Un témoignage personnel – partie 2

Est-ce que Dieu va juger au point de ne rien laisser subsister?

La promesse

On voit ensuite dans les 3 versets qui suivent (1.10-11, et 2.1 ou 2.1-3 dans certaines traductions) une promesse merveilleuse. Heureusement pour nous, il y a un « cependant »! Cette promesse compte plusieurs éléments :

1)      Le nombre des enfants du peuple de Dieu sera innombrable. On ne peut s’empêcher de penser à la promesse faite à Abraham, très longtemps auparavant : « je te bénirai et je multiplierai ta postérité, comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est sur le bord de la mer; » (Gen 22.17) Osée rappelle au peuple que malgré le jugement qui vient, et les difficultés qui vont suivre, Dieu est toujours assez puissant pour faire de qui restera  un peuple immense. Malgré tout ce qui s’est passé, et l’infidélité de son peuple, Dieu reste fidèle à son alliance avec Abraham.

2)      Les jugements et malédictions qu’on a vu auparavant sont renversées : ceux qui n’était pas son peuple seront de nouveau appelé son peuple.  Le plan de salut de Dieu n’est pas terminé. Il y a encore espoir. En fait, la promesse va plus loin : elle dit que ces gens seront appelés enfants du Dieu vivant!

3)      Le peuple divisé sera réuni. Et non seulement il sera réuni, mais la raison de cette unité sera un chef commun. On voit plus loin dans Osée que ce chef sera David, c’est-à-dire quelqu’un qui sera l’incarnation ou l’idéal qu’était David. Dans le contexte des autres promesses du genre des prophètes, on peut comprendre qu’il s’agit ici du Messie qui sera le chef de son peuple et abolira les barrières et les vieilles chicanes. Ceci implique aussi que le peuple sera aussi uni dans son culte à Dieu, qui aura de nouveau compassion d’eux.

4)      Ils sortiront du pays préfigure un nouvel exode et une nouvelle délivrance. Dieu aura compassion, et au lieu de la défaite militaire, il y aura libération. En lisant la conclusion « grande sera la journée de Jizreel », on ne peut s’empêcher de penser au premier-né d’Osée, qui avait annoncé le jugement et la défaite militaire. Grande est la journée laisse plutôt entrevoir un jour heureux, un jour de victoire, un jour de fête, tout au contraire des évènements qui auront eu lieu en cet endroit auparavant.

Rénovation extrême (Ou comment cela s’applique à nous)

Osée n’élabore pas beaucoup sur ces promesses ici, et c’est souvent le cas avec les prophètes. On a une promesse générale, mais on ne sait pas exactement quand ou comment cela va se passer. On pourrait penser qu’on parle simplement d’un retour de l’exil pour le peuple Juif. Et certainement que le peuple juif est revenu de l’exil – en tout cas en partie, parce que ceux qui restaient ne sont pas tous revenus. Mais plusieurs choses nous dirigent vers une compréhension beaucoup plus large de cette promesse :

1)      La plus importante est sans aucun doute la manière dont Paul et Pierre, les deux apôtres, l’interprète dans le Nouveau Testament : « Ainsi nous a-t-il appelés, non seulement d’entre les Juifs, mais encore d’entre les païens, selon qu’il le dit dans Osée: J’appellerai mon peuple celui qui n’était pas mon peuple, et bien-aimée celle qui n’était pas la bien-aimée; et là où on leur disait: Vous n’êtes pas mon peuple! ils seront appelés fils du Dieu vivant. » (Rom 9.26) et 1 Pierre 2.10 en s’adressant à des églises mixtes : « vous qui autrefois n’étiez pas un peuple, et qui maintenant êtes le peuple de Dieu, vous qui n’aviez pas obtenu miséricorde, et qui maintenant avez obtenu miséricorde. » Ces deux versets nous indiquent que les apôtres ont compris la prophétie d’Osée comme annonçant l’élargissement du peuple de Dieu, ou plutôt un peuple de Dieu formé de Juifs et non-Juifs. En effet, certainement qu’on pouvait dire des non-Juifs qu’ils n’étaient PAS les peuple de Dieu. Et le peuple juif était désormais au même niveau : PAS mon peuple. Mais Dieu a fait un travail de rénovation extrême : il s’est formé un nouveau peuple formé de ceux qui ont le descendant de David comme chef : Jésus-Christ.

2)      Outre ces liens plus évidents, d’autres petits indices dans Osée nous laissaient entrevoir cela. Il y a par exemple le fait qu’on renvoie à la promesse faite à Abraham, et par lequel il fut justifié par la foi. Dieu avait aussi dit à Abraham qu’il serait une bénédiction pour tous les peuples. D’ailleurs, c’est ce que Paul nous rappelle dans Galates 3 : « Comme Abraham crut à Dieu, et que cela lui fut imputé à justice,  reconnaissez donc que ce sont ceux qui ont la foi qui sont fils d’Abraham. Aussi l’Écriture, prévoyant que Dieu justifierait les païens par la foi, a d’avance annoncé cette bonne nouvelle à Abraham: Toutes les nations seront bénies en toi! de sorte que ceux qui croient sont bénis avec Abraham le croyant. »

3)      On remarque aussi cette promesse d’être appelé enfant de Dieu. C’est un concept relativement nouveau pour l’Ancien Testament. (Dt 14.1 est le seul autre endroit ou l’on en fait mention, mais généralement on ne parlait pas de personnes comme étant fils ou fille de Dieu) On sait maintenant qu’avec la venue du Fils par excellence, le Seigneur Jésus, et par son sacrifice, nous sommes adoptés dans la famille de Dieu et sommes ses enfants de plein droit.

C’est donc possible de se voir nous aussi dans la continuité de se grand plan de rédemption que Dieu a mis en marche après la chute de l’homme dans le péché et la désobéissance. Même malgré le péché et le jugement que nous méritons, il se forme un peuple, depuis les temps anciens jusqu’à aujourd’hui et jusqu’à sa venue. Il le fait pour démontrer toute l’étendue de son amour et sa gloire.

Réflexion sur le privilège de faire partie du peuple de Dieu et d’être appelés enfants

Au début, j’ai mentionné qu’on doit apprendre quelque chose de Dieu au-travers de cette promesse… mais quoi ?

1)      Que Dieu est plus fort que le péché! On peut se couler et être au plus profond du désespoir, mais jamais hors de portée de la main de Dieu.

