Il y a quelques années de cela, j’avais eu l’idée de commencer un blogue qui servirait de platforme pour permettre de partager son témoignage de vie chrétienne. Je viens de le visiter aujourd’hui et je me rends compte que nous ne sommes pas aller aussi loin que nous aurions aimer aller. En tout cas, si vous me permettez d’en faire une petite pub : notre témoignage de vie chrétienne est probablement ce que nous avons de plus précieux à partager avec les gens qui nous entourent, surtout ceux qui sont à la recherche de Dieu. Si vous ne l’avez jamais fait, et que l’idée vous intrigue, permettez-moi de vous encourager de visiter le site suivant : soifdevivre.blogspot.com et d’y envoyer votre histoire.
Déjà, mais pas encore! (Marc 13)
Depuis la naissance de notre deuxième enfant (Luke), j’ai éprouvé de la difficulté à trouver le temps et la motivation nécessaires pour remettre au propre mes notes d’enseignements. Maintenant que nous retrouvons une nouvelle routine à la maison, je planifie reprendre régulièrement en main ce blogue. Merci de votre compréhension. Voici donc les notes d’enseignements pour dimanche 16 octobre 2011 (série Marc).
Je suppose que le titre lui-même indique la perspective globale qui me sert de guide au niveau de l’interprétation du prochain passage. Et je réalise en partant que tous ne partageront pas mon élan au niveau de l’interprétation eschatologique des prophéties annoncées par Jésus-Christ de son vivant. Marc 13 a souvent été utilisé pour décrire des évènements futurs qui s’agencent bien avec la parousie* du Seigneur. Mais je crois qu’il est sage de faire une légère discrimination entre le langage eschatologique et le langage prophétique. Même si les deux ont bien des points en commun, ils gardent toutefois des motivations un peu différentes l’une de l’autre. Le langage eschatologique suit un thème centré sur le dénouement final dans un contexte cataclysmique. C’est la victoire finale du bien sur le mal. Dans l’autre perspective, celle de la prophétie, il s’agit plutôt de prévisions plus ou moins précises pour permettre à l’auditeur d’interpréter avec discernement un évènement futur qui doit arriver. Je propose que nous devons donc considérer Marc 13 dans une perspective prophétique plus qu’eschatologique, même si, une petite section de Marc 13 fait référence à la fin des temps.
* PAROUSIE : tiré du Grec voulant dire « arrivée ou présence ». Ce terme est utilisé pour indiquer le 2e retour du Seigneur Jésus-Christ sur terre pour juger les morts et les vivants.
Quand mon chemin n’est pas le mien
Notes d’enseignement pour le dimanche 28 août 2011.
Lire Marc 10.32-52
Trois sections
- Jésus prédit sa mort pour une troisième fois – prédiction (Marc 10.32-34)
- La requête de Jacques et Jean – proposition (Marc 10.35-45)
- La guérison de Bartimée – pétition (Marc 10.46-52)
La prédiction de Jésus (Marc 10.32-34)
Jésus monte à Jérusalem avec l’intention d’y accomplir son destin. Marc nous donne des détails qui précisent la démarche de Jésus et la réaction de ses disciples qui observent sa démarche.
32Ils étaient en chemin pour monter à Jérusalem, et Jésus allait devant eux. Les disciples étaient troublés, et le suivaient avec crainte.
Le terme “Jésus allait devant eux” est particulier, car il implique que Jésus serait allé devant eux comme par habitude. Il sait où il va. Il sait ce qui l’attend.
De quelles richesses te laisseras-tu posséder?
Notes d’enseignement pour le dimanche 20 août 2011 (Jonathan Wedel)
Lire Marc 10.13-31
13On lui amena des petits enfants, afin qu’il les touchât. Mais les disciples reprirent ceux qui les amenaient.
Le mode des verbes « amener » et « reprendre » dans ce cas signale une action continue de la part des parents et des disciples. Les parents amenaient constamment leurs enfants pour être bénis par le Seigneur, et les disciples les reprenaient constamment sans grand effet.
Nous pouvons déduire que selon les disciples de Jésus, les enfants ne valaient pas le temps ou la peine du Seigneur, leur statut étant trop bas pour occuper un prophète d’une telle renommée.
14Jésus, voyant cela, fut indigné, et leur dit : Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas; car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent. 15Je vous le dis en vérité, quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n’y entrera point.
