités que nous n’avons pas en temps qu’être humains. En voici quatre:


1) Dieu est esprit

Deut 4:15-19; Luc 24:39; Jn 1:18; Jn 4:24


Dieu n’a pas un corps. Il est un esprit. Il ne peut pas être senti avec l’odorat, ni touché avec les mains. Et la Bible nous dit que ceux qui s’approchent de lui pour l’honorer doivent le faire en esprit et en vérité. Cela veut dire qu’il est important de s’approcher de Dieu en réalisant qu’il n’est pas à notre hauteur. Il est différent de nous.


Parce qu’il est esprit, je dois m’approcher de lui par la foi. Et cette foi doit être basée sur ses promesses. Car à moins que Dieu me révèle comment m’approcher de lui, je ne saurais aucunement comment m’y prendre.


Ainsi donc, étant la race de Dieu, nous ne devons pas croire que la Divinité soit semblable à de l’or, à de l’argent, ou à de la pierre, sculptée par l’art et l’industrie de l’homme. (Actes 17:29)


2) Dieu est infini

Ps 139:7-10; Ps 145:3; Ps 147:5; Jer 23:24; Rom 11:33-36


Le roi Salomon a dit lors de la construction du temple à Jérusalem, « Mais quoi! Dieu habiterait-il véritablement sur la terre? Voici, les cieux et les cieux des cieux ne peuvent te contenir: combien moins cette maison que je t’ai bâtie! » (1 Roi 8:27)


Dieu n’a pas de limites qui lui sont imposées. Il se limite seulement par sa propre nature. C’est lui qui décide ce qui sera parce que c’est lui qui a créé toutes choses. À cause de cela, il est ce qu’on appelle être « souverain. » Différents titres lui sont donnés: Maître, Roi, Tout-Puissant, Très Grand, le Très-Haut, etc.


Même, une goutte d’eau lorsqu’on la place sur une surface a des limites. Elle forme une boule. Même, l’univers, nous dit-on, a des limites. Et si Dieu n’est pas limité dans sa grandeur, il l’est non plus dans les petites choses. Une manière de distinguer l’oeuvre de Dieu de celle de l’homme est de regarder les détails dans les petites choses. Le plus qu’on regarde de prêt les oeuvres humaines, elles deviennent de moins en moins précises. Mais quand on considère les oeuvres de Dieu, on est surpris de constater que le plus on les regardent de proche, le plus elles sont précises et de toute beauté. L’homme est incapable de reproduire l’oeuvre de Dieu dans tous ces détails.


Comment alors est-ce qu’on peut s’approcher du Dieu infini. On s’approche de lui en l’adorant pour sa toute-puissance. Dieu peut tout ce qu’il désire. Et ce fait devrait nous inspirer un respect et une bonne crainte de lui sachant qu’il est bon et miséricordieux de la même manière qu’il est parfaitement juste et impartial dans ses jugements. Cela veut aussi dire qu’il est infini dans ses qualités. Son amour n’a pas de limites, et tous les aspects de sa nature vivent en telle harmonie qu’aucune d’elles ne limite l’autre. Par exemple, notre amour pour notre prochain est souvent limité par notre égoïsme. En fait, j’aime mon prochain jusqu’à un certain point. Dieu n’est pas comme cela. Il est illimité dans sa nature et ses oeuvres. Il ne dira jamais, « Oh, j’en peu plus. Je ne peux plus continuer. » Quel réconfort pour nous!


3) Dieu est éternel

Deut 33:27; Ps 90:2; Ps 102:13, 25-28; Ap 1:4


Une troisième qualité de Dieu est le fait qu’il est éternel. Cela veut dire qu’il a toujours existé. Dure à croire? Penses-y. Qui aurait créé Dieu? D’où viendrait-il? Nous avons la notion du temps dans notre monde. Toutes nos activités et la vie elle-même sont limitées par le temps. Mais Dieu, s’il est Dieu, lui ne peut pas être limité par le temps. On dit donc de lui qu’il est « éternel. »


La Bible nous dit que Dieu n’a pas de commencement ni de fin. Il est, il a été, et il sera toujours. Je suis l’alpha et l’oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était, et qui vient, le tout puissant. (Apoc 1:8)


Parce que Dieu est éternel, nous l’adorons par sa présence parmi nous. Il est toujours avec ses enfants. Il écoute leurs prières. Il n’est jamais trop occupé pour ne pas nous entendre et nous prêter son attention.