  • Quand on voit des catastrophes incroyables se produire autour de nous, ou encore dans notre vie. Des souffrances difficiles qui nous paraissent impossible à supporter…si on a subit des injustices ou été maltraités ou abusés, on peut s’accrocher à lui et être persuadé qu’il pleure quand on pleure et qu’il se réjouit avec nous. Il n’est pas indifférent, et on peut toujours s’appuyer sur Lui en sachant qu’il veille sur nous.
  • Si c’est notre péché qui est en cause, si l’on souffre parce que nous avons décidé de mener notre vie à notre propre manière, il est encore temps de changer d’attitude  et de se soumettre à Lui. N’attendez-pas que les dommages soient encore plus graves. Que votre cancer soit en phase terminale!!!  Venez voir le grand docteur pendant qu’il est encore temps et laissez-vous soigner par Lui.
  • Si tout parait bien aller dans votre vie et que vous croyez que Dieu est superflu, faites attention…quand Osée commença à annoncer son message, c’était l’abondance et la paix. Le succès matériel et la prospérité ne veulent rien dire. Tout peut s’envoler en un instant, et que reste-il après? On est un peu trop obsédés dans ce pays en général par le rêve la p’tite vie tranquille de la classe moyenne (The American dream) comme si c’était le plus haut point de notre vie, le succès.
  • Cela nous rappelle aussi que Dieu châtie ceux qu’il aime. Hébreux 12 nous dit même que c’est normal pour un enfant de Dieu d’être châtiés par son père. Quiconque dit que la vie chrétienne n’est que bonheur et prospérité jusqu’au paradis se trompe. Au contraire, beaucoup de difficultés nous attendent, justement pour nous faire grandir dans notre foi en notre Père céleste. Quand cela nous arrive, quoi faire sinon se soumettre à Sa correction et revenir à Celui qui est la source et seul espoir de vie et de salut. Ne pas être surpris, mais faire attention à l’amertume et le désespoir. Et c’est difficile, par ce que lorsque l’épreuve nous frappe, c’est n’est pas nécessairement là que vont nos pensées…

2)      C’est un Dieu fidèle à ses promesses, qui accomplit celles-ci peu importe si la situation apparaît impossible. En fait il se plait à le faire quand les circonstances sont impossibles.

  • Comme Osée, nous devons regarder à Lui et vivre en se reposant sur ses promesses. Je ne vois pas comment Osée a pu supporter toutes ces années cette situation difficile dans sa famille, tous les problèmes et les maux que ça a du lui donner, sans compter de devoir être un prophète de malheur et prêcher dans le désert pendant des années en se faisant rire de lui. La seule manière qu’il a pu supporter tout cela est en gardant les yeux sur Celui qui est le Dieu fidèle, qui accomplit ce qu’Il dit, qui garde ses promesse, et qui accomplit son plan de salut peu importe les circonstances. Comme Abraham, il a du regarder au loin.
  • Développer la  patience, ce qui est difficile pour nous qui sommes de plus en plus habitués d’avoir tout  ici maintenant. Peut-être qu’on est impliqué dans quelque chose depuis longtemps et qu’on ne voit pas de fruits. Peut-être qu’on prie pour le salut de quelqu’un ou un autre besoin que Dieu nous met à cœur depuis longtemps, et il n’y a pas de réponse en vue. Ne vous découragez pas. Dieu est fidèle et fait toutes choses bien en son temps. Entretemps, il nous fait comprendre que Lui , il est suffisant pour nous.
  • Quel privilège de faire partie de son peuple, et maintenant que nous sommes adoptés par lui, de pouvoir être appelés ses enfants! C’est le Dieu qui renverse les royaumes et qui se moque des puissants! Et en même temps, c’est Celui que je peux appeler papa!
  • Comment ne pas se réjouir comme le font ceux qui sont décrits au verset 2.3 et dire à mon frère, sa sœur : tu es aimé! Tu es enfant de Dieu! On a besoin l’un de l’autre, pour s’encourager, se rappeler qui nous sommes et qui est notre Père.

« N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour. » Heb 10.25

Un témoignage personnel – partie 1

Enseignement apporté par Jean Maurais le 19 juillet 2009

Petite promenade historique dans l’antiquité

Un des jugements de Dieu sur Salomon, à cause de son infidélité, fut de diviser le royaume d’Israël en deux parties. Ceci s’est réalisé lors du règne de son Fils Roboam. Ce qui est aussi important de mentionner, c’est que le chef du royaume du Nord (Israël), Jéroboam, avait peur que ses sujets retournent à Jérusalem, la capitale du royaume rival, pour adorer Dieu dans son temple. De tels déplacements entraîneraient sûrement à la longue un retour du peuple vers le royaume de Juda, et le royaume d’Israël serait considérablement affaibli.

C’est donc pour des considérations politiques, par peur, orgueil et facilité, que Jéroboam, le roi du royaume du Nord, a fait construire deux veaux d’or pour que son peuple puisse offrir un culte à Dieu sans faire le voyage à Jérusalem. Bien sur, ceci contrevenait directement aux directives de Dieu. Ces idoles furent rapidement une occasion de chute pour le peuple qui se mit ensuite à adorer des idoles de toutes sortes et tomba dans toutes sortes de péchés.

Les rois se sont succédé et le mal s’est aggravé au point où Dieu doit intervenir pour exercer son jugement. C’est ce qu’il fait envers les descendants d’Achab et de Jézabel, qui avaient entraîné le peuple plus loin que leurs prédécesseurs  dans l’idolâtrie. Dieu exécute son jugement au-travers de Jéhu, un des généraux de l’armée d’Israël dans la ville de Jizréel. Mais Jéhu va beaucoup plus loin que ce que Dieu lui commande et tue même le roi de Juda et des membres de sa famille. De plus, il n’élimine pas les idoles que les rois qui l’avaient précédé avaient fait construire mais agit plutôt par ambition personnelle.  Dieu lui annonce alors qu’après 4 générations, sa dynastie s’éteindra. Jéroboam II est l’arrière petit-fils de Jéhu et le dernier roi du royaume du Nord à connaître un règne plutôt paisible.

En fait, vu de l’extérieur, le règne de ce roi était un des plus glorieux du royaume du Nord. Il reprit les territoires perdus par ses pères et humilia et assujettit ses voisins. Son règne fut accompagné d’une période de grande prospérité, mais ceci ne fut pas l’occasion de se tourner vers le seul vrai Dieu. Au contraire, le peuple continua à s’éloigner de Dieu malgré les nombreux avertissements et attribua plutôt leur succès à leurs idoles. La Bible nous dit peu de son règne, probablement parce qu’il n’y avait rien de remarquable justement du point de vue de Dieu.  Une belle économie, un niveau de vie confortable, la sécurité et stabilité politique et militaire ne veut absolument rien dire. Au contraire, le pays se décomposait de l’intérieur.

C’est sous le règne de ce roi qu’Osée fut appeler à parler de la part du Seigneur Dieu.  De par la liste de rois mentionnés au verset 1, on peut penser que son ministère a duré presque toute sa vie adulte, peut-être jusqu’à une soixantaine d’années. Il fut un des premiers à avertir le royaume d’Israël, mais il dut commencer à le faire alors que tout allait bien…du moins en apparence.  C’est probablement plus tard dans son ministère qu’il a mis par écrit ce qui nous est parvenu aujourd’hui.

Quel défi d’être chargé d’une annonce de malheur à une telle époque! Autant prêcher dans le désert! (Ça nous rappelle aussi l’appel du prophète Ésaïe) Il a du attendre longtemps et supporter le mépris de ceux qui l’entouraient avant de finalement voir Dieu commencer à accomplir ce qu’il avait annoncé au-travers de lui.

