Si nous considérons la nécessité d’avoir de bonnes priorités à la bonne place dans Aggée 1, ce qui suit dans Aggée 2 concerne le comment maintenir la motivation de garder une priorité à la bonne place. Il est particulièrement intéressant de noter comment le retour de la captivité de Babylone nous donne un exemple saillant du découragement vis-à-vis d’un défi parsemé d’embûches et de défis.
Comment se fait-il qu’après avoir résolu solennellement de rebâtir le temple à Jérusalem seulement deux ans après leur arrivée les enfants d’Israël se découragent si vite? …et qu’après 16 ans, ils se réunissent toujours dans un temple dont la fondation est à peine achevée?
Imaginez que votre assemblée vient de prendre possession d’un vieux bâtiment qui ressemblait autrefois à une église, et qu’après 16 ans, vous vous réunissez toujours dans une des salles annexes sans chauffage, sans lumières, et que vous êtes forcés de rester debout pendant le culte, parce que les chaises sont brisées. Ce n’est peut-être pas une analogie parfaite, mais la comparaison (je crois) à le même effet. Le rituel du temple et les sacrifices se faisaient « à la bonne franquette » si on peut oser le dire ainsi. Et il est naturel qu’avec un tel relâchement, le service du temple ne dût pas être l’activité primaire du peuple, ni le lieu de célébration qu’avait à l’origine le temple. D’ailleurs, dans mon estimation, la construction du temple devait être le « mouton noir » des discussions du conseil de Jérusalem, la chose dont personne n’osait en dire un mot publiquement et que tous justifiaient par leur silence.
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