Tous les aspects de la nature de Dieu: esprit, infini, éternel sont qualifiés par une autre qualité qui lui est importante, et cela se trouve à être son immuabilité. Dieu est immuable. Il ne change pas. Il est la perfection même. Il ne peut pas être amélioré. Il n’y a pas un nouveau modèle, ou une nouvelle version de Dieu. Comment peut-on améliorer la perfection?


Ceci nous donne un grand réconfort si nous le craignons. Car, Dieu se comporte envers nous de la même manière qu’il nous a promis. Les promesses de Dieu ne changent pas. Son amour ne change pas. Ses jugements ne changent pas. Sa justice ne peut être changée.


Les plans de l’Éternel demeurent pour toujours et ses projets subsistent d’âge en âge. (Actes 33:11)

Solitude et Séparation – Lam 3:20-31

Dans le livre de Lamentations, le prophète Jérémie pleure sur la désolation de Jérusalem, et par ce fait nous rappelle combien le péché nous sépare pas seulement de Dieu, mais nous sépare de nos relations les plus proches. Mais quelle est la différence entre la solitude causée par le péché (c-à-d qui amène à être séparé de Dieu) et le genre de solitude qui caractérise le chemin de la repentance? 


En 1678, John Bunyan publia la première édition du livre Le Voyage du Pèlerin. Cette allégorie de la vie chrétienne reflète l’expérience chrétienne que Mr. Bunyan éprouva lors d’un séjour en prison pour avoir enfreint le Conventicle Act qui interdisait les rassemblements religieux non-sanctionnées par l’Église d’Angleterre. Le personnage principal, Chrétien, se met en route pour la Cité Céleste après avoir prit à coeur l’avertissement du jugement à venir. Son parcours est jalonné de personnages inoubliables qui incarnent les dangers et les défis de notre parcours spirituel.


À un moment donné dans l’histoire, Chrétien, accompagné d’un personnage du nom Espoir, décide de sortir du chemin prévu dans leur guide (c-à-d la Parole de Dieu) pour prendre ce qui paraît être un raccourci au travers d’une prairie. Les compagnons ne soupçonnent pas la présence d’animaux féroces et un géant du nom de Désespoir qui habitent la forêt avoisinante. Une fois capturés par le géant, ils sont enfermés dans la tour nommée déception sans issue de secours.

Leçon #1: le péché brise nos relations et nous isole de Dieu et des autres 

1) La séparation: conséquence du péché
Dans le livre de Lamentation, l’isolement du péché est évident dès la première phrase. On lit, « 1 Eh quoi! elle est assise solitaire, cette ville si peuplée! Elle est semblable à une veuve! Grande entre les nations, souveraine parmi les états, Elle est réduite à la servitude! » (Lam 1:1) 

Un peu plus loin au verset 5, le prophète donne la raison pour la solitude, « Ses oppresseurs triomphent, ses ennemis sont en paix; Car l’Éternel l’a humiliée, A cause de la multitude de ses péchés; Ses enfants ont marché captifs devant l’oppresseur.« 

Rappelez-vous de l’épisode du Jardin d’Eden? Qu’arriva-t-il à Adam et Eve lorsqu’ils désobéirent au commandement de Dieu de ne pas manger au fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal? Eux aussi éprouvèrent la triste conséquence du péché: relations brisées avec leur Dieu, et si on lit attentivement Gen 3, relations brisées entre eux. (cf. Gen 3:23-24)

À l’époque de Jérémie, Jérusalem se croyait en sécurité vis-à-vis des dangers spirituels qui la guettait. Elle assuma que Dieu ne tiendrait pas compte de son idolâtrie et elle subit les conséquences du juste jugement de Dieu. 