Et ce temps, il ne l’a pas passé dans la joie, mais dans une situation familiale difficile. On peut supporter beaucoup de choses personnellement, mais quand ça touche notre époux/épouse et nos enfants, c’est beaucoup plus difficile. De plus, la parole qui allait se réaliser n’était pas joyeuse, mais plutôt un jugement aux conséquences très graves. Osée serait ultimement justifié aux yeux de tous, mais au prix de la destruction totale de son pays et du malheur de ses habitants. Ce n’est pas le genre d’événements qu’on attend avec impatience, même quand on est tourmenté par le comportement de ceux qui nous entourent.

Un témoignage personnel

La première parole que Dieu adresse à Osée lui commande de marier une femme prostituée. Jonathan en a parlé un peu lors de son introduction et nous allons en reparler encore, donc je ne veux pas trop m’attarder sur ce point aujourd’hui. Par contre, il serait utile de réfléchir aux raisons qui motivent cette drôle (pour ne pas dire scandaleuse) de demande.

Osée, comme Dieu, s’était engagé par alliance envers une épouse sans réputation qui allait lui être infidèle. On peut se demander à qui sert l’illustration? Je vous soumets l’idée qu’elle sert premièrement à Osée qui est celui qui la vit de plus près. Il va ressentir lui-même ce qui hante le cœur de Dieu et tout cela va marquer son ministère.

Osée ne pourra pas s’en tirer en proclamant un message du haut de son pupitre (ou peu importe l’endroit où les prophètes proclamaient leur message à cette époque-là) pour ensuite rentrer chez lui, prendre une petite bière et se la couler douce. Non, il va être lui-même un exemple vivant de ce qui se passe entre Dieu et son peuple, tous les jours de sa vie. Il vivra avec cette femme et son comportement (et tous les répercussions que cela aura dans son entourage, les commentaires des voisins et de la parenté), et il aura des enfants d’elle qui serviront eux aussi de message au peuple. Tout cela fera partie de son quotidien. C’est de la conciliation travail-famille extrême! En prêchant par sa vie, le ministère d’Osée aura un impact beaucoup plus marquant, et il pourra, si c’était possible, se mettre à la place de Dieu et voir les choses comme Lui les voit.

Bien sur, l’image parle aussi directement au peuple de son époque qui a besoin d’être confronté à son état spirituel et moral. S’il y a quelque chose de choquant dans la manière de faire du prophète, ce l’est encore plus dans le cas du peuple vis-à-vis de son Dieu. Cette image de la prostitution sera reprise par beaucoup de prophètes par la suite parce qu’elle illustre exactement ce qui se passe quand le peuple se détourne de Dieu.

Troisièmement, cette image nous parle encore aujourd’hui, à nous qui sommes  le peuple de Dieu pour nous mettre en garde et aussi apprendre à mieux connaître notre Dieu. C’est ce que j’espère qu’on peut en retirer tous et chacun aujourd’hui…de se faire rappeler les conséquences de l’infidélité, et surtout, d’apprendre à mieux connaître notre Dieu qui est le même aujourd’hui et éternellement.

Explication de la signification des trois naissances

L’histoire ne s’arrête pas là, avec le mariage…la famille s’agrandit parce que Dieu accorde des enfants à Osée et Gomer. Dans le cas des enfants, c’est leurs noms qui ont une signification spéciale et servent à révéler quelque chose  de la part de Dieu.

Son premier fils est nommé Jizréel, d’après la ville ou Jéhu a désobéi à Dieu. En même temps, la ville et la vallée qui l’entoure fut témoin de nombreuse bataille à cause de sa position stratégique. Le roi Achab y avait sa maison d’été et une garnison. Si un ennemi viendrait attaquer du nord, il passerait certainement par Jizreel, ce qui fut le cas quand les Assyriens envahirent le pays quelques décennies plus tard. Ce n’est donc pas étonnant que Dieu annonce une défaite militaire à cet endroit. Que l’endroit soit symbolique ou non, il n’en reste pas moins que le royaume du Nord subit la défaite, une défaite finale et totale, en 722 av. J.C.

Puis vient la naissance d’un deuxième enfant, une fille cette fois. Son nom est Lo-Ruchama, ce qui veut dire littéralement : Pas de compassion ou de pardon. Le peuple de Dieu avait subit plusieurs malheurs, défaites et conquêtes par le passé, mais grâce à la compassion du Seigneur et à cause de leur repentance, Dieu les avait pardonnés et délivrés.  Toute l’histoire du peuple juif en était une d’infidélité-jugement-délivrance-repos (On n’a qu’à regarder le livre des Juges pour de multiples exemples). Mais voilà que non seulement il y a une grande défaite qui s’annonce, mais que par la suite, il n’y aura plus de pardon! Ce jugement sera plus grave qu’aucun auparavant.

Qu’il en soit conscient ou pas, le peuple est entièrement dépendant de la bonne volonté de Dieu. Il est si petit  en comparaison avec les nations puissantes qui l’environnent. Son seul espoir de subsistance est l’amour du Dieu vivant – Dieu qu’il méprise maintenant depuis plusieurs générations. N’étais-ce pas là le rappel que les prêtres avaient le mandat de faire par cette bénédiction qu’ils prononçaient chaque matin?

« Que l’Éternel te bénisse, et qu’il te garde!  Que l’Éternel fasse luire sa face sur toi, et qu’il t’accorde sa grâce! Que l’Éternel tourne sa face vers toi, et qu’il te donne la paix!  » Nombres 6.24-26

L’Éternel allait détourner son regard, et quand il le fera, mieux faut ne pas être à la place de ceux qui sont abandonnés par lui.  À l’inverse, le royaume du Sud demeure encore fidèle à Dieu dans l’ensemble. Juda fut épargné, et comme le texte nous le dit, aucunement par quelque mérite que ce soit, mais par l’intervention miraculeuse de Dieu. Après avoir vaincu le royaume du Nord, le roi Assyrien se dirigera vers le royaume du Sud, Juda, qui n’a aucune chance devant la puissance militaire assyrienne. Pourtant le roi Assyrien rentrera chez lui quelques temps après, parce qu’il aura perdu 185,000 soldats en une seule nuit!

Le dernier enfant nait de Gomer : il s’agit de Lo-Ammi. C’est l’étape finale de la descente vers le jugement complet. Ce nom veut dire pas mon peuple. Comment imaginer quelque chose de pire pour une petite nation, dont la seule distinction utile est d’être mise à part pour Dieu? Que de se faire dire qu’elle n’est plus son peuple, qu’elle n’est finalement qu’un parmi des nombreux peuples sur cette planète!

Dieu s’était lié à ce peuple qu’il avait délivré lors de l’exode d’Égypte. Il s’était révélé à lui comme JE SUIS, celui qui est toujours là, d’éternité en éternité, le Dieu d’Abraham, Isaac, et Jacob, son Dieu. C’était la promesse liée à l’alliance conclue avec le peuple d’Israël. Pourtant, Dieu dit par Osée, que lui, JE SUIS, n’est plus rien pour eux. Il y a un jeu de mot tragique ici. Par leur désobéissance répétée, leur infidélité, et leur mépris, ils ont rompu cette alliance et tout est terminé…ou presque.

