Le côté tranchant de la gloire de Dieu (partie 2)

Comment concilier la volonté de l’être humain avec la volonté de Dieu ? La Bible nous enseigne que Dieu est souverain. Ses desseins parviennent toujours à s’accomplir. (voir Ephésiens 1.11) Mais si c’est bien le cas, alors pourquoi est-ce que Dieu ne fait pas en sorte que tout le monde croit en Lui et qu’ainsi, tous sont aussi sauvés ?
Ce n’est justement pas le cas. Nous associons la souveraineté de Dieu avec l’incapacité d’un individu à prendre une décision. Pourtant la souveraineté de Dieu est quelque chose qui se manifeste dans les résultats. Comme le dit si bien l’auteur des Proverbes dans 16.1, « Les projets que forment le cœur dépendent de l’homme, mais la réponse que donne la bouche vient de l’Éternel. » (voir aussi Proverbes 21.30-31)

Continuer la lecture de Le côté tranchant de la gloire de Dieu (partie 2)

Un salut par grâce (Ephésiens 1.1-14)

La lettre de Paul aux Ephésiens représente une maturité théologique concernant l’œuvre du salut. Paul semble prendre une perspective céleste sur le salut de l’âme et nous fait voir cette œuvre de pure grâce en rétrospective du point de vue de Dieu. L’introduction de sa lettre nous aide à comprendre à quel point le salut d’une personne vis-à-vis la justice de Dieu sur le péché est le produit de la volonté et du plan de Dieu. Paul parvient effectivement à attribuer l’œuvre du salut de celui qui croit à Dieu seul. L’introduction de sa lettre est donc un magnificat de la grâce de Dieu qui nous amène à rendre quotidiennement gloire à Dieu et devient la fondation sur laquelle l’apôtre poursuit le reste de sa lettre.

Continuer la lecture de Un salut par grâce (Ephésiens 1.1-14)

Monte ici! (Apoc 4)

Notes d’enseignements pour le dimanche 20 mai 2012.

Apocalypse 4.1-11

Introduction

Nous sommes tous motivés par quelque chose qui n’est pas visible. Pour certains, c’est le prestige. Pour d’autres, c’est peut-être le confort. Et pour d’autres encore, c’est peut-être juste le plaisir. C’est quand même fascinant, non? Que nos actions dans le concret sont motivées par des idées qui ne le sont pas? Nous avons tendance à idéaliser plein de choses et à nous inquiéter de plein de choses.

Si seulement je pouvais me trouver sur la plage en train de siroter une limonade sous un palmier par exemple. Qu’est-ce que je recherche? Le repos peut-être? La détente? Une certaine sécurité? Mais est-ce que j’ai réellement besoin d’une plage pour siroter une limonade?

Justement, l’été dernier, nous avons installé une petite piscine gonflable de 10 pieds de long en arrière de chez nous. L’idée était d’initier Caleb à se plonger dans l’eau. Puisqu’il ne trouvait pas l’idée aussi charmante que j’aurais espéré, j’ai donc pris l’initiative d’inaugurer la piscine moi-même. Pour un gars de ma taille, la chose ressemblait plutôt à une grande baignoire.

Continuer la lecture de Monte ici! (Apoc 4)

Lecture d’intérêt

Bon, depuis le temps que ça traine, je suis content de pouvoir annoncer qu’une revue du livre la souveraineté dans l’évangélisation vient d’être publié sur notre blogue. Vous pouvez y accéder en cliquant sur l’onglet intitulé « lectures d’intérêt » dans le menu du blogue.

Aussi, j’en profite pour lancer l’invitation à tous ceux et celles qui ont lu un livre génial récemment et qui pensent que d’autres personnes devraient lire le même livre. Faites-nous en part ! Nous publierons votre article sur ce site.

Un amour plein de sens au milieu du chaos (Partie 1)

Ça a toujours l’air plus facile de l’extérieur que de l’intérieur. Par exemple, c’est plus facile de critiquer une partie sportive et de s’énerver contre l’entraîneur de l’équipe que d’être en compagnie des joueurs avec tout le poids des décisions à chaque seconde de l’action. C’est plus facile de jeter un regard à l’intérieur d’une classe et critiquer le prof que d’avoir la responsabilité d’éduquer 30 élèves cinq jours semaines.