Nous sommes souvent comme Jérusalem. Nous aussi supposons faussement que Dieu ne tient pas compte de nos péchés. Nous n’avons aucune gêne à remplacer l’adoration qui est due au Dieu qui nous a créé par des choses ou des activités conçues pour satisfaire nos passions charnelles. Et comme Jérusalem, nous ne voyons aucun conflit dans un amour partagé entre Dieu et les choses qui ont gagnées nos affections.

Considère un moment les relations brisées autour de toi et observe en la cause. À quelque part tu trouveras un conflit d’affections: ce que je veux vs. ce qui est juste.

Note importante: ne pas mélanger « solitude » et « séparation. » Solitude est la conscience d’être seul parce qu’on réalise que nous avons besoin d’une relation. La séparation est la conscience d’être seul parce qu’on ne préfère pas rechercher une relation.

2) La solitude: le chemin de la repentance (dans la vie du prophète)
Si le péché entraîne la séparation, la repentance entraîne elle aussi une certaine solitude. Ceci veut dire que lorsque Dieu veut faire un travail dans ma vie, il est fort possible qu’il me fasse passer par un chemin isolé, seul. Est-ce parce qu’il est un Dieu dure avec aucune compassion? Ou a-t-il un autre plan?

La solitude est évidente dans la vie du prophète Jérémie. (ex: Lam 3:2; 3:17-18) Pourquoi Dieu laisserait-il son propre prophète passer par de telles expériences? La réponse se trouve dans Lam 3:21-26 où nous entendons une déclaration pleine d’espoir sortir du coeur de Jérémie. « Voici ce que je veux repasser en mon coeur, Ce qui me donnera de l’espérance. » (Lam 3:21) Quelle est cette espérance? Et d’où vient cet encouragement?

On pourrait conclure que Dieu ne prend pas soin des siens quand en fait, Dieu désire réellement approfondir notre relation avec Lui au travers de la solitude. Considère la déclaration de Jérémie au verset 24, « L’Éternel est mon partage, dit mon âme; C’est pourquoi je veux espérer en lui. »

Comment Jérémie retrouve son espérance? Il réalise que l’Eternel lui-même est son partage, littéralement « son héritage. »Ce que Jérémie avait perdu dans la destruction de Jérusalem, Dieu lui accorde au travers de sa propre présence. 

Te rappelles-tu de notre personnage dans l’histoire de John Bunyan? Chrétien décide d’ouvrir son livre et découvre une vieille clé qui tombe à terre. Sur la clé est inscrit le mot, « promesse. » L’histoire se poursuit et Chrétien décide d’essayer la clé sur la porte du donjon qui à sa grande surprise s’ouvre facilement. Chrétien et Espoir découvrent la puissance de mettre en pratique les promesses de Dieu et échappent à l’emprise du géant Désespoir.

Leçon #2: le chemin de la repentance est un chemin de solitude pour nous aider à saisir les promesses de Dieu pour nos vies

Nous avons besoin de la solitude dans nos vies. Nous avons besoin de passer du temps à considérer les conséquences du péchés dans nos vies et ressentir le poids du péché pour trouver une repentance authentique. La preuve? Qu’est ce que je serais prêt à échanger pour passer 5 minutes avec Dieu? Imagine un moment que tu pourrais lui poser n’importe quelle question, lui partager n’importe quel fardeau ou soucis. À quoi tiens-tu si fortement pour n’avoir aucune place pour Dieu dans ta vie?

Une question particulière s’impose: Et si Dieu t’amènes dans la solitude pour te rapprocher de Lui? Peux-tu imaginer une plus grande bénédiction en héritage? Qu’aurais-tu encore besoin si tu es dans la présence de celui qui sait combler tes besoins les plus profonds?