Le seul lien d’espoir possible, malgré la défaite militaire, malgré le jugement et la fin de la miséricorde de Dieu, c’était au moins de savoir être son peuple choisi. Qu’au moins il reste un lien, un espoir. Peut-être aussi cette malédiction est donnée en réponse aux gens qui disaient sûrement : « Oui, c’est bien beau tout ça, mais nous on est le peuple de Dieu! Dieu va finir par nous délivrer» Dieu répond catégoriquement : C’est terminé! Malgré tous les privilèges que vous pensez avoir. Quelle malheureuse ironie que de se servir de notre statut, nos privilèges, pour justifier une conduite qui déplait à Dieu! C’est là que le péché nous mène et le jugement de Dieu suit inévitablement.

Que pensez-vous qu’était la réaction des gens qui furent témoin de cette annonce d’Osée? Malheureusement, ils l’ont ignoré, sinon peut-être un reste qui est resté attaché à Dieu.

Réflexions sur le jugement de Dieu et application à notre époque

Vous avez lu les versets  qui suivent donc ce que Dieu va accomplir plus tard. Mais je vous ferai remarquer que le gouffre de temps qui s’écoule entre les versets 9 et 10 (1.9 et 2.1) C’est l’horreur de la guerre, la déportation, et l’exil. Pas besoin de vous faire un dessein pour vous expliquer comment ça se passait quand des armées cruelles tel les Assyriens envahissaient un pays. Il suffit de dire que les gens subissaient les pires horreurs imaginables, tout ce qu’il y a de plus brutal et sanglant. On parle de mort, de familles détruites ou séparées, de famines, de destruction, viol, esclavage, et ainsi de suite.

Cette histoire nous illustre tout ce qu’il y a de dégoutant dans le péché :

–          La désobéissance à Dieu débute souvent par des compromis de facilité, sont motivés par la peur ou l’orgueil. C’était le cas avec Jéroboam, et ce l’est encore aujourd’hui. On veut plaire aux autres, on veut se faire plaisir, on veut faire ce qui nous tente, on a peur de ce qui semble plus puissant que nous, etc. C’est difficile pour tous, mais particulièrement pour les jeunes. On veut « fitter » à quelque part et ce n’est pas facile de se tenir debout, seul, et de ne pas faire comme les autres. Soyez fidèles à Dieu, et va se manifester puissamment en votre faveur! Comme il l’a fait pour le royaume de Juda.

–          Le péché peut laisser supposer que tout va bien mais il détruit tout de l’intérieur. Il ne faut jamais se fier aux apparences…regardez notre société. Tout semblait aller bien au temps d’Osée. « Mangeons et buvons car demain nous mourrons! ». C’est facile pour nous croyants de se laisser entraîner dans le « succès » apparent autour de nous. Après tout, « ça marche »! C’est la règle de décision aujourd’hui : « est-ce que ça marche pour toi? » ou la règle émotive : « Comment tu te sens par rapport à ça? » Fies-toi à tes sentiments.

Laissez-moi vous dire : le péché, ça marche! Et ça fait plaisir! Mais comme un cancer, ça va vous ronger de l’intérieur jusqu’à ce qu’il soit trop tard. Tout à coup, ça ne marchera plus! Et il n’y aura plus rien à ressentir sinon la honte, le regret et le dégout ! Il n’y a rien de valable au bout de cela, mais c’est comme une drogue… Mais notre plus grand bonheur, il est en Dieu et en marchant fidèlement avec Lui. Ne soyons pas influencés par ces mentalités centrées sur moi-même, mais plutôt à développer une manière de vive qui honore Dieu et qui apporte une joie qui dure.

–          On voit aussi que le péché a une dimension personnelle et sociale. Même ce qui est fait en secret affecte les gens tout autour. On peu maintenir une façade pour un temps, et prétendre qu’un tout petit peu, ça ne fait pas de mal à personne. C’est un autre mensonge qu’on entend. Mais ultimement, tout le monde paie. Que se soit notre conjoint, nos familles, nos collègues, notre église, notre pays. Il n’y a rien de privé lorsqu’on pèche.

–          Le péché nous éloigne de celui qui nous aime. Le plus ignoble dans tout cela, c’est qu’il s’y trouve toujours des gens pour blâmer Dieu pour les malheurs que nous attirons nous-mêmes sur nous! Pourtant, Dieu est le mari fidèle dans l’histoire, et c’est son peuple qui se prostitue de tout côté. Bien qu’il serait totalement justifié d’agir drastiquement, il use de patience. Ça dépasse la compréhension humaine. Mais pourquoi est-ce qu’on s’acharne à se faire autant de mal? Regarder ce qui va arriver à ce peuple. Vous ne trouver pas cela triste? Ils ont beau l’avoir mérité, mais ce sont des personnes réelles comme vous et moi qui vont subir ces horreurs. C’est la même chose aujourd’hui, et ce sera la même chose au jugement dernier.

–          Le péché entraîne inévitablement le jugement de Dieu. Que ce soit demain, dans 10 ans, au jugement dernier, tous et chacun auront à rendre compte. Dieu avait choisi Israël pour témoigner de Lui comme nation, et c’est dans ce contexte qu’elle a souffert. Les contemporains d’Osée ont probablement rit de lui, tourné ses prophéties en dérision, mais un jour, ils ont ri jaune.

Pourquoi l’idée d’un jugement est impopulaire : on veut un Dieu père noël. On veut que les autres rendent comptes de leurs mauvaises actions. (par exemple Vincent Lacroix ou à une autre échelle, Hitler) Demandez à n’importe qui. Mais quand ça concerne moi, l’idée d’avoir à rendre compte de nos propres actions n’est pas très populaire et ne l’a probablement jamais été. Que l’attitude de Dieu envers moi soit en fonction de mon obéissance ou ma désobéissance nous parait étrange, pour ne pas dire « vieux jeu ». Pour soi, Dieu est le « bon Dieu ».

Mais le problème avec cette image de Dieu est que la croix devient superflue. Si Dieu ne fait aucun cas de notre désobéissance, la mort de son Fils n’est plus nécessaire. Un Dieu qui ne juge pas est un Dieu indifférent ou impuissant. Dieu est le juge le plus juste qu’on puisse imaginer. Est-ce que quelqu’un recevra autre chose que ce qu’il a pleinement mérité? Non![1]

Même pour nous chrétiens, cet aspect de Dieu peut nous rendre inconfortable. On préfère penser au Dieu amour qui envoi son Fils mourir à la croix. Mais l’amour véritable doit inclure le châtiment. Demandez aux parents parmi nous qui doivent apprendre l’obéissance à leurs enfants (c’est-à-dire tous!). Le Dieu qui aime véritablement ne peut laisser le mal impuni. C’est pour cela qu’il intervient périodiquement pour l’endiguer. C’est pour cela qu’il a envoyé son Fils, pour régler ce problème de manière définitive. Il a déversé le jugement qui nous revient sur son Fils, pour que ceux qui se confient en Lui pour leur salut ne soient plus passible de jugement mais qu’ils aient la vie!