Jésus est visiblement consterné, voire même peiné de voir la scène. Il reprend ses disciples. Le royaume de Dieu appartient à ceux qui ressemblent à des petits enfants. À quelle qualité d’un enfant Jesus fait-il référence? La caractéristique la plus appropriée serait celle d’une simple obéissance>confiance en rapport avec ce que le parent demande de l’enfant.
Voir Matthieu 11.25 …En ce temps-là, Jésus prit la parole, et dit : Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. (dans le contexte de la rébellion de Sodome et Gomorrhe)
Voir Matthieu 18.3 …Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux. (dans le contexte d”une discussion avec les disciples sur qui sera le plus grand dans le royaume de Dieu)
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Le coût du Royaume : un coeur sincère
Notes d’enseignement pour dimanche 7 août 2011 (série Marc)
Lire Marc 10.1-16
Nous arrivons maintenant au chapitre 10 de l’évangile de Marc. Ce chapitre relate le voyage de Jésus pour se rendre à Jérusalem pour célébrer la Pâques et finir le travail pour lequel il fut envoyé en mourant sur la croix au Calvaire. Plusieurs choses devraient attirer notre attention. Ce que Jésus fais les jours avant sa crucifixion, ce qu’il enseigne, et l’emphase de son ministère sont toute des choses que nous devrions regarder de plus prêt. Marc, toujours dirigé par l’Esprit de Dieu, choisit de nous donner quelques aperçus du ministère du Seigneur pendant ces jours de vie intense.
Un facteur que nous ne pouvons pas non plus ignorer est la présence des pharisiens venus de Jérusalem pour essayer de discréditer le Seigneur. Marc sous-entend la nature pernicieuse des questionnements par ses remarques explicatives. Aussi, le récit est d’autant plus intrigant par le fait que Jésus ne suit pas l’exemple d’un martyr qui se dirige vers la “boucherie.” Il est celui qui enseigne parmi le peuple. Il est l’homme qui prend des enfants sur ces genoux tout en faisant des parallèles avec le Royaume de Dieu. Jésus est infatigable dans sa poursuite de la mission que lui donna son Père céleste. Les circonstances troublantes qui l’entourent ne semblent pas le froisser. Il a une mission à accomplir, quelque chose qui est plus grand que les circonstances immédiates.
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Se nourrir de la Parole de Dieu?
C’est une question qui me vint à l’esprit dernièrement lors de la préparation pour un enseignement. Le texte à l’étude présentait plusieurs défis de taille. Je ressentais le besoin de faire autre chose. Dieu soit loué, j’ai néanmoins eu le réflexe de prier et de demander que le Saint-Esprit vienne à mon secours. C’est ce qui s’est produit. Du moins, le désire et la motivation revinrent. Je ne peux pas commenter sur la qualité de la prédication le dimanche matin, ni sur la justesse de mon interprétation du passage. Mais, reste-t-il que j’ai ressenti la présence de Dieu pendant que je lisais et relisais sa Parole.
Cette expérience me rappela la disposition si nécessaire que nous devons avoir lorsque nous approchons la Bible. Dimanche matin, j’ai utilisé comme illustration quatre images différentes pour représenter des façons que nous puissions aborder l’étude ou même la lecture de la Parole de Dieu.
La première est celle du scientifique. C’est l’équivalent de l’inspecteur alimentaire. Son but n’est pas nécessairement de savourer le goût, mais de s’assurer de la qualité et de prendre des mesures. C’est scientifique, et des fois un peu à l’extrême. Il est évident qu’une étude approfondie de la Parole de Dieu est nécessaire, si ce n’est que pour comprendre le contexte de chaque passage.
Nous vivons, après tout, dans une culture et un temps différents de celui dans lequel la Bible fut rédigée. Mais je me demande si parfois nous n’allons pas un peu trop loin dans nos recherches. Je me demande même si les différents « rédacteurs » inspirés par l’Esprit de Dieu seraient un peu confus de voir avec quelle précision nous pesons chaque mot, chaque lettre pour analyser le sens de chaque récit. L’adage de perdre de vue la forêt pour contempler les arbres semble approprier dans ce cas. Et même si nous ne pouvons pas nous passer d’études exégétiques, herméneutiques, théologiques (etc.) nous devons quand même prêter attention au fait qu’en bout de ligne, le Saint-Esprit prend au sérieux sa charge de guider le peuple de Dieu dans la compréhension de la Parole de Dieu.