Conclusion: Nos péchés peuvent nous séparer d’avantage de Dieu ou des autres… le plus qu’on retarde la repentance… le plus qu’on devient isolé et le plus que c’est difficile de se repentir.

L’encouragement de Jérémie? Ne tarde pas à chercher le Seigneur par la repentance même si c’est un chemin solitaire où l’on apprend à pleurer sur le péché; car  c’est au milieu de ta solitude, là où Dieu a ton attention, que tu découvres la relation qui sait combler tes besoins les plus profonds.

Disponible pour Dieu – Partie 2

On ne peut pas parler de disponibilité dans la Bible sans parler de l’appel de Dieu pour le chrétien. L’appel de Dieu est premièrement centré sur l’annonce de l’Évangile (c.-à-d. la Bonne Nouvelle du grec evangelion). Considérons les versets suivants. 


L’appel de Dieu…

“…illumine ceux qu’il se garde pour lui.” (Heb 10:32)

“…produit une réponse à la prédication de l’Évangile” (Rom 10:14)

“…nous a rendus vivants par Jésus Christ” (Col 2:13; Eph 2:5)
“…uni notre vie à celle de Jésus Christ (2Cor 5:17-18)


Par cela, nous comprenons que l’appel de l’Évangile n’est pas premièrement un appel à être sauvé de l’enfer ou du péché, mais un appel d’être réconcilié avec Jésus Christ. Le salut est un produit de la réconciliation avec Jésus Christ. Galates 2:20 va un peu plus en nous informant que l’appel de Dieu produit en nous un changement d’identité, pas juste un changement de vocation.


Le résultat de cet appel, le résultat d’être réconcilié et uni avec le Christ ressuscité est un salut de nos âmes pour lui ressembler par nos actions, paroles et choix dans la vie. L’apôtre Paul nous exhorte dans Colossiens 1:9-10 de marcher d’une manière digne du Seigneur. En d’autres mots, notre salut a pour effet que nous ressemblions de plus en plus à Jésus Christ dans notre manière de parler et de faire.


Un autre texte pertinent, et un texte sur lequel nous allons regarder un peu en profondeur ce matin est Éphésiens 2:9-10 où Paul met l’accent particulier sur l’appel de Dieu qui nous amène à accomplir les oeuvres que Dieu a préparées d’avance. Le verset nous apprend que nous sommes son ouvrage. Et c’est à cause de son oeuvre en nous que Dieu nous appelle à accomplir les oeuvres qu’il a préparées d’avance pour nous. Regardons ce verset d’un peu plus prêt:


1) Nous sommes son ouvrage…
Il nous a donné une nouvelle nature, motivation, volonté. Il a fait de nous ses fils et ses filles (c.-à-d. nous avons une ressemblance familiale).


2) …ayant été créés en Jésus Christ pour de bonnes oeuvres,…
Il nous a “recréés” avec de nouvelles aptitudes, avec de nouvelles motivations et de nouveaux désirs; et il nous a créés avec une excitation particulière pour ce qui est bien à ses yeux (c.-à-d. ce qui est saint et mis à part pour Dieu).


3) …que Dieu a préparé d’avance…
Dieu nous a préparé des chemins tout tracés d’avance, et en faisant cela, il nous a créés pour ses oeuvres, et non l’inverse. C’est important pour nous de saisir la distinction: Dieu n’a pas créé l’homme et ensuite décidé comment occuper son temps. Non, en fait, Dieu avait créé la création avec tout ce qu’elle contenait, et ensuite il créa l’homme pour en prendre soin. D’ailleurs, nous constatons que le “travail” dans le sens de l’activité qui produit une récompense fut instauré avant la chute d’Adam et Eve. Le travail n’est pas une conséquence du péché. Le travail est plus difficile à cause de la présence du péché. Et dans le même sens, les oeuvres que Dieu a préparées d’avance ont été en quelques sortes conçues avant que nous prenions notre premier souffle.


4) …afin que nous les pratiquions.
Les oeuvres que Dieu a préparées pour sa création sont l’occupation journalière de ses créatures. Et pour le Chrétien, pratiquer les oeuvres de Dieu est la preuve et le réconfort que nous lui appartenions.