Le prophète Osée nous amène dans les coulisses. Il nous rappelle que tout n’est pas parfait. Nous ne vivons pas dans un monde où les choses tombent à leurs places. Le monde dans lequel on vit, le monde réel, est plein de choses brisées, des relations en périls. Et dans ce monde là, il n’y a pas de solutions magiques. Mais, lorsqu’on lit Osée on est tenté de dire, « T’aurais pas dû! » ou « j’aurais fait telle et telle chose à ta place. » On se pose facilement la question, « Est-ce que la relation entre Dieu et son peuple va tenir le coup? »

Pour commencer, nous nous contenterons seulement de considérer deux aspects de la nature de Dieu qui expliquent pourquoi Dieu appelle Israël son peuple: sa sagesse souveraine et son amour inconditionnel. 

 

 1) Sagesse souveraine de Dieu : notre tendance à croire qu’on sait mieux que Dieu…

Osée a prophétisé pendant le règne de Jéroboam II au 8e siècle (750 av J.C.). C’était un temps de grande incertitude, mais aussi un temps de grande prospérité. Osée est le premier dans une lignée de prophètes qui prédit la chute d’Israël. Il apparaît même avant Ésaïe. Il prédit bien à l’avance la captivité des 10 tribus du Nord , et son ministère s’étirera entre 40-50 ans. Il verra l’accomplissement même de ce qu’il aura prédit. La structure de sa lettre s’organise en deux grandes parties (ch. 1-3 et 4-14). Le fait que son propre mariage est un reflet de la relation de Dieu avec son peuple mérite une attention toute particulière.

L’histoire d’Osée est un peu difficile à lire. Dès le début du livre (1:2) on apprend que Dieu lui demande d’épouser une femme qui a le caractère d’une prostitué. Au fur est à mesure qu’on avance dans le livre, on réalise que la leçon de Dieu pour son peuple sera vécue au travers de la vie d’Osée. Chose étrange pour un prophète ?

Osée et Gomer fondent une famille. Ils ont trois enfants, les deux derniers son apparemment illégitimes. Puis, elle le quitte. Elle se fou de lui. Lui a l’air d’un imbécile en train d’essayer de regagner son affection. Elle, démontre sa folie en s’attachant à un autre homme pensant qu’il peut répondre à tous ses besoins. Les choses ne tournent pas bien pour Gomer. Elle devient son esclave, et arrive à désespérer de la vie-même .

Les choix de Gomer sont révélateurs. Elle se moque de la fidélité envers son mari et elle tourne le dos sur les valeurs bibliques qui sont la fondation même d’Israël. Mais Gomer n’est pas toute seule. Même si Israël avait l’apparence de rendre un culte au Dieu d’Abraham, d’Isaac, et Jacob, elle le faisait par politesse tout en orientant son adoration aux dieux étrangers. La prospérité d’Israël donna la fausse impression que les libertés et les plaisirs desquelles elle jouissait étaient le résultat de ses propres forces. (voir Osée 2:8; 12:8-10)

1 Corinthiens 1:25 nous rappelle que, « …la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes. »

Nous ne sommes pas trop différents de Gomer à cet égard. Combien de fois assumons-nous que nous sommes mieux placé que Dieu de déterminer les choses meilleures dans nos vies?Et  combien de fois accusons-nous Dieu d’être responsable des conséquences de nos mauvais choix tout en se félicitant à chaque fois que nous expérimentons les bénédictions non-méritées.

On comprend mal la sagesse souveraine de Dieu lorsqu’on le voit agir seulement dans un aspect de nos vies. En réalité, Dieu est en train d’affecter des millions de choses différentes, pas seulement dans ma vie, mais dans la vie des autres autour de moi, et dans toute l’histoire. Notre histoire personnelle est connectée à l’histoire rédemptrice du monde. Nous sommes un point de couleur sur le canevas gigantesque de l’éternité.

 C’est dans cette optique que l’apôtre Paul affirme, « Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. » (Rom 8:29)

Voilà le réconfort d’Osée. Voilà la leçon que Gomer doit apprendre et par conséquent, la leçon pour Israël qui oublie que seul le Dieu de l’histoire donne un sens à sa vie, à sa raison d’être. La souveraineté de Dieu est une souveraineté sage. Il tisse sa volonté au travers de nos histoires individuelles pour notre bien et pour sa gloire, car il est un bon Dieu.

 

(partie 2 – l’amour inconditionnel de Dieu)