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Que sommes-nous sans l’Évangile?

La citation qui suit est tirée de la préface de la Bible Olivétan (voir aussi Pierre Robert Olivétan). La Bible Olivétan est la première version française de la Bible traduite à partir des textes originaux Hébreu et Grec. Elle est considérée comme étant le premier exemplaire d’une Bible protestante française.

Sans l’Évangile, tout est inutile et vain. Sans l’Évangile, nous ne sommes pas chrétiens. Sans l’Évangile, toutes richesses ne sont que pauvreté, toute sagesse n’est que folie aux yeux de Dieu; notre force est faiblesse et toute notre justice est sous la condamnation de Dieu. Mais par la connaissance de l’Évangile, nous sommes faits enfants de Dieu, frères et sœurs de Jésus-Christ, cohéritiers des saints, citoyens du royaume des cieux et héritiers de Dieu avec Jésus-Christ. Par lui, les pauvres sont rendus riches, les faibles forts, les insensés sages et les pécheurs justes. Les affligés sont consolés, ceux qui doutent sont rassurés et les esclaves libérés. C’est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit…

Il s’ensuit que n’importe quelle chose bonne et désirable que nous pouvons concevoir ne peut être trouvée qu’en Jésus-Christ seul. Car il a été vendu pour nous racheter, fait prisonnier pour nous délivrer. Il a été condamné pour que nous soyons affranchis, maudit pour que nous soyons bénis, sacrifié pour notre pardon et défiguré pour que nous soyons embellis. Il est mort pour que nous ayons la vie, afin que par lui, la colère contre nous soit apaisée, que les ténèbres soient changés en lumière, notre crainte rassurée, nos dettes annulées, notre fardeau allégé, notre tristesse changée en joie, notre difficulté rendue plus facile, notre désordre ordonné, nos division réconciliées, notre rébellion matée, notre intimidation intimidée…l’enfer conquis, la mort éliminée et la mortalité rendu immortelle.

Voici donc ce que nous devrions chercher dans les Écritures : Connaître Jésus-Christ et les richesses infinies qui sont en lui et qui nous sont offertes par Dieu le Père.

(préface attribuée à Jean Calvin)

De quelles richesses te laisseras-tu posséder?

Notes d’enseignement pour le dimanche 20 août 2011 (Jonathan Wedel)

Lire Marc 10.13-31

13On lui amena des petits enfants, afin qu’il les touchât. Mais les disciples reprirent ceux qui les amenaient.

Le mode des verbes « amener » et « reprendre » dans ce cas signale une action continue de la part des parents et des disciples. Les parents amenaient constamment leurs enfants pour être bénis par le Seigneur, et les disciples les reprenaient constamment sans grand effet.

Nous pouvons déduire que selon les disciples de Jésus, les enfants ne valaient pas le temps ou la peine du Seigneur, leur statut étant trop bas pour occuper un prophète d’une telle renommée.

14Jésus, voyant cela, fut indigné, et leur dit : Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas; car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent. 15Je vous le dis en vérité, quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n’y entrera point.

Jésus est visiblement consterné, voire même peiné de voir la scène. Il reprend ses disciples. Le royaume de Dieu appartient à ceux qui ressemblent à des petits enfants. À quelle qualité d’un enfant Jesus fait-il référence? La caractéristique la plus appropriée serait celle d’une simple obéissance>confiance en rapport avec ce que le parent demande de l’enfant.

Voir Matthieu 11.25 …En ce temps-là, Jésus prit la parole, et dit : Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. (dans le contexte de la rébellion de Sodome et Gomorrhe)

Voir Matthieu 18.3 …Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux. (dans le contexte d”une discussion avec les disciples sur qui sera le plus grand dans le royaume de Dieu)

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La véritable richesse – 1Tim 6.6-13

Notes d’enseignement pour le dimanche 14 août 2011 par Jean-Pierre Vandevoorde.

1Tim.6:6-13

La véritable foi en Dieu est, en effet, une source de richesse quand on sait être content avec ce qu’on a. Nous n’avons rien apporté dans ce monde, et nous ne pouvons rien en emporter. Tant que nous avons nourriture et vêtement, nous nous en contenterons. Ceux qui veulent à tout prix s’enrichir s’exposent eux–mêmes à la tentation et tombent dans le piège de nombreux désirs insensés et pernicieux qui précipitent les hommes dans la ruine et la perdition. Car « l’amour de l’argent est racine de toutes sortes de maux ». Pour s’y être abandonnés, certains se sont égarés très loin de la foi, et se sont infligé beaucoup de tourments. Mais toi, homme de Dieu, fuis toutes ces choses. Recherche ardemment la droiture, l’attachement à Dieu, la fidélité, l’amour, la persévérance, l’amabilité. Combats le bon combat de la foi, saisis la vie éternelle que Dieu t’a appelé à connaître et au sujet de laquelle tu as fait cette belle profession de foi en présence de nombreux témoins. Je t’adjure solennellement devant Dieu, source de toute vie, et devant Jésus–Christ qui a rendu témoignage devant Ponce Pilate par une belle profession de foi : observe ce commandement en restant pur et irréprochable jusqu’à l’apparition de notre Seigneur Jésus–Christ que Dieu suscitera au moment fixé : Il est le Bienheureux, l’unique Souverain, il est le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs.

Autrement dit:

• La véritable foi en Dieu est une source de richesse.

• L’amour de l’argent est source (racine) de destruction. (mal, mauvais, misérable)

Qu’est-ce que la véritable foi en Dieu?