Un passage clé à cet effet, et un qui amène parfois de la controverse quand il mal compris dans son contexte est Jacques 2:20-26. “La foi sans les actes est une foi morte.” 


Donc, pour conclure: il est primordial pour nous de saisir l’importance d’accomplir les oeuvres que Dieu a préparées pour nous si nous voulons expérimenter le réconfort et le plaisir qui découlent de l’assurance que nous accomplissons la bonne volonté de Dieu pour nos vies. Notre foi et notre pratique sont maintenues par note disponibilité vis-à-vis de Dieu. 


Dieu appelle; je réponds.

Dieu brille; je reflète.

Dieu créé; je pratique.


Chrétien! Le but de ta nouvelle naissance est de te rendre disponible à Dieu. Et par implication, ma disponibilité pour Dieu est le commencement de ma louange et de mon adoration. 


Dans la vie du prophète Jérémie

Il avait fidèlement prêché le message que Dieu lui avait révélé pour Juda. Il s’est fait mettre en prison. Mais Dieu l’a protégé. Et lorsque le prophète est emmené captif avec le reste de Juda, il maintient sa confiance en l’Éternel. Même confronté au choix d’aller à Babylone ou de retourner en Juda, Jérémie retourne en Juda …non pas parce qu’il voulait gagner son ciel, non plus parce que c’était la bonne chose à faire, mais parce que Jérémie répondit à l’appel de Dieu pour sa vie à ce moment-là. Et en dépit de ses circonstances, Jérémie resta disponible pour Dieu.


Conclusion: La disponibilité du Chrétien est sa réponse à l’appel de Dieu pour sa vie. Elle est la preuve même qu’il ou elle a une nouvelle nature qui croit sans réserve ce que Jésus a dit et a fait, et qui est prête à lui obéir même quand les circonstances ne lui sont pas favorables, même quand elle ne se sent pas à la hauteur de l’oeuvre que Dieu lui demande d’accomplir par sa grâce.


Hudson Taylor, un missionnaire avec la China Inland Mission vers la fin du 19e siècle écrivit un jour dans son journal personnel: “L’oeuvre de Dieu faite à sa [Dieu] manière, ne manquera jamais les ressources nécessaires.” 

Disponible pour Dieu – Jérémie 39-40

Le retour des classes annonce la fin des vacances et le début de la période de l’école pour plusieurs ces temps-ci. Septembre annonce aussi le début de plusieurs activités et ministères dans notre assemblée. Et il est bon pour nous, vis-à-vis des transitions qui s’annoncent que nous prenions le temps de considérer comment le Chrétien peut fidèlement vivre l’évangile au travers des transitions de sa vie. Car les transitions ne s’arrêtent pas à la rentrée des classes, mais parsèment le trajet de nos vies de manières parfois inattendu. Peut-être que c’est la perte d’un emploi, la retraite, le mariage, un décès, ou n’importe quel autre changement. Et bien des fois, nous pouvons nous sentir dépourvu de direction particulière devant les options multiples qui nous font face. Quelle direction l’évangile nous donne-t-il dans de telles circonstances?

