Grâce dangereuse

Notes de prédications pour dimanche 15 mai 2011 (série Marc)

Est-ce que la présence du danger est forcément une bonne mesure pour saisir la volonté de Dieu pour ma vie? Est-ce que la volonté de Dieu pour moi pourrait comporter un aspect dangereux? C’est une des questions qui mijotent dans les coulisses du drame qui se déroule dans Marc 7. Les Pharisiens descendent de Jérusalem pour entendre ce rabbi qui enseigne avec autorité. Et les voilà à peine arrivés qu’ils observent que les disciples de Jésus ne se lavent pas les mains comme ils le devraient. En tout cas, ils ne se lavent pas de la manière qui était conforme à la tradition. Jésus répond de façon tranchante en affirmant que les traditions ont rendu sans effet le vrai sens de la loi de Dieu.

C”est une déclaration assez raide non? Un peu de diplomatie s’il-vous-plait? Pas question!

Imaginez pour un moment que vous venez de parfaire la recette pour une omelette vraiment succulente. Vous venez de trouver l’agencement parfait des bonnes proportions d’ingrédients en allant jusqu’à la présentation du plat. Vous êtes carrément satisfaits, fiers même! Maintenant, imaginez-vous que quelqu’un prend l’iniative de reproduire votre plat en faisant quelques modifications à la recette originale dans le but de la reproduire en masse sous le même nom. Il faut ajouter quelques petits produits chimiques et remplacer quelques-uns des ingrédients avec des imitations (juste un petit peu quoi – pour sauver des coûts). Il va de soi que le produit final, même si le goût est similaire, ne ressemble plus vraiment à l’original. En tout cas, pour le connaisseur de votre recette, c’est une arnaque gastronomique! Comment oserait-il donner à ce plat le même nom que le vôtre?!

Ce qui se produit dans la gastronomie n’est pas la fin du monde, mais lorsque nous parlons de comment vivre d’une manière qui honore Dieu, la question est d’une importance extrême!

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Obstacle à la grâce

Notes d’enseignement pour dimanche 8 mai 2011 (série Marc)

Après avoir passé du temps à nous décrire comment la foi était nécessaire pour que Jésus puisse accomplir les miracles, Marc semble tourner son attention maintenant à ce qui « empêche » Jésus d’accomplir ses miracles. Dans Marc 6, nous rencontrons l’un à la suite de l’autre une série d’évènements qui nous font découvrir ce qui semble limiter la grâce de Dieu. La raison principale? Un coeur endurci par l’incrédulité.

Notre parcours

UN ROYAUME DE PUISSANCE

Marc 4.35-5.33 : une grâce souveraine

Marc 6.1-56 : obstacle à la grâce de Dieu

Marc 7.1-23 : une grâce rédemptrice

Marc 7.24 – 8.26 : une grâce qui persévère

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Grâce souveraine (série Marc)

Notes de prédications pour dimanche 1er mai 2011 (5e leçon dans la série Marc)

Après nous avoir montré comment Jésus fut authentifié par Dieu (1.1-13), par ses actes de puissance (1.14-29), et par sa vertu (1.40 – 3.12), Marc veut nous aider à comprendre qui est Jésus au travers de la souveraineté qu’exerce Jésus dans plusieurs domaines. Une observation principale devrait retenir notre attention dans le passage à l’étude. Jésus démontre une souveraineté qui fait grâce à des individus qui n’ont aucune ressource et qui sont réellement arrivés « au bout du rouleau ».

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L’espoir de la résurrection

Nous pouvons avoir plusieurs raisons pour célébrer Pâques. La fête signifie pour certains une chasse aux oeufs en chocolat ou peut-être un temps pour être en famille. Pour certains, c’est le temps qui marque les petits travaux autour de la maison ou le temps qui marque le début de la saison du jardinage. Même d’un point de vue théologique, la Pâques peut signifier l’accomplissement de l’alliance que Dieu fit avec son peuple au travers d’Abraham (Gen 12) ou encore le point culminant de la vie de Jésus comme l’exemple par excellence à suivre. Lui qui vécut une vie exemplaire avec plein de bonté donna sa vie pour ceux qui ne le méritaient pas et qui ne lui ont pas étaient reconnaissants.

Mais pour le Chrétien, la résurrection de Jésus-Christ comporte aussi une signification personnelle. Jésus est plus qu’un modèle et la Pâques est plus qu’une occasion de fêter, elle symbolise la victoire du Chrétien dans cette vie et l’espoir d’une vie meilleure dans l’au-delà. Hébreux 2 nous parle de Dieu qui s’identifie avec nous et qui nous procure une victoire vis-à-vis de la peur de la mort, le péché, l’épreuve et la tentation.

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L’Évangile incarné

Notes de prédication pour dimanche 19 décembre 2010. Les notes de la série de Galates étant encore en développement, nous les mettrons à jour pendant la période des fêtes.