Est-ce que Dieu va juger au point de ne rien laisser subsister?


[1]Ces deux paragraphes sont tirés de « Connaître Dieu » de J. I. Packer

Le vrai péché d’Israël – Osée 2:4-25

Enseignement apporté par Jean Pierre Vandevoorde, le dimanche 26 juillet 2009.

Lecture : Osée 2:4-25

Nous sommes dans la période du royaume d’Israël qui suivi les grands rois Saül, David, et Salomon. Le prophète Osée exerça son ministère pendant le règne du roi Jéroboam II en Israël, et les rois Azaria, Jotham, Achaz, et Ézéchias dans le royaume du sud de Juda. Car, les douze tribus d’Israël s’étaient séparées en 10 tribus au nord, et 2 tribus au Sud. Le roi Jéroboam II règne durant 40 ans. Il est considéré comme étant un mauvais roi (pas nécessairement une mauvaise personne comme telle, mais parce qu’il n’obéit pas les commandements de Dieu). Le temps de détruire Israël est arrivé à son terme. Mais pendant cette période, Israël prospère. Et Israël semble attribuer cette prospérité à ses nouveaux dieux étrangers. En Juda, la situation est plutôt mixte. Les « bons » rois sont entremêlés avec des moins bons. Mais, en général, Juda est beaucoup plus consacrée à suivre les commandements de Dieu.

Pour bien saisir le sens de la prophétie d’Osée, il faut comprendre l’image du mariage que Dieu utilise pour s’adresser à Israël. Dans l’AT, Israël est considéré comme étant l’épouse de l’Éternel par l’alliance de la loi. Dans le NT, l’Église est l’épouse de Christ par la nouvelle alliance au travers de la croix et de la résurrection de Jésus Christ.

Schéma

Israël est infidèle. Elle a abandonné son mari. Israël avait fait une alliance avec Dieu, mais a commis un adultère par le fait qu’il y avait de l’idolâtrie dans tout le pays. Plus tard, l’épouse infidèle va se repentir et reviendra vers son mari. Son mari lui fera grâce et la reprendra.

Quel est le péché d’Israël? Israël n’a pas reconnu que c’est Dieu qui lui a donné le blé, le moût et l’huile. (Osée 2:10) De plus, Israël a consacré ces choses aux dieux Baals.

Ces éléments ont aussi une signification plus profonde : le blé représente au sens plus large le pain, la subsistance. Le moût représente aussi la gaieté, la joie dans l’abondance. Et l’huile peut représenter, entre autres, la santé et la guérison.

Le péché d’Israël fut de ne pas reconnaître que c’est Dieu qui donne tout, et d’employer ce que Dieu donne pour fabriquer des idoles.

Dieu n’est pas au centre de la vie du peuple. Il n’a pas la place qu’il doit avoir. Dieu est celui qui a racheté son peuple. Dieu est le mari aimant de son épouse. Mais l’épouse ne reconnaît pas tout ce que le mari a fait pour elle. ELLE RENIE SON AMOUR!

Lire Ésaïe 1:2-4

Application

La question qu’on pourrait se poser aujourd’hui c’est : « Qu’est-ce que ce que cela à avoir avec moi aujourd’hui»

Considère pour un moment ce qui suit.

Il y a adultère lorsque mon amour pour mon époux (ou épouse) n’est pas exclusif!

Deut 6:5, « Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta force.

Jacques 4:4, « Adultères que vous êtes! ne savez-vous pas que l’amour du monde est inimitié contre Dieu? Celui donc qui veut être ami du monde se rend ennemi de Die. »

Comment pouvons-nous savoir que quelqu’un reconnaît ou ne reconnaît pas que Dieu est le pourvoyeur de tout? Le texte ne nous dit pas : elle n’a pas connu que c’était moi qui lui donnais le blé, le moût, et l’huile… MAIS,…« reconnu »

«Connaître » c’est avoir une notion plus ou moins précise d’un fait. « Reconnaître » est admettre comme réel ou vrai, authentifier. C’est admettre la légitimité d’un fait, d’une personne.

« Reconnaître » est donc adhérer à la pensée de quelque chose au point de la vivre! En effet, qu’est-ce qui a fait qu’Israël n’avait pas démontré une reconnaissance en Dieu le propriétaire de tout ce qu’elle possédait?

Osée 2:10 nous dit : « Et l’on a consacré au service de Baal l’argent et l’or que je lui prodiguais.

Les textes suivants nous aident à mieux saisir le sens de la bénédiction matérielle et autre que Dieu nous accorde. Le fait de posséder des choses par exemple n’est pas mauvais au soit. Ce qui est fondamental est de reconnaître la main de Dieu qui soutient ces choses et notre responsabilité envers celui qui pourvoit. La même réflexion peut être appliquée à notre manière de gérer nos talents et notre temps quand nous réalisons que Dieu est le créateur de toutes choses.
Luc 15:11-13; Luc 16:2; 2Cor 9:8,11 ; 1Tim 6:6-8; 1Jn 3:16,17; 1Jn 4:20-21

Nous reconnaissons donc la vérité suivante : Dieu est vraiment Dieu de notre vie lorsqu’il est glorifié pour les biens qu’il nous donne dans sa grâce.

Nous nous devons de vivre d’une telle manière afin que Dieu soit ultimement glorifié au travers de nos choix et l’usage des biens et des talents qu’il nous a confiés. Accorder à nous-mêmes ce temps est commettre de l’idolâtrie. C’est le culte de sa personne! Dieu nous a donné du temps de vivre pour les autres. Et en donnant du temps pour les autres, nous faisons usage de notre temps pour Dieu. Aimer notre prochain, c’est aimer Dieu.

L’orgueil et l’égoïsme font de l’homme un dieu. Et à cause de cela, nous courrons constamment le risque de faire de nous-mêmes notre propre idole. Dieu, par son Fils Jésus Christ, doit avoir la place prééminente de notre vie. TOUT a en effet été créé PAR Lui et POUR Lui. (voir Colossiens 1:15-21)

L’encouragement de la prophétie d’Osée est de savoir que Dieu désire avoir une relation aussi intime avec nous, une relation où nous trouvons notre plus grande satisfaction quand Dieu a la première place dans nos vies. Osée 2:16 nous rappelle que Dieu cherche à parler à nos coeurs. Et des fois, il est nécessaire qu’il nous amène dans un lieu désert pour que nous lui accordions toute notre attention. Peut-être que pour toi, c’est simplement un besoin de passer un temps seul avec Lui le matin avant de commencer ta journée. Le fait même que nous aillons mit à part ce temps ce matin pour prier et étudier la Parole de Dieu est un geste d’adoration qui rend gloire à Dieu.

Qu’en est-il des autres aspects de notre vie? Quelle va être ta réponse?

Connaître la volonté de Dieu en lisant la Bible?