Dans Jérémie 39-40 (notre lecture pour cette semaine), nous observons que le prophète est lui aussi confronté à une transition incertaine. Il vient d’être emmené (par erreur) captif avec la plupart de la population de Juda. Le roi de Babylone avait expressément ordonné qu’on accorde à Jérémie sa protection et les soins nécessaires. Et voilà que dans toute l’action, Jérémie se retrouve à Rama (en Syrie) enchaîné comme les autres. Mais l’histoire continue. Vers la fin du ch. 39, le capitaine des gardes reconnaît Jérémie et lui offre la liberté et sa protection. Et il lui pose cette question, « 4 Maintenant voici, je te délivre aujourd’hui des chaînes que tu as aux mains; si tu veux venir avec moi à Babylone, viens, j’aurai soin de toi; si cela te déplaît de venir avec moi à Babylone, ne viens pas; regarde, tout le pays est devant toi, va où il te semblera bon et convenable d’aller. » (Jer 40:4)
Sur quoi Jérémie est un peu dépourvu. On lit au prochain verset, « 5 Et comme il tardait à répondre: … » Quoi faire? Est-ce que je retourne en Juda où il ne reste que des miettes de ce qu’on pouvait y trouvé avant, ou est-ce que je continue à Babylone où on me promet de prendre soin de tous mes besoins? Quelle est la direction à suivre? Et par extension, on peut se poser la même question lorsqu’on se trouve dans des circonstances similaires: « Quelle est la direction à suivre? »
La réponse de Jérémie nous en dit long concernant une chose que la Bible définit comme étant l’appel de Dieu. C’est le capitaine des gardes qui recommande que Jérémie retourne auprès de Guedalia, le gouverneur mit en place par le roi de Babylone. Maintenant ce geste posé par Jérémie pourrait nous paraître banal sauf quand on considère combien il fut mal-compris et maltraité dans son propre pays. Jérémie part quand même pour rejoindre Guedalia et par ce geste, le prophète nous sert d’exemple. Jérémie est disponible pour Dieu.
Dans la deuxième partie de cette étude de Jérémie 39-40, nous considérerons comment l’appel de Dieu est pertinent pour nos vies de tous les jours, et surtout vis-à-vis de la disponibilité que nous nous devons de lui accorder en réponse à son appel.

La Justice de Dieu – Jérémie 17:5-18

Avez-vous déjà entendu la question suivante: « Si Dieu est si bon, pourquoi alors permet-il que des mauvaises choses arrivent à de bonnes personnes? » La question contient une présupposition fondamentale: l’être humain est foncièrement bon. Mais est-ce vraiment le cas? Est-ce que je peux affirmer, sans un doute, que l’être humain a un droit acquis de vivre une bonne vie, sans l’influence du mal? Le prophète Jérémie en a long à dire à ce sujet. 


Au tout début du 6ième siècle av. J.C, Juda sombrait dans l’idolâtrie malgré les réformes du roi Josias. DIeu avait envoyé le prophète Nahoum quelques décennies auparavant pour ramener le peuple à une adoration singulière du Dieu Yahweh. Et lorsque Jérémie se pointe, le changement de coeur influencé par le message du prophète Nahoum commençait déjà à donner signe d’être un changement superficiel.


C’est au milieu d’une description du portrait de la personne que Dieu approuve que Jérémie déclare: « Le coeur est tortueux par dessus tout, et il est méchant: Qui peut le connaître? Moi, l’Éternel, j’éprouve le coeur, je sonde les reins, pour rendre à chacun selon ses voies, selon le fruit de ses oeuvres. » (Jer 17:9-10)


Deux observations s’imposent: 1) la folie du péché, et 2) la justice de Dieu comme force qui restreint le mal.


Pour revenir à notre question de départ, « Pourquoi Dieu permet-il que des mauvaises choses arrivent à de bonnes personnes? » …il serait bon pour nous de considérer si Dieu a besoin de permettre quoi que ce soit ou si il restreint le mal qui existe déjà. Je suis toujours fasciné par le raisonnement unilatéral qui se cache en arrière de la question. Dieu a-t-il besoin de faire en sorte que le mal puisse arriver à un individu? « Non! » Le mal existe déjà! A-t-on besoin d’apprendre à un enfant comment mentir? « Non! » Il le sait déjà! Qui lui a apprit une telle chose? La réponse nous revient, « Son propre coeur! » 


La vraie question devrait être, « Puisque le coeur de l’homme a un penchant pour faire ce qui est mal, comment se fait-il que Dieu restreint le mal dans ce monde afin de permettre que des bonnes choses nous arrivent?! » La réponse à cette question se trouve dans une compréhension biblique de la justice de Dieu.


