Déjà, mais pas encore! (Marc 13)

Depuis la naissance de notre deuxième enfant (Luke), j’ai éprouvé de la difficulté à trouver le temps et la motivation nécessaires pour remettre au propre mes notes d’enseignements. Maintenant que nous retrouvons une nouvelle routine à la maison, je planifie reprendre régulièrement en main ce blogue. Merci de votre compréhension. Voici donc les notes d’enseignements pour dimanche 16 octobre 2011 (série Marc).

Je suppose que le titre lui-même indique la perspective globale qui me sert de guide au niveau de l’interprétation du prochain passage. Et je réalise en partant que tous ne partageront pas mon élan au niveau de l’interprétation eschatologique des prophéties annoncées par Jésus-Christ de son vivant. Marc 13 a souvent été utilisé pour décrire des évènements futurs qui s’agencent bien avec la parousie* du Seigneur. Mais je crois qu’il est sage de faire une légère discrimination entre le langage eschatologique et le langage prophétique. Même si les deux ont bien des points en commun, ils gardent toutefois des motivations un peu différentes l’une de l’autre. Le langage eschatologique suit un thème centré sur le dénouement final dans un contexte cataclysmique. C’est la victoire finale du bien sur le mal. Dans l’autre perspective, celle de la prophétie, il s’agit plutôt de prévisions plus ou moins précises pour permettre à l’auditeur d’interpréter avec discernement un évènement futur qui doit arriver. Je propose que nous devons donc considérer Marc 13 dans une perspective prophétique plus qu’eschatologique, même si, une petite section de Marc 13 fait référence à la fin des temps.

* PAROUSIE : tiré du Grec voulant dire « arrivée ou présence ». Ce terme est utilisé pour indiquer le 2e retour du Seigneur Jésus-Christ sur terre pour juger les morts et les vivants.

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Un Royaume de « nous »

Notes de prédications pour dimanche 24 juillet 2011 (série Marc)

Lorsque nous entendons parler d’un royaume, l’image qui nous vient souvent en tête est celle d’une époque lointaine où chevaliers et demoiselles se faisaient la coure, où roi et reine siégeaient sur un trône voluptueux pendant qu’une population beaucoup plus nombreuse travaillait le sol et le bétail pour la simple survie. Donc, lorsque Jésus parle de la venue de son Royaume, il est peut-être nécessaire pour nous de définir de quoi il s’agit.

Dans les chapitres précédents Marc 8, nous faisons connaissance avec Jésus qui accomplit des miracles de telle manière que les gens glorifient Dieu (Marc 7.37) et qui enseigne avec une telle conviction et une telle intégrité que son auditoire est en admiration de son autorité (Marc 1.22). Les aveugles recouvrent la vue, les paralytiques marchent, les malades sont guéris, les impures deviennent pures, et les possédés sont libérés. Mais comment parler d’un Royaume? Pourquoi ne pas parler d’un mouvement centré autour d’un faiseur de miracles?

Le royaume de Dieu implique forcément la présence d’une autorité qui est à la fois reconnue par ceux qui s’y soumettent et qui captive l’attention de ce qui est juste. Par exemple, j’ai beau affirmer que je suis le chef dans un groupe, mais à moins que les autres membres du groupe le reconnaissent aussi, je n’ai pas d’autorité. De plus, à moins que cette autorité reflète ce qui est désiré par le reste du groupe, là non plus je ne risque pas d’avoir d’autorité. Mon autorité sera toujours contestée.

Alors que dire du Royaume de Dieu? Premièrement, c’est là où la puissance de Dieu, cette délivrance de l’oppression du péché se manifeste de façon réelle. Le Royaume de Dieu est simplement là où Dieu règne. Et deuxièmement, nous pourrions dire que c’est la sphère d’influence où les choses sont renouvelées selon le caractère de Dieu.

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La Bonne Nouvelle qui change tout!

Notes d’enseignement pour le dimanche 13 mars 2011 (1e leçon dans la série Marc)

(Lire le passage en ligne Marc 1.1-20)

Cette série d’enseignements a pour but d’affermir ceux qui croient en Jésus-Christ en leur rappelant l’objet de leur foi et la base sur laquelle Dieu agit avec puissance dans nos vies. La prédication de la Parole a toujours été le fondement de l’église et la seule base de l’unité Chrétienne. Elle, la Parole de Dieu, demeure l’autorité suprême en matière de foi et de vie pratique dans la vie du chrétien. Au centre de la révélation biblique se trouve la Bonne Nouvelle, l’Évangile. Et c’est cette même Bonne Nouvelle qui est la source de victoire et de puissance chez celui qui croit en Jésus-Christ. Comme l’apôtre Paul l’affirme dans Romains 1.16-17,

16Car je n’ai point honte de l’Évangile : c’est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec, 17parce qu’en lui est révélée la justice de Dieu par la foi et pour la foi, selon qu’il est écrit : Le juste vivra par la foi.

Cette série dans Marc est aussi une introduction à une autre série dans le livre de l’apocalypse que nous ferons par la suite. L’apôtre Jean a une place privilégiée dans les auteurs inspirés de la Bible autant par son implication directe dans la vie et le ministère du Seigneur Jésus-Christ que par son implication dans l’église du 1er siècle. Le livre de l’apocalypse est comme ses premiers versets l’indiquent, un dévoilement de la personne et de la souveraineté du Seigneur Jésus-Christ dans ce monde. Il est donc important de comprendre ce qui est si central au ministère de Jésus pour comprendre ce qui est si important dans l’accomplissement du Royaume de Dieu à la fin des temps. L’Évangile et la fin des temps sont intimement liés ensemble. L’un est l’inauguration d’un nouvel ordre, tandis que l’autre est le dénouement de ce nouvel ordre réalisé pleinement au travers de la victoire finale de Jésus-Christ sur le Diable et le péché.

3Toutefois, de même que le serpent séduisit Eve par sa ruse, je crains que vos pensées ne se corrompent et ne se détournent de la simplicité à l’égard de Christ. (2 Corinthiens 11.3)

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