Le mot que la semeur a traduit par foi = piété == vertu qui porte à rendre à Dieu l’honneur qui lui est dû – Un respect par les actes posés – D’autres traduisent, attachement à Dieu

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Le coût du Royaume : un coeur sincère

Notes d’enseignement pour dimanche 7 août 2011 (série Marc)

Lire Marc 10.1-16

Nous arrivons maintenant au chapitre 10 de l’évangile de Marc. Ce chapitre relate le voyage de Jésus pour se rendre à Jérusalem pour célébrer la Pâques et finir le travail pour lequel il fut envoyé en mourant sur la croix au Calvaire. Plusieurs choses devraient attirer notre attention. Ce que Jésus fais les jours avant sa crucifixion, ce qu’il enseigne, et l’emphase de son ministère sont toute des choses que nous devrions regarder de plus prêt. Marc, toujours dirigé par l’Esprit de Dieu, choisit de nous donner quelques aperçus du ministère du Seigneur pendant ces jours de vie intense.

Un facteur que nous ne pouvons pas non plus ignorer est la présence des pharisiens venus de Jérusalem pour essayer de discréditer le Seigneur. Marc sous-entend la nature pernicieuse des questionnements par ses remarques explicatives. Aussi, le récit est d’autant plus intrigant par le fait que Jésus ne suit pas l’exemple d’un martyr qui se dirige vers la “boucherie.” Il est celui qui enseigne parmi le peuple. Il est l’homme qui prend des enfants sur ces genoux tout en faisant des parallèles avec le Royaume de Dieu. Jésus est infatigable dans sa poursuite de la mission que lui donna son Père céleste. Les circonstances troublantes qui l’entourent ne semblent pas le froisser. Il a une mission à accomplir, quelque chose qui est plus grand que les circonstances immédiates.

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Se nourrir de la Parole de Dieu?

C’est une question qui me vint à l’esprit dernièrement lors de la préparation pour un enseignement. Le texte à l’étude présentait plusieurs défis de taille. Je ressentais le besoin de faire autre chose. Dieu soit loué, j’ai néanmoins eu le réflexe de prier et de demander que le Saint-Esprit vienne à mon secours. C’est ce qui s’est produit. Du moins, le désire et la motivation revinrent. Je ne peux pas commenter sur la qualité de la prédication le dimanche matin, ni sur la justesse de mon interprétation du passage. Mais, reste-t-il que j’ai ressenti la présence de Dieu pendant que je lisais et relisais sa Parole.

Cette expérience me rappela la disposition si nécessaire que nous devons avoir lorsque nous approchons la Bible. Dimanche matin, j’ai utilisé comme illustration quatre images différentes pour représenter des façons que nous puissions aborder l’étude ou même la lecture de la Parole de Dieu.

La première est celle du scientifique. C’est l’équivalent de l’inspecteur alimentaire. Son but n’est pas nécessairement de savourer le goût, mais de s’assurer de la qualité et de prendre des mesures. C’est scientifique, et des fois un peu à l’extrême. Il est évident qu’une étude approfondie de la Parole de Dieu est nécessaire, si ce n’est que pour comprendre le contexte de chaque passage.

Nous vivons, après tout, dans une culture et un temps différents de celui dans lequel la Bible fut rédigée. Mais je me demande si parfois nous n’allons pas un peu trop loin dans nos recherches. Je me demande même si les différents « rédacteurs » inspirés par l’Esprit de Dieu seraient un peu confus de voir avec quelle précision nous pesons chaque mot, chaque lettre pour analyser le sens de chaque récit. L’adage de perdre de vue la forêt pour contempler les arbres semble approprier dans ce cas. Et même si nous ne pouvons pas nous passer d’études exégétiques, herméneutiques, théologiques (etc.) nous devons quand même prêter attention au fait qu’en bout de ligne, le Saint-Esprit prend au sérieux sa charge de guider le peuple de Dieu dans la compréhension de la Parole de Dieu.

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Quand ma suffisance ne suffit plus

Notes de prédications pour dimanche 10 juillet 2011 (série Marc)

Avez-vous déjà fait l’expérience de rencontrer un obstacle si grand que vous réalisez que vous ne pouviez pas continuer par vous même?  Avez-vous déjà rencontré une situation si complexe que vous ne saviez pas comment vous alliez vous en sortir et vous commencez à douter de votre capacité de vous en sortir?

Une bonne partie de notre jeunesse est consacrée à la découverte de notre autonomie, le temps de notre vie où nous apprenons à découvrir nos capacités pour subvenir à nos propres besoins. Le plus que l’on vieillit par contre, le plus que l’on apprend à améliorer nos capacités tout en apprenant à dépendre de ceux qui nous entourent. Nous avons été créés pour subvenir à nos besoins et aux besoins des autres. Et dans la majorité de nos circonstances de vies, nous faisons preuve d’une bonne suffisance. Et c’est souvent avec fierté que nous répondons à l’appel de quelqu’un qui est dans le besoin pour lui rendre service.

Il est intéressant alors de considérer la situation les disciples de Jésus dans Marc 9.14-29 devant un « appel à l’aide » qui de toute évidence dépasse leurs capacités. Il y a une leçon importante pour nous dans ces quelques versets. L’oeuvre de Dieu dépend de la volonté et de la puissance de Dieu. Il est donc possible que Dieu nous appel à oeuvrer e son nom dans une situation qu’il sait d’avance est au-delà de nos capacités. Et la question qui nous intéresse est de savoir si nous aurons le réflexe de mettre notre auto-suffisance de côté pour lui admettre notre dépendance et faire appel à sa puissance.

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