La folie du péché

Qu’est ce qui motive un individu à tourner sa vie à l’envers, à briser ses relations familiales, et accepter de vivre comme un mendiant  pour boire encore une goutte d’alcool? Nos villes sont parsemées d’illustrations ambulantes de ce qui arrive lorsque nous donnons libre court à nos coeurs de faire ce qu’ils veulent. Et avec la plupart des personnes que j’ai rencontré dans cet état, un point en commun est leur conclusion qu’il n’ont pas su trouver l’espoir nécessaire pour combler leur ‘mal de coeur’ spirituel. En fait, un tel cheminement nous illustre bien la relation entre le péché est la folie du coeur de l’homme.


1. La folie du péché est motivée par l’idolâtrie. 

On n’a pas besoin d’aller très loin dans notre réflexion pour conclure qu’à l’autre bout du péché se trouve l’idolâtrie. Est-ce que cela te surprend? Penses-y. Le mot est peut-être désuet, mais le concept est bien à jour à notre époque. N’est ce pas le « moi » (c.a.d. l’égo) qui domine lorsque je commets le mal? Et si on prenait le temps de lire les chapitres avant ch.17, on se rendrait compte que l’égocentrisme de Juda est bien en évidence. On lit par exemple dans Jer 16:10-12, « …Quel péché avons-nous commis contre l’Éternel notre Dieu? » Auquel Dieu répond, « …vos pères m’ont abandonnés …ils sont allés après d’autres dieux …vous suivez chacun les penchants de votre mauvais coeur, pour ne point m’écouter. »


C’est quoi l’idolâtrie? (Considérons un passage clé dans Romains chapitre 1.)

Ne pas refléter fidèlement la nature de Dieu (Rom 1:23)

Adorer la créature au lieu du Créateur (Rom 1:25)

En fin de compte, c’est se donner le droit sur ce que Dieu se réserve.


Proverbes 28:26 nous dit, « Celui qui a confiance dans son propre coeur est un insensé, mais celui qui marche dans la sagesse sera sauvé. » 

Pour aller un peu plus loin avec la définition on peut conclure que « l’idolâtrie est faire ce qu’on veut sans tenir compte de Dieu. »


Les conséquences de l’idolâtrie. (Jacques 1:14-15)

L’idolâtrie nous fait croire que nous sommes en contrôle quand en fait, nous sommes sous l’emprise de nos passions destructrices.


Jérémie 10:15 nous rappelle que l’idolâtrie est aussi une motivation centrée sur nous-même, et qu’à cause de cet égocentrisme, l’idolâtrie nous rend incapable de faire ce qui est bien pour autrui.


« Mais, on n’adore pas des idoles au 21ième siècle!!! » Ah oui, vraiment? Considère un moment tout ce qui est rattaché au « moi » aujourd’hui, et je pense que nous serons d’accord que le culte du « moi » aux dépends de la place que nous devrions accorder au Créateur de l’univers est bel et bien enraciner dans notre culture québécoise de ces temps-ci. Que ce soit la soif de posséder encore plus de choses, notre endettement, nos relations de couples brisés, nos abus de nos enfants, notre manque de courtoisie, …l’égocentrisme révèle que nous n’avons pas de gène à mettre en évidence la place d’honneur que nous réservons à l’adoration du « moi. »


2. Le péché est de la folie quand on considères les conséquences du péché dans nos vies. 

Quelques observations s’imposent. Le péché…

…précipite la mort et non la vie (Rom 3:26)

…endurcit le coeur (Héb 3:13)

…me pousse à une conduite qui est contre nature (Rom 1:28)

…fausse mon raisonnement en me faisant moquer se qui est sage et bon (Prov 24:9)


3. Le péché est aussi une folie à cause de la jalousie de Dieu pour son peuple. 

On lit dans Jérémie 11:8 par exemple,  » Ils n’ont pas écouté, non, ils n’ont pas prêté l’oreille, mais chacun s’est conduit selon les penchants de son coeur mauvais. Alors j’ai fait venir contre eux tous les maux dont il est question dans l’alliance à laquelle je leur avais commandé d’obéir, puisqu’ils ne l’ont pas appliquée. » 