Nous achevons l’année en amorçant une réflexion sur la réalité de l’incarnation de Dieu au travers de la naissance de Jésus à Bethléem. D’ailleurs, il semblerait que Dieu nous a mit à coeur comme église depuis quelques temps de considérer notre appel à influencer la communauté dans laquelle il nous a placés. Si Dieu est en train d’appeler du monde un peuple qui lui ressemble et qui lui appartienne, il doit être en train de faire quelque chose tout prêt de chez nous aussi! Alors pourquoi ne nous le voyons pas agir de façon plus visible dans notre communauté?

Il y a certainement plusieurs facettes à la réponse de cette question. Mais une chose qui se précise de plus en plus dans mon esprit est la réalité suivante : le message de l’Évangile doit être vécu autant qu’il doit être annoncé. En d’autres mots, il est nécessaire que ce que je dis s’accorde avec ce que je vis. Dieu peut agir en dépit de nous-mêmes. Et je soupçonne qu’il le fait assez souvent. Mais il me semble qu’il est aussi vrai que Dieu prend plaisir à se manifester et à accomplir son oeuvre au travers de l’obéissance authentique de son peuple à l’Évangile. Mais comment faire alors?

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C’est quoi la grâce ?

Enseignement donné par Jean Pierre Vandevoorde à Chambly (16 août 2009)

PARTIE 1 de 3

Le mot grâce a plusieurs sens dans notre vocabulaire : avoir de la grâce c’est avoir de l’élégance, du charme; gracier quelqu’un c’est lui pardonner une peine judiciaire; ou le sens biblique du mot grâce qui est une faveur à l’état pur, sans paiement en retour.

Voici quelques exemples dans les Écritures :

Or Jonathan, le fils de Saül, avait un fils qui était infirme des deux pieds. En effet, il avait cinq ans au moment de la bataille de Jizréel, et lorsqu’on avait appris ce qui était arrivé à Saül et Jonathan, sa nourrice l’avait pris pour s’enfuir. Dans sa précipitation, elle l’avait laissé tomber et il en était resté estropié. Son nom était Mephibocheth. (2 Samuel 4:4)

Il y a un nouveau roi au pouvoir. On tue toute la famille de l’ancien roi. C’est pourquoi la servante fuit avec l’enfant. Le roi David prospère et le royaume s’agrandit. Une vingtaine d’années plus tard, David se souvient de sa promesse faite à Jonathan. David s’informe pour savoir s’il reste encore quelqu’un de la famille de Jonathan.

Reste-t-il encore un survivant de la famille de Saül? J’aimerais lui témoigner ma faveur par amitié pour Jonathan. (2 Samuel 9:1)

Cet exemple nous enseigne certaines choses sur la grâce biblique. La grâce de Dieu ne comporte aucune condition, ni de mérite, ni de préalable, ni de qualification…. C’est un désir inconditionnel de faire du bien, ce n’est pas à cause de son handicap, c’est à cause de Jonathan son père que le roi David fait grâce à Mephibocheth.

La grâce est donc une faveur imméritée et une bonté à l’état pur! Souvent, nous pensons que  nous devons mériter la faveur de Dieu, comme si la grâce était trop belle pour être vraie.

Si quelqu’un accomplit un travail, on lui compte son salaire non pas comme si on lui faisait une faveur, mais d’après ce qui lui est dû. (Romains 4:4)

Or, puisque c’est par grâce, cela ne peut pas venir des œoeuvres, ou alors la grâce n’est plus la grâce. (Romains 11:6)

Essayer de rembourser Dieu pour la grâce qu’il nous a faite en nous accordant gratuitement le salut c’est dénigrer la grâce. N’essayons donc pas de rembourser Dieu en faisant des bonnes oeuvres. Quand la Bible parle du salut par grâce, cela veut dire qu’il n’y a absolument rien à payer, ni avant, ni pendant, ni après.

Je m’étonne de la rapidité avec laquelle vous abandonnez celui qui vous a appelés par la grâce du Christ, pour vous tourner vers un autre message. (Galates 1:6)

Qu’est ce que l’apôtre Paul voulait dire par cela? Certains dans l’église de Galates disaient croire en Christ pour avoir la vie éternelle n’était pas suffisant, qu’il fallait faire en plus certaines choses pour mériter le salut. (Lire 1:21)

Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu; ce n’est pas le fruit d’œuvres que vous auriez accomplies. Personne n’a donc de raison de se vanter. (Ephésiens 2:8-9)

Il y a donc opposition entre la grâce et les oeuvres ! C’est soit les oeuvres, ou soit la grâce. Si je compte sur mes oeuvres, je vais être déçu, car jamais je ne verrai Dieu  ! Je n’obtiendrai jamais le salut par les oeuvres et toutes les oeuvres compensatoires que j’aurai faites, ne m’aideront absolument pas pour l’obtention de mon salut, ni pour l’améliorer. Le salut est donc GRATUIT, en le recevant, je ne dois absolument RIEN à Dieu ! Car, c’est par grâce que vous êtes sauvés ! Ce n’est pas un salaire, mais un don. En fait, je me prive de la grâce de Dieu en essayant de payer pour la grâce de Dieu !