La Bible est un livre de révélation par excellence. Elle contient ce qui est suffisant pour « connaître » Dieu, comment s’approcher de Lui, et comment nous devrions vivre devant Lui. (Voir par exemple Michée 6:8;  Ps 40:8; Ps 119:9, 105; Jean 17:17). D’ailleurs, la Bible est assez simple pour qu’un enfant puisse comprendre l’amour de Dieu et son besoin d’un Sauveur (ex : Deut 6:5; Jn 3:16). Et en même temps, la Bible contient des passages sur lesquels nos théologiens ne trouvent pas toujours un commun accord.

Il est possible alors de ressentir une certaine intimidation lorsqu’on lit la Bible pour connaître la volonté explicite de Dieu pour nos vies. Dieu nous donne certainement ce qu’on a besoin de savoir pour vivre devant Lui en principe. Mais qu’en est-il de ma vie de tous les jours? Est-ce que la Bible a quelque chose de précis à me dire sur ma façon de vivre? Mes choix et mes relations personnelles? Qu’en est-il des sujets de débats pertinents dans notre société aujourd’hui? En fait, est-ce que la Bible peut me donner une direction dans les décisions que j’ai à prendre cette semaine?

La réponse toute courte est un simple : « oui. » Insatisfaisante qu’elle soit pour plusieurs, cette réponse reflète néanmoins la relation intime entre la foi d’une personne vis-à-vis de la Bible. Le conseil qu’on donne souvent à une personne nouvellement convertie est de simplement lire la Bible et de la mettre en pratique en espérant que l’individu en question saisira l’éthique chrétienne, voir les principes de la vie chrétienne qui ressortent de sa lecture. En fait, on saisit l’essentiel de ce que Dieu nous demande de faire dans la vie au travers du petit chant pour enfants : lit ta Bible, prie chaque jour

Ce qui est évident la plupart du temps par contre, est qu’à un moment donné, le Chrétien semble stagner dans sa lecture de la Bible. Sa situation ressemble à l’enfant qui regarde un bol de gruau pour la ??ième fois le matin avant de partir pour l’école. On le fait parce qu’on sait que c’est bon pour la santé et ça remplit le ventre. Mais, s’il y avait moyen de s’en passer quelques fois, on ne se gênerait pas de le faire savoir.

Comment puis-je affirmer une telle chose? Je le constate régulièrement dans mon ministère pastoral, et je dois admettre, en toute franchise, que je la vie moi-même par moments. Cette observation soulève une perspective différente de la même question : si ma lecture de la Bible devient plutôt stagnante, alors comment puis-je même espérer que Dieu me révèle sa volonté au travers de ma lecture de la Bible ?

Voilà l’envers de la médaille.

En effet, d’un côté je me demande comment connaître la volonté de Dieu au travers de sa Parole, et de l’autre, comment la lecture de la Parole de Dieu peut-elle me motiver à connaître sa volonté pour ma vie.

Heureusement pour nous que la Bible est le meilleur interprète de sa propre révélation. Un passage clé nous donne une direction à suivre. Quelqu’un avait interrogé la façon dont Jésus agissait envers sa famille. Et Jésus répondit en définissant qui était sa famille. Prête une attention particulière à la façon dont il décrit ceux qui lui ressemblent.

(LSG) Mais il répondit: Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique. (Luc 8:21)

Un autre passage qui lui est semblable se trouve dans Jacques 1:25.

(LSG) Mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l’oeuvre, celui-là sera heureux dans son activité.

La version Semeur éclaircie le sens de passage un peu mieux en disant :

(SEM) Voici, au contraire, un homme qui scrute la loi parfaite qui donne la liberté, il lui demeure fidèlement attaché et, au lieu de l’oublier après l’avoir entendue, il y conforme ses actes: cet homme sera heureux dans tout ce qu’il fait.

Connaître la volonté de Dieu au travers de la Bible est entièrement possible. Cela dépend entièrement de la définition que nous voulons donner à « connaître. » Car la volonté de Dieu est « connue » réellement par ceux qui mettent en pratique la Parole de Dieu, et non pas pour ceux qui veulent simplement savoir en quoi la volonté de Dieu consiste. La raison est essentiellement enrobée dans l’impératif de la foi. Je ne peux pas réellement connaître la direction de Dieu pour moi à moins que je « conforme mes actes » à ce qu’elle révèle; ce qui va à contre-courant de notre façon de penser et de notre façon de faire.

Le principe de la foi est évident dans l’appel au salut par exemple. Celui qui s’approche de Dieu pour le salut de ses péchés, s’approche d’abord en croyant que Jésus Christ est réellement qui il prétend être, et qu’il est entièrement capable de s’occuper de mes péchés une fois pour toutes. (Voir Hébreux 11:6) Il ne vient pas devant Dieu en posant la question, « « explique donc pour moi comment mes péchés seront effacés par la mort de Jésus Christ afin que je puisse prendre une décision éclairée à ce sujet.» Certes non! La foi pousse l’individu à se tourner vers Jésus Christ comme seule issue de secours pour le problème infiniment grave qu’est le péché. Il ne demande pas « pourquoi » et «comment,» mais demande «s’il te plait! »

Où est cette foi alors quand on se pose la question, « comment connaître la volonté de Dieu en lisant sa Parole? » Si la volonté de Dieu est connue dans l’application de sa Parole, et si sa bénédiction est accordée à ceux qui obéissent à ce que Dieu leur a déjà révélé, alors pourquoi persistons-nous à vouloir tout comprendre avant d’agir? Ce n’est ni une question de compréhension, ni de capacité. C’est une question de relation par la foi! Car Dieu nous a déjà donné tout ce qu’il nous faut pour comprendre sa volonté en se rapprochant de nous. Le miracle de la grâce de Dieu n’est pas que nous nous soyons approchés de Lui, mais que Lui se soit penché vers nous. Car la Bible nous affirme que Dieu nous a donné son Esprit. (voir aussi Jean 16:13)

(LSG) Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous. (Jean 14:16-17)

“Connaître” la volonté de Dieu pour ma vie de tous les jours est donc premièrement une question de relation avec Dieu.

En effet, lorsque je me marie, je ne viens pas devant l’autel seulement après avoir été satisfait de tout savoir sur mon futur conjoint. (C’est encore vrai dans le mariage… je ne “connais” pas mon conjoint en faisant des listes factuelles de ses préférences et de ses habitudes.) Certes, j’ai appris à connaître l’autre, mais je ne sais pas tout. Je fais preuve d’une certaine confiance en elle lorsque je m’y engage. Il y a bien des choses que je ne sais pas. Mais cela ne m’empêche pas de me marier! On apprendra au fur et à mesure. C’est par la grâce de Dieu que nous aussi nous engageons à nous unir à Jésus Christ. Nous avons pour témoin le Saint-Esprit et pour guide la Parole de Dieu. Le reste découle d’une relation intégrale avec la personne ressuscitée du Christ.