Puisque la folie du péché a de telles conséquences dans ma vie, il serait à mon avantage de considérer quel recourt est à ma disposition pour contrer les effets néfastes du mal dans ma vie. C’est ici que la justice de Dieu prend tout son sens. Car, dans sa sagesse, Dieu ne nous a pas laissé « vagabonder » le parcours de nos vies sans espoir. Sa justice fait en sorte que le mal est restreint dans nos vies. Car, si le mal ne serait pas restreint, nos vies, voir mêmes, nos sociétés sombreraient dans le désespoir est l’anarchie totale.


La justice de Dieu comme force qui restreint le péché.

C’est Dieu qui mit en place les conséquences du péché dans le monde. Attention, Dieu n’est pas l’auteur du mal. Mais il est bien l’auteur des conséquences du mal …à cause de sa justice. Dans l’hébreu biblique, le mot traduit par « justice » est tsedaqa. Ce qui veut dire, « un comportement sans reproches, impartial, intégrité. »


Si on garde le sens original du mot « juste » on pourrait dire que l’homme juste est celui dont le fruit de ses actions démontre un comportement auquel Dieu s’attend en réponse à ses commandements. En d’autres mots, celui qui est juste est celui qui obéi à ce que Dieu ordonne et le fruit de son obéissance fait en sorte qu’il est juste.


L’Ancien Testament est rempli de références à propos de l’homme juste.

– la justice donne espoir à ceux qui craignent Dieu (Jer 17:12-13; cf. Ps 94:11-15)

– la justice de Dieu nous révèle plus précisément la nature de Dieu (Jer 16:21)

– la justice de Dieu limite le mal …avec Juda, Dieu se garde « un reste » même si Juda fut exilé en Babylone.

Avec Noé par exemple, la justice de Dieu fit en sorte que pas tous soient détruits par le grand déluge (Gen 6:5-8)


Michée 6:8 nous rappelle de ce que Dieu s’attend de nous pour marcher d’une manière qui met en évidence sa justice dans nos vies. En fin de compte, la justice de Dieu est ce qui est produit dans la pratique de l’obéissance à Dieu.


Mais comment faire ce qui est juste si mon coeur est voué au mal comme le dit Jérémie? La réponse est simple à dire, mais difficile à mettre en pratique car elle demande de moi une soumission à ce que Dieu a déjà fait pour moi. Et cela me demande de sacrifié mon « égo » au pied de la croix du calvaire. Ce que je ne pouvais pas faire, Dieu l’a fait pour moi par l’entremise de son Fils Jésus Christ. Lui qui était juste est devenu la folie du péché à ma place. Jésus échangea sa justice pour ma folie. Et lorsqu’il mourut sur la croix, il satisfais la justice de Dieu …ce qui a pour effet de restreindre le mal dans ma vie et me libérant du pouvoir du péché dans ma vie. 


La question devant toi est la suivante: « Est-ce que tu vas continuer à te confier dans l’adoration de ton « égo » ou vas-tu à la place céder ton « égo » à Jésus Christ sur la croix afin de recevoir de lui sa justice? et d’être déclaré juste? Ceci s’accomplit par la foi dans ce Jésus a fait sur la croix et enseigné pendant son temps sur cette terre. Il ne te reste qu’à rechercher cette assurance auprès de lui au travers de la repentance. Alors, tu seras comme l’arbre dont Jérémie parle dans 17:5-8 …qui porte son fruit même dans la saison sèche.


Est-ce que ton espérance est dans l’Éternel?

-dans tes décisions

-dans tes besoins

-dans tes défis

-dans tes succès

-dans tes joies


La preuve que tu te confies en Dieu et que tu lui accorde une adoration singulière sera révélée par ta reconnaissance envers Dieu dans ta vie, une reconnaissance qui devient ta motivation pour lui obéir et pour lui accorder une adoration singulière en paroles et en gestes.