C’est donc dans ce sens que je dois lire la Bible. Et c’est dans un esprit de prière que j’obéis aux exhortations de l’Esprit à agir tout en lisant la Bible. La relation entre ma foi (c.-à-d. une confiance en action) et ma lecture de la Bible m’informera non seulement sur la volonté de Dieu pour moi maintenant, mais aussi me donnera la motivation nécessaire pour y plonger les regards. Et il est fort possible que même le “bol de gruau en avant de moi” puisse devenir un somptueux délice que je déguste encore, comme si c’était la première fois.

La prochaine partie de cette réflexion portera sur quelques lignes directrices concernant l’interprétation de la volonté de Dieu pour ma vie en lisant la Bible. Nous commencerons notre réflexion en nous posant la question, “comment dois-je interpréter les passages bibliques dans leurs contextes pour moi aujourd’hui?” En d’autres mots, comment dois-je interpréter la Bible pour moi aujourd’hui?

Je vous invite à soumettre un commentaire, soit sur l’article ci-dessus, ou en réponse à la question pour notre prochaine réflexion.

Une raison de célébrer

Enseignement donné par Marius Lapierre le dimanche 12 juilllet 2009. 

 

 

Lecture dans Ézékiel – Avertissement aux grandes villes, aux peuples puissants. Dieu annonce à son serviteur le prophète qu’il va exercer son jugement.

 

Au travers les siècles plusieurs nations sont devenues les plus puissantes de toute la terre.

Égyptiens, Babyloniens, Perses, Grecs, Romains.

Ces  nations se sont succédées et éventuellement elles ont perdu leur prestige, leur gloire.

Pendant un temps on pourrait dire que la lumière de ces nations a brillé puis elle s’est éteinte ou diminué considérablement. Devenues une lampe à faible intensité.

 

Ces nations ont parlé fort, ont imposé leur volonté. Éventuellement leur voix s’est fait beaucoup plus douce, sinon complètement silencieuse.

 

Qu’est-ce qui a causé la chute de tous ces royaumes? – Orgueil et idôlatrie!!

 

Ézékiel 18 :23,32

  Est-ce que je désire avant tout la mort du méchant? Oracle du Seigneur, l’Éternel.    

  N’est-ce-pas qu’il se détourne de sa voie et qu’il vive?  Car je ne désire pas la mort de 

  celui qui meurt, oracle du Seigneur, l’Éternel. Convertissez-vous donc et vivez.

 

Un peuple a existé et a été témoin de l’essor de tous ces royaumes puis de leur chute:  Israel.

Israel a aussi connu ses moments de gloire et plusieurs corrections.

Israel a survécu aux efforts extraordinaires déployés par les nations anciennes et modernes de la détruire.

Que signifie le fait que la nation d’Israel existe toujours?  Dieu est fidèle.


Aujourd’hui en 2009, quelle place occupe Israël dans le plan de Dieu?

  Rom. 11 :1-2 Je dis donc : Dieu a-t-il rejeté son peuple? Certes non!

   Car moi aussi, je suis Israélite, de la descendance d’Abraham, de la tribu de Benjamin. 

   Dieu n’a pas rejeté son peuple qu’Il a connu d’avance.

 

Actes 13 

Paul et Barnabas – À Antioche –  Furent invités à parler dans la synagogue une première 

  fois au v.42-46.

Et voici que l’Évangile est prêché aux non-juifs.  Résultat : l’Église (nous).

Rom.11 :11 ….le salut est devenu accessible aux paiens…..

 

Est-ce que Dieu a changé d’idée?  Qu’il a décidé de laisser le peuple Juifs de côté, les remplacer par les paiens? Non

Rom. 11 :25-27 

….jusqu’à ce que la totalité des paiens soit entrée. (Entrée ou) – Famille de Dieu.

Est-ce que l’Église est composée de paiens seulement?

Nous avons l’Église et nous avons le peuple juif?!?!?

 

Même salut pour les Juifs que pour les non-juifs —– Jésus.

 

Vous êtes la lumière du mondeMatt. 5 :14

La Parole nous dit, à nous les croyants que notre lumière doit luire, être brillante, être visible.

 

Devrions-nous projeter une image de puissance comme les nations, se forger une réputation, une renommée?

Que Dieu veut-il de son Église? – Je ne parle pas d’un groupe religieux quelconque.

 

La même chose qu’Il voulait du peuple Juif – Témoins du seul et vrai Dieu.

 

Matt. 13 :24-30, 36-43  Lecture – Entre 1ière et 2ième venue du Roi, de Jésus.

    Durant son absence le peuple de Dieu, les enfants de Dieu vivent parmi les non-

    croyants.

 

2 Cor. 2 :15-16  Nous sommes en effet, pour Dieu la parfum de Christ, parmi ceux qui sont sauvés et parmi ceux qui périssent : aux uns, une odeur de mort, qui mène à la mort; aux autres, une odeur de vie qui mène à la vie.

Périr – apollumi – ne veut pas dire qui cesse d’exister mais il est question de destruction et ruine.

Odeur de mort : en rejetant la grâce de Dieu, cette grâce qui nous donne la vie éternelle, les non-croyants choisissent la mort.

Peur ceux/celles qui recoivent l’Évangile de la grâce, la vie.

Le témoignage des chrétiens devient une odeur de vie.

 

Deux (2) catégories de gens devant un même message.

ceux qui sont sauvés et ceux qui périssent.

même message qui devrait produire un même parfum (odeur) mais reçu différemment.

Ceux qui périssent sont morts spirituellement, ce que nous étions.

Cette mort spirituelle (tragique) – période de grâce – mais…conduit à la mort éternelle.

 Il y a une transition – de mort spirituelle à mort éternelle.

 

A.T. – Critère pour être admis dans le peuple de Dieu : Naître de parents juifs.

N.T. – Critère pour être admis dans la famille de Dieu : Nouvelle naissance.

Avons-nous un contrôle sur notre naissance?

 

Ézékiel 18 :23,32

  Est-ce que je désire avant tout la mort du méchant? Oracle du Seigneur, l’Éternel.    

  N’est-ce-pas qu’il se détourne de sa voie et qu’il vive?  Car je ne désire pas la mort de 

  celui qui meurt, oracle du Seigneur, l’Éternel. Convertissez-vous donc et vivez.

 

La mort de celui qui meurt…….

Laissez les morts ensevelir leurs morts….

Pouvez-vous penser à un passage paralèle dans le N.T.?

 

Actes 3 :19  Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés.

 

Matt. 18 :3 …si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume de Dieu.

 

Réconciliation entre Dieu et Sa créature.

 

Michel et Stéphanie :  est-ce que c’est ce que vous avez faits? 

     Vous vous êtes convertis; vous vous êtes réconciliés avec Dieu??

     Vous êtes en paix avec Dieu?

 

Jean 14 :27  Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Moi je ne vous donne pas comme le monde donne.  Que votre coeur ne se trouble pas et ne s’alarme pas.

(Paix intérieure, résultat d’une bonne relation avec notre Créateur, une relation restaurée).

  Paix que le monde ne possède pas, donc ne peut nous donner.

 

Cet après-midi – Lors des baptêmes, il ne se produira rien d’extraordinaire.

L’extraordinaire s’est déjà produit.

 

Michel et Stéphanie ne seront pas admis dans la famille de Dieu – déjà fait.

  Luc 15 : 7  ….plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour 99 

       justes qui n’ont pas besoin de repentance.

    

Ils seront cependant admis comme membres de l’église de Chambly.

Voilà une raison de célébrer.

Un amour plein de sens au milieu du chaos (Partie 2)

Nous avons considéré la sagesse souveraine de Dien en rapport avec Israël au travers de la prédication et la vie du prophète Osée. Nous allons maintenant nous tourner vers un deuxième grand thème théologique qui ressort de la prédication d’Osée.

2) Un amour inconditionnel : …nous avons tendance à aimer seulement quand c’est à notre avantage. C’est facile, mais ce n’est pas l’amour! L’amour de Dieu est basée sur une alliance. Il appelle Israël « mon peuple. »

Alors, Osée, le mari fidèle qu’il est, part à la recherche de Gomer. Il l’a rachète de son esclavage. Il paie un prix énorme en argent, et complète la transaction en nourriture. Mais Dieu ne lui demande pas seulement de racheter et de sauver Gomer, il lui demande de l’aimer.

Osée 3:1 L’Éternel me dit: Va encore, et aime une femme aimée d’un amant, et adultère; aime-la comme l’Éternel aime les enfants d’Israël, qui se tournent vers d’autres dieux et qui aiment les gâteaux de raisins.

Comment Dieu aime-t-il de cette manière là? Il faut comprendre l’alliance que Dieu a fait avec Israël. Osée y fait référence dans sa prédication en parlant de l’alliance que Dieu a fait avec son peuple au mont Sinaï.

Genèse 17:4-7  Voici mon alliance, que je fais avec toi. Tu deviendras père d’une multitude de nations. 5 On ne t’appellera plus Abram; mais ton nom sera Abraham, car je te rends père d’une multitude de nations. 6 Je te rendrai fécond à l’infini, je ferai de toi des nations; et des rois sortiront de toi. 7 J’établirai mon alliance entre moi et toi, et tes descendants après toi, selon leurs générations: ce sera une alliance perpétuelle, en vertu de laquelle je serai ton Dieu et celui de ta postérité après toi.

Exode 6 :7  Je vous prendrai pour mon peuple, je serai votre Dieu, et vous saurez que c’est moi, l’Éternel, votre Dieu, qui vous affranchis des travaux dont vous chargent les Égyptiens.

Osée 8:1-3  Embouche la trompette ! L’ennemi fond comme un aigle sur la maison de l’Éternel, Parce qu’ils ont violé mon alliance, Et transgressé ma loi. 2 Ils crieront vers moi: Mon Dieu, nous te connaissons, nous Israël ! 3 Israël a rejeté le bien; L’ennemi le poursuivra.

Maintenir un tel engagement envers une personne qui ne veut rien savoir de la raison et repousse tes efforts pour faire ce qui est bien… ça demande de l’amour, mais pas n’importe lequel. Le prophète Osée nous rappelle du frère au téléphone qui nous apprend que son épouse l’a quitté pour une autre. J’ai quatre oncles des deux bords de ma famille qui ont vécus ça. Et c’est triste. À les entendre, ils font pitié.

On a envie de dire à Osée, « Pourquoi as-tu donc choisi une femme comme Gomer pour épouse? » Mais la réponse du prophète pourrait nous surprendre, « Je pensais que tu me l’aurais jamais demandé. Parce que l’amour pour Gomer et le même amour que Dieu use envers toi. »

Dieu a usé de ce même amour envers Israël. Il aurait pu choisir les Grecs, une nation d’intellectuel et de sagesse. Il aurait pu choisir Rome, un empire glorieux. Il aurait pu choisir Babylone, un empire de force et de puissance. Mais il a choisit Israël, une petite nation sans force, rebelle, portée à se faire mal, toujours en train de rouspéter.

C’est injuste ! Crie-t-on ! C’est vrai ! Mais si Dieu n’userait pas d’un amour basé sur l’alliance avec son peuple, toi et moi ne serions pas ici ce matin. Car il use de ce même amour envers nous. Nous avons besoin de cet amour-là. Et la seule personne qui peut nous l’accorder, c’est Dieu. Cherchez partout, vous n’en trouverez pas d’autre.

 

Conclusion & application:

Il nous appelle son peuple ! Ce n’est pas juste une expression à la légère. Ça implique toute une garantie de la part de Dieu. Ça implique aussi que tous les bénéfices de Dieu me sont accordés par le rachat de Jésus Christ pour moi de la mort et du péché. L’amour de Dieu pour moi s’est manifesté à la croix. Ce qui a coûté le plus cher pour Dieu, il l’a dépensé sur moi !

On ne peut pas comprendre l’amour de Dieu que lorsqu’on aura compris à quel point notre péché a offensé Dieu, combien le péché est péché, et combien le mal brouille les choses de ma vie.

 Le livre d’Osée nous montre le cœur de Dieu pour un peuple imparfait, mais qui reste le peuple de Dieu.

  • Osée a le cœur brisé. Dieu exprime son cœur brisé pour son peuple.
  • Osée n’abandonne pas Gomer. Dieu n’abandonne pas son peuple.
  • Osée vient au secours de Gomer. Dieu est le salut de son peuple.
  • Gomer arrive au bout de son rouleau. Israël arrivera au bout de ses forces – conquise par l’Assyrie.
  • Osée démontre à Gomer ce que c’est que l’amour véritable. Dieu démontre à Israël ce qu’est l’amour inconditionnel en invitant son peuple à la repentance.

L’histoire d’Osée a toute une portée pour nous dans nos vies. Le monde n’est pas parfait. Dieu ne fait pas toujours ce qu’on aimerait qu’il fasse dans nos vies. Pourquoi ? Parce qu’il est infiniment sage dans sa souveraineté. Il est le Dieu de l’univers. Il connaît toutes choses. Et quand on le voit faire une chose dans nos vies, en réalité, il est en train de peinturer un chef d’œuvre de dimensions si énormes, qu’on manque souvent la capacité de l’apprécier. Cette réalisation devrait nous amener à genoux devant lui dans un esprit d’adoration et de soumission qui est à la recherche de sa volonté pour nos vies.

Ne pas comprendre la souveraineté de Dieu se montre dans notre mépris de penser à Dieu, de lui accorder même un peu de temps dans notre journée, de lui accorder même une petite goutte de notre consécration et de notre amour. En fait, ce qu’on dit c’est, « je connais mieux que Dieu… je suis plus sage que lui… je sais plus que lui… Dieu n’est pas réellement aussi bon qu’il affirme. » Aussi, ne pas saisir l’importance de notre offense et de notre mépris de Dieu, est aussi ne pas saisir l’amour de Dieu. Car Dieu nous aime d’un amour basé sur une alliance, un amour qui est inconditionnel. Crois alors en l’Éternel. Ne méprise pas sa justice et